il y a un silence propre à l'angoisse.

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il y a un silence propre à l'angoisse.
la nuit qui vient
i've been lost in a city bigger than me
je n'y arrive pas, je n'y arrive plus. le geste qui hier m'apparaissait facile m'est devenu impossible. pourtant j'ai les idées, les pistes, mais je n'arrive plus à poursuivre le processus créatif. l'écriture est-elle devenue vaine ?
plus rien ne le retenait. le ciel était étonnamment clair. cela le surpris, il en fut presque déçu. les murs étaient revouverts d'une couleur rose-orangé. c'était beau d'un point de vue kitch. il marcha longtemps et apprécia cette fraîcheur plus que les couleurs mièvres ; le soleil a souvent tendance au mélodrame. pour une fois il n'écouta pas de musique. arrivé a l'extrémité du quai il regretra l'absence d'eau. cela manquait quand même. alors il prit l'avion. et la seule chose dont il se souvint c'est de s'être réveillé au cœur de Central Park, en boule, le côté droit de son visage humide. il marcha encore, se detendit les jambes et se dit que décidément, non, il n'avait rien a faire là. à un corner il prit un café sans sucre. il regretta le sucre et jetta le café un block plus loin. de plus en plus perplexe alors que Manhattan était en train de s'agiter, il voulut aller voir son vieil ami, Fanshawe à Brooklyn. cela lui prit un sacré bon de temps, mais quand il y fut, il réalisa que celui-ci n'y était plus. il ne pouvait plus y être. dépité, triste, il decida de rentrer sur le vieux continent.
moi : pourquoi es-tu si triste ?
lui : ce n'est pas moi qui suis triste, c'est la vie
moi : mais, non il y a tellement de motif à réjouissance, au bonheur et au rire
lui : exactement ! mais c'est bien cela ma tristesse, ce grand éclat de rire, ne l'entends-tu pas s'évanouir ? le devenir du rire est disparition
les jours ressemblaient à une pluie infinie. un espace strié de hachure. le voilà contraint à l'immobilité, non qu'il eût voulu faire, mais au moins sa possibilité. le volet restait fermé. hermétique. sur sa peau les premiers signent de cette decomposition du vivant que l'on appelle le vieillissement. la jeunesse etait encore sienne par seul effet d'inertie, mais bientôt il n'en serait plus rien ; alors il pourra se retourner et contempler le champs de rêves brisés. vivre c'est d'abord l'apprentissage de la déception et l'acceptation de la disparition totale.
Il réalisait que la vraie jouissance était impossible. Le sexe, l'acte de sexe n'existait pour lui que dans une plénitude intellectuelle durant lequel deux êtres repetaient à la merveille un ballet savamment pensé et exécuté.
les yeux haut et le sourire tendre, il en oublia la guerre et son honneur
Il voyait le temps partir. Assis sur les bancs de la faculté de droit, il gravait son nom pour mieux conjurer l'anonymat et l'ennui. Il voulait la nuit et les corps. Il voulait la drogue et la jouissance. Enfermé sur cette page blanche composée de petits carreaux, la main frêle suivant à toute allure les paroles du maître. Il devait vivre avec sa solitude et ses désirs.
Qu'as-tu dessiné lorsque tu as tout oublié ? C'est à ce moment que j'arrête de suivre et de comprendre. - je ne pense plus à grand chose, juste a ses deux levres qui s'ouvrent et se referment sans qu'il y ait une fin a cela. Puis elle plaque sa bouche contre la mienne. Et la langue aussi. Cela a un goût de framboise. Je me souviens des cris enfantins dans le parc. Les premiers beaux jours à Montréal sont un soulagement, l'air frais, duveteux, diffuse dans la ville une sérénité retrouvée. Justine glisse sa main dans mon dos. Elle grince comme un petit écureuil en sursis. Lorsque j'ai demandé à Magali F. si Justine D. voulait sortir avec moi, je n'avais pas la moindre idée de la machinerie que j'allais enclencher. Pire, il me semblait alors que j'enfreignais une loi tellement sacrée que le monde entier allait me tomber dessus ; et qu'à jamais je serais honni de la surface du globe, chassé du monde des hommes ; pas un instant je n'imaginais cette tiédeur, cette moiteur et ce goût de framboise. Mon sexe dur et mon cœur qui explose.
texte non ecrit numéro 4
Please, Master by Allen Ginsberg
Please master can I touch your cheek please master can I kneel at your feet please master can I loosen your blue pants please master can I gaze at your golden haired belly please master can I gently take down your shorts please master can I have your thighs bare to my eyes please master can I take off your clothes below your chair please master can I kiss your ankles and soul please master can I touch lips to your muscle hairless thigh please master can I lay my ear pressed to your stomach please master can I wrap my arms around your white ass please master can I lick your groin curled with soft blond fur please master can I touch my tongue to your rosy asshole please master may I pass my face to your balls, please master, please look into my eyes, please master order me down on the floor, please master tell me to lick your thick shaft please master put your rough hands on my bald hairy skull please master press my mouth to your prick-heart please master press my face into your belly, pull me slowly strong thumbed till your dumb hardness fills my throat to the base till I swallow and taste your delicate flesh-hot prick barrel veined Please Master push my shoulders away and stare into my eye, & make me bend over the table please master grab my thighs and lift my ass to your waist please master your rough hand’s stroke on my neck your palm down my backside please master push me up, my feet on chairs, till my hole feels the breath of your spit and your thumb stroke please master make me say Please Master Fuck me now Please Master grease my balls and hairmouth with sweet vaselines please master stroke your shaft with white creams please master touch your cock head to my wrinkled self-hole please master push it in gently, your elbows enwrapped around my breast your arms passing down to my belly, my penis you touch w/ your little fingers please master shove it in me a little, a little, a little, please master sink your droor thing down my behind & please master make me wiggle my rear to eat up the prick trunk till my asshalfs cuddle your thighs, my back bent over till I’m alone sticking out your sword stuck throbbing in me please master pull out and slowly roll into the bottom please master lunge it again, and withdraw to the tip please please master fuck me again with your self, please fuck me Please Master drive it down till it hurts me the softness the Softness please master make love to my ass, give body to center & fuck me for good like a girl, tenderly clasp me please master I take me to thee, & drive in my belly your selfsame sweet heat-rood your fingered in solitude Denver or Brooklyn or fucked in a maiden in Paris carlots please master drive me thy vehicle, body of love drops, sweat fuck body of tenderness, Give me your dog fuck faster please master make me go moan on the table Go moan O please master do fuck me like that in your rhythm thrill-plunge and pull-back bounce & push down till I loosen my asshole a dog on the table yelping with terror delight to be loved Please master call me a dog, an ass beast, a wet asshole & fuck me more violent, my eyes hid with your palms round my skull & plunge down in a brutal hard lash thru soft drip-fish & throb thru five seconds to spurt out your semen heat over & over, bamming it in while I cry out your name I do love you please Master.
-Allen Ginsberg
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not sure i still like tumblr. — bored
j'ai recommencé à écrire. je suis sur un projet qui devrait plaire à mon éditeur. il a arrêté de m'appeler. c'est bon signe. ça veut dire qu'il n'est plus fâché