Irina Akulenko - "Justice" from "Tarot - Fantasy Belly Dance" DVD - WorldDanceNewYork.com.
trying on a metaphor
PUT YOUR BEARD IN MY MOUTH
dirt enthusiast
Lint Roller? I Barely Know Her

No title available

No title available

#extradirty
Mike Driver
KIROKAZE

祝日 / Permanent Vacation
taylor price
DEAR READER

⁂
I'd rather be in outer space 🛸
Claire Keane
No title available
sheepfilms
Sweet Seals For You, Always
$LAYYYTER
d e v o n

seen from Canada

seen from United States
seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from Venezuela

seen from United States

seen from Malaysia
seen from Germany

seen from United Kingdom
seen from Israel
seen from Finland
seen from Georgia
seen from Türkiye
seen from Brazil
seen from United States
seen from Colombia
seen from United States
seen from United States
@moorgahn
Irina Akulenko - "Justice" from "Tarot - Fantasy Belly Dance" DVD - WorldDanceNewYork.com.
Le zéro absolu.
Que fait un zéro absolu de ses journées ? Il mange, dort, mange, dort. Il regarde son corps enfler, devenir difforme et mou, à l’image de son propriétaire. Une espèce de gélatine visqueuse et écœurante, le genre de truc qui colle sous la semelle de la chaussure et dont on aimerait bien se débarrasser.
Le zéro absolu coûte de l’argent au contribuable, notamment à ses parents, qui se tordent les mains tous les matins en se disant: « Mais mon dieu, qu’avons-nous fait pour mériter un zéro absolu pareil ?! ». Oui, parce qu’en plus d’être inutile, le zéro absolu dérange: il rend triste, consomme l’énergie et le temps des sujets, et n’est pas remboursé par la Sécu’. Vous vous imaginez, vous, vous pointer à la Caisse et dire : « J’ai un zéro absolu qui me pourrit la vie, et qui me coûte des ronds, je voudrais être remboursé ! ». Dommage pour vous, le zéro absolu n’est pas une paire de lunettes, et n’est pas reconnu par l'État en tant que handicap dans votre vie de contribuable. Un conseil, faites des manifs anti-zéro-absolu: « Non aux zéros absolus, oui à une vie tranquille ! »
Oh et puis en fait, le zéro absolu n’a même plus envie d’ironiser sur lui-même, qu’est ce que ça changerait ? Récapitulons: ne rien faire. Bon de temps en temps, se sentir coupable, ou seul, alors avaler la première boite de médicaments qui traîne, histoire de s’occuper et de pouvoir dire: « Je suis malade, je ne vais pas bien, vous comprenez ? ».
Mais quel drôle d’oiseau ce zéro absolu, non seulement il ne rend pas service, mais en plus il rajoute des embrouilles là où il n’y en a pas… Peine de mort ? Oui bon d’accord, c'est pas très très drôle ça. Mais. Aujourd’hui... Le zéro absolu a appris à compter jusqu’à un, une émotion renversante, le-premier-jour-du-reste-de-sa v..ù^$*xza..aaarg ?!.
Non, un raté est un raté, si il ne rate plus tout ce qu'il fait, il n’a plus de raison d’être un raté et... Ça le rend dépressif ! Vous voyez ce que je veux dire... ?
England: it was NOT my fault!
Germany: THEN WHO IS TO BLAME FOR THIS??? AND WHY DO I HAVE THE URGE TO SCRATCH MY EAR WITH MY FEET??
Iceland: Nor!
Norway: okay… I may have accidentally cited a spell that turned everyone in this room into a cat… but I blame Den for distracting me.
America: wait, why were you going magic- which I don’t believe in- in the first place??? And why is my cat version so fat??
England: truth hurts, love.
Norway: don’t worry, it’s going to be fine. We’re still missing one person from this meeting. We’ll just get that person to say the spell and we’ll be back to normal.
Russia: I don’t know, my cat self is warm- wait… BELARUS NO, UNSHEATHE YOUR CLAWS- GYAAAAHHH!!
China: which country’s not here yet? *licking his paws* oooh, I’ve always wanted to do this!
Japan: … nyaaa, oh no…
Greece: *opens the door* I’m sorry I’m late, there was traffic… in the sky. Planes are a very interesting… invention… wha…
England: Greece, there you are! *jumps on the table* *place paw on book* Can you please turn to Chapter 32 of this book and say the magic words so we can be humans again??
Greece: … *grabs the book*
France: quickly turn us back! I can’t manage my hair with my tongue! That’s disgusting!
Turkey: meow. I have a bad feeling about-
Greece: *yeets the book all the way to the Mediterranean Sea* … what book?
Everyone: …
Turkey: *claws out* YOU SON OF A-
Polar Bear and Cub cuddling
Pétale.
Peine et peine et sanglots S'en vont et voguent sur l'eau L'eau de la peine, l'eau du fardeau
Peine et peine et regrets Jouent dans la brume, feu-follets Brûlant dans le froid du secret
Peine et peine et silence Chantent l'ombre et l'absence A l'orée de matins qui dansent
Peine ô peine si vaine Accuse le poids de ses chaînes Tandis que la terre prie le ciel
Peine et peine et mémoire S'oublient dans la nuit noire Lorsque les chants de l'aurore Laissent du désert une rose éclore.
Commission for my friend of their amazing Rose lady Hyur~ ♥
Art by amber ye
Art by A A M
(Never)where ?
C’est un lieu étrange, personne n’y prête attention, et pourtant, il est partout autour de nous. Partout, et nulle-part. Il joue à cache-cache avec les mots, se glissant dans les conversations :
- Mais où tu étais ? - Nulle-part, je rêvassais.
Sans que l’on y prenne garde, il amène le paradoxe dans notre beau monde si cartésien. Car oui diable, comment ce nulle-part, immatériel et intemporel, peut-il donc exister ? Un joli tour de passe-passe, que tout un chacun exécute avec brio, sans même y penser, en buvant son café ou en s’habillant le matin.
Ce thème du « nulle-part » a été magistralement interprété par l’un de mes auteurs fétiches : Neil Gaiman, dans son livre « Neverwhere » (notez au passage le jeu de mot sympathique s’y glissant). Il en fit même bien plus que ça, jouant à son tour le magicien, faisant glisser la métaphore vers le réel, un réel bien plus riche et captivant que ce que nous nommons d’ordinaire « réalité ». Car c’est lorsque Richard Mayhew, dont l’existence morne semble réglée sur le modèle d’une horlogerie suisse, rencontre par hasard Porte, jeune femme étrange au nom tout aussi étrange, que sa vie bascule vers un univers foisonnant, riche de poésie, mais aussi de dangers.
Une porte donc, au sens tant littéral que figuré, ouvrant le sésame vers ce drôle d’endroit qui n’existe pas. Ici, chaque mot a un sens, bien réel, et le langage se fait labyrinthe, nous transportant dans les méandres et rebondissements d’une aventure aux multiples facettes, qui mènera Richard jusqu’aux portes… du Paradis ? Ainsi s’esquisse une « Cour des Miracles » toute baignante du célèbre « fog » londonnien, où l’on rencontre anges, troubadours, aventuriers, vampires, moines guerriers, et tant d’autres personnages inoubliables, dans ce « Londres d’en bas » où les lois de la physique et de la raison n’ont plus cours, et où les rats, oui ces petites bêtes insignifiantes peuplant nos égouts, font figure de grands sages. Un trait jaillissant, traversant littéralement et de manière fulgurante toute une existence, qui se lit et se relit sans modération. Bienvenue dans un monde où le bas est en haut, et où le haut est en bas ;).
- Mais où tu étais ? - Nulle-part, je lisais.
En passant, je vous invite à lire une (vraie) bonne critique de ce bouquin, qui assurément saura trouver place aux côtés de votre cheminée, c’est par ici que ça se passe: www.psychovision.net/livres/critiques/fiche/203-neverwhere .