Les bandits individualistes
" Le mal a gagné les avenues d'Italie et de Choisy, le boulevard Masséna, le
Brouillard au pont de Tolbiac, Léo Malet, 1956

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Les bandits individualistes
" Le mal a gagné les avenues d'Italie et de Choisy, le boulevard Masséna, le
Brouillard au pont de Tolbiac, Léo Malet, 1956
Forever young fucking bitches!!!
Spring breakers, Harmony Korine, 2013
Mignonne allons voir
Exposition Daisuke Ichiba jusqu'aù 7 juin à l'Arsenic galerie.
http://www.arsenicgalerie.com/index.html
T.B. Sheets, Van Morrisson
町田町蔵 × 戸井十月 戸井十月 泉谷しげる × 石井聰亙(岳龍)
Machizo × Jugatsu toi Jugatsu toi Shigeru izumiya × Sogo ishii(Gakuryu)
爆裂都市 BURST CITY, Sogo Ishii, 1982
「地底探検」SFこども図書館(1976)
ベルヌ作 / 久米元一 訳
Voyage au centre de la Terre, Jules Verne
illustration: Keiichi TANAAMI
Ce nom qu'il haissait comme une insulte
J'ai 11 ans quand New York reprend le gamin de Hell's Kitchen. J'ai 11 ans et je ricane sous la pluie. Daredevil est sur le terrain de jeu, sa matraque de flicard dans un vestiaire, une pluie d'acide dans les yeux et son amour pour le démon dans les entrailles. Maman n'est pas encore Maggie. Papa est mort un pistolet enfoncé dans la bouche, déjà le goût du suicide n'est pas loin. J'ai 11 ans et 150 pages des traumas d'enfance de Matt me marquent au fer rouge.
Daredevil, l'homme sans peur, Frank Miller & John Romita Jr, Bethy (1997)
My angel, Archie Shepp, Blasé (1969)
Vocal - Jeanne Lee
La mort d'Elektra, Frank Miller & Klaus Janson (1987)
A Woman Under the Influence, John Cassavetes (1974)
B.O de The hot spot de Dennis Hopper (1990) avec de John Lee Hooker, Miles Davis, Taj Mahal et Roy Rogers.
Les raisons d'un manque
Hectopascal de Torû Kamei, 2009
Crazy thunder road, Sogo Ishii, 1980
Le trimard
" C'est un récit bien banal et j'espère qu'on lui reconnaîtra à tout le moins les mérites qu'on reconnaît d'ordinaire à un journal de voyage. Je puis encore ajouter ceci : " Voilà le monde qui vous attend si vous vous trouvez un jour sans le sou. " Ce monde, je veux un jour l'explorer plus complètement. J'aimerais connaître des hommes comme Mario, Paddy ou Bill le mendiant non plus au hasard des rencontres, mais intimement. J'aimerais comprendre ce qui se passe réellement dans l'âme des plongeurs, des trimardeurs et des dormeurs de l'Embankment. Car j'ai conscience d'avoir tout au plus soulevé un coin du voile dont se couvre la misère. Je tiens toutefois à souligner deux ou trois choses que m'a définitivement enseignées mon expérience de la pauvreté. Jamais plus je ne considérerai tous les chemineaux comme des vauriens et des poivrots, jamais plus je ne m'attendrai à ce qu'un mendiant me témoigne sa gratitude lorsque je lui aurai glissé une pièce, jamais plus je ne m'étonnerai que les chômeurs manquent d'énergie. Jamais plus je ne verserai la moindre obole à l'Armée du Salut, ni ne mettrai mes habits en gage, ni ne refuserai un prospectus qu'on me tend, ni ne m'attablerai en salivant par avance dans un grand restaurant. Ceci pour commencer. " George Orwell Dans la dèche à Paris et à Londres, George Orwell, traduit par Michel Pétris, éditions Ivrea (paru en 1933)
We live together we die alone
Mondo cane, Paolo Cavara, Gualtiero Jacopetti et Franco Prosperi, 1962
Avant le dérangeant Africa addio (1966) des mêmes auteurs, Mondo cane est la pierre fondatrice du mondo. Genre qui verra sa fin avec le mythique film Cannibal holocaust de Ruggero Deodato en 1980 et qui verra défiler des noms illustres comme ceux de Chris Marker ou encore Chabrol. Cantonné à un mauvais sous genre de cinéma d'exploitation le mondo des premiers films est aussi un formidable rêve de gosses, deux amis partant pour l'inconnu (en l'occurence et pour l'époque : l'Afrique); des Bob Morane filmant les prémices d'une société du spectacle, confrontant le spectateur à une violence qui lui est inhabituelle, sans artifices et le gargarisant d'une réalité dérangeante. Entre néoréalisme italien (dont ils se font les contestataires) et Jean Rouch, le regard de deux fêlés en Afrique. A lire aussi le livre de deux esthètes du mondo, Sébastien Gayraud et Maxime Lachaud (que j'ai eu la chance de voir en conférence), Mondo movies reflets dans un oeil mort.
Mondo cane, Paolo Cavara, Gualtiero Jacopetti et Franco Prosperi, 1962