Tant qu’il y a de la vie…
Et voilà. On est en 2020. Déjà.
Durant l’année passée, sur notre vieille planète, il faut bien dire qu’il y a eu bien peu d’améliorations et —malheureusement— bien des aggravations.
Chez les dirigeants du Monde, par exemple, la situation est vraiment grave. Avec Donald Trump, Kim Jong-un, Jair Bolsonaro, Xi Jinping, Recep Tayyip Erdogan, Boris Johnson, Vladimir Poutine, Bashar el-Assad, Mohammed ben Salmane, ou encore Rodrigo Duterte, Benyamin Netanyahou, Viktor Orban, les Mollahs iraniens, et j’en oublie certainement: on est sûr d’une chose, c’est qu’on est mal barrés et qu’on va droit dans le mur!
En Suisse, on espère une légère amélioration par le remplacement d’Ueli Maurer par Simonetta Sommaruga à la présidence de la Confédération. Mais certainement qu’Ignazio Cassis, notre sinistre Ministre des affaires étrangères, va continuer de détruire l’image d’une Suisse ouverte (au moins un peu), neutre (encore un peu), et humanitaire (de moins en moins). Il me fait honte.
Au Sahel, et principalement au Mali, au Niger et au Burkina Faso, le terrorisme islamiste est loin d’être éliminé. Rien qu’au Burkina que je connais le mieux, on compte plus de 700 morts en 2019, 560’000 déplacés intérieurs (selon le HCR), 1500 écoles fermées (donc au moins 150’000 élèves déscolarisés), et des attaques presque quotidiennes contre des forces de défense sous-équipées et mal préparées.
Sur le plan humanitaire, la migration fait toujours beaucoup trop de morts, et les Européens —Suisses inclus— continuent de mépriser le problème et ses acteurs, migrants comme secouristes. Chez ces derniers, un salut tout particulier à SOS Méditerranée et Médecins Sans Frontières qui font un travail courageux et impressionnant avec leur navire Ocean Viking. Merci à eux de contribuer ainsi à sauver l’honneur des gens de bonne volonté.
Quant au climat, il fait ce qu’il veut: inondations d’un côté, incendies de l’autre. Et cela ira de pire en pire, tant que les hommes n’auront pas décidé qu’il s’agit d’un problème majeur et urgent, et qu’il faut arrêter de gesticuler et enfin faire quelque chose de significatif…
Au vu de ce qui précède, ne nous reste-t-il qu’à baisser les bras et se résoudre à la défaite? Non, bien sûr! «Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir» dit la sagesse populaire. Il devrait y avoir sur Terre assez de gens sensés, épris de Paix et de Justice pour contrer les salopards qui détruisent l’idée-même d’Humanité.
Si Internet et les réseaux sociaux n’étaient pas surchargés de «fake news», de conneries et autres étalages d’egos, peut-être pourraient-ils être utilisés à unir les efforts de toutes ces personnes? Ce n’est hélas pas demain la veille et nous devrons donc nous contenter de modestes manifestations et de micro-solidarités locales. Que celles-ci se multiplient et éclairent 2020 et ce sera déjà un pas dans la bonne direction!
Cela dit, je vous souhaite une année 2020 pacifique et souriante, avec la santé, de la bonne humeur, des amitiés, des découvertes, des actions vers ou pour les autres… et que dans 12 mois on puisse mesurer les progrès et améliorations!
Lausanne, Suisse, le 5 janvier 2020
P.S.- Pour consulter les éditions précédentes de mes voeux (2003-2019!), voir sur mon site web.