Premier essai à l'argile, une petite "bonne femme", un grigris 🌄
Acquired Stardust
h

★
Not today Justin

No title available

tannertan36
Monterey Bay Aquarium

Origami Around
Xuebing Du
tumblr dot com
Three Goblin Art
noise dept.
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open

祝日 / Permanent Vacation

JVL
No title available
Today's Document
RMH

Kaledo Art

shark vs the universe
seen from Germany
seen from United States
seen from United States
seen from Argentina

seen from United Kingdom
seen from Morocco
seen from United Kingdom

seen from United Kingdom
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from Brazil
seen from United States

seen from Singapore
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from United States
@pox-cie
Premier essai à l'argile, une petite "bonne femme", un grigris 🌄
Je crois.
En quoi je ne sais pas.
Mais je sais,
Je sais que je Le sens.
Au plus profond de ma chair.
C'est une présence,
Une ombre derrière moi.
Une ombre qui pourtant m'enveloppe de sa lumière.
Je ne me sens pas apte, trop impure pour cela.
Et pourtant je crois.
Oui, je crois.
La langue d'acier me fait descendre dans ses tripes sales. À la fois brouhaha, à la fois bruit blanc, le métro deglutit l'âme de tous ces inconnus amorphes. Je suis l'un d'entre eux. Je ne sais pas pourquoi je m'obstine à m'accrocher aux rampes, tout en ressassant des visions de traces de pisse, de merde, de sperme, de milliards de doigts baveux et noirs de microbes qui les traversent toute la journée. J'espère avoir du désinfectant. Zéro identité dans cette vague de cadavres cafeinés jusqu'à la moelle, partis pour s'enterrer dans un bureau vide aux néons blanc violent, qui éclaire les pensées blafardes, et les rêves presque morts de chacun. Manger une tartine au gouda. Chier dans des toilettes à la propreté douteuse et se demander pourquoi bordel, les parois des WC dans les bureaux ne sont pas entièrement fermées. Prier pour que personne n'entre alors qu'évidemment, un collègue choisit ce moment parfait pour venir se laver les mains pendant 3h après avoir pelé une mandarine. Être inconfortable dans ses fringues, attendre que les autres êtres vivants de cet endroit maudit se barrent à la pause pour éviter la proposition indécente de les rejoindre. À leur retour entendre, d'une voix mi-joyeuse, mi-inquisitrice : "Hey t'étais où ce midi ? On ne t'a pas vu !" Et avoir envie de répondre : "Je chiais connasse, parce que tu me fais chier, ce job me fais chier, ma vie me fait chier." Mais se raviser et s'en sortir par une pirouette verbale quelconque qui justifie poliment que tu n'as pas envie de bouffer avec eux, ni avec personne. Et d'ailleurs angoisser chaque jour à l'idée de trouver l'excuse en question qui t'évitera de les rejoindre. Regarder du porno dans les toilettes quand il n'y a personne, puer un peu alors que normalement, on ne transpire jamais. Et finalement, finalement retrouver avec un pitoyable sentiment de libération, clopinant tel une bête blessée, la bouche de métro qui t'avale en sens contraire pour te gerber, comme tu gerbes ta journée, vers la route du terrier.
L'envie est là, puissante et profonde. Elle me lacère la chair. Et pourtant je ne suis même pas sûre que la piqûre entêtante me permettra d'oublier, de fuir. À moins d'une très grosse dose.
C'est bien la seule idée qui me fait sourire.
Un après midi passé à créer. Je crois bien que c'est la dernière chose qu'il me reste sur cette Terre. Et la seule chose que j'y laisserais.
Me voilà encore une fois mutique.
Mon café refroidit mais pourtant mon esprit bouillonne.
Tant de temps gaspillé,
Une relation de plus, gâchée, bafouée.
Je garde le silence, la tasse est quasiment froide maintenant.
Mais il faudra bien finir par lui dire.
Encore un ours en peluche.
La vie et l'amour m'ont tellement déçue que je préfère largement leurs compagnie à celle des autres humains. Pas de colère, de tristesse ou de déception.
Bienvenue à toi Boubou.
— Margaret Atwood, The Blind Assassin
Being a people pleaser is really a hard thing a person could have.
Je viens ici, parfois.
Je viens ici, souvent.
À la lisière entre ciel et terre,
A la limite entre rêve et réalité.
C'est ma façon d'explorer le monde.
Je suis une fille banale,
Mais avec ces artifices,
Je me sens enfin.. vivre ?
Même lorsque j'approche la Mort.
J'aurais aimé être de celle qui réussissent
De celle qui..
Qui quoi au juste ?
Non, en réalité j'aurais détester être l'une de ces filles, toutes lisses.
Trop lisses.
À 25 piges,
Avoir des gosses,
Une belle baraque,
C'est ça la réussite ?
Pas que j'aime ma vie misérable.
Sans attache, sans rien pour se raccrocher.
Sans bouée de sauvetage,
Mais tomber à l'eau,
Même sans savoir nager
Oh c'que c'est bon putain !
Je sais bien..
Je fais du mal,
Je fais du sale.
Mais...
Mais pour moi,
Bon Dieu ! C'que c'est bon !
Ils ont voulu me changer,
Tous autant qu'ils sont.
M'enlever à moi même,
Mais..
On ne change pas la nature profonde,
Même si elle est sombre..
On pourra pas remplacer cette poudre devenue liquide,
Elle coule dans mes veines,
Elle se dilue dans mon sang,
On ne fais plus qu'un.
Elle seule partage mes nuits,
Elle seule partage mon lit.
Elle me rends visite,
Dans mes rêves,
En en faisant un paradis onirique.
J'ai jamais voulu être lisse.
J'aime être compliquée,
La vie l'est.
J'ai mes bosses, mes cicatrices internes,
Et celle que l'ont peux voir.
Si ça plaît pas...
Rien à foutre !
J'ai rien demandé à personne.
J'ai pas demandé à naître ici,
Alors ne m'imposer pas une façon de vivre,
Encore moins une façon de mourir !
Connaître le pire, fait taire la peur –
Emily Dickinson, Poésies complètes (1862)
VO: To know the worst, leaves no dread more –