Nouveau tumblr :
carnetdenotesdeneptune.tumblr.com
Phantogram Three
hello vonnie
Sweet Seals For You, Always
No title available
đ©” avery cochrane đ©”

Discoholic đȘ©
art blog(derogatory)
2025 on Tumblr: Trends That Defined the Year

No title available

tannertan36

bliss lane

#extradirty
đȘŒ

pixel skylines
The Bright Sessions
đ
Fieri Frames
Show & Tell

Game Changer & Make Some Noise
sheepfilms

seen from Japan
seen from Iraq

seen from Chile
seen from United States
seen from TĂŒrkiye

seen from United States
seen from Russia

seen from Australia

seen from Bangladesh

seen from Ecuador
seen from Brazil
seen from Ecuador
seen from Brazil
seen from Vietnam
seen from Saudi Arabia

seen from United States
seen from Poland
seen from Poland

seen from Malaysia
seen from Kenya
@queeretiromanciel
Nouveau tumblr :
carnetdenotesdeneptune.tumblr.com
Pour les travailleurs et travailleuses du sexe aussi, lâhabiletĂ© dâĂ©voquer et de contenir lâĂ©motion dans la transaction commerciale peut ĂȘtre expĂ©rimentĂ©e en tant quâoutil utile dans le maintien dâune distance professionnelle plutĂŽt quâen tant que perte du soi. [⊠L]a performance de travail Ă©motionnel ne peut ĂȘtre rĂ©duite Ă un « abus de sentiment » ; elle est expĂ©rimentĂ©e en des termes plus complexes contribuant Ă un sens dâun soi composite [multiply-positioned self]. [âŠ] Une fois que le sexe et lâĂ©motion ont Ă©tĂ© dĂ©lestĂ©s de leur relation prĂ©sumĂ©e unique Ă la nature et au soi, il ne sâensuit plus automatiquement que leur aliĂ©nation ou commodification soit simplement et nĂ©cessairement destructeur. (Chapkis, 1997, 75-76) [...] Câest ainsi quâil est possible, pour plusieurs travailleurs et travailleuses du sexe, dâaccomplir une mise en scĂšne ou un geste sexuel sans ressentir ni dĂ©sir, ni dĂ©goĂ»t, tout comme ce serait le cas de tout autre geste banal. Il sâagirait simplement dâaccomplir une tĂąche sans mettre sa propre sexualitĂ© en jeu. Autrement dit de prĂ©senter un soi de travail, sans que cela ne nuise au fonctionnement de sa sexualitĂ© dans des contextes personnels, Ă travers lesquels il demeure possible dâexprimer un autre soi, plus personnel (Zatz, 1997).
COMTE Jacqueline, "Stigmatisation du travail du sexe et identité des travailleurs et travailleuses du sexe", Déviance et Société, 2010/3 Vol. 34, p. 439. (via http://feminismeetputerie.wordpress.com/)
Nous nâavons plus dâhumour. Nous nâavons plus de patience. Jâinvite chaque meuf qui se trouvera confrontĂ©e Ă la validation masculine dans lâespace public, aux remarques, aux insultes, aux gestes ou aux discours dĂ©placĂ©s Ă rĂ©pondre. Câest une invitation, pas une injonction. Il faut juger de la situation, de son danger potentiel, et de sa force. Nous ne sommes pas obligĂ©es dâĂȘtre fortes. Mais si un jour, tu te trouves forte, si un jour, ta voix peux hurler, si tu peux gueuler partout dans la rue, si tu peux effrayer tous tes voisins voyageurs en hurlant, si tu peux rendre les coups, si tu peux mettre des pains, si tu peux cracher, si tu peux dĂ©chirer, si tu peux rĂ©pondre, fais le. Ne nous laissons plus faire. Ne supportons plus une seule parole, un seul geste contre nous dans lâespace public. Ne supportons plus un seul geste, une seule parole contre une autre femme, quelque soit son apparence, dans lâespace public. Intervenons. Solidarisons nous. Parlons nous dans les trains, dans les bus, dans les RER, dans les salles dâattentes. Regroupons nous. Il faut que la peur change de cĂŽtĂ©. Il faut que la honte change de cĂŽtĂ©. Il faut que nous nous battions. Il nous faut sortir les couteaux.
Daria Marx (http://dariamarx.com/2014/03/29/remy-gaillard-sortir-les-couteaux/)
J'le sais et j'm'en tape
clemmiewonder:
Chers messieurs,
Ce message sâadresse Ă vous, que nous soyons amis, collĂšgues, parfaits inconnus, amants, ex amants, collaborateurs, ou vagues connaissances.
Inutile de me dire que vous me prĂ©fĂ©rez en jupe quâen pantalon, avec les cheveux longs quâavec les cheveux courts et le poitrail moulĂ© plutĂŽt que dissimulĂ©.
Je sais que tu préfÚres quand je tendes vers Beyoncé plutÎt que vers Oprah, vers J-Lo que vers Balasko.
Si une fois de temps en temps je sors sapĂ©e comme une concierge sexagĂ©naire, câest juste quâune fois de temps en temps, je supporte lâidĂ©e de ne pas vous faire bander. Câest peut-ĂȘtre mĂȘme quâil mâarrive de moins me prĂ©occuper de mon degrĂ© de dĂ©sirabilitĂ© que de⊠nâimporte quoi dâautre, en fait. Une fois de temps en temps, ressembler de prĂšs ou de loin Ă une personne susceptible de vous Ă©moustiller mâimporte Ă peu prĂšs autant que la couleur du premier chapelet de Christine Boutin.
Il est donc inutile de me faire remarquer quâaujourdâhui je suis moins jolie quâhier, moins fĂ©minine, moins en robe ou moins au goĂ»t de votre bas-ventre. Ă la place, contentez-vous de ne pas avoir envie de moi et de tracer votre chemin en fermant bien votre gueule.Â
Si jâai besoin de votre avis, je sais oĂč vous trouver. Si je ne vous demande rien, câest que je nâen ai rien Ă secouer.Â
Prenez-en note.
Bisous bisous.
Cette conversation n'aura jamais lieu #5
clemmiewonder
- Bonsoir mademoiselle.
-Ah, enfin! Bon, on fait comment, on va oĂč ?
- Hey, doucement jeune fille⊠Je voulais juste te proposer un verreâŠ
- Jâai pas soif, merci. Tâas une voiture ?
- On peut peut-ĂȘtre commencer par faire connaissance, non ? Comment tu tâappelles pour commencer.
- Câest bon, ça fait 1h que toi et ton pote vous matez toutes les meufs qui passent la porte du bar comme je regarde les plats chez le traiteur chinois : « lequel jâme fais ce soir ? jâai une de ces dalles ! » Et ça fait au moins 10 minutes que tu regardes dans ma direction. En mĂȘme temps, je suis sapĂ©e comme un tapin bulgare et jâai un corps de malade. Me mater, câest limite de la politesse. Jâai eu un peu peur que tu viennes pas mâaccoster, tâas mis le temps quoiâŠ
- En mĂȘme temps, les meufs comme toi, on sait dâavance quâon a aucune chance. Et puis tu mâas pas vraiment lâair dâĂȘtre le genre timide, tâaurais dĂ» faire le premier pas.
- Je suis pas timide, mais me prendre un rĂąteau, ça me rend malade⊠Tu vois, rien que dâen parler jâai envie de me suicider, vite fait. Bon, donc⊠voiture, pas voiture ?
- Putain, câest chelou, ton attitude lĂ Â !
- Quoi ? Parce que je fais pas la pucelle ? Parce que jâattends pas dâavoir bu ton SMIC pour accepter dâmâallonger ?
- Avoue quâcâest rare les meufs qui font ça. Surtout les meufs comme toi. Ce sârait un boudin, jâme dirais elle est dĂ©sespĂ©rĂ©e, mais normalement, une meuf de ton genre, faut envoyer du lourd pour rĂ©ussir Ă lâemballer. Tâes mĂȘme pas bourrĂ©e !
- Ok⊠Je te propose quâon baise tout de suite et toi tu me fais la conversation⊠Ca commence Ă ressembler Ă un rĂąteau⊠Jâme sens pas bien. Soit on y va tout de suite, soit⊠Bon, ça va, jâcommande un truc. Tu prends quoi ?
- âŠ
-Deux mojitos SVP
Deux demis mojitos plus tard
- Bon, maintenant que je connais ton prĂ©nom, tu peux me dire⊠Câest quoi le vice ?
- Je comprends pas ta questionâŠ
- Je me dis, dans le meilleur des cas, tu veux te venger dâun mec, le rendre jaloux. Dans le pire des cas, tu veux te venger des mecs en gĂ©nĂ©ral, me planter un pieu dans le cĆur, ou mâarracher les couilles.
- Ăa te vient pas Ă lâidĂ©e que jâai juste envie de baiser? Tâes bien foutu, tâas une jolie gueule, tu cherches un plan cul pour la soirĂ©e⊠tâes lĂ .Â
- ⊠Et pourquoi moi ? Jâsuis sĂ»r tu peux pĂ©cho qui tu veux. Il y a des mecs, dans le bar dâĂ cĂŽtĂ©, ils sont blindĂ©s de tunes, bien sapĂ©s⊠Plus le genre de mecs quâon imagine avec toi tu vois.
- Je connais le bar dâĂ cĂŽtĂ©, je connais les mecs du bar dâĂ cĂŽtĂ©. Ăcoute-moi. Jâai pas envie quâon mâĂ©crive des poĂšmes ce soir. Jâai pas envie quâon me regarde dans les yeux et quâon me dise que je suis belle. Je sais que je suis belle, câest les deux heures que jâai passĂ©es dans la salle de bain qui me lâont dit.  Tu vois, tout ce quâon tâa appris sur les femmes et sur comment en mettre une dans son lit ? La faire rire, la traiter comme un reine, lui payer tout ce quâelle veut. Si câest vrai, la plupart du temps, câest parce quâon dit aux femmes, depuis quâelles sont filles, quâun mec qui ne les sĂ©duit pas, ne leur promet pas la lune et ne leur paie pas tout ce quâelles rĂ©clament est fatalement un mauvais coup. âMens moi correctement, et peut ĂȘtre que je te sucerai la biteâ
"En vĂ©ritĂ©, jâen ai plus que ma claque de devoir taper des pauses de meuf inaccessible Ă qui il faut bien se vendre pour quâelle Ă©carte les jambes. Je pense que jâen ai juste marre dâĂȘtre prise pour une conne. Si tu veux quâon fasse connaissance, on discutera sur la route, ou tu me rappelleras⊠Mais ce soir, il est clair quâon a juste envie de sexe, lâun comme lâautre. Je sors pas du couvent, je peux entendre des choses telles que « jâai trĂšs envie de baiser, tu sembles ĂȘtre la partenaire idĂ©ale, quâen penses-tu ? ». Jâen ai marre de cette idĂ©e que le sexe est une rĂ©compense, pour le mĂąle, et quâil doit la mĂ©riter en faisant bien le lover, comme il lâa vu dans les sĂ©ries amĂ©ricaines, et que la fille est une proie frigide Ă qui il faut bien faire lâarticle pour quâelle consente Ă se mettre Ă quatre pattes. On ne me vole rien quand on me baise.
"Jâai lâimpression quâil faut toujours procĂ©der comme dans un Ă©change mercantile. Dâabord lâhomme me vend du rĂȘve, et sâil le fait bien, je le paie avec mon cul. Et si je vends bien mon cul, il continuera de me vendre du rĂȘve aprĂšs avoir joui.
"Fuck tout ça. On va chez toi, et on verra bien, aprÚs, si on a envie de discuter ou de se payer des verres.
- Et dis moi, juste⊠Tâas jamais peur quâen faisant ça, on te prenne pour une⊠salope ?
- JâespĂšre que tu me prendras pour une salope, une grosse, grosse salope, au moins aussi longtemps que je serai dans ton plumard. AprĂšs, jâespĂšre que tâes assez intelligent pour avoir compris tout ce que je viens de te dire. Si tu lâas compris, tu ne me prendras pas plus pour une salope que si jâavais fait semblant dâhĂ©siter pendant deux heures avant dâaccepter de te suivre. Si tu ne lâes pas, ça veut dire que tu es con, et câest tant pis pour toi. JâespĂšre juste que tâas un bon coup de rein et que tâes endurant, parce que je me contenterai pas dâun rapide slow Ă lâhorizontale.
-Tu sais quoi⊠Je crois que jâaime ton style. Pas besoin de ma caisse, jâhabite en face.
Ils vĂ©curent heureux et eurent beaucoup dâenfants, mais pas ensemble
Eh connard ! C'est à toi qu'j'parle, dis-moi tu t'reconnais ? Directeur de centre et d'maisons d'enfants, eh ! Laisse-moi rigoler ! Celui qui sait tout et c'est surtout pour détruire les gamins ou l'espoir des parents, connard, personne ne peut prétendre demain ! Eh connard ! C'est à toi qu'j'parle, et j'ai pas oublié, t'inquiÚte, ni tes coups d'pute ni tes belles paroles qui finalement rackettent le peu d'espoir qui reste quand toi tu dis qui y en a plus.. Moi j'm'en fous, j't'ai jamais écouté, mais ma mÚre elle t'a cru. [...] Eh connard ! Trop facile de faire gober des neuroleptiques à des p'tits teigneux devenus légumes par ta camisole chimique. Eh connard ! A tes yeux on était quoi tous ? Juste d'la mauvaise graine, hein ? Que t'écrasais histoire que rien ne pousse. Avec fourberie. DeuxiÚmement, à charge de revanche, tu peux toujours prier ton diable pour qu'aucun d'entre nous se venge.
Keny Arkana, Eh connard
"Je crois que câest bien de rĂ©flĂ©chir au fait que les implicites profitent Ă ceux pour qui la relation est moins centrale, et que ce nâest pas forcĂ©ment trĂšs cool. Au lieu de ressortir le couplet sur la libertĂ©, peut-ĂȘtre pouvons-nous reconnaĂźtre quand on a tirĂ© avantage dâune situation implicite, et on pourrait ĂȘtre rĂ©aliste sur le manque de clartĂ© initiale de la situation, plutĂŽt que de faire croire Ă quelquâunE quâil/elle essaie de sâapproprier notre ĂȘtre, tel un possessif qui nâa pas encore dĂ©construit son rapport aux autres."
http://negreinverti.wordpress.com/2012/05/19/jemmerde-votre-liberte-2/
Brut.
willwebefreeatlast:
Mon fĂ©minisme Ă©tait dâabord dormant. Il nâavait pas de nom, il Ă©tait dâabord planquĂ©, il Ă©tait refoulĂ©, il Ă©tait hĂ©sitant, prĂ©sent mais camouflĂ©, voulant se conformer aux injonctions de la sociĂ©tĂ©. Je voulais ĂȘtre apprĂ©ciĂ©e, pas dĂ©testĂ©e, je voulais me fondre dans le moule, sans faire de vagues, rester dans le rĂŽle dĂ©diĂ©e en tant que femme noire ronde â la meilleure amie/entremetteuse/second rĂŽleâ. Le seul bruit que lâon devait entendre de moi Ă©tait une rĂ©plique destinĂ©e Ă faire rire, ou une phrase qui conseillait. Second rĂŽle, toujours.Â
La place du second rĂŽle. Frustrante . Epuisante. Triste. Lâimpression dâĂȘtre constamment sur le banc de touche, en retrait, de ne pas ĂȘtre totalement Ă©panouie.Â
Et un jour. Mon fĂ©minisme est nĂ© de la rencontre entre mes convictions, profondĂ©ment ancrĂ©es, de ma soif de libertĂ© et de ma volontĂ© de mâassumer. De la volontĂ© de mâaimer pleinement. Je voulais ĂȘtre libre de mâaimer comme jâĂ©tais, femme noire et ronde. Je voulais.  avoir lâaudace dâexiger au monde de mâaccepter et de mâaimer comme jâĂ©tais. Je voulais avoir lâaudace au monde de dire que jâĂ©tais heureuse comme jâĂ©tais, et de me battre pour pouvoir Ă le crier tant quâon me niera ce droit. Plus jâapprends Ă mâaimer, plus les tentatives de me rabaisser, me discriminer, de poursuivre dans un systĂšme qui veut me maintenir la tĂȘte dans lâeau pour ce que je suis, me sont insupportables.
Haha, jâai envie de me cabrer comme un cheval sauvage quâon veut dresser (pas dâautres images).
Mon fĂ©minisme est bouillonnant , il est intenable, il est brut, il ne transige pas avec lâĂ©galitĂ©. Jamais. Mon fĂ©minisme est noir, il est intersectionnel.Â
Mon fĂ©minisme me prend au coeur, me prend au tripes, il me sert la gorge, me donne mal Ă la tĂȘte, me fait rĂ©flĂ©chir encore et encore, il me confronte Ă mes propres fragilitĂ©s, mes propres erreurs, failles et privilĂšges.
Mon féminisme est amour. Mon féminisme est espoir.
Cocorosie & Antony, Beautiful Boyz (chords)
Intro: Dm Em7 F7 Am  Dm      Em7
born illegitimately
F7Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Am
to a whore most likely
Dm          Em7
he became an orphan
F7Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Am
oh what a lovely orphan
      Dm           Em7
he was sent to the reformatory
F7Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Am
ten years old was his first glory
Dm                  Em7
got caught stealing from a nun
F7               Am       Â
now his love story had begun Dm Em7 F7 Am
 Dm             Em7
thirty years he spent wandering
 F7                Am
a devilâs child with dove wings
Dm        Em7
he went to prison
  F7                  Am
in every country he set foot in
Dm             Em7
oh how he loved prison
F7Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Am
how awfully lovely was prison Dm Em7 F7 Am
 Dm                 Am
all those beautiful boyz
Dm                       Am
pimps and queens and criminal queers
Dm                 Am
all those beautiful boyz
Dm                  Am
tattoos of ships and tattoos of tears Dm Em7 F7 Am
   Dm                Em7
his greatest love was executed
   F7             Am
the pure romance was undisputed
 Dm                Em7  Â
angelic hoodlums and holy ones
 F7                Am
angelic hoodlums and holy ones Dm Em7 F7 Am
Dm                 Am
all those beautiful boyz
Dm                       Am
pimps and queens and criminal queers
Dm                 Am
all those beautiful boyz
Dm                  Am
tattoos of ships and tattoos of tears
Je serais ravie de savoir pourquoi le cĂ©libat et la monogamie n'ont jamais Ă©tĂ© considĂ©rĂ©s comme des paraphilies, maladies ou troubles mentaux alors qu'ils contreviennent aux lois de la "nature". [...] La monogamie, la jalousie et le cĂ©libat tuent. Que je me montre nue, que je prenne une raclĂ©e de temps Ă autre au lit ou que je ne sois parfois pas branchĂ©e pour me dĂ©finir homme ou femme, cela ne tue personne, je ne ferais mĂȘme aucun mal si on ne nous mettait pas tant de merde dans la cervelle, si beaucoup de gens n'avaient pas gobĂ© cette histoire du droit Ă ne pas voir et s'ils s'occupaient plus Ă vivre leurs vies et Ă nous laisser vivre les nĂŽtres.
Diana J. Torres, Pornoterrorisme, p. 144-145.
Et si nous foutons le feu Ă tous les théùtres de la ville bourrĂ©s de fabricants dâopinions et de bouffeurs de bites, si nous foutons le feu Ă toutes les librairies vendant de la merde fraĂźche pour grands lecteurs dĂ©primants, si nous foutons le feu Ă toutes les galeries dâart remplies de mecs faisant des Ćuvres dâart en tant quâartiste et non en tant quâhommes, si nous foutons le feu Ă tous ces dĂ©chets, nous provoquerons un lever du jour gigantesque, parfois lorsque tu vois lâĂ©clat du feu tu crois que le jour se lĂšve, cela mâest arrivĂ© une fois, je pensais que le jour se levait et câĂ©tait le feu. Je veux foutre le feu au monde avec une Ă©charde.
Angélica Lidell
crackrockmountain:
Hier, aprĂšs une (trop) longue journĂ©e, jâai vĂ©cu un moment assez dĂ©sagrĂ©able dans le mĂ©tro.
Je venais dâentrer dans la rame, jâĂ©tais encore debout dans lâattente de trouver une place assise et je tentais de reprendre mon souffle en mâaccrochant tant bien que mal Ă la barre pour ne pas dĂ©faillir (mes poumons ayant la taille dâune demi-cacahuĂšte fourrĂ©e Ă la nicotine, il mâen faut peu). Je nâai donc pas fait attention au quadra lambda qui se tenait juste derriĂšre moi - dâhabitude, quand câest bondĂ©, je fais gaffe, rapport au nombre de chacals qui se frottent Ă mon cul sous prĂ©texte quâon est trop serrĂ©s et que âoops, le mĂ©tro a pilĂ©, lolâ - mais lĂ , il y avait suffisamment dâespace pour que jâĂ©teigne mon radar et que je me concentre sur ma respiration.
Du coup, lorsquâil a fait mine de se baisser pour ramasser un truc par terre, jâai pas rĂ©agi. Et câest ainsi que jâai senti ses doigts se faufiler sous ma jupe et sâenfoncer dans mon entrejambe, Ă travers mes collants.Â
Comme Ă ma triste habitude, jâai rĂ©agi au quart de tour, je me suis retournĂ©e et je lâai attrapĂ© par les cheveux avant de lui matraquer la gueule Ă coups de petits poings osseux. Les autres passagers ont eu un moment de flottement, nâayant pas assistĂ© Ă la scĂšne prĂ©cĂ©dente, et se demandaient ce qui avait bien pu me passer par la tĂȘte pour que je me dĂ©chaĂźne violemment sur ce pauvre homme qui nâavait, semblait-il, rien demandĂ©.Â
Je me suis donc Ă©poumonĂ©e pour expliquer rapidement la situation, lâhomme a tentĂ© de placer quelques coups, en vain, et je lâai recadrĂ© une derniĂšre fois, juste avant que les portes ne sâouvrent sur le quai et que deux gentilles paires de bras mâaident Ă le balancer hors de la rame, oĂč il a dĂ» passer quelques minutes Ă chercher ses dents avant de ramper jusquâĂ son trou pour ne plus jamais en sortir (du moins, câest tout ce que jâespĂšre).
Jâai passĂ© le reste du trajet Ă discuter vaguement avec les quelques personnes tĂ©moins de la scĂšne, et je suis rentrĂ©e mâenfermer chez moi. Ce nâest quâune fois en sĂ©curitĂ© que jâai pu me laisser aller et que je me suis mise Ă chialer comme une mĂŽme.
Je nâarrivais pas Ă me dĂ©barrasser de la sensation de ses doigts entre mes cuisses, et je la ressens encore aujourdâhui, comme dans une version un peu tordue du syndrome du membre fantĂŽme. Je me suis sentie salie, souillĂ©e, dĂ©shumanisĂ©e, et depuis, jâai la gerbe. Je suis en colĂšre, surtout. Et je culpabilise un peu dâĂȘtre affectĂ©e par la situation alors que bon, hein, concrĂštement, y a plus affolant comme rĂ©action aprĂšs une agression sexuelle.Â
Ce qui mâattriste, câest que câest pas la premiĂšre fois que je vis un truc pareil, et que ce ne sera sĂ»rement pas la derniĂšre. Dans mon entourage, jâentends chaque semaine une nouvelle histoire semblable. La semaine derniĂšre jâavais dĂ©jĂ fait fuir un exhibitionniste dans le mĂ©tro, un vieux chien galeux qui sâamusait Ă foutre son Ă©rection (sous pantalon moulant) sous le nez des jeunes filles qui voyageaient seules.Â
Y a rien de nouveau, rien dâextraordinaire, rien de surprenant Ă tout ça - ça ne mâapprend rien, ça ne mâĂ©tonne pas, ça nâĂ©tonne pas grand monde dâailleurs, et ça fait partie des galĂšres du quotidien, et câest bien ce qui me rend malade.
Jâen ai ma claque que notre existence soit ponctuĂ©e dâĂ©vĂšnements de ce genre, jâen ai marre de devoir tirer sur ma robe alors que je me trouvais super belle en sortant de chez moi parce quâun connard mâa fait une remarque ou passe de longues minutes Ă me dĂ©visager, jâen ai marre de culpabiliser, jâen ai marre de flipper, jâen ai marre de me mĂ©fier, jâen ai marre de rĂ©pondre âouais, câest la vieâ, jâen ai marre de regarder sans cesse derriĂšre moi quand je rentre tard, jâen ai marre de devoir penser Ă tous les dĂ©tails Ă la con qui pourraient Ă©ventuellement mâĂ©viter de me faire agresser ou violer dĂšs que je fous un pied dehors, jâen ai marre de devoir marcher avec de la musique Ă fond dans les oreilles pour Ă©viter dâentendre les remarques de tous les mecs qui ouvrent leur gueule quand je marche dans la rue, jâen ai marre de me dire que ouais, jâsuis prĂȘte Ă me prendre une patate dans la gueule sâil le faut mais que merde, je me laisserai plus faire, câest fini, parce que bordel de merde je devrais pas avoir Ă faire tout ça et je devrais pas avoir Ă accepter le fait que se prendre une mandale est une consĂ©quence normale et quâaprĂšs tout, jâaurais mieux fait de laisser couler.Â
Ăa me gonfle.
Et ça fait pas avancer le bordel de rĂąler, mais putain, Ă ce stade, on fait quoi ? Je vais pas mâamuser Ă tabasser tous les connards qui se permettent de me toucher, jâai quand mĂȘme autre chose Ă foutre de mes journĂ©es.Â
Tous ceux qui se frottent contre moi dans le mĂ©tro, qui mettent leur main un peu trop prĂšs de la mienne sur la barre pour me caresser du bout de leur doigt, qui mâattrapent des mĂšches de cheveux au vol, qui laissent trainer leur main Ă 1mm de ma cuisse et qui profitent de la moindre secousse pour parcourir la distance restante âaccidentellementâ, qui me dissĂšquent et me dĂ©shabillent longuement du regard sans la moindre pudeur, qui poussent des âhmmmmmâŠâ sur mon passage, qui mâordonnent de sourire pour eux, de leur dire bonjour, de leur rĂ©pondre, dâaller prendre un verre avec eux, de les suivre chez eux, de monter dans leur bagnole, de leur filer mon numĂ©ro, la liste est longue putain, et ça me fout la gerbe.Â
Ăa me gonfle, ça me gonfle, ça me gonfle, et je sais pas quoi faire, et je peux rien y faire, et ça mâĂ©nerve, et jâen ai marre, et ça me gonfle, et putain, sortez-moi de lĂ .Â
Les muxes, une communauté trans au Mexique
Barbi(e)turix (http://www.barbieturix.com/2014/02/08/les-muxes-une-communaute-trans-au-mexique/)Â :
Lâactivisme LGBTQI au Mexique est portĂ© par une communautĂ© aujourdâhui connue et reconnue : les Muxes. Ces transsexuelles portent des tenues aussi flamboyantes que Frida Kahlo, elles sont fiĂšres de ce quâelles sont et prennent appui sur la communautĂ© indienne Ă laquelle elles appartiennent. PrĂ©sentation.
Tout dâabord, un petit peu dâĂ©tymologie : Muxe, que lâon peut aussi Ă©crire « muxhes » serait une appropriation, dans la langue zapotĂšque, de mujer, « la femme » en espagnol. Connues en premier lieu par lâanthropologie qui, Ă lâaffĂ»t de lâAilleurs et de lâAutre sâest penchĂ©e sur la vie traditionnelle des zapotĂšques, les muxes constituent une forte communautĂ© dans lâĂ©tat dâOaxaca au Mexique.
Aujourdâhui, la plupart habitent la ville principale, JuchitĂĄn. Elles-mĂȘmes dâorigine indienne, elles font connaĂźtre les ZapotĂšques par-delĂ leurs frontiĂšres. Elles mettent ainsi en avant leur tolĂ©rance face aux identitĂ©s de genre. La lĂ©gende de San Vicente (ou saint Vincent), le saint patron de la ville, raconte mĂȘme que Dieu lui avait confiĂ© trois sacs, lâun rempli dâhommes, lâautre de femmes, et un troisiĂšme de personnes dâun « genre indĂ©fini » mais seulement le dernier sac sâest dĂ©chirĂ© lorsquâil est arrivĂ© prĂšs de JuchitĂĄn. Il y a donc eu plus de personnes de ce « troisiĂšme genre » dans la ville que partout ailleurs. Cela fait penser aux rĂ©cits entourant les hijras en Inde (une communautĂ© de transsexuelles Ă©galement). On peut supposer quâil sâagit lĂ dâune adaptation de lĂ©gendes plus anciennes aux cultes catholiques importĂ©s par la suite. Toujours est-il que les muxes assurent Ă leur peuple une visibilitĂ© inattendue.
Cette acceptation dâun « troisiĂšme genre » sâexplique en partie du fait que les ZapotĂšques constituent une sociĂ©tĂ© matriarcale. Adopter les codes de la fĂ©minitĂ© ne sera pas considĂ©rĂ© comme une chose dĂ©gradante. Leur culture et leurs traditions forment un Ăźlot Ă part dans un Mexique trĂšs conservateur en matiĂšre de rĂŽles de genre. Ils Ă©chappent ainsi dâune certaine façon Ă la forte influence de lâEglise catholique. De plus, avoir un garçon muxe pour ses parents leur donnera lâassurance quâil sâoccupera dâeux lorsquâils seront plus ĂągĂ©s. Cela est par consĂ©quent considĂ©rĂ© comme une bĂ©nĂ©diction, en sachant que les muxes se marient avec des femmes et leur assurent une descendance, mĂȘme si câest de moins en moins le cas actuellement. Une chose est sĂ»re : le transsexualisme, comme on veut parfois nous le faire croire, nâest ni un phĂ©nomĂšne rĂ©cent, ni lâapanage des cultures occidentales.
Lâactivisme des muxes en matiĂšre de droits des LGBT est de notoriĂ©tĂ© publique. Elles ont gagnĂ© le respect des autres indiens en portant cette cause au-delĂ de leur communautĂ©, dans tout le pays. Par exemple, Amaranta GĂłmez Regalado a Ă©tĂ© candidate pour ĂȘtre lĂ©gislatrice au parlement national. Elle est Ă©galement une figure de proue de la lutte contre le SIDA au Mexique. Lâinfluence des muxes sâest Ă©tendue Ă dâautres villes, notamment Huatulco, qui accueille un concours de Miss Huatulco Gay depuis 1993. Un spectacle de drag queens est Ă©galement en tournĂ©e dans tout lâĂ©tat du Oaxaca afin de collecter des fonds pour la lutte contre le SIDA.
Reste que leurs homologues « fĂ©minins », les nguiu (mot zapotĂšque siginfiant homme), -des femmes transgenres, ou des hommes trans ou des drags kings- ne bĂ©nĂ©ficient pas de la mĂȘme reconnaissance. Serait-ce parce quâils abandonnent les codes de la fĂ©minitĂ© traditionnellement prescrite ? Ne sont-ils pas assez « exotiques », en particulier pour les Occidentaux, en comparaison des muxes qui arborent les tenues traditionnelles ?
Bénédicte
Ma nudité : entre puissance et vulnérabilité.
empornment:
Je nâai jamais Ă©tĂ© pudique. Jâai toujours aimĂ© me balader Ă poil. Je nâai pas de problĂšme avec la nuditĂ© dâautrui, ni avec la mienne parmi les autres: je me sens gĂ©nĂ©ralement Ă lâaise.
Jâai grandi dans une famille naturiste, jâai passĂ© mon temps Ă poil dans la mĂ©diterranĂ©e, sur la plage et dans mon jardin. Jâai toujours considĂ©rĂ© mes vĂȘtements comme une barriĂšre Ă mes mouvements. Jâai marchĂ© pieds nus sur des cailloux, ai grimpĂ© des arbres pieds nus et en jupe et, aujourdâhui, dĂšs que lâĂ©tĂ© approche, je regrette que nous ne puissions pas vivre nuE en sociĂ©tĂ©. (quoique jâaurais du mal Ă mâasseoir dans le mĂ©tro Ă poil).
Mon corps est plus fluide nu. Plus brut aussi. Il est lĂ , Ă la fois fragile parce quâĂ©puisĂ©, parce quâen souffrance depuis deux mois, mais massif aussi, bien prĂ©sent, donc puissant de son existence.
Si je prĂ©sente mon corps tel quel, de front, sans mon visage, jâai lâair en bonne santĂ©. Pas de problĂšme de surpoids mĂ©dical, ni de sous poids mĂ©dical, rien dâapparent.
Il suffit de voir mes fesses, plates et sans volume que je nâaime pas, pour que je me sente fragile. Elles me rappellent que depuis deux mois, je suis malade; Que depuis deux mois, jâenchaĂźne des angines, la fatigue et les mycoses. Je nâai pas trop pu sortir de chez moi, et quand je me suis sentie mieux Ă nouveau, que je me suis dit que je pouvais enfin faire du sport et marcher, je retombais malade Ă nouveau. Mes fesses sans formes, presque sans vie, ça me rappelle mon  inactivitĂ© presque forcĂ©e.
Pourtant, je sais bien que si je me bougeais je pourrais aller mieux. Que bouger est une condition au mieux aller, que la vie sĂ©dentaire tâembourbe dans un cercle vicieux dans lequel tu penses quâil faut tâenfermer chez toi pour ne pas choper plus de germes ou plus froid. Mes fesses, ce sont mes angines Ă rĂ©pĂ©tition. Mon incapacitĂ© Ă me dire: âallez Sarah, va courir un peu pour libĂ©rer ce qui reste coincĂ© au niveaux de tes amygdales.â Jâen suis Ă 4 angines depuis le dĂ©but de lâannĂ©e, je me dis quâil faut juste vivre avec.
Mais yâa pas que mes fesses qui me rappellent cette fragilitĂ© lĂ . Mon visage, cernĂ©, mes paupiĂšres bleues et mes poches sous les yeux, câest la fatigue. Mon Ă©puisement. Mon corps qui se lĂąche aprĂšs trois ans de tension Ă gĂ©rer la Fac et le boulot. Mes poches sous les yeux, câest la rĂ©action Ă voir enfin le bout du tunnel, une lumiĂšre trop Ă©blouissante. Je me sens comme Edward aux mains dâargent. Jâai la mĂȘme gueule. Enfin, jâai lâimpression.
Jâai toujours aimĂ© prendre mon visage en photo parce que ça va, je me trouve plutĂŽt jolie. Mais depuis deux mois, je nâose pas regarder dans le miroir, sauf pour scruter les points blancs sur les amygdales. Jâai toute la tension sur les paupiĂšres, et sous les yeux. Je dors, beaucoup mais mal. Je ne suis pas reposĂ©e. Je me lĂšve parce quâil faut se lever et que je nâaime pas trop dormir.
Alors mon corps nu lĂ en photo, peut ĂȘtre puissant. Mais quand il est brut et frontal, quand il nâest pas sexuel, je le sens fragile. VulnĂ©rable.
Je me sens vulnĂ©rable sur mes derniĂšres photos, comme si câĂ©tait des derniĂšres photos avant de tomber. Comme si mon corps Ă©tait un peu las.
Mais dĂšs que je sexualise mon corps Ă nouveau, je me sens forte, puissante. Dans mes relations sexuelles, je me sens souvent toute puissante. Comme si quand je baisais, je gagnais en pouvoir, en force, je gagnais quelque chose.
Je perds ça quand je suis nue et que je nâinteragis pas. Mon corps nâest pas un objet sexuel en soit, il lâest quand je le dĂ©cide.
Quand il nâest pas sexuel, je me sens vulnĂ©rable. Yâa quelque chose de construit lĂ dedans. Câest sans doute parce que le corps des femmes et constamment sexualisĂ© et objectifiĂ© que je le sens vulnĂ©rable quand il ne lâest pas.
Câest peut ĂȘtre aussi fort dâaccepter sa vulnĂ©rabilitĂ© mais pour le moment, il nâest pas encore apprivoisĂ©.
Alors je me dis que jâaurai peut-ĂȘtre deux forces: ma puissance et ma vulnĂ©rabilitĂ©. Et que surtout je ne devrais pas en faire quelque chose de binaire.
Lâimpudence et la folie du capitalisme ont assis leur autoritĂ© et transformĂ© les corps. Les corps des femmes, des gay, des lesbiennes, des trans, des bisexuels, des queer, de tous ceux considĂ©rĂ©s comme malades, fous, handicapĂ©s, anorexiques, gros, trop beaux ou trop laids, des enfants, des pervers, des Ă©trangers, des monstres : des territoires occupĂ©s et contrĂŽlĂ©s par une manipulation continuelle qui opĂšre Ă chaque niveau de perception de la rĂ©alitĂ© et de lâexistence. La communication devient une marchandise, les relations humaines sont empreintes de dĂ©fiance, le contact est utilisĂ© comme prĂ©texte, et la vie finit par ĂȘtre une expĂ©rience annulĂ©e. [âŠ] La sexualitĂ© elle-mĂȘme incarne les codes de cette politique de la corporĂ©itĂ© morte. En refusant ces mĂ©canismes et en crĂ©ant un lien entre lâintellect et les viscĂšres, nous retravaillons nos corps et nos consciences avec un esprit dâamour fou et une audace pleine de poĂ©sie.
ArmsIdea, Pornocapitalismo
Le post-porn est le seul art qui reprĂ©sente les pratiques sexuelles telles quâelles existent : avec des fluides, des odeurs, de la sueur, des bruits. Câest lâart qui se charge de montrer ânotreâ sexualitĂ© dĂ©pouillĂ©e de tout romantisme et qui nous rapproche de notre animalitĂ©. Câest une revendication de notre sexualitĂ©, câest une expĂ©rimentation ouverte Ă toutes les personnes aux corps, tailles, orientations sexuelles, genre, dĂ©-genre diffĂ©rents. [âŠ] Le post-porn [âŠ] ouvre la porte Ă la visualisation de nos fantasmes et de nos dĂ©sirs. [âŠ] Dans nos sociĂ©tĂ©s hĂ©tĂ©ronormĂ©es et patriarcales, on nous apprend Ă sentir et Ă vivre la sexualitĂ© comme quelque chose de secret, nous la rendons publique pour revendiquer et partager ce dont nous ne voulons pas faire un secret.
Go fist fundation