La famille avant le départ
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Mike Driver
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祝日 / Permanent Vacation
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⁂
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Claire Keane
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@garance-voyageuse
La famille avant le départ
Le premier mai, nous quittons Paris pour Venise, la Grèce, la Turquie, l'Iran... Nous emporterons nos instruments de musique, balles de jonglages, appareils photo, mais aussi notre maison de toile, nos duvets...et nos vélos! Le but est le voyage, les rencontres, la lenteur et sa langueur et non la destination. Le premier mai, nous quitterons la place de la Réunion vers 18h30 pour la Gare de l'Est, Nous vous proposons de nous y retrouver à partir de 16h00 pour un gouter festif et l'occasion d'une dernière accolade! Pour ceux qui le souhaitent, venez à vélo pour faire un bout de route avec nous!
Quitter Venise en ferry
Yassas! les Amis!
Je vous écris depuis la maison d’Alexandre et de ses parents. Les fenêtres sont ouvertes laissent entendre le bruit de la mer. La lune set un mince croissant scintillant, nous surplombons une vue magnifique avec plein de petites loupiotes. C’est la nuit. C’est une de nos haltes bienfaitrices qui accompagnent nos nuits depuis que nous sommes partis. Nous avons déjà l’impression d’être partis depuis longtemps. D’abord, il y a eu ce départ gorge d’énergie, d’émotions place de la réunion et tout ce que nous avons reçu avant de partir de chacun de vous. Nus n’avons même pas senti la pluie nous couler dessus pour atteindre la gare de lest. Train de nuit donc, arrivée a Munich sans encombre ; la Baviere, la pluie encore. Un moment magique ; nous nous réfugions sous une gloriette dans le grand part. La, un joueur de violoncelle sous la vote, toujours cette impression que la magie est possible a chaque instant. Grande beauté que ce petit moment offert par la pluie. Puis train pour Verone, changement assez chaotique (2 minutes pour tout charger, sacoches, vélos, carriole, et enfants! dans un train sans compartiments vélos). Arrivée le soir sur la lagune, une chaude douceur et l’odeur de la mer qui est a cet instant nouvelle.
3 jours magnifiques et confortables a Venise a arpenter ruelles, canaux, a pique-niquer et a regarder les bateaux passer. Ils transportent tout : poubelles, meubles, touristes, corbillard, lettres de la poste… Les enfants sont fascines par tous ces bateaux, surtout Nathanaël qui commence une longue série de photo avec l’appareil de ces 5 ans offerts peu avant le voyage.
Nous embarquons dans un immense Ferry charge de camions. Nous glissons tout en douceur de l’Italie a la Grèce ; changement de langue, de nourriture. Premiers cafés grecs et première salade grecque…d’une longue série ! Nous voyageons dans une ambiance assez masculine (camionneurs) et quelques touristes égarés comme nous. Le soir et le matin, nous passons un grand moment a jouer sur la piste de l’héliport au dernier pont avec les enfants, le vent. Nous dansons, courons, faisons nos mouvements de Yoga avec un grand sentiment de liberté dans nos corps.
Nous voulons dormir sur le pont dehors, mais il fait trop froid. Nous replions le camp dans le dortoir commun ou se côtoient plein de langues différences, une vieille grand-mère, un nouveau-ne.
Grande inconnue a l’arrivée a Patras. Ou allons-nous dormir? Il est minuit passe quand le bateau arrive. Dans un élan un peu fou, je demande au monsieur de l’accueil si nous pouvons rester dormir dans le bateau qui vient de débarquer tous ces passages. Les enfants dorment profondément. Ce n’est pas possible. Puis il revient en disant que c’est possible. Il a demande au commandant, d’autant plus que nous n’avons pas de voitures a débarquer. Il nous propose de finir la nuit dans une cabine ! Incroyable!
Arrives en Grèce a Patras, nous quittons notre ferry protecteur au petit matin. Ça y est nous sommes sur le sol grec, un premier bain, les montagnes, les oliviers, le parler fort des grecs… Le voyage a vélo peut commencer!
Ne sachant pas encore exactement notre itinéraire, nous passons notre première nuit grecque a 11km dans une famille que connaît Sabine, la jeune femme grecque, que nous avons hébergé peu avant noter départ a paris via un réseau de cycle warmshowers. Nous sommes reçus comme des rois. Un repas magnifique, un bon lit, une douche … des choses simples qui deviennent si bonnes en se raréfiant. Le lendemain, c’est une joyeuse matinée d’échange et de partages spontanés ; musique, yoga, photo, peinture, bijoux. Ils ont trios jeunes files talentueuses et charmantes . Les enfants ont leur première leçon de grec avec l’aine qui est maîtresse. Nous partons en début d’après-midi sans vouloir les quitter, charges de victuailles préparés avec amour par Kiki, la mère. Quelle hospitalité ! J’ai le sentiment de partir nourrie de cette belle rencontre! C’est désormais avec les personnes rencontrées ici au nous aurons ces moments d’étreintes fortes.
Nous ne ferons a peine plus de 10km pour trouver une halte pour la nuit. Nous commençons en douceur pour trouver notre rythme a vélo. Nous trouvons a dormir car il pleut et se fait hard, dans une maison en construction. Avant de s’installer, nous cherchons a demander aux visions. Nous tombons sur ‘Dimitri a la moustache’ qui nous donne son a val et nous indique un endroit sec, un peu enterre de la maison. Rafaël installe nos 2 chambres de toile avec des bouts de tente et de ficelles. Et la un défilé de personnes intriguées par notre présence> Un jeune homme nous apporte des victuailles. Un agriculture arrive sur son tracteur et entre dans le jardin et nous éclaire de ses feux. Nous sortons de notre cache pour aller le voir. Il nous donne son téléphone et nous souhaite une bonne nuit. Je pense a toutes les personnes réfugiées, les roms, la guerre…Notre campement est impressionnant.
Le lendemain, la route est magnifique. Nous longeons la mer du cote nord du golfe de Corinthe en direction de Delphes. Les voitures roulent assez vite mais les routes sont larges.
Agnès
Kalispera d’Athènes!
Je viens de relire le premier poste et j’ai souri en lisant les erreurs de frappes. J’ai tape en effet ce premier billet sur un ordi avec lequel j’ai luttée : il me proposait de changer tous les mots qu’il ne comprenais pas par une version anglaise! Bon, depuis de beaux jours se sont passes mais je vais reprendre le fil de notre voyage. Un lien d’ailleurs avec ce premier billet : nous sommes pour quelques jours a Athènes dans l’appartement que nous a prête Alexander (le même) et nous avons revu hier a Athènes les jeunes filles de la famille qui nous a accueilli au début de notre voyage!
Je reprends donc la suite de ce premier billets doux :
Nous choisissons de dormir près d’une petite église blanche et bleue a la sortie d’un village. Nous demandons au Pope qui sort juste de l’église quand nous arrivons. Il ne parle pas anglais. Nous comprenons que ce n’est pas possible et puis que c’est d’accord finalement. Le Pope s’éloigne lentement dans le soir qui arrive. Un autre homme arrive ensuite avec toujours aussi peu d’anglais mais nous comprenons que le lendemain il y a une messe, avec des hauts parleurs qui vont faire du bruit. Nous promettons de partir a 7 h a l’heure de la messe. Nous sommes en pleine semaine sainte. Le lendemain, Rafaël et moi sommes debout pour plier la tente, mais les enfants dorment après une nuit difficile, malgré le bruit des hauts parleurs qui crachent les chants liturgiques dans l’oreille des enfants puisque notre tente est tout contre l’église. Je me régale a entendre ces chants assez orientaux, a plusieurs voix. Ils sont d’accord pour que nous attendions le réveil des enfants. Nous déplions la tente dans le silence baignes de ces chants et des odeurs d’encens.
Nous pédalons avec une route magnifique qui longe le golfe de Corinthe par la cote nord assez sauvage et peu urbaine. La route reste relativement facile pour garance qui trouve quand même qu’il y a plus de montées que de descentes! Le soir, car trouver le gîte pour poser notre tente et passer une nuit tranquille mobilise pas mal, nous arrivons au bout d’un petit chemin, accueillis par les aboiements d’un chien. Finalement, ce chien sera d’une grande aide. Son maître sort, Alexander, mi grec-mi américain. C’est le début d’une belle rencontre, très heureuse pour la suite de notre voyage. Nous finissons dans le studio attenant a une magnifique maison invites a manger des spaghettis bolognaises en compagnie d’Alexander et de ses parents. Une vraie rencontre entre nous tous aussi entre les enfants, Chips et Aliki. Ils nous proposent de garder les vélos le temps d’une virée a Delphes en bus car cela monte très haut dans la montagne. A Delphes, nous sommes des touristes comme les autres. Sur nos vélos, nous n’avons pas le sentiment d’être touriste, de prendre, peut-être parce-que nous donnons aussi de nous-mêmes. Le site de Delphes est magique si haut dans la montagne. J’imagine l’effort et l’état dans lequel les personnes qui venaient a Delphes arrivaient avec la chaleur sèche, la lumière éclatante de la roche. J’ai été très touchée par le rocher éboulé de la montagne auprès duquel la Pythie donnait ses oracles dans les premiers temps avant le temple. J’ai passe un moment magique avec la sphinx immense seule dans le musée qui fermait. Pas si cruelle que ça mais avec tellement de puissance et de mystère.
Couchés les chiens ; les fascistes; les chiens de fascistes
Amis‚ Notre voyage‚ ce sont différents rythmes qui apprennent à se synchroniser. Ceux de deux adultes amoureux et de leurs enfants dont les envies et besoins ne sont pas forcément les mêmes au même moment; celui du corps qui peut différer de celui du psychisme ou de l’âme. Dans un premier temps‚ celui de la journée: empaqueter‚ s’approvisionner‚ se toiletter‚ lessiver nos quelques habits‚ manger‚ trouver un lieu pour dormir. Le logement mobilise: trouver un lieu dans lequel nous nous sentons en sécurité‚ passés les pensions ou hôtels qui ne sont pas notre quotidien. Depuis Delphes‚ il y a eu une petite cabane de surveillance d‘une ferme aquacole où entassés comme des sardines nous évitons l‘orage qui menace‚ sous l’œil amusé et bienveillant des gardiens. Le champs devant chez Takis et sa famille qui ne comprennent pas pourquoi je les préviens de notre installation‚ puis qui enjoués visitent notre campement pour nous offrir quelques biscuits et une bouteille d’eau minérale qui nous vont droit au cœur‚ comme le paquet de cookie offert par les pécheurs‚ la veille‚ pour notre petit déjeuner. De nouveau nous repassons à Rio visiter les parents d’Angeliki pour une halte reposante et rasserenante‚ dans cette maison qui devient effectivement un peu la nôtre tant elle nous est ouverte. Il y aura ensuite ce camping tombé en déshérence depuis quelques années qu’un petit ménage‚ quelques jeux enfantins et des embryons d’œuvre‚ que nous créons ici ou là‚ nous permettent de nous approprier‚ près de cette longue plage déserte de galets qui appelle encore une fois à la baignade. Et encore‚ un terrain de foot après une nouvelle tentative infructueuse de trouver un camping‚ la maison de Mikis Theodorakis‚ celle d’Alexander à Athènes‚ une série de belle étoile sur la charmante et luxueuse Ydra‚ sur les terrasses de quelques églises‚ une tente de jardin en bord de mer prêtée par une famille à qui elle sert d’annexe‚ l‘abri de plage du restaurant dans lequel nous avons déjeuné‚ la maison de Vangeli qui nous emmènera le lendemain dans son truck pour nous aider à franchir quelques nouvelles côtes harassantes que nous retrouvons chaque fois que nous rentrons dans les terres. Et puis aussi‚ comme aujourd‘hui d‘Elafonissos d‘où je vous écris‚ comme à Mistras hier: le camping ou mieux l’hôtel‚ qui a tant fait rêver les enfants à Melissi ou Nafplio. Partout nous retrouvons une grande bienveillance‚ beaucoup de chaleur et d‘ouverture m malgré la barrière de la langue. Hier‚ cette vieille dame qui serre Garance dans un élan de tendresse. Nous avions installé près de sa maison cette grande bâche verte qui accueille notre sieste quotidienne pendant les heures de grande chaleur. A notre réveil elle nous avait tendu quelques cornets de glace enchanteurs‚ comme l’avaient été les olives offertes par un vieux paysan. Il avait enchaîné avec une excellente bouteille d‘huile à la vue de la notre qui lui semblait de qualité médiocre puis était revenu avec plusieurs kilos d‘abricots succulents et que nous ne pouvions refuser bien qu’ils alourdissent conséquemment notre bagage. Chacun de ses passages‚ à moto‚ dans cette montagne sèche‚ désolée et aride était l’occasion d’un présent. Il y a ces innombrables sourires et salutations lancées avec force klaxons par les conducteurs de toute sorte; un grand élan de gentillesse. Dormir dans la maison de Mikis Theodorakis fut pour nous comme une métaphore. Non pas la plus belle des rencontres mais l‘évidence que tout est possible lorsque nous sommes curieux et ouverts. Nous avions été touchés par cette fresque murale‚ sur ces deux hauts murs ceints de barbelés et de grillages que les enfants prenaient pour les murailles d’une prison. Il y avait malgré tout la particularité de la peinture aux couleurs de l’arc-en-ciel et ces vélos collés‚ intégrés au tableau qui appelaient ce clin d’œil. Dans un élan de curiosité nous avons sonné à l’interphone. A l’autre bout‚ Andréa a été interpellé et la lourde porte métallique a coulissée sur un rail. Amusé de notre venue‚ il nous a montré un “Paris je t’aime” en mosaïque puis nous a intimé de le suivre. Il a ouvert une porte dans le grand mur faisant face à la fresque et nous avons pénétré dans le parc magnifique d‘une maison où un immense boa de ci ment‚ inspiré par Gaudi‚ attendant ses mosaïques‚ nous guettait. Dans son excitation l’homme nous a montré une silhouette au loin “Mikis Theodorakis”. Quelques minutes plus tard nous prenions le café‚ échangions en français et entendions parler du IVe Reich. Ce ne serait ni la première ni la dernière fois qu’on nous expliquerait que les allemands achèvent par l’économie ce qu‘ils n’ont pas réussi par la guerre: accaparer la Grèce. Jusqu‘à présent la crise se matérialisait à nos yeux par ces innombrables constructions en jachères qui nous ont permis de comprendre nos premiers mots grecs: “à vendre”‚ “à louer”. Il y avait aussi ces immenses graffitis au rouleau qui clament: Rebellion‚ couchés les fascistes…Nous retrouvions les mots euro‚ G7… mais de grève ou manifestation point. Theodorakis dirait qu’il y a encore de la graisse et que c‘est ce qui explique le calme apparent. Sa fille se définirait comme une riche pauvre. Une possédante‚ ayant personnel de maison‚ incapable de payer ses impôts avec ses revenus‚ inquiète pour ses 4 enfants. Parallèlement‚ je lis parfois le blog greek crisis dont l’une des explications à la faible visibilité de la crise aux voyageurs que nous sommes est qu‘en cette saison les athéniens ont rejoint des parents sur les îles ou cherché refuge à l’étranger‚ pour un salaire certain à défaut d’être plus élevé. Malgré tout à Athènes la crise s‘incarne. La langue que nous ne possédons pas nous la partageons avec les nombreux immigrés africains que nous croisons et qui nous décrivent leur peur des crimes racistes‚ des policiers qui les permettent quand ils ne les commettent pas; avec les immigrés indiens qui parlent de magasins vandalisés. Alfredo que nous invitons un soir est prof de sciences politiques mais il navigue depuis quelques années entre des contrats précaires complétés par des boulots pour l’industrie touristique. Il nous parle de cette aube soit-disant dorée dont il craint la montée en puissance et qui a des racines dans la dictature des colonels. J’avais rencontré Alfredo à Francfort‚ il y a plusieurs années‚ alors qu‘il finissait u ne thèse enlisée à Paris. Après dix années passées entre la France et l’Allemagne il est revenu dans un pays qu’il n’a pas reconnu‚ enivré par le crédit et la consommation. Il se voyait alors tel le géologue observant une falaise‚ sachant qu’elle va s’écrouler. Il observe donc la crise avec distance mais aussi l’espoir d’un retour au réel‚ d’une éradication des hiérarchies‚ d’inventions populaires multiples prenant leur source chez les nombreux anarchistes d’Exarchia ou d’ailleurs qui inventent un autre présent. La crise finirait par nous impacter directement à Gytheio quand nous y apprendrons que le ferry hebdomadaire qui devait nous mener en Crète a été annulé‚ les marins n’ayant pas été payés ils refusent de travailler. Quitter Gytheio et cette immense bâche triomphante qui orne un balcon de la place centrale et dont le graphisme et les couleurs noires et rouges font clairement référence au nazisme. Je suis glacé. Il n’est pas nécessaire de posséder une langue pour comprendre la haine ou l’amour. Quitter Gytheio pour Elafonissos puis Cythère pour rejoindre la Crète. Retrouver le rythme du vélo. Mes jambes qui se tendent puis se contractent‚ le territoire qui défile avec ses oliviers noueux‚ la terre aride et rouge‚ les orangers‚ les citronniers qui ploient sous la charge des fruits‚ l’enivrante odeur des figuiers‚ les nèfles que l’on nous offre. Les routes sont peu asphaltées et de nombreux nids de poules les parsèment. Je crie “trou” pour Garance qui suit et qui le répétera à Agnès. Parfois Nathanaël‚ s’il ne dort pas‚ s’en mêle. Il crie “TROU”‚ qu’il y en ait ou pas dans une joie communicative. La terre est sèche‚ d’un côté la mer‚ de l’autre la montagne‚ d’où s’écoule de nombreux cours d’eau. Nous progressons lentement. Parfois le son d’un mégaphone prévient les habitants de la vente de patates ou d’oignons. Il y aussi les tronçons parcourus par des semi-remorques‚ la crainte que Garance ne chute… “KATO” hurle Nathanaël à l’attention des chiens qui nous poursuivent. Couchés les chiens! Une épicerie ouverte‚ nous faisons le plein de victuailles avant de chercher un lieu ou dormir. L’énergie de la rencontre‚ accepter l’inconnu‚ s’adapter. Etre à l’écoute de soi‚ des autres.
Rafaël