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voyage d'étude dans l'ouest américain à la rencontre des artisans et constructions contemporaines en terre.
David Easton
David Easton a commencĂ© dans sa sociĂ©tĂ© par la construction en pisĂ©. Le developpement de cette activitĂ© est venu comme une rĂ©ponse aux constructions en adobes et une alternative Ă©cologique Ă la construction en blocs de ciments. Par la suite il a diversifiĂ© les techniques proposĂ©es avec du pisĂ© projetĂ© et des blocs de terre, dans un souci dâamĂ©liorer les rendements.      Â
Soucieux de la qualitĂ© du produit quâils proposent  la sociĂ©tĂ© Rammed Earth Works rĂ©alise une Ă©tude approfondie de la matiĂšre puis une sĂ©rie dâĂ©chantillon avec la terre du site pour montrer les diffĂ©rents rendus possibles.
 La sociĂ©tĂ© a aussi beaucoup travaillĂ© sur les outils pour amĂ©liorer les rendements du pisĂ©.  Ils utilisent des tapis pour amener la terre dans les banches et des fouloirs pneumatiques modifiĂ©s pour pisĂ© de lâextĂ©rieur du coffrage.
Extrait de lâentretient du 24 09 2012:
 In addition of rammed earth we have shot earth. I call it âPISEâ (Pneumatically Impacted Stabilized Earth) and Iâve been doing this since 20 years and so we shoot it out of a spray gun.
 âPISEâ when I come with that idea 1988. It was so difficult. No one though in can do that in the first fiew time, what kind is the problem and most people want a given out. But I knew! Find the tweaking formulary and air pressure, steel we can sall it, same thing with rammed earth when I start it. Now this bloc I have just got this idea one year ago. You can involve other people to do this, as masons.
Because you here for a client or an architect they want a rammed earth wall and you have no way of knowing why they want it. Rammed earth when you seen Martin Rauch, rick joy , James Cutler stuff, each one is very different from another. How thick are the lift line, different colors. You have to gate them to understand that there is all this different ways how it can look. I had problems in the past with people been disappointed because they were expecting something different. Now we are very, very careful to go throw this long preconstruction process and education process. To make sure they know what itâs gona look like.
Las Vegas
Si ce lieu nâexistait pas !
Juste une nuit.
Comme sorti de nulle part au fin fond du désert.
Les tours de Vegas Ă©mergent dâun nuage de poussiĂšre.
Lâautoroute sâengouffre dans cette masse flamboyante.
A pied, tout semble flou et tourbillonnant.
Traversant les rangées interminables des machines à sous, je marche, entouré par les tintements des piÚces, les clignotements des pancartes.
Des volutes de fumées s'élevant en nouvelles tours de Babel au dessus des joueurs de casino.
Au milieu de nulle part il se passe quelque chose.
Nakai House // 2012Â http://jamesphilipanderson.com/?page_id=429
Cette maison construite pour Lorraine, une femme cultivĂ©e qui possĂšde une grande collection de livres, est conçue comme une piĂšce unique sĂ©parĂ©e en son centre par un mur bibliothĂšque. Dâun cĂŽtĂ© on trouve les espaces plus privĂ©s (salle de bain et chambre) et de lâautre une grande piĂšce salon salle à manger.
La maison a étĂ© construite sur sa propriĂ©tĂ©, conservant les anciennes constructions de pierre et lâarbre plantĂ© par ses grands parents.
Caroline house // 2006
Le design de cette maison est un subtil mĂ©lange entre la tradition navajo et la culture anglo-saxonne. Elle reflĂšte la vie de Carolina qui a quittĂ© un temps la rĂ©serve, mais qui est revenue ici pour sâoccuper de sa famille. Cette maison inclut un mur trombe en pisĂ© au sud. Avec une entrĂ©e Ă lâEst et une piĂšce unique circulaire Ă la maniĂšre des hogans.
Windcatcher house // 2010
Construite pour une mĂšre Ă©levant seule son enfant, cette maison est inspirĂ©e (pour lâaspect thermique) par les tours Ă vent des architectures perses. Elle est composĂ©e de murs en pisĂ© isolĂ©s sur la façade nord pour se protĂ©ger du froid du dĂ©sert et le systĂšme de la tour Ă vent combinĂ© avec lâinertie du pisĂ© permet de maintenir une tempĂ©rature fraiche en Ă©tĂ©. Dans ce projet lâĂ©quipe Ă pris en compte lâattachement de la famille à  leurs croyances, lâorganisation spatiale reprend celle des hogans traditionnels. Le hogan est la maison traditionnelle des indiens, il a une forme circulaire d'environ 8 mĂštres de circonfĂ©rence avec une seule porte Ă l'est, une ouverture en toiture et des murs en terre. Le hogan apparaĂźt comme une habitation Ă©cologiquement adaptĂ©e Ă un espace et Ă la culture de se peuple.
Rosie joe house // 2004
Il sâagit de la premiĂšre maison construite par DBB. Neufs Ă©tudiants ont participé à sa construction. Elle est composĂ©e dâun mur central en pisĂ© qui sert dâinertie Ă la maison et dâune enveloppe en fenĂȘtres de rĂ©cupĂ©ration. La toiture papillon dĂ©collĂ©e du bĂątiment est composĂ©e de ferraillages à bĂ©ton et de tĂŽles mĂ©talliques. Cette maison Ă Ă©tĂ© construite pour une mĂšre seule élevant trois enfants. Certains Navajo conservent une base traditionaliste et ainsi croient en des esprits appelĂ©s skin walker. Ces esprits se promenant dans le dĂ©sert sont capables de vous voler votre Ăąme. C'est pourquoi, ils couvrent les fenĂȘtres avec des draps, afin de se protĂ©ger de ces esprits. Depuis ce projet lâĂ©quipe de DBB prend soin dâintĂ©grer les croyances des occupants dans le design.
Interview : Hank Louis
+
Design Build Bluff :
âEvery year we give architecture students the chance to design and build a sustainable homes on the Navajo reservation. In doing so, we donât just create a home for a family in need. We create better, more compassionate architects for the betterment of our entire community.â Design Build Bluff
DBB est une expĂ©rience dâapprentissage par la pratique. Cette association Ă Â but non lucratif se donne pour objectif dâimpliquer des Ă©tudiants des universitĂ©s dâUtha et de Colorado dans la conception et sur le chantier. Ceci afin de trouver des solutions et offrir des logements dĂ©cents aux populations des rĂ©serves Navajos.Â
Cette approche par "le faire" permet une interaction entre les participants pour les inciter Ă prendre des dĂ©cisions ensemble. Outre lâapprentissage de lâaspect constructif, cela leur fait prendre conscience du contexte quâest la rĂ©serve Navajo .Il sâagit lĂ dâune vĂ©ritable avancĂ©e pour ces universitaires, puisque cela leur donne une ouverture dâesprit (que jâai pu constater par moi-mĂȘme). Donc, câest avant tout une expĂ©rience Ă but pĂ©dagogique, qui donne prioritĂ© Ă lâapprentissage des Ă©tudiants. Cette forme dâapprentissage est inspirĂ©e de Rural Studio.
Hank Louis le fondateur de DBB est un personnage trĂšs sympathique. Je lâai rencontrĂ© Ă Parc City (Ă Â cĂŽtĂ© de Saltlake city) dans son bureau avant de me rendre Ă Bluff pour partager le temps du chantier avec les Ă©tudiants.
Extrait de lâinterview :
Extrait de lâinterview :
HG: how do you choose the materials of your projects?
HL: The students choose it;, they choose what they want to work with. I keep trying to point them towards earth because what the resource there is earth. There is nothing more than earth and sun. The local material would be those two things. I can just explain that to the students but sometime they don't quite get it. They want to use straw bale or things like that. But they usually use earth i've got to say 80% of the time there's some earth in, even in the house last year, little water, there was earth. For a while we were trying more prefabricated ideas so that we could build it on our propriety and move them out. We were thinking in terms, like you, of how can we house the most people. Rather than just building one unique house every year shouldn't we be thinking more on terms of can we make ten every year? But that didn't work eitherâcause the transportation was way too expensive.Â
HG: what are you criteria to choose the family?
HL: The first one I suppose is at least they have a site.
Each year the students made there one criteria. Each year they were interviewing the families with there own criteria. They would usually choose somebody they could communicate with, wish is unfortunate, i mean a lot of those who would need our houses, they don't get them because they cannot speak English, in their cultures they don't speak much, they are very reserved. If we could break that barrier, break that wall down maybe we could get to the neediest people. But now we found it took too much time to do that cause we only have a semester to design a semester to build. Now we are finding families through the Navajo system they give us names of the families.
Thank you so much to Hank Louis, Atsushi, Cindy, Hiroko, Cortland and all the students for the warmest welcome.
Interview:
Rick joy Studio, 400 rubio avenue, Tucson
Rick Joy devient architecte aprĂšs avoir travaillĂ© pendant douze ans comme " charpentier de dĂ©tail" et comme musicien. Il est certainement le plus connu des architectes construisant en terre crue. Son architecture se fond rĂ©ellement dans le paysage. Ses maisons sont remarquables par leur toiture lĂ©gĂšre supportĂ©e par des murs massifs, des espaces qui semblent connectĂ©s avec le contexte du dĂ©sert de lâArizona. Il en rĂ©sulte une architecture qui joue, de maniĂšre trĂšs poĂ©tique , avec le contraste entre les murs massifs des espaces et l'Ă©lĂ©gance du paysage.
Lors de mon entretien avec le bureau Rick Joy studio nous avons pu aborder une question trĂšs intĂ©ressante avec Philipp Neher. Il sâagit du "design processus" quâutilise lâagence pour concevoir ses projets. Ce "design process" constitue un engagement total pour la mise en oeuvre de la construction et de son design. Il dĂ©finit trĂšs prĂ©cisĂ©ment les Ă©tapes à franchir lors des tout premiers pas de la conception dâun projet, pour que celui ci soit en tout point intĂ©grĂ© au contexte.
Les points traités.
Territoire et inspirations
 Dans un premier temps, ils rĂ©alisent un Ă©tat des lieux des activitĂ©s Ă proximitĂ© permettant de comprendre, les enjeux et lâimpact que le projet pourra avoir sur cet Ă©quilibre local.
Puis suite Ă une visite du site, une sĂ©rie de clichĂ©s est prise, afin de comprendre lâambiance prĂ©sente sur le site. Il peut sâagir dâhabitations, de vĂ©gĂ©tations, ou de roches . Ces clichĂ©s doivent rĂ©vĂ©ler à la fois les lumiĂšres, couleurs et textures prĂ©sentes sur le site.
Climatique et confortÂ
DĂ©s le dĂ©but les donnĂ©es climatiques sont intĂ©grĂ©es : soleil, vent et tempĂ©ratures pour dĂ©finir lâorientation du projet, la direction des ouvertures.
Aucune esquisse n'est encore faite, mais cela permet de se concerter sur lâessence mĂȘme de ces donnĂ©es, de les intĂ©grer comme axe directeur du projet.
Vues, cadrages
Une fois les éléments climatiques rassemblés, un travail sur la définition des vues et du cadrage est réalisé. Deux panoramiques complets, des vues sud et nord sont disposés et les cadrages sont définis dessus.
Programme
Enfin, vient le temps des premiÚres esquisses et du projet. Il intÚgre alors toutes les composantes développées dans les étapes précédentes.
« Pour crĂ©er une architecture profonde et sĂ©duisante, la position de R JOY est trĂšs claire, il faut crĂ©er le silence, le calme, la concentration afin de pouvoir Ă©prouver la beautĂ© du monde et de la vie autour de nous. » Desert worksÂ
âFinally, remember this, act on a foundation of decency. Go above and beyond the call of a âsmoothly functioning practice,â help those who arenât likely to help you in return, and do so even if nobody is watching.â
Samuel âSamboâ Mockbee
De la beauté du temps qui passe.
Erosion.
Ce nâest plus tout Ă fait une montagne, mais ce nâest pas encore un tas de sable. Un instant. Plusieurs milliers dâannĂ©es⊠Paysage instantanĂ©, entre ce moment et le suivant, qui fait de Brice canyon un monument dâune beautĂ© sans pareille.
Les pluies, le vent ont creusĂ© et sculptĂ© ce paysage, qui Ă cet instant, joue de ses reliefs et de la lumiĂšre. Une lumiĂšre qui change minute par minute, qui modifie ce que lâon ressent. Une lumiĂšre qui amĂšne les ombres, qui rĂ©vĂšlent ou gomme les imperfections. Entre lumiĂšre et temps passĂ©. Entre ombre infinie et temps qui nous dĂ©passe.
Le pisĂ© (non stabilisĂ©) sâenrichit de cette expĂ©rience du temps qui passe. Entre mur trop lisse ou redevenu un tas de terre. Il exprime lui aussi cette dimension de la vie qui sâĂ©coule, tranquillement. Il subit les pluies et les tempĂȘtes. Il est beau parce quâil nâest pas figé⊠il continue à  se transformer, dĂ©voile ses reliefs ses textures et ses jeux de lumiĂšres. En tant quâarchitecte, si je peux me dire : je lâai construit, mais il nâest plus... C'est que jâai bien fait mon travail!
Arcosanti, Paulo Soleri, http://www.arcosanti.org/
Utopie du désert.
PensĂ©e par lâarchitecte Paulo Soleri ; Arcosenti est une ville situĂ©e entre Phoenix et Flagstaff. Elle prend place dans le dĂ©sert de lâArizona (dĂ©rivé de lâespagnol« zona arida »).
Il sâagit dâune ville pensĂ©e comme une communautĂ© dense, pour contrer lâidĂ©e dâĂ©talement urbain. Conçue comme un Ă©cosystĂšme au milieu du dĂ©sert, la ville comprend des logements, services et des zones de culture sous serre qui servent Ă rĂ©guler la tempĂ©rature des autres bĂątiments.
Paulo Soleri met ici en oeuvre son idĂ©e d'une communautĂ© dense, tout en y mĂȘlant les concepts que vĂ©hiculait dĂ©jĂ FLW dans le projet de Taliesin West. Au travers des aspects climatiques et paysagĂ©s, les bĂątiments de Arcosanti prennent de la hauteur et intensifient les usages. La concentration des usages permet de crĂ©er des ombres entre les bĂątiments et de supprimer lâutilisation de la voiture. Câest par cette stratĂ©gie que Paulo Soleri propose une rĂ©ponse sur lâaspect Ă©nergĂ©tique des villes du dĂ©sert.
Arcosenti possĂšde à  ce jour, une fonderie qui sert Ă la conception de cloches, un amphithéùtre pour organiser des Ă©lĂ©ments, une librairie, un restaurant, le bureau de Paulo Soleri et des logements. Les habitants sâorganisent pour faire fonctionner les diffĂ©rentes activitĂ©s et programmer des visites.
Les constructions dâArcosanti sont pour la majoritĂ© en forme de demi-dĂŽme afin de crĂ©er en Ă©tĂ© une ombre permanente sur la façade principale des bĂątiments. Ces dĂŽmes sont construits sur le mĂȘme procĂ©dĂ© que les cloches. Les maçons mettent en place un coffrage, quâils recouvrent de terre (en fait un sable). Ils rĂ©alisent ensuite les motifs en relief dans le sable qui apparaĂźtront sous le dĂŽme, ils les agrĂ©mentent de pigments qui seront pris dans le bĂȘton une fois quâil sera coulĂ©.
James Turrell
Jâai croisĂ© une Ćuvre de James Turrell dans le musĂ©e dâart contemporain de Phoenix, cette Ćuvre mâa donnĂ© envie de partager son travail qui je pense est une rĂ©elle source dâinspiration et de comprĂ©hension des ambiances, sensations et espaces que peuvent provoquĂ©s lâenvironnement passionnant du dĂ©sert.
James Turrell est un artiste amĂ©ricain qui travaille sur la lumiĂšre. Il sollicite les sens, il se joue de la perception du spectateur, il la bouscule, la trompe... Entre ses mains, la lumiĂšre prend une extraordinaire matĂ©rialitĂ©. Cette dĂ©marche semble directement inspirĂ©e par lâunivers du dĂ©sert. Il fait lâacquisition de Roden Crater, un cratĂšre volcanique en Arizona Ă proximitĂ© de Flagstaff, quâil transforme progressivement en Ćuvre dâart, espace de lumiĂšre et de dĂ©sert.
http://rodencrater.com/
Chantier du ZOOÂ :Â 25/08 au 30/08
Le weekend passĂ© dans leur maison et la richesse de notre rencontre, nous ayant vraiment donnĂ© envie de nous revoir, Julie et Quentin mâont donc invitĂ© pour travailler sur leur chantier du zoo de Phoenix. Jâai pu observer ainsi de plus prĂšs de quelles maniĂšres ils mettent en Ćuvre le pisĂ©. Les coffrages utilisĂ©s sont des coffrages Ă bĂ©ton classiques plus lĂ©gers que ceux que lâon utilise en Europe. Ils sont Ă©quipĂ©s dâun bobcat qui permet de rĂ©aliser les mĂ©langes de la terre avec les 9% de ciment porland et une colle acrylique. Ils utilisent ensuite un manitou pour transporter la terre jusquâau coffrage. Les autres ouvriers sont occupĂ©s soit à  piser soit Ă prĂ©parer les coffrages.
Lâentreprise de Quentin Branche et de Julie ne base pas ses valeurs uniquement sur le travail et le rendement. Ils ont choisi de travailler avec les mĂȘmes personnes depuis des annĂ©es ,dans un soucis de continuitĂ© ,de respect de chacun au sein de l'Ă©quipe et pour le plaisir que peut procurer le fait de travailler ensemble en parfaite harmonie.
Visite:
CimetiĂšre des avions, Tucson
Que faire dans le désert ?
The Adobe Alliance, Inc.
Presidio, TexasÂ
We teach the ancient Babylonian engineering methods of crafting roofs by hand with blocks made from the earth beneath our feet, with no need for supporting material, without centering whether steel or wood. We provide the solution for structurally sound housing in desert climates for the growing multitudes of families in need -- emigres, refugees, untouchables, or the perennial poor of their region.  As Hassan Fathy, our mentor, said, "We design and build with our clients who live outside the cash economy."Â
 Through bi-annual workshops at our center in the Chihuahuan desert on the Texas-Mexico border,  laborers and architects become familiar with handling earth as a building material, as mortar, or mud as a protective plaster, especially when mixed with local natural binding agents such as cactus juice, lime, or whatever the environment yields.
 In areas where rainfall would damage adobe roofs we plan to experiment with coverings, also low cost, in the form of metal fish-scales for domes, and  corrugated tin roofs over vaults bolted to wood bond beams.  For such protection we will raise funds for research from charitable organizations.
Simone Swan  9/5/2012  [email protected]
student of Hassan Fathy
 Interview:
Simone Swan, The Adobe Alliance, One Casa Piedra Road, Presidio, Texas 79845
Jâai eu la chance de rencontrer Simone Swan chez elle Ă Santa Fe. Simone Swan est une personne charmante, sa rĂ©flexion et ses actes concernant lâarchitecture en terre ont conservĂ© une rĂ©elle sincĂ©ritĂ© et authenticitĂ© hĂ©ritĂ©es de son apprentissage avec Hassan Fathy.
Simone Swan a créé Adobe Alliance dans les années 90. Le but de cette association est de construire et de former des individus sur la question du logement économique. Elle installe Adobe Alliance à Presidio dans le Texas à la frontiÚre avec le Mexique. Ce choix est lié au contexte économique, social et climatique de la région.
Extrait de lâentretien du 17/08/12Â
« Donc ce que jâenseigne, câest plutĂŽt ce que jâai appris de Hassan Fathy, et la raison pour la quelle je veux partager la technique que jâai apprise, câest de permettre aux clients aux gens de construire de façon Ă ce quâils ne dĂ©pensent pas dâargent ou trĂšs peu. Ăa câest le principe. Il se trouve que les voutes et les coupoles sont ce quâil y a de moins cher Ă construire si on connait « the engeniering » et que la beautĂ© qui en dĂ©coule est un cadeau ! Je nâenseigne pas la beautĂ©, mais que lâarchitecture de Hassan Fathy que vous connaissez est structurellement solide et donc sied au climat du dĂ©sert, je nâenseigne vraiment rien dâautre. ⊠Nous enseignons vraiment lâarchitecture du dĂ©sert. »
« S : Nous commençons avec un concept de base de confort et de soliditĂ© et comme de par hasard nos maisons sont magnifiques. Elles sont belles. Mais ce nâest pas le but, grande diffĂ©rence! Ce nâest pas le but ! Le but câest dâĂȘtre trĂšs simple solide et dâabriter pour peu dâargent et puis avec ces voutes et coupoles câest magnifique !
H : Câest parce quâil y a la logique mĂȘme du matĂ©riau dans le bĂątiment. Câest cela qui donne lâesthĂ©tique et lâaspect « beau » du bĂątiment.
S : « Itâs just happens ! » (rires)»
à propos des adobes aux états unis :
« H : Richard (New Mexico Earth Adobes) produit en grande quantité ?
S : Oui ! Puis beaucoup de clients veulent des adobes stabilisĂ©s au bitume ou au ciment. Nous ne faisons pas ça, puis ce dont je mâoccupe moi, câest dâaider ceux qui ont trĂšs peu de ressources et qui ne peuvent pas se permettre dâacheter du ciment. Donc nous sommes trĂšs « basic ».
H : Câest justement par la simplicitĂ© que nous pouvons fournir un habitat Ă tout le mondeâŠ
S : Oui⊠Ceux qui comprennent sont trÚs enthousiastes !»
Visite:
Santa Fake !
« le style nâa pas dâimportanceâŠÂ » Ce conseil quelque peu provocateur dispensĂ© par Simone Swan lors dâune de nos discussion a pris son sens lors de ma visite de Santa Fe.
Santa Fe est la capitale de lâĂ©tat du Nouveau Mexique la ville est fondĂ©e en 1607 par les espagnols, les premiers occupants Ă©taient des AmĂ©rindiens Pueblos qui avaient un rapport particulier avec le matĂ©riau terre. La terre Ă©tait utilisĂ©e pour faire des poteries mais aussi pour bĂątir des maisons.
Le principe constructif de base des pueblos est simple: des murs conçus en adobe avec des petites ouvertures, enduits par la suite avec de la terre. Il en résulte une architecture massive. Propre à ce paysage du nouveau mexique.
Ăvolution de la technique et du style :
Le stuco a remplacĂ© les enduits en terre pour diminuer lâentretien que cela demande. Il sâagit dâun enduit Ă la chaux, rĂ©alisĂ© en trois passes. Pour des questions dâĂ©conomie il fut par la suite remplacĂ© par un enduit de ciment rĂ©alisĂ© en seulement deux couches.
Ces enduits ont été ensuite posés sur des blocs ciments pour diminuer le coût. Puis remplacés par des ossatures bois enduite au stuco, une fois que celles-ci sont devenues plus économique que les blocs ciments.
Ici lâarchitecture a conservĂ© un certain style⊠le style « Adobe » mais quel sens peut-on encore donner Ă cette architecture une fois que son authenticitĂ© a disparu⊠Quelle logique prime ?