Nous arrivons à des croisées de chemins où nous ne savons plus vraiment ce qui est bon pour nous ou ce qui pourrait nous mettre sans dessus d’dessous. Alors, par peur ou par fierté, nous restons figés et laissons nos étoiles filer silencieusement.
Mais moi, j’aimerais connaître ces personnes qui nous regardent avec tendresse, un jour et qui pourraient avoir l'habilité de nous écraser leurs mégots brûlants sur l’coeur, le lendemain.
Je ne veux plus arriver trop tard ou partir trop loin avec des personnes qui ne vont nulle part.
Trop d’mots ont été gâchés, trop d’occasions laissées pour compte, trop de baisers ratés. Je m’en moque, moi, que le cendrier soit déjà rempli d’cendres et que nos cœurs soient déjà en feu.
Je parle des amours qui nous habitent, des maladroits et des jolis cœurs qui nous ont construits ou même cabossés, chacun à leur façon. Je parle de ceux qui donnent et ceux qui prennent sans jamais rendre mais qui font battre nos cœurs pour deux, pour trois et tellement plus encore.
Je parle de ceux qu’on ira rejoindre un jour, lorsqu’on aura construit des ponts plutôt que des murs. On pourra enfin les rattraper par la main, plonger notre regard dans le leur et leur dire sincèrement « c’est toi que je veux, seulement toi ». Et la vie pourrait enfin commencer.

















