J'ai définitivement quitté l'adolescence dans sa considération anglophone. Quoi de mieux que d'associer chacun des textes précédents, jour après jour, pour signifier ce qu'est avoir 20 ans en 2019 ?
Un concentré d'émotions qui sans cesse s'entrechoquent et forment un tout bousculant l'esprit de leur hôte à chaque instant.
Un ensemble visiblement dénué de sens et d'articulation mais qui constitue l'essence même de la pensée d'une jeune femme moyenne.
Le voilà cet ensemble, cet amas de pensées, cet agglomérat de mots.
On est le 8 juin 2019, mon téléphone a rendu l'âme il y a deux jours et mes activités m'obligent à en racheter un même si mon budget ne suit pas toujours. Toutes ces choses qui pourraient paraître insignifiantes d'un premier abord mais qui contiennent une quantité d'amour incommensurable.
Et aussi parce que j'ai peur d'oublier des journées comme aujourd'hui.
Pourtant je me dois de faire un effort, alors nous trinquons à notre santé que nous déteriorons en même temps, à nos amours perdues avant même qu'elles ne commencent et à notre scolarité si secondaire dans nos activités. Le bonheur d'être bel et bien présente, à une place convoitée qui ne me déplaît totalement fait miroiter en moi l'espoir d'un futur plus certain.
Le bonheur clot cette journée qui pourtant s'annonçait des plus chaotiques : je vois de la tendresse, de l'amour, des éclairs et des étoiles.
Hier me semblait être un tournant. Évidemment que je le sais. Il était bien plus aisé de me cacher derrière une apparente indifférence que de devoir supporter les questions de mes amis et une gêne grandissante.
J'ai fait le premier pas, le second n'est donc pas mien et je me doute qu'il est inespéré. J'ai peut-être encore un peu l'insouciance de l'enfance.
Au milieu de cette profusion d'amitié et d'amour, entre deux couplets de musique, je scrute la foule. Trop de choses laissées en suspens. Le début d'une saison où je dois me séparer de la personne qui bouscule mes habitudes, et peut-être oublier à tout jamais ce pouvoir qu'il a de me chambouler à ce point.
Le temps se fait long parce qu'on ne sait pas ce qui nous attend le jour suivant.
L'année prochaine sera différente, comme je me le suis toujours juré.