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@refondation
Assemblée des salariés
Un petite recherche google juxtaposant deux expressions: "assemblée des actionnaires" "assemblée des salariés". Résultat? Zéro! Aucune page internet ne contient ces deux expressions à la fois. Je suis sidéré. Personne ne pense à mettre en miroir du pouvoir actionnarial le pouvoir salarial. Pourtant il est bien là un des remèdes aux déséquilibres économiques: La démocratisation des entreprises. Et plus j'y pense, plus je me dis que la solution réaliste ce n'est pas la généralisation des coopératives ou l'auto-gestion (celle-ci requiert une transformation concomitante de la finance, celle-là s'illusionne sur la capacité de tout un chacun à gérer une organisation complexe). Non c'est simplement de retranscrire le modèle de la démocratie représentative politique (et dieu sait qu'elle est imparfaite) dans les collectifs économiques. C'est de constituer en substitution à l'assemblée des actionnaires une assemblée des salariés. À cette assemblée de désigner le conseil d'administration et les dirigeants de l'entreprise. À elle le pouvoir de les révoquer et de décider des orientations stratégiques. Une idée tellement simple à édicter, mais tellement révolutionnaire aussi (i.e. impossible à mettre en oeuvre à ce jour). Mais voilà, totalement absente du champ intellectuel, sans parler de l'espace public. Pourquoi? Depuis Marx et les socialistes du XIXème siècle l'analyse a été faite des fondements du capitalisme et de ses mécanismes de domination. Avec en son coeur les structures de la propriété des moyens de production et la relation de subordination du salariat. Un siècle pour élaborer une solution par la propriété collective, l'expérimenter et constater l'échec d'une économie régie par la bureaucratie étatique car elle présente le même travers de concentration des pouvoirs que le capitalisme. Et toujours personne (ou presque) pour revenir aux fondamentaux et ambitionner de redéfinir les structures de la propriété de l'entreprise et la relation de domination entre capitaliste et employé. Ce qu'il faut redistribuer c'est le pouvoir au sein du collectif de travail. Prêter de l'argent à une entreprise ne devrait pas octroyer un droit de propriété lucrative. Il y a d'autres moyens de récompenser l'investisseur que d'en faire un souverain absolu. Le pouvoir devrait revenir aux membres actifs du collectif de travail, aux producteurs. Point de subordination dans le contrat de travail. Au contraire, une voix au chapitre. Et à l'inverse, des dirigeants qui rendent compte à la base. Les principes sont simples. Les ramifications sont complexes et infinies. Mais où sont nos intellectuels pour explorer ces idées, les faire grandir, monter en puissance, imprégner nos consciences et nos représentations pour qu'un jour enfin elles puissent être mises en actes? Misère intellectuelle. Impuissance de l'imagination. Renonciation face aux pouvoirs en place. Quand sortira-t-on de notre paralysie?
A concrete way to shut down tax havens
Here’s a Way to Shut Down Panama Papers-Style Tax Havens — If We Wanted To https://theintercept.com/2016/04/17/heres-a-way-to-shut-down-panama-papers-style-tax-havens-if-we-wanted-to/
This is his $100 million dollar penthouse in Manhattan. What the fuck could this man begin to know about your struggling middle class ass? Republicans, why are you in love with him?
[http://www.idesignarch.com/inside-donald-and-melania-trumps-manhattan-apartment-mansion/]
And he thinks your wages are too high!
http://www.nytimes.com/politics/first-draft/2015/11/11/donald-trump-insists-that-wages-are-too-high/
Les idees de Frederic Lordon pour une refondation de nos institutions:
- Democratie Economique: Abolition de la propriete lucrative des moyens de production, et son remplacement par la propriete d’usage
- Republique Sociale: Democratie Partout, Democratie Totale qui s’applique hors des limites de la sphere politique
Crise économique ou transition oligarchique?
Depuis mon enfance j'entends ce refrain: “C'est la crise ! ”. Une période de plus de 30 ans qui a du commencer en 1983 quand mon père répétait chaque soir au dîner sur un ton sentencieux “Delors a dit ceinture”. Bien-sûr je n'y comprenais rien. Mais cette petite musique a continué jusqu'à aujourd'hui, avec quelques rares temps de silence comme lors de l'euphorie des nouvelles technologies au tournant de l'an 2000.
Or par définition, une crise est un état temporaire quand un système perd son équilibre sous l'effet d'un choc externe ou de contradictions internes. Mais comment une crise pourrait-elle perdurer plusieurs décennies ? Cela n'a pas de sens. Ce n'est donc pas une “crise économique” que nous vivons. Il s'agit d'autre chose. Qu'est-ce donc ?
D'abord y a t-il crise pour tout le monde ? Pour une petite caste ces 3 décennies ont été un moment faste, une longue phase d'enrichissement et de concentration des pouvoirs dont la réalité a finalement été mise en mot avec l'expression du “1%”.
Ensuite cette période a été aussi celle d'un accroissement incroyable de la production de biens et services à l'échelle mondiale. Notre société n'a jamais été aussi opulente qu'aujourd'hui. À condition de se limiter à une vue d'ensemble cependant. Car dans le même temps les inégalités se sont accrues.
Et s'il n'y avait pas de crise en fin de compte ? Le système fonctionne très bien pour les dominants. Il accomplit des finalités d'accaparement des richesses et des pouvoirs. La dynamique de ce régime contente parfaitement les détenteurs de capital.
L'expression “crise économique” est particulièrement inadéquate pour caractériser notre époque. Baptisons la comme il se doit: nous subissons un régime de “transition oligarchique” qui démantèle inexorablement les institutions démocratiques et solidaires de notre société pour accumuler la puissance dans une caste de plus en plus restreinte.
À bien nommer cet état, à le désigner clairement, nous pourrons commencer à ouvrir les yeux collectivement et y trouver des parades. Enfin définir un objectif pour faire converger les énergies et renverser la vapeur: l'horizon d'un rééquilibrage des pouvoirs, celui d'une vraie démocratie.
Les leviers de l'oligarchie, ce sont les institutions qui régissent les rapport de force économiques, avec en tête la banque monopolisant le pouvoir de création de l'argent et la société par action qui asservit le travailleur dans une relation de subordination et permet l'appropriation du fruit de son travail.
Ce sont ces institutions qu'il faut fondamentalement renverser pour rétablir un ordre économique équilibré. Contrôle citoyen de la création monétaire et Démocratie dans l'entreprise, voilà les mots d'ordre, l'objectif à réaliser. Tous les autres combats sont d'arrière-garde ou voués à l'échec. L'offensive doit se concentrer sur la refondation des institutions du pouvoir économique.
Alain BADIOU : à partir des meurtres de masse du 13 novembre
Revue Ballast - Entretien avec Bernard Friot
Bernard Friot : « Nous n’avons besoin ni d’employeurs, ni d’actionnaires pour produire »
http://www.revue-ballast.fr/bernard-friot-nous-navons-besoin-ni-demployeurs-ni-dactionnaires-ni-de-preteurs-pour-produire/
Looting public money in Canada
The Most Outrageous Fraud Ever Perpetrated on the Canadian People www.counterpunch.org/2015/04/20/can-the-courts-liberate-the-bank-of-canada/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=can-the-courts-liberate-the-bank-of-canada
Bank Robbery: Inequality and the Banking System
http://www.positivemoney.org/2015/04/bank-robbery-inequality-banking-system/
Création Monétaire Décentralisée
Site à explorer, centré sur l'idée d'une création monétaire décentralisée, qu'on peut mettre en perspective avec l'idée du revenu de base. http://www.creationmonetaire.info/
Après son éviction de France Inter, Là-bas si j'y suis va se relancer en janvier 2015 comme média indépendant.
Aidez-les à préparer leur nouvelle formule et abonnez-vous dès maintenant!
"l’accumulation des déficits n’est pas due à la prétendue "explosion" des dépenses publiques, seule une baisse des recettes fiscales et une augmentation de la charge de la dette [sont] à l’origine, respectivement, des déficits enregistrés et de l’accélération de l’augmentation de la dette."
[...]
"Faut-il rappeler que la réduction des recettes fiscales et la substitution d’un mode de financement par les marchés financiers au financement de l’Etat par des avances à taux nul reviennent à accorder une "double remise" à la partie fortunée de la population en mesure d’accumuler de l’épargne ? En effet, l’épargne des ménages est d’autant plus abondante que la pression fiscale qui s’exerce sur leurs revenus est faible, et le financement de l’Etat par les marchés permet de donner une rentabilité significative à ces revenus qui eussent, sans cela, été purement et simplement taxés.
A cette "double remise" correspond une "double peine" infligée aux autres ménages,ceux qui n’accumulent pas suffisamment d’épargne pour pouvoir prêter à l’Etat : l’augmentation de la dette publique fournit un alibi (en dépit de sa faiblesse, comme on vient de le voir) à la réduction des dépenses publiques dont les ménages moins fortunés sont les plus dépendants, et à une augmentation de la pression fiscale sur tous (e.g., la TVA) sans distinction en fonction de la part des dépenses de consommation dans le budget desdits ménages.
Dit autrement, loin d’être le symptome d’une agravation de dépenses publiques inefficaces (comme le voudrait la vulgate du rapport Pébereau), l’augmentation de la dette publique française est le signe d’un transfert de richesse des ménages moins fortunés vers les ménages plus aisés."
"Le droit moderne distingue entre le Droit Public qui régit la Res Publica, la « chose publique », la République, et le Droit Privé, dont les piliers principaux sont la liberté individuelle et la propriété, et dont relèvent les entreprises, y compris les multinationales, les banques, la grande distribution, l’industrie, les services, les médias, etc.
En droit, outre la Chose Publique et la Chose Privée, persiste une notion ancienne, celle de Chose Commune, la Res Communis. Celle-ci était définie en référence à des biens communs et abondants, comme l’air, l’eau etc. La Res Communis, revisitée avec les nouvelles données anthropologiques et environnementales pertinentes pour notre époque, peut fournir le fondement conceptuel d’une notion de droit indispensable pour accompagner notre changement d’époque. La Res Communis peut désigner à la fois un ensemble de ressources, de biens et de services qui peuvent être considérés comme un bien commun, soit abondants, soit à préserver ou à gérer. La Res Communis peut aussi désigner l’entreprise collective (immeubles, meubles, outils de travail, compétences, forces de travail, clients, fournisseurs, collectivités, voisinage) qui les produit, les préserve, les gère, en profite ou en pâtit. Dans les deux acceptions du terme, il s’agira de gérer ensemble ce bien qu’il soit commun ou « communalisé » dans les cas où il s’agira d’en retirer la gestion au seul secteur privé, c’est-à-dire aux propriétaires du seul capital."
"Il n’y a que deux solutions pour retirer le fondement-même de la puissance monopolisée par les possédants grâce au droit de la propriété et au droit des affaires :
1. Nationaliser et gérer les entreprises de façon centralisées, ce qui marche assez mal et n’enthousiasme plus grand monde. C’est le modèle daté historiquement du centralisme soviétique en URSS et ailleurs au XXème siècle. 2. Proposer de démocratiser la direction des sociétés anonymes et des multinationales elles-mêmes en leur laissant le statut d’entités autonomes, mais gérées démocratiquement en interne par des Assemblées Générales multilatérales chargées d’impulser et de contrôler leur stratégie, leur organisation et leurs pratiques et responsables sur les plans éthiques, sociaux, environnementaux et politiques (et non plus seulement financier) afin de remédier à leurs nombreuses dérives internes et externes."
Lire le premier paragraphe qui est très bien formulé. Je cite:
"Comprendre le capitalisme pour le détruire
C’est à la fois une conclusion synthétique et un point de départ. Le capitalisme comme système, analysé sous l’angle épuré de la seule recherche de sa destruction, repose principalement sur trois piliers. Ces trois piliers deviennent alors les axes fondamentaux de lutte et de proposition pour le mouvement social.
Le premier pilier du système capitaliste devenu mondial repose sur la forme juridique de la personne morale des entreprises, qui appelle à une révolution législative chirurgicale mais décisive pour découpler pouvoir et propriété privée et accoupler responsabilité et gestion commune, pour donner un sens autre que le profit pour lui-même (c’est-à-dire le non-sens) à l’action collective humaine.
Le deuxième pilier du capitalisme, qui lui confère la toute-puissance et nous asservit tous, états, nations comme individus, c’est la captation de la circulation du crédit (la monnaie des banques) par le système bancaire privé qui appelle à une révolution de la création et de la circulation monétaire locale, régionale et mondiale.
Le 3ème pilier, c’est notre propre soumission et notre propre participation, résignée, désespérée ou jouisseuse à l’édification ou au maintien féodalités financières, entrepreneuriales, politiques et religieuses. S’affranchir de l’esprit de soumission et de l’organisation hiérarchique partout où c’est possible, c’est apprendre à construire sa vie et le monde sur d’autres ressorts que la relation de domination-soumission, la corruption, le pouvoir, la manipulation, la séduction, l’envie ou la peur. C’est une révolution spirituelle, culturelle, pédagogique et sociale, celle de se gouverner ensemble sans chefs.
Ces trois piliers ne sont pas les seuls, ils sont seulement les trois principaux à abattre. Toutes les autres réalités, structures et dynamiques, toutes les inventions et les innombrables conséquences importantes ou secondaires, monstrueuses ou anodines du capitalisme reposent et foisonnent à l’infini à partir de ces trois piliers fondamentaux enracinés dans l’histoire de la modernité et bien au delà en arrière."
La violence des riches - Vidéo
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Des sociologues à écouter