Modes d’emploi fait les festivals : jour 2
Un 4 juillet chaud, humide (et donc collant) comme t’as pas envie de t’imaginer. Hop, on s’attrape deux cafés glacés et on part vers le premier site de la soirée : Scène Loto-Québec pour le Festival d’Été.
Dans l’indie pop, on touche quelque chose de très intéressant. Très beau clavier, par moments extrêmement rythmé. On apprécie également le son de la guitare qui vient nous chercher le rocker refoulé au creux du bedon. Ça sonne cru, ça sonne bien, ça sonne bon. Les gars sont détendus, ils prennent la scène sans se gêner, pis ça, on aime ça. Je sais pas pour vous, mais nous autres, voir des artistes avoir du plaisir à faire leurs performances, on trouve ça nécessaire et foutrement agréable!
(Crédit : Philippe Ruel, tous droits réservés au Festival d'Été de Québec)
On a besoin de quelqu’un pour réchauffer la foule? Band idéal! Avec la chaleur qui nous écrasait, on avait juste une grosse envie de kidnapper le groupe et de les installer sur un ponton en dérivant dans un excès végétatif avec une margarita dans les mains. Au moment où j’y rêve, le chanteur nous lâche avec une désinvolture douce comme l’odeur d’une grand-maman :
« I'm really bleeding, actually, but I don't feel it, because I love you ! »
Il parlait de son doigt ; un petit rien de bobo. Est-on charmé ? Je pense que oui !
Ok, premièrement, je veux avouer ici que je suis défait à tout jamais : le chanteur a une frise de dieu ! C’est dur à prendre, mais La(ma)Frise doit s’incliner devant la splendeur de la sienne. Au mouvement de la guitare, j’en avais la larme à l’œil.
(Crédit : Philippe Ruel, tous droits réservés au Festival d'Été de Québec)
Le son du band est frais, jeune. Ça rebondit : c’est l’image qui va le mieux à ce qu’on nous garoche dans les oreilles avec énergie. On touche quelque chose de plus punk/rock qu’avant, mais toujours dans une bonne dominance indie avec un fond électro. Projection de fou dans la voix du chanteur : on en parlait encore ce matin dans le salon. On saluera au passage le bassiste, qui, ma foi, était complètement en train d’électrifier Québec sur chaque note, et ce, du début à la fin.
 Toujours à la recherche de découvertes intéressantes, on ne prend pas le temps de coller plus longtemps à nos chaises et on saute dans nos espadrilles pour courir au Festival OFF, dans le complexe Méduse.
 MC Phylis et Maxime Robin
Dans une des ironies les plus grinçantes qu’on a vu, MC Phylis envoie un flow à la foule pour quelques minutes, devant une projection vidéo adaptée en direct à sa performance. Notre point fort ? Maxime Robin : celui qui fait ses beats. Le gars tient quelque chose, une recette gagnante. Du talent à un point où, finalement, on aurait aimé le voir un peu plus à l’avant.
Voilà qu’on coupe un peu la rythmique habituelle musicale par de l’improvisation. C’est pas moi pis mon collègue Beau-Tie qui allons nous plaindre !
On assiste à de la street impro : trois contre trois, aucunes règles. Dès le début, large dominance de l’équipe de Nicolas Drolet et Pierre-Olivier Grondin. Parlons-en, de ces p’tits gars. Dans Punch Club, eux, ils ont comprit le sens du punch. Et la raison pour laquelle ils font des buts comme ça en nous faisant éclater de rire, vous croyez ? Ce sont des joueurs constructeurs qui savent récupérer les situations de façon plus qu’adroite et souvent très payante. Vifs d’esprits, à l’écoute : on pouvait pas demander vieux !
Surprise, les minces ! Il était pas seul, notre bas-canadien de Eman. Oh non ! Ogden, Claude Bégin et Maybe Watson sautent tour à tour sur scène pour finir avec nos préférés d’amour : Alaclair Ensemble.
Plus besoin de les vanter, ceux-là . On se concentre sur nos mouvements de bassin saccadés. La musique nous tient, baby !
On vous donne des nouvelles bientôt pour le reste!Â
- LaFrise (et son Beau-Tie, compagnon festivalier)