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@envertudelamour
In omnibus requiem quaesivi et nusquam inveni nisi in angulo cum libro. J'ai cherché dans tout l'univers le repos et je ne l'ai trouvé nulle part ailleurs que dans le coin d'un livre.
Tomas a Kempis, L’Imitation de Jésus-Christ (via laceremoniedesadieux)
Source photos : @poesieenbref
Lettres à Anne, François Mitterand
“Loin de moi et cependant présente à ton insu, Loin de moi et plus silencieuse encore parce que je t'imagine sans cesse, Loin de moi, mon joli mirage et mon rêve éternel, tu ne peux pas savoir. […] Loin de moi parce que tu ignores sciemment mes désirs passionnés, Loin de moi parce que tu es cruelle. […] Loin de moi, Si tu savais. Si tu savais comme je t'aime et, bien que tu ne m'aimes pas, comme je suis joyeux, comme je suis robuste et fier de sortir avec ton image en tête, de sortir de l'univers. Comme je suis joyeux à en mourir. Si tu savais comme le monde m'est soumis. Et toi, belle insoumise aussi, comme tu es ma prisonnière. Ô toi, loin de moi, à qui je suis soumis. Si tu savais.”
— Si tu savais: Robert Desnos
Source photo : https://instagram.com/poesienbref?utm_medium=copy_link
Je voudrais sentir vos seins nus sur ma poitrine, mes deux mains croisées sur vous, vos bras autour de mon cou, votre tête parfumée dans le creux de mon épaule, et votre peau palpitante, et l’odeur qui vient de vous.
L’écume des jours, Boris Vian
Francis Carco
Source photo : Club des poètes
J'étais étonné de ma constance; toute autre femme ne m'avait jamais retenu si longtemps, ni en me rendant heureux ni en me tenant rigueur.
Duclos
Stances à Marquise - Pierre Corneille
Marquise, si mon visage A quelques traits un peu vieux, Souvenez-vous qu'à mon âge Vous ne vaudrez guère mieux. Le temps aux plus belles choses Se plaît à faire un affront : Il saura faner vos roses Comme il a ridé mon front. [...] Cependant j'ai quelques charmes Qui sont assez éclatants Pour n'avoir pas trop d'alarmes De ces ravages du temps. Vous en avez qu'on adore ; Mais ceux que vous méprisez Pourraient bien durer encore Quand ceux-là seront usés. [...] Pensez-y, belle Marquise, Quoiqu'un grison fasse effroi, Il vaut bien qu'on le courtise Quand il est fait comme moi. Pierre Corneille - 1658
Miserere de l’amour - Alphonse Daudet
Encore une fois, ma colombe, Ô mon beau trésor adoré, Viens t’agenouiller sur la tombe Où notre amour est enterré. [...] Regarde-le bien, ma colombe, Ô mon beau trésor adoré, Il est là couché dans la tombe, Comme nous l’avons enterré, [...] Ah ! je le crains bien, ma colombe, Ô mon beau trésor adoré, Trop tôt nous avons fait sa tombe, Trop tôt nous l’avons enterré. Il est des graines de rechange Pour tout amoureux chapelet. Nous pourrions, encor, s’il voulait, Le ressusciter, ce cher ange. Mais non ! il est là comme il est ; Je ne veux pas qu’on le dérange. Par pitié, fermez cette tombe ; Jamais je n’avais tant pleuré ! Oh ! dites pourquoi, ma colombe, L’avons-nous si bien enterré ?
Georges Brassens, Porte des Lilas,
Mardi 20 novembre 2018
©Jan Dubois
Je me cherchais, je croyais me connaître, je me perdais de vue, je courais à ma poursuite, je me retrouvais hors d’haleine. À peine subissais-je un charme que je me dressais à le contredire.
- La difficulté d'être, Jean Cocteau
Ah ! puisse Dieu te rendre amoureux à ton tour d'une cruelle au coeur de pierre comme toi-même ! Puisses-tu goûter de l'amour et la brûlure et le souci, te tordre dans la solitude, et savoir ce que je valais !
Malédiction, Râbe’è