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@lesperegrinationsdumouton
“Sel régénérant. Protège votre machine et votre vaisselle des dépôts calcaires. C’est Machine qui va être contente !”
Tu sais bien, Machine, la connasse qui fait le ménage chez toi, qui élève tes mômes et que tu baises, parfois, celle qui gueule tout le temps parce que tu pisses à côté des chiottes. Ben voilà, tu lui achètes ça, là, et elle sera contente. Merci qui ?
Women are not the only ones being oppressed by advertising; the animals we exploit for their flesh, milk, eggs or skin are also being oppressed. Sexism and speciesism are two oppressions which follow a similar logic. They are therefore comparable. They do have their own specifics though and we cannot say they are the same - it is however interesting to point out how they meet.
We depict and use the bodies of women and animals as a means to our own personal pleasure. Carnosexism ranks women and non-human animals under the category “object”, and this designation has serious consequences: objects are seen as purely passive entities, mere tools to be used in a way which deprives them of any self-determination.
For carnosexism, an object is worth another; women are reduced to meat, meat becomes pornographic, and carnal, sexual or gustative pleasures are simply a purchase away…
We consume a woman in the same way that we enjoy a piece of meat.
Need we remind that women and non-humans exist for their own sake? Women were never meant for men just like non-humans were never meant for humans.
To justify appropriation and enslavement of an individual based on its species or its gender is to exercise an arbitrary and violent domination, which is in itself morally unbearable.
(Food truck in London)
Les femmes ne sont pas les seules à être opprimées par la pub ; les animaux non humains que nous exploitons pour leur chair, lait, œufs ou peau le sont également. Sexisme et spécisme sont deux oppressions qui répondent à des logiques similaires, et sont donc comparables. Elles ont évidemment leurs spécificités propres et on ne peut les réduire l'une à l'autre, toutefois il est intéressant de constater leurs convergences.
Nous représentons et utilisons le corps des femmes et des autres animaux comme des moyens au service de notre plaisir personnel. Le carnosexisme range les femmes et les animaux non humains sous la catégorie « objet », et cette assignation est lourde de conséquences ; qu’est-ce qu’un objet, si ce n’est un moyen au service d’une fin qui lui est extérieure, une pure passivité, un outil sur lequel nous avons tous les droits ? Pour le carnosexisme, un objet en vaut un autre ; les femmes sont des morceaux de viande, la viande prend des allures pornographiques et le plaisir charnel, sexuel ou gustatif est à portée d’achat… On consomme une femme tout comme on déguste un morceau de viande.
Faut-il le rappeler ? Les femmes et les animaux non humains existent pour leur propres raisons. Les femmes n'ont jamais existé pour les hommes, les animaux non humains n'ont jamais existé pour les humain-es. Justifier l'appropriation et l'asservissement d'un individu sur la base de son sexe ou de son espèce c'est exercer une domination violente et arbitraire, moralement insoutenable.
(Food truck vu à Londres)
artist: Lucy Gilkes
La dessinatrice Muriel Douru s'exprime sur la taxe rose : http://atelieraoutaparis.blogspot.fr/2015/11/bleu-vs-rose.html
Faut avouer que 15€ d'écart sur une chaîne hifi pour enfant selon qu'elle soit rose ou bleue, ça fait mal.
http://www.lesnouvellesnews.fr/comment-cinema-traite-personnages-feminins/
Pour une fois qu'il y a une explication positive à l'absence de femmes :)
“Étant donné que les hommes utilisent l’agression comme un moyen de maintenir leur statut social dominant, on pourrait considérer l’hostilité de ceux qui n’ont pas atteint ce statut à l’égard des femmes comme une manière de mépriser la performance féminine et réprimer la perturbation de la hiérarchie qu’elles représentent afin de conserver leur rang social.”
Datavision sur le viol.
Martin Gibert - Voir son steak comme un animal mort
J’ai écrit ce livre pour tenter d’éclairer ce point aveugle. Pour mieux saisir ce mur contre lequel bute la rationalité. Comment se fait-il que des personnes qui sont par ailleurs intelligentes, progressistes et sensibles aux injustices se crispent à ce point lorsqu’on évoque la souffrance dissimulée dans les rillettes ou le foie gras ? […] J’ai écrit ce livre parce que je me demandais si ceux qui luttent pour l’égalité ou contre les oppressions pourront encore longtemps ignorer le spécisme.
Si les banlieusards et les scarlas sont un peu en avance sur le harcèlement de rue, c'est que la harcèlement de bureau et le harcèlement de bar sont déjà pris. C'est qu'en fait, les banlieusards et les scarlas, on n'a pas trop envie de les voir ailleurs que dans la rue. Les banlieusards, les lascars et les ouaichs investissent l'espace qu'on leur laisse. Je ne dis pas que leur sexisme est moins grave ou moins violent. Je dis qu'il serait temps d'arrêter de ne parler que de celui-ci. Pendant qu'on s'acharne sur celui-ci, celui-là s'assied, déplie ses jambes et s'installe. [...] Qu'on se le dise une fois pour toute : Le harcèlement de rue n'a pas d'origine géographique, de religion ou de culture (à part celle du viol). Le harcèlement de rue est la conséquence du patriarcat. Et le patriarcat n'est pas défendu par les seuls banlieusards, mais par tous ceux qui croient et affirment qu'il est le fait des autres. Le patriarcat porte autant le costard-cravate Hugo Boss que le survêt Lacoste ou le jean Célio. Mais il semblerait qu'il soit plus aisé de se plaindre de l'autre que de l'un… Chères personnes anti-sexistes : subir une oppression ne devrait jamais être un prétexte pour en exercer une autre. Se révolter, c'est (très très) bien. Le faire avec intelligence et sans ethnocentrisme, c'est mieux. Bisous Source : http://clemmiewonder.tumblr.com/post/98134059269/du-caractere-polymorphe-et-multicolore-du-relou-en
http://penseravantdouvrirlabouche.com/2015/05/12/voir-son-steak-comme-un-animal-mort-entrevue-avec-martin-gibert/
Fatema Mernissi (arabe : فاطمة مرنيسي), née en 1940 à Fès (Maroc), est une sociologue, écrivaine et féministe marocaine. Elle écrit : «Puisque les femmes occidentales peuvent faire concurrence aux hommes pour le salaire, il faut créer un harem mental, un lieu privilégié où seul l’homme dispose d’une grande marge de manoeuvre: celui de l’aspect physique. Un homme peut développer sans problèmes un petit ventre rabelaisien, s’alourdir ici et là (…). Ses rondeurs sont signes de son pouvoir. De plus il peut vieillir sans complexes: des tempes argentées sont le summum de la séduction. Une femme qui fait la bêtise de ne pas teindre ses tempes blanches, s’épanouit en rondeurs, et se développe physiquement avec l’âge est la monstruosité même. » Fatema Mernissi rappelle que le combat des femmes est toujours d’actualité dans les sociétés du sud comme dans celles du nord.