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let's talk about Bridgerton tea, my ask is open
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Mahé (via <a href="https://vimeo.com/345516033
« Il y a des gens qui peuvent ĂȘtre ailleurs quand ils veulent, ils n'ont pas besoin de passeport. »
Jacques Prévert
âSachant qu'il n'est pas de causes victorieuses, j'ai du goĂ»t pour les causes perdues : elles demandent une Ăąme entiĂšre, Ă©gale Ă sa dĂ©faite comme Ă ses victoires passagĂšres.â
â Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe
Sous nos mĂȘmes amours
Plus lourdes que le monde
Nous traversons les jours
Comme une pierre lâonde!
Nous marchons dans le temps
Et nos corps éclatants
Ont des pas ineffables
Qui marquent dans les fables. . .
Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L'argile rouge a bu la blanche espĂšce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs!
OĂč sont des morts les phrases familiĂšres,
L'art personnel, les Ăąmes singuliĂšres?
La larve file oĂč se formaient des pleurs.
Charmes (1922), le CimetiÚre marin de Paul Valéry
Ne hĂąte pas cet acte tendre,
Douceur d'ĂȘtre et de n'ĂȘtre pas,
Car j'ai vécu de vous attendre
Et mon coeur n'était que vos pas.
Charmes (1922), Les pas de Paul Valéry
Et le dĂ©mon lui dit : donne-moi une preuve. Montre que tu es encore celui que tu as cru ĂȘtre.
âJe t'imagine . Je t'aime. Je te caresse. PrĂšs de toi, encore plus prĂšs⊠J'aime la nuit, avec toi, les lieux clos, les campagnes retirĂ©es, les bouts du monde, mais avec toi. Alors j'attends, avec patience ou avec rage, j'attends ces moments oĂč le monde se dĂ©peuple ,oĂč tout se tait , oĂč il n'y a que nous et ces chevaux noirs, tu sais .â
â Albert Camus Ă Maria CasarĂšs ,16 janvier 1950
âDans l'Ăąme un vide Ă©perdu vers toi qui m'apparaĂźt parfois comme un rĂȘve impossible, parfois vivant en moi comme ma propre chair. Dans le cĆur de la douleur, de la joie et une infinie reconnaissance. Quant au reste, je n'ose pas t'en parler, mais je suis dans un bien triste Ă©tat. Je te dĂ©sire , mon amour, du matin jusqu'au soir. Je ne sais pas ce que j'ai. Jamais je n'ai Ă©tĂ© ainsi et j'en ai mĂȘme un peu honte. Il paraĂźt qu'on s'habitue Ă la chastetĂ©.â
â
Maria CasarĂšs Ă Albert Camus , 14 janvier 1950
âBien sĂ»r je te ferai mal. Bien sĂ»r tu me feras mal. Bien sĂ»r nous aurons mal. Mais çà , c'est la condition de l'existence. Se faire printemps, c'est prendre le risque de l'hiverâ
â A. De Saint-Exupery - Lettre Ă N. Paley
âQuand on perd son amour, c'est qu'on a trop aimĂ© Qu'on s'est trop aimĂ© soi, soi dans l'autre opposĂ© C'est qu'on a trop aimĂ©, oui l'idĂ©e d'ĂȘtre aimĂ© Qu'on a aimĂ© l'amour, aimĂ© Ă s'aveugler Et qu'on n'a pas vu l'autre aller aimer un autre Et qu'on n'a pas vu l'autre Ă soi qui s'en allait SĂ»r l'enfer c'est les autres et l'enfer c'est t'aimerâ
â Saez - Quand on perd son amour
âMon amour j'ai pas su tenir Les promesses du devenir Un avec toi J'ai plus que moi-mĂȘme Ă qui dire Qu'il est triste mon triste empire Qu'il est triste sans toi Quel ocĂ©an vers quel abĂźme Dis-moi oĂč mĂšne ce chemin OĂč tu n'es pas Car si l'on ne meurt pas d'amour Je peux te dire qu'il est certain Qu'on meurt de toiâ
â Saez
âAu-delĂ dâune discipline saine, soyez doux avec vous-mĂȘme. Vous ĂȘtes un enfant de lâunivers. Pas moins que les arbres et les Ă©toiles. Vous avez le droit dâĂȘtre ici.â
â Jean dâOrmesson, Comme un chant dâespĂ©rance
âEt Ă lâaurore, armĂ©s dâune ardente patience, nous entrerons aux splendides villes.â
â Arthur Rimbaud, âAdieuâ â Une saison en enfer
âParmi tous les mystĂšres de la vie humaine, il en est un que jâai pĂ©nĂ©trĂ© : notre grand tourment dans lâexistence vient de ce que nous sommes Ă©ternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent quâĂ fuir cette solitude. Ceux-lĂ , ces amoureux des bancs en plein air, cherchent, comme nous, comme toutes les crĂ©atures, Ă faire cesser leur isolement, rien que pendant une minute au moins ; mais ils demeurent, ils demeureront toujours seuls ; et nous aussi. On sâen aperçoit plus ou moins, voilĂ tout.â
â Guy de Maupassant â Solitude (1884)
âCe n'est pas vrai que le cĆur s'use - mais le corps crĂ©e cette illusion. Ceux qui prĂ©fĂšrent leurs principes Ă leur bonheur, ils refusent d'ĂȘtre heureux en dehors des conditions qu'ils semblent avoir attachĂ©es Ă leur bonheur. S'ils sont heureux par surprise, ils se retrouvent handicapĂ©s, mĂ©contents d'ĂȘtre privĂ©s de leur malheur.â
â
Albert Camus - Carnets IIIÂ
English:â It is not true that the heart wears out â but the body creates this illusion. Those who prefer their principles over their happiness, they refuse to be happy outside the conditions they seem to have attached to their happiness. If they are happy by surprise, they find themselves disabled, unhappy to be deprived of their unhappiness. â Albert Camus,Notebooks Volume 3,tr. by Ryan Bloom
âCe qui compte c'est d'ĂȘtre humain et simple. Non, ce qui compte, c'est d'ĂȘtre vrai et alors tout s'inscrit, l'humanitĂ© et la simplicitĂ©.â
â
Albert Camus - L'envers et l'endroit
English:â What counts is to be human and simple. No, what counts is to be true, and then everything fits in, humanity and simplicity.â Albert Camus - Between Yes and No, from  Lyrical and Critical Essays, translated from the French by Ellen Conroy Kennedy