Dans le couloir long et sombre A peine éclairé, sur un tapis de plumes blanches Un piano attend dans la pénombre Qu'une âme inspirée curieusement se penche Qu'un doigt noueux fasse pression sur une touche Noire, blanche, au fond qu'importe ! Pourvu qu'on chasse la poussière qui, couche par couche Vient peser sur le silence de ces longues années mortes. Tout ce qu'il attend, c'est quelqu'un qui sache s'y prendre Pour arracher un son de sa bouche aux commissures de cendre Faux, trop fort, discordant, mais pourtant suffisant A dessiner un sourire sur cette grise rangée de dents.
-- PAKA Daru Photo: Bubü















