Menu
Opération Prophylax
Carnet de notes personnelles
Monologue intérieur

roma★
🪼

No title available

Origami Around
Monterey Bay Aquarium

★
Today's Document
dirt enthusiast
Cosimo Galluzzi
wallacepolsom
Keni
Xuebing Du
DEAR READER
tumblr dot com
h
Jules of Nature
I'd rather be in outer space 🛸
art blog(derogatory)
TVSTRANGERTHINGS
One Nice Bug Per Day

seen from Bangladesh
seen from United States

seen from Italy

seen from Nigeria

seen from Czechia

seen from United States
seen from United States

seen from United Kingdom
seen from Nigeria
seen from Nigeria

seen from Malaysia
seen from United States
seen from United States

seen from Russia
seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from United States
@elena-weber
Menu
Opération Prophylax
Carnet de notes personnelles
Monologue intérieur
Avec les conflits en Ukraine et en Iran, je suis de plus en plus l’usage militaire de l’IA.
Face à la pénurie de personnel qualifié, le Parlement suisse vient d'approuver la réintégration d'anciens militaires dans l'armée. Une mesur
Je relis mes notes et elles me paraissent d’une netteté presque suspecte, comme si leur cohérence tenait davantage à leur forme qu’à ce qu’elles décrivent réellement. Tout y est pourtant : les dates, les heures, les captures, les extraits, une continuité méthodique qui devrait suffire à produire un objet stable. Au début, c’était simple. Il y avait un individu, un périmètre, une activité identifiable. Je pouvais tracer des lignes, établir des fréquences, mesurer des intensités, situer des interactions. Je savais où regarder, et surtout pourquoi. Cela suffisait.
Des drones suspects survolent des infrastructures critiques en Argovie, des espions russes et chinois sont interceptés sur sol suisse et les
Tôt ce matin au bureau, j’ai lu les derniers mouves du Fugitif. Ils mettaient en scène une chaîne de réactions à la suite d’une rencontre entre Robert, un diplomate chinois, et Bras Long, le coach d’Alex Li à Nexus Pro. Ce scénario n’est pas réaliste: jamais je n’aurais pris, seule, l’initiative de transmettre la photographie à la station de la CIA. Le jeu d’Alex Li, bien qu’intéressant intellectuellement, ne constitue pas une « menace pour la sécurité nationale ». De plus, une rencontre isolée avec un diplomate chinois ne signifie rien en soi. Cela ne correspond à aucun « pattern ». Pour la rencontre de cet après-midi avec la cantonale, j’hésitais à en parler, car je ne pense pas que le cas d’Alex Li corresponde aux cas que traite l’UPRAD. Tant que l’Unité commune CSR-ORP ne fait remonter aucun signalement, le SRC ne pourra être accusé de négligence. Cependant, me disant cela, le fait que le jeu fasse exister la possibilité d’une enquête ne me laissait pas totalement tranquille…
Préemption
Le problème avec Le Fugitif, pensai-je, résidait dans l’impossibilité de le qualifier véritablement. De ce fait, plus le jeu s’enrichit et se développe et plus il risque de constituer une archive, à savoir l’un des premiers ARG suisses, ce qui risquait à terme de déstabiliser le regard porté sur le pays.
La photographie ne m’a pas frappée tout de suite.
𝐂𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧, 𝐄𝐥𝐞𝐧𝐚 𝐖𝐞𝐛𝐞𝐫 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞. 𝐋𝐞 𝐒𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐀𝐥𝐞𝐱 𝐋𝐢, 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐢𝐦𝐚𝐠𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐚𝐮𝐝𝐨𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 « 𝐡𝐮𝐫𝐥𝐮𝐛𝐞𝐫𝐥𝐮 », 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐫𝐞́𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐥𝐥𝐞̀𝐥𝐞: 𝐥’𝐀𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝟏𝟏𝟑. 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐜𝐞𝐥𝐚 𝐬𝐞 𝐝𝐞́𝐫𝐨𝐮𝐥𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐟𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐧’𝐚𝐯𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞, 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐛𝐬𝐞𝐫𝐯𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐩𝐫𝐞̀𝐬. 𝐃𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬, 𝐥’𝐚𝐠𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐑𝐂 𝐬𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐜𝐡𝐢𝐳𝐨𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐭𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐨-𝐝𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐞́ 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐤𝐞𝐧𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥’𝐀𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝟏𝟏𝟑 𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐞, 𝐝𝐞 𝐜𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭, 𝐬𝐨𝐧 𝐛𝐮𝐭 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐜𝐚𝐝𝐚𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐫𝐠𝐞𝐬.
Il y a dans cette expression — intelligence avec l’ennemi — quelque chose d’archaïque.
Un vestige de guerre froide que personne ici n’ose prononcer à voix haute, comme une formule interdite qui, si elle était dite, transformerait aussitôt le pays lui-même en champ de bataille symbolique.
Car enfin, pour qu’il y ait ennemi, encore faut-il le désigner. Et c’est bien là l’impasse.
Nommer la Chine ainsi, ce serait renoncer au vieux mythe de la neutralité, reconnaître que la Suisse n’est plus un observateur mais un joueur — qu’elle a choisi son camp.
Et cela, aucun ministre ne le dira, aucun rapport ne l’écrira.
Pourtant, ce qu’Alex met en lumière, c’est justement ce refoulé : la neutralité comme fiction de confort.
Sa Pax Sinica, à lui, n’est pas un ralliement. C’est une hypothèse. Une ligne de fuite conceptuelle.
Mais dans le langage du renseignement, il n’y a pas de place pour les hypothèses : il n’y a que des intentions.
Je le sais : un texte comme le sien circule entre les bureaux, on l’annote, on le psychologise, on tente d’y lire des signes.
Mais plus je le lis, plus je me dis que la question n’est pas : Alex a-t-il de l’intelligence avec l’ennemi ?
La question, c’est : et si c’était l’État lui-même qui avait perdu toute intelligence avec le monde ?
Parce que ce qu’il décrit — cette hystérèse institutionnelle, cette crispation d’un État sur son ancienne morale —, je la vois, moi, chaque jour, jusque dans nos propres directives.
Nos protocoles de veille sont conçus pour un monde linéaire, stable, hiérarchisé.
Mais la réalité est devenue diagonale, liquide, transversale.
Et Alex, au fond, incarne cette mutation. Il n’obéit pas aux règles non parce qu’il les méprise, mais parce qu’il en a déjà perçu la fin.
L’accuser reviendrait à sanctionner celui qui perçoit plus vite.
Et si l’intelligence — la vraie — consistait justement à dialoguer avec ce qu’on appelle encore, par réflexe, l’ennemi ?
Je ferme le dossier. Il reste là, sur mon bureau, avec son odeur de café et de papier humide.
Et je me surprends à penser : peut-être que l’État que je sers est lui aussi devenu un fugitif, cherchant à échapper à sa propre obsolescence.
Je ne sais pas ce que j’attendais, en regardant cette manifestation encore une fois. Peut-être un signe. Peut-être une faille. Mais ce que j’ai vu, c’était de la fatigue. Pas celle des visages — celle du geste. Un drapeau agité sans rythme. Un poing levé sans violence. Comme si même les corps ne croyaient plus à ce qu’ils faisaient.
Maëlys a dit, en enlevant ses chaussures :
— Cinq cent trente interpellations. Dont quatre cent vingt-trois hors canton. C’est beaucoup, non ?
Je n’ai pas répondu tout de suite. Le chiffre me semblait abstrait. Ce qui comptait, c’était l’épaisseur de cette foule. Sa lenteur. Ce n’était pas une manifestation, c’était un paysage. J’ai pensé : il n’y a plus de message, seulement une présence saturée.
Anton a levé les yeux. Il s’est contenté de dire :
— C’est une bulle. Comme toutes les autres. Ça gonfle, puis ça crève.
Je crois que j’ai souri. Pas par accord. Par lassitude. Il disait ça à chaque fois. Il répétait que les choses passaient. Comme si l’État avait un épiderme auto-régénérant.
— Non, ai-je dit. Ce n’est pas une bulle. C’est une condensation. Une vapeur qui devient visible.
Maëlys m’a regardée comme on regarde quelqu’un qui commence à se laisser absorber par le terrain.
— Tu veux dire quoi ? Que ça va continuer ?
— Je veux dire que ça ne demande plus rien. Ce n’est pas une demande politique. C’est un symptôme atmosphérique. Une fièvre collective.
Ils n’ont rien répondu. Je crois que ça les gênait. Le mot fièvre, surtout. Trop biologique. Trop incontrôlable.
J’ai ajouté — mais peut-être plus pour moi que pour eux :
— Ils ne cherchent pas à être écoutés. Ils cherchent à être vus. À laisser une empreinte. À se savoir enregistrés.
Et j’ai pensé à Alex Li. Lui aussi faisait ça. Mais à l’envers. Lui, il laissait des traces pour qu’on les suive — pas pour qu’on les efface. Il ouvrait des portes. Eux les fracassaient. Pourtant, c’était la même logique. Créer une discontinuité.
Anton a marmonné :
— On ne va quand même pas comparer des anarchistes masqués à un performeur crypto-anarchiste.
Je n’ai pas répondu. Il ne comprenait pas. Il croyait encore à la séparation entre le monde réel et le jeu.
Dans un des rapports sur la manif, j’avais surligné cette phrase :
« Il n’y a plus de cause. Il n’y a que des intensités. »
Ça m’était resté. Je m’étais dit : c’est ça, peut-être, la vraie radicalisation. Le passage de la revendication à la tension pure.
Maëlys a murmuré :
— On n’a pas les bons outils. Pas pour ça. Pas pour ce genre de truc.
Je crois qu’elle avait raison. Nos logiciels prévoient des affiliations, des hiérarchies, des narrateurs. Mais ici, rien de tout ça. Juste un bruit de fond qui devenait surface.
Je me suis levée.
— Tu pars déjà ? a demandé Anton.
— Oui. Il faut que je m’éloigne un peu. Que je pense.
Et j’ai pensé : à quoi bon encore classer, surveiller, archiver, si le langage lui-même s’effondre ? Si même la révolte devient une forme sans signification ?
Dans l’ascenseur, je me suis regardée dans le miroir. J’avais l’air calme. Trop. Je me suis demandé : est-ce que c’est ça, perdre le contact avec le réel ? Être encore capable d’analyser… mais ne plus rien ressentir.
Et pourtant, je ressentais.
Quelque chose.
Un vertige.
Peut-être le début d’un autre langage.
Ce matin, sur mon bureau, une note interne au SRC. Rien d’inhabituel — et pourtant, en la lisant, j’ai senti un léger malaise.
Le document parlait d’Alex Li. Encore lui.
On y répétait les mêmes constats : « critique systémique », « absence de seuil juridique », « risque d’effet Streisand ». Mais ce qui frappait entre les lignes, c’était la frustration institutionnelle.
Le ton était froid, bureaucratique, mais je reconnaissais la crispation derrière chaque formule :
• « indénonçabilité » sonnait comme un aveu d’impuissance,
• « vulnérabilité structurelle de l’État » laissait deviner une peur sourde,
• « surveillance discrète recommandée » revenait à dire : nous n’avons pas de prise.
Je me suis surprise à sourire.
Le Fugitif avait réussi à transformer le quotidien en arme douce : un café, un train, une marche dans une rue de Lausanne devenaient des gestes politiques. L’État le voyait, mais ne pouvait rien faire.
Chaque tentative de réaction se refermerait comme un nœud coulant sur ses propres services.
Alors j’ai refermé la note.
Et je me suis dit : peut-être que je commence à comprendre pourquoi il fascine.
À suivre…
Au bureau, l’ambiance était maussade. Car le personnel avait la tête sous l’eau et le service manquait de moyens. Ce climat général faisait partie des problèmes structurels de l’État qui, étonnamment, manquait de moyens pour des raisons de restriction budgétaire. Ce n’est pas que la Suisse manquait de liquidités, mais c’est que le frein à l’endettement interdisait aux autorités de dépasser un seuil, ce qui plaçait nos institutions sous stress. Et, en tant que simple employée, j’en étais parmi les premières à en faire les frais: heures supplémentaires, pressions hiérarchiques, ordres contradictoires, insomnies, etc. On apprenait par la presse que le Service allait mal, mais notre hiérarchie disait que tout allait bien…
À suivre…
En vue de mon entretien hebdomadaire avec la cantonale, je je jetai un coup d’œil à sa position: Alex Li s’était aujourd’hui posé à la Riponne. Certainement avait-il prévu de lire et de faire des mouves.
J’avais entendu que hier, il y eut un « fait divers » à Lausanne susceptible de m’intéresser: une bagarre eut lieu dans les locaux du GSB entre un homme blond maîtrisant l’art du combat rapproché et deux autres hommes qui s’échappèrent avant que la patrouille n’arrive. Trois personnes ont été blessées, dont une a dû partir aux urgences… À vérifier avec la cantonale…
À suivre…
Note confidentielle
Auteur : Elena Weber, analyste SRC
Objet : Évaluation du dispositif Le Fugitif
Classification : Restreint – diffusion interne uniquement
⸻
Contexte :
Depuis plusieurs mois, l’individu Alex Li développe un jeu hybride intitulé Le Fugitif. Ce dispositif, à la fois artistique, ludique et numérique, mobilise un collectif instable de participants en Suisse romande et se prolonge sur diverses plateformes (Discord, Tumblr, NFTs). L’objet est difficile à qualifier juridiquement : ni association structurée au sens classique, ni entreprise commerciale, ni cellule militante.
⸻
Analyse :
1. Redoutable par brouillage
Le Fugitif ne se laisse pas saisir. En refusant la distinction nette entre fiction et réalité, il neutralise tout effort de catégorisation. Vouloir le définir comme “jeu” revient à en nier la portée politique ; le qualifier d’“expérience politique” revient à en nier la dimension artistique. Ce double-bind fragilise nos instruments d’évaluation.
2. Indénonçable
Aucun élément ne permet d’incriminer Alex Li sur le plan légal. Les BRX (Brixcoins) circulent comme monnaie interne du jeu, mais leur usage reste symbolique. Les NFTs sont archivés comme œuvres artistiques. Ses interventions publiques ne franchissent pas les seuils d’illégalité. Toute tentative de poursuite activerait un effet Streisand, en mettant en avant précisément ce qu’il cherche à montrer : l’exclusion socio-économique et la fragilité de l’État-providence.
3. Antifragilité du dispositif
Le Fugitif se renforce par l’adversité. Les critiques, même institutionnelles, sont immédiatement intégrées dans la narration comme preuves de persécution. Chaque attaque devient archive, chaque archive devient artefact. Ce mécanisme confère à l’ensemble une résistance paradoxale : le jeu se nourrit de nos propres réactions.
4. Danger symbolique
Plus qu’une menace directe, Le Fugitif constitue un nœud de signification : il attire des individus marginalisés, fatigués ou désillusionnés par le système. Il offre une mythologie alternative, où la fuite devient valeur et où le refus du travail salarié se stylise en geste esthétique. C’est moins un groupe à surveiller qu’un imaginaire à cartographier.
⸻
Conclusion :
Le Fugitif est redoutable non par ses actes, mais par son insaisissabilité. Il échappe aux cadres de prévention de la radicalisation tout en mettant en scène un contre-pouvoir poétique. En ce sens, il ne menace pas la sécurité nationale directement, mais il trouble l’économie symbolique sur laquelle repose l’autorité de l’État.
Recommandation :
Surveillance discrète, sans intervention frontale. Toute mesure répressive risquerait de renforcer sa légitimité auprès de son public.
🗂️ Retour au dossier Alex Li!