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Les tardigrades. Ils sont microscopiques et pourtant, ils survivent à des conditions extrêmes : au froid, au vide et même aux radiations. Et des chercheurs viennent de démêler les fils du mécanisme moléculaire qui leur autorise de telles prouesses.
Il existe plus de 1.200 espèces de tardigrades. Des d'invertébrés microscopiques -- ils mesurent moins d'un millimètre -- aux allures d'oursons qui vivent en milieu aquatique. Et certains vivent dans des conditions particulièrement rudes : exposition aux radiations ou à des produits chimiques toxiques, températures très basses, etc. Les chercheurs les qualifient d'extrémophiles.
Et aujourd'hui une équipe de l'université de Californie à San Diego (États-Unis) annonce avoir enfin compris comment ces minuscules créatures se protègent, notamment des radiations. Le mécanisme repose sur une protéine appelée Dsup pour Damage suppression protein. Une protéine qui s'est déjà montrée capable de protéger des cellules humaines contre les rayons X.
Pendant des millions -- voire des milliards -- d'années, la géologie a seule -- ou presque -- été responsable des perturbations d'ampleur survenues dans le cycle du carbone sur Terre. Aujourd'hui, des chercheurs montrent que les activités humaines sont également capables de perturbations susceptibles de mener à une extinction de masse.
Le Deep Carbon Observatory (DCO) est un projet international qui vise à mieux cerner le rôle du carbone sur Terre. Il rassemble un collectif d'un millier de chercheurs qui étudient le cycle du carbone, du plus profond de notre planète jusqu'à son atmosphère. Et le DCO vient tout juste de publier une série d'articles portant sur les perturbations observées dans ce cycle au cours de 500 derniers millions d'années.
Le saviez-vous ?
Le Deep Carbon Observatory (DCO) estime à 1,85 milliard de milliards de tonnes la quantité de carbone sur Terre. Seulement, 43.500 milliards de tonnes se trouvent au-dessus de la surface. Le reste est enfoui dans la croûte, le manteau et le noyau terrestres.
Selon les chercheurs, les échanges de carbone sont restés globalement stables durant toute cette période. Les émissions de gaz carbonique -- sous forme de monoxyde (CO) ou de dioxyde de carbone (CO2) -- par les volcans, notamment, sont équilibrées par le stockage dans les entrailles de la Terre, du côté des zones de subduction par exemple. Résultat : une atmosphère respirable et un climat propice au développement d'une riche biodiversité sur notre Planète.
Mais, de temps à autre, la mécanique semble se gripper. Un événement survient qui perturbe ce bel équilibre. Du dioxyde de carbone est alors rejeté en masse vers l'atmosphère, entraînant un changement climatique et, en général, une extinction de masse. Les chercheurs ont identifié quatre de ces événements au cours des 500 derniers millions d'années : des éruptions volcaniques pour la plupart, mais aussi l'impact, sur notre Planète, de l'astéroïde responsable de la disparition des dinosaures il y a 66 millions d'années.
SpaceX : Elon Musk fait l’éloge de Starship et promet la Lune et Mars
Starship Update
SpaceX, qui a terminé l'assemblage du prototype du futur système de transport spatial Starship, a profité de l'occasion pour faire le point sur l'état d'avancement de ce programme hors norme. Elon Musk avait donné rendez-vous samedi au pied du prototype MK1.
Souvenez-vous : le 28 septembre 2008, SpaceX réussissait le premier lancement d'un satellite par une société privée et entrait dans l'histoire de l'astronautique. Ce jour-là , un Falcon 1 mettait en orbite RatSat, un satellite inactif de 165 kilogrammes utilisé comme simulateur de masse lors du quatrième vol de ce lanceur, après trois échecs. Onze ans plus tard, SpaceX est devenu un acteur majeur de l'accès à l'espace et a révolutionné le transport spatial comme aucune autre entreprise privée ou publique ne l'avait fait dans des délais aussi courts. SpaceX a été créé en 2002 !
Samedi soir, sur son site de Boca Chica, au Texas, qui fait office de centre d'essai et bientôt de base spatiale, Elon Musk a fait le show, comme à son habitude et pour le plus grand bonheur de ses fans. Il a célébré cet anniversaire mais aussi la fin de l'assemblage du MK1, l'un des deux prototypes du Starship (le deuxième est en construction en Floride). Pour l'occasion, un étage récupérable du Falcon 9 avait été mis à côté afin de se faire une idée de la différence de taille entre les deux lanceurs.
Ce MK1 devrait réaliser un premier vol d'essai dans quelques semaines et un vol orbital d'ici seulement six mois. Elon Musk a également annoncé que, si tous ces essais se déroulent bien, un « premier vol habité est prévu dans le courant de l'année 2021 » et que le vol habité autour de la Lune du japonais Yusaku Maezawa et sa bande d'artistes est « toujours prévu pour 2023 ».
Évoquant le Starship, Musk a précisé que ce futur véhicule spatial « était le meilleur moyen pour coloniser Mars » et qu'il prévoit toujours une mission cargo vers Mars d'ici 2022, et une mission avec équipage en 2024 avec des dizaines de personnes à bord et plusieurs tonnes de matériel.
Le pari audacieux de SpaceX
Dévoilé lors du Congrès de l'Union astronautique internationale qui s'est tenu à Mexico en 2016, le Starship s'appelait alors l'Interplanetary Transport System, également connu sous le nom de Mars Colonial Transporter quand il était encore à l'état d'étude. Par la suite, ce véhicule changera de nom à deux reprises. Il sera renommé en BFR, que certains ont traduit par « Big Falcon Rocket », et d'autres par « Big Fucking Rocket ». En novembre 2018, Musk le débaptise une nouvelle fois (la dernière ?) et le rebaptise Starship. À chaque nouveau nom, le projet est remanié et subit un lifting qui concerne l'architecture du véhicule au niveau de la taille, de la performance et du nombre de moteurs notamment.
Dans sa dernière version, Starship désignerait le véhicule de transport spatial et l'étage supérieur du lanceur. L'étage principal de la fusée, c'est-à -dire le booster nécessaire pour échapper à l'attraction terrestre, s'appellera « Super Heavy ». Dans sa version habitée, il sera capable de transporter une centaine de passagers à destination de Mars -- ou d'horizons encore plus lointains -- en étant capable d'atterrir en rétro-propulsion. Ce futur véhicule, haut de 118 mètres, sera construit en acier inoxydable et inox, un choix intéressant pour sa réutilisabilité mais qui n'est pas nouveau. Les premiers étages des lanceurs Ariane 1, 2, 3 et 4 étaient également construits avec ces deux matériaux.
L'étage supérieur utilisera six moteurs Raptor tandis que l'étage principal en compterait jusqu'à 37. Le nombre de moteurs utilisé dépendra de la mission, ce qui signifie qu'il pourra varier d'un vol à un autre. D'après Elon Musk, chaque mission nécessiterait probablement au moins 24 moteurs. Le Raptor est un moteur très ambitieux dans sa conception et bien plus compliqué pour SpaceX à mettre au point que le moteur Merlin qu'utilisent avec succès les lanceurs Falcon 9 et Falcon Heavy. Il faut savoir que le Merlin est un moteur pré-développé par la Nasa, dérivé du X-43. Pour répondre à ses besoins, SpaceX l'a fait évoluer très progressivement avec une dizaine de versions différentes. À la différence du Merlin, qui fonctionne avec un mélange de kérosène et d'oxygène liquides, le Raptor utilise de l'oxygène et du méthane liquides, un mélange d'ergols dont la combustion n'est pas complètement maîtrisée.
Si, dans l'ensemble, ce système de transport spatial est techniquement crédible, quelques points durs persistent. Ils concernent essentiellement la récupération des deux étages, notamment l'étage supérieur annoncé comme très « challenging », tout comme le choix d'une coiffe qui s'ouvre et se referme. Concernant le bouclier thermique, perforé de petits trous, il s'agit d'un choix technologique inédit pour un équipement de retour d'orbite.
Cela dit, là où le bât blesse, c'est son utilité. Bien qu'il soit annoncé comme le futur système de transport spatial à tout faire de SpaceX qui, selon Elon Musk, pourrait réduire le coût des vols spatiaux de 100 à 1.000 fois en étant pleinement réutilisable, ce n'est évidemment pas tous les jours que SpaceX va signer des contrats commerciaux pour lancer 100 tonnes en orbite basse. À cela s'ajoute que, si demain, il existe un marché de cette nature, il ne fait guère de doute que New Glenn mais aussi ArianeGroup se positionneront. Certes, ce lanceur est censé remplacer la gamme des lanceurs Falcon, les capsules Dragon de transport d'astronautes et de ravitaillement ainsi que du transport terrestre de point à point en volant dans l'espace. Mais il n'est pas certain que cela suffise à le rentabiliser. C'est pourquoi SpaceX pousse la Nasa à se servir de son Starship en lieu et place du SLS. À suivre donc.
CE QU'IL FAUT RETENIR
L’assemblage du MK1, un des deux prototypes du Starship, est aujourd’hui terminé.
Les vols d’essais sont prévus pour débuter dans quelques semaines.
Le Starship devrait réaliser un vol habité dans le courant de l’année 2021.
C’est confirmé : la Terre était déjà habitée il y a 3,5 milliards d’années
La région de Pilbara (Australie) est célèbre pour ces stromatolites datant de 3,5 milliards d'années. Les premières traces de vie sur Terre ? Quelque 40 ans après leur découverte, des chercheurs viennent enfin d'en apporter la preuve.
Le Pilbara, c'est une région d'Australie occidentale. On y trouve des roches très anciennes et même -- les chercheurs le soupçonnaient depuis les années 1980 --, les plus anciennes traces de vie sur Terre. Des fossiles sous forme de stromatolites datant de quelque 3,5 milliards d'années. Les chercheurs le supposaient car jusqu'alors, ils n'avaient pu en établir la preuve formelle.
Ils avaient même été refroidis par la mésaventure arrivée à ces chercheurs qui pensaient avoir trouvé, il y a quelques années, des fossiles datant de 3,7 milliards d'années au Groenland. Des travaux ultérieurs avaient montré que ces fossiles n'étaient en réalité rien de plus que de banals vieux rochers.
Ces stromatolites contiennent des traces de matière organique
Mais cette fois, c'est confirmé. « Pour la première fois, nous sommes en mesure de montrer que ces stromatolites contiennent des traces de matière organique et des traces remarquablement bien conservées, qui plus est  ! », s'enthousiasme Raphael Baumgertner, géologue à l'université de Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie). Une preuve irréfutable de la présence, sur Terre, d'une forme de vie microbienne il y a au moins 3,5 milliards d'années.
À la recherche d’une vie extraterrestre
Pour ne laisser aucun doute, les chercheurs ont pris toutes les précautions. Alors que les stromatolites étudiés proviennent généralement de la surface et sont donc, de fait, très altérés, les géologues ont cette fois-ci prélevé des échantillons plus en profondeur. Ils les ont soumis à une batterie de tests et de techniques microanalytiques de pointe.
Résultat : les stromatolites se composent essentiellement d'une pyrite -- un minéral que l'on connaît mieux sous le nom d'or du fou -- criblée de pores nanoscopiques. C'est au cœur de cette pyrite que les chercheurs ont trouvé des inclusions de matière organique azotée et des filaments de matière organique ressemblant à des restes de biofilms formés par des colonies microbiennes.
Ces travaux apportent de nouvelles réponses à la question : comment la vie est-elle apparue sur Terre ? Et ils permettent aussi d'imaginer comment elle aurait pu apparaître sur d'autres planètes. Des chercheurs de la Nasa ont d'ailleurs récemment étudié le site de Pilbara afin d'en apprendre un peu plus en matière de signatures géologiques susceptibles d'indiquer la présence de stromatolites. Des connaissances qu'ils comptent appliquer à la recherche de traces de vie sur Mars.
CE QU'IL FAUT RETENIR
Des stromatolites vieux de 3,5 milliards d’années ont été découverts en Australie dans les années 1980.
Ils faisaient figure de plus anciennes traces de vie sur Terre.
De nouvelles analyses montrent enfin qu’ils contiennent bien de la matière organique.
(via Futura Planète)
Il avait d'abord montré son agilité en effectuant des saltos arrière et un jogging à belles foulées. Puis, il nous avait impressionnés en franchissant sans problème un parcours d’obstacles, sautant un tronc d'arbre ou gravissant des podiums. Aujourd'hui, le robot Atlas passe encore la vitesse supérieure en effectuant devant les caméras, un véritable enchaînement de gymnastique.
Boston Dynamics explique avoir mis au point de nouvelles techniques qui simplifient le processus de développement d'un tel enchaînement. Tout d'abord, un algorithme d’optimisation transforme les descriptions détaillées de chaque manœuvre en mouvements de référence réalisables de manière dynamique. Ensuite, Atlas suit les mouvements à l'aide d'un contrôleur prédictif qui apporte de la fluidité entre les différentes manœuvres.
Selon Boston Dynamics l'ensemble permet un enchaînement plus rapide mené avec un taux de réussite d'environ 80 %. De quoi mesurer une fois encore les progrès accomplis depuis la première version d'Atlas dévoilée en 2013.
En 2018, l’équinoxe de septembre marquant le début de l’automne dans l’hémisphère Nord, et le début du printemps dans l’hémisphère Sud, est officiellement le 23 septembre à 01 h 54 TU (03 h 54...
Si vous ne le saviez pas, il est maintenant l’heure de se préparer pour l’hiver. La terre à maintenant changer de phase et nous allons perdre beaucoup de luminosité. Je vous souhaite un très bel automne à tous !