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Césac
Devant des embouchoirs... fuyez
Les embouchoirs, pour celles qui n'ont pas encore eu affaire Ă cette ignominie, sont ces morceaux de bois taillĂ©s de telle maniĂšre que lorsqu'intĂ©grĂ©s aux chaussures, ils maintiennent et empĂȘchent que le cuir ne s'abĂźme.
Si votre CĂ©sar a tendance Ă porter des pompes en toile qui sentent la camembert bien fait l'Ă©tĂ©, vous ĂȘtes saine et sauve et n'aurez probablement jamais affaire aux embouchoirs nous vous conseillons cependant fortement de vous procurer un masque Ă gaz ou d'enduire les pieds de votre CĂ©sar de talc lorsque ce dernier ronfle Ă poing fermĂ©s.
Pour ce qui est des malheureuses dont le CĂ©sar est assez snob ou mĂ©tro-sexuel pour avoir recours assez frĂ©quemment Ă cet accessoire, nous vous fĂ©licitons puisqu'au prix de ces bĂ»ches laquĂ©s, nous en dĂ©duisons que la qualitĂ© des chaussures de votre Jules doit ĂȘtre bien supĂ©rieure Ă vos Minelli ce qui prĂ©sage des invitations Ă dĂźner dans de bons restaurants. C'est en revanche, Ă la sortie de ces restaurants que les choses se compliquent, lĂ©gĂšrement grisĂ©e par le grand cru de Saint Emilion servi Ă table, il vous pousse des ailes et vous vous imaginez dĂ©jĂ la nuit tumultueuse qui arrive. Empruntant pour la premiĂšre fois l'escalier qui mĂšne au 6Ăšme Ă©tage, oĂč se trouve l'antre de CĂ©sar, vous en profitez pour vous arrĂȘter Ă chaque Ă©tage pour vous embrasser tel un couple vivant ces premiers Ă©mois. Vous savez que passĂ©e la porte, votre body risque d'exploser sous la pression atmosphĂ©rique... et pourtant...
LES EMBOUCHOIRS, planquĂ©s dans un coin de la chambre, ils n'Ă©chappent pourtant pas au regard de CĂ©sar qui ose perturber la scĂšne en dĂ©clarant devoir avant toute chose, les insĂ©rer dans ses chaussures.Â
Si vous ĂȘtes assez courageuse et orgueilleuse, fuyez en claquant la porte et prenez l'escalier pour ne pas le laisser vous rattraper si facilement. S'il vous rattrape, ne vous laissez pas influencer, snobez (il devrait rĂ©essayer). Si il ne rĂ©essaye pas vous n'aurez pas tout perdu, monter et descendre en 15 minutes 6 Ă©tages, ça fait les fessiers.Â
Si vous ĂȘtes vraiment motivĂ©e (et un peu lĂąche) et que de surcroit, aucun de vos autres CĂ©sar n'habite Ă moins de 500 mĂštres alors vous pouvez rester en n'oubliant pas avant de repartir de mettre les embouchoirs dans le vide-ordure.Â
Enfin, pour celles qui ne connaissent pas encore assez bien leur CĂ©sar pour deviner si oui ou non c'est un mec Ă embouchoirs, je vous conseille d'examiner au prĂ©alable les chaussures, si elles ne sont pas comme neuves c'est peut ĂȘtre bon signe. Et dans le doute, prĂ©fĂ©rez votre appartement au sien, en espĂ©rant qu'il ne les trimballe pas dans son sac Ă main (mais j'ose espĂ©rer que vous n'ĂȘtes pas du genre Ă aimer les "CĂ©sar Ă sac Ă main"
Illustration de la diablerie :
Méfiez vous du gentil (de la pire espÚce celui la)...
Vous l'avez compris, le gentil c'est tout cela : c'est rasoir (malheureusement pas jetable aussi facilement), c'est collant, c'est bisounours, c'est fleur bleue à tel point que ça fleure le pathos, c'est comme un bon fauteuil confortable duquel on a plus envie de lever ses fesses, c'est pas nécessairement de gauche mais c'est mou du genoux, et ça t'engraisse en t'apportant le petit déjeuner au lit tous les jours...
Se méfiez de cet énergumÚne car il est dur de s'en débarrasser. Une fois qu'on l'adopte il s'agrippe à nous telle une méduse à notre pied, et psychologiquement on a du mal à l'abandonner car il ne nous reproche jamais rien et ça nous fait culpabiliser. Bref si vous ne voulez pas vous retrouver avec cinq kilos d'oeufs brouillés-bacon dans la panse, un distributeur de compliments en marche 24h/24 et des amis qui parlent de vous comme du couple idéal, prenez vos jambes à votre cou et un billet pour Tombouctou, ou alors, n'acceptez plus jamais l'invitation d'un brave garçon à prendre un café !
Méfiez vous du sportif...
A venir
Méfiez vous du sportif
Méfiez vous du trench
Méfiez vous de l'allemand
Méfiez vous du gentil
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BoĂźte BĂŽite BoitĂȘ Ă outils (ça recommence)
Jafar = méchant = César = mérite vengeance
Blondinette = Victime = Commande surprise pour César
Bienheureux à la casquette = Va faire payer l'addition salée à César pour des pizzas qu'il n'a jamais commandé (c'est Iago le perroquet qui va devoir tout se coltiner, pobrecito)
Soirée chic à prix choc part 3
Pérégrinations, la suite
Nous rĂ©itĂ©rons quelques jours plus tard notre escapade nocture en nous rendant, cette fois-ci, dans une rue de la soif oĂč le choix dâune taverne sâavĂšre rudement compliquĂ©. Trainant en chemin avec lâune de mes acolytes, la troisiĂšme plus pressĂ©e visiblement de siroter sa caĂŻpirinha, tente un premier bar et fait les frais de sa tĂ©mĂ©ritĂ©. Elle en ressort toutes saoulĂ©e des fragrances acres issues de la sudation dâune trentaine de jeunes entassĂ©s dans leur enclos. Enclos Ă la lumiĂšre non pas tamisĂ©e mais plĂ»tot rouge Ă©clarlate type infra-rouge. De peur que la luminositĂ© ne rĂ©vĂšle lâexcĂšs de fard appliquĂ© sur nos Ă©pidermes mais surtout par crainte dâimploser en retenant notre souffle trop longtemps, nous tentons un autre fief pour y rester cette fois toute la soirĂ©e.Â
AccoudĂ©es au piano du bar, aux cĂŽtĂ©s de pianistes ma foi fort sĂ©duisants, nous faisons mine de chanter les grands classiques en sirotant de lâeau aromatisĂ©e et colorĂ©e. Des Beatles Ă Gainsbourg, l'exercice sâavĂšre doublement difficile puisquâil sâagit de camoufler notre accent anglais pitoyable (du moins pour ma part) mais aussi et surtout notre tendance Ă vouloir agrĂ©menter la partition de diĂšses et bĂ©mols imprĂ©vus. Notre ambitus vocal rĂ©duit et ne connaissant que les vocalises sous la douche nous trahit. Inconscientes des dĂ©gĂąts climatiques que nous nous apprĂȘtons Ă dĂ©clencher (inondations sur la capitale), nous continuons notre entreprise en espĂ©rant que les divas que nous sommes, verront un jour leurs talents rĂ©compensĂ©s dâun grammy award. Lâartifice est rĂ©vĂ©lĂ© lorsque nous insistons pour chanter Ford Mustang lorsquâil sâagit dâInitials B.B. A cinq reprises le pianiste - Ă belle allure - entame la mĂ©lodie hymne Ă notre dĂ©fenseure des animaux, Ă cinq reprises nous persistons pour rĂ©interprĂ©ter le tube, allĂ©guant quâil nây connaĂźt rien en matiĂšre musicale. Rejoint par une Ă©quipe composĂ©e dâun sosie de John Lennon et dâun hippie chic turban sur la tĂȘte et visage angĂ©lique, nous poursuivons notre massacre Ă la corde vocale. Plus tard, aprĂšs avoir Ă©tĂ© expĂ©diĂ©s du lieu pour cause de fermeture, nous nous retrouvons toutes trois avec la fine Ă©quipe de musicos, Ă ne savoir qui suivre. AprĂšs maintes tergiversations ne rĂ©sultant en aucun aboutissement, nous nous retrouvons bredouille, sans aucune soirĂ©e, Ă errer dans les rues de paris en quĂȘte du prochain abri-bus qui nous protĂ©gerait de cette pluie que nous avions dĂ©chainĂ©.
Le lendemain matin, je retrouve dans mon sac Ă main un single - objet qui nâavait plus circulĂ© dans mes mains depuis la dynastie Spice girls. Je lâĂ©coute. Mes oreilles bourdonnent encore de ce son pop rock criant et bruyant sans charme particulier. Mais le plus comique arrive quand je mets, par accident, la main sur une vidĂ©o du groupe et reconnais nos deux Ă©nergumĂšnes de la veille dans leur plus festifs apprĂȘts. John Lennon, les cheveux lissĂ©s au fer se pavane avec une frange dĂ©cadente et son ami hippie a sorti pour lâoccasion ses plus belles breloques et chĂšches Ă miroirs ganesha. La vidĂ©o titre: âThe Y---- dĂ©barque sur la scĂšne indie parisienne avec une kids attitude cool et sensible". Conclusion, nous nous entrainons dĂ©jĂ Ă rĂ©sister Ă lâodeur fĂ©tide de transpiration pour notre prochaine soirĂ©e.
Méfiez vous du preppy...
Méfiez vous du BCBG...
Soirée chic à prix choc part 2
La suiteÂ
AprĂšs une course endiablĂ©e visant Ă semer un commando armĂ© que nous imaginions Ă nos trousses suite au non-paiement de notre addition dans le bar prĂ©cĂ©dent, nous avons atterri, essoufflĂ©es et suintantes sur nos talons vertigineux, dans une rue plutĂŽt obscure. Remises de la panique qui nous avait assailli au dĂ©clenchement -de sirĂšnes de police selon nous, dâune alarme de voiture plus vraisemblablement- nous dĂ©cidons, non sans peur de pĂ©nĂ©trer dans la petite ruelle qui nous fait face. Nous redressons la tĂȘte pour paraĂźtre dignes et lĂ©gĂšrement condescendantes, Ă©vitons de justesse une crotte de chien, manquons par la mĂȘme de tomber face dedans, maudissons les caniches, maudissons les pavĂ©s, maudissons la sncf et pĂ©nĂ©trons finalement dans l'antre dâun bar.Â
Ambiance tamisĂ©e certes, dĂ©coration maghrebisante sĂ»rement, et musique dĂ©licieuse assurĂ©ment, nous Ă©tions satisfaites de ce deuxiĂšme lieu si ce nâest Ă un dĂ©tail prĂšs: lâabsence totale de gentlemen -sous entendu mignonets- alors, certes, nous Ă©tions venues passer en cet endroit une soirĂ©e entre amies, mais un environnement propice Ă la contemplation nous aurait davantage encouragĂ© Ă entretenir une discussion enflammĂ©e oĂč les Ă©clats de rire artificiels attirent le mĂąle en rut. Pas de tels spĂ©cimens Ă lâhorizon, nous entammons une conversation normale oĂč se mĂȘlent sujets de gĂ©opolitique, actualitĂ© internationale, conseils littĂ©raires, sorties culturelles. Bref, nous sommes des personnes cultivĂ©es et il est triste dâaffirmer que des donzelles ayant Ă lâordinaire de tels sujets de discussion, ayant, en fait, DES sujets de discussion, sont parfaitement « impropres Ă la consomation » pour des hommes qui veulent du futile, du light, de lâallĂ©gĂ© physique comme mental.
Nos palabres terminĂ©es, nous nous installons cĂŽte Ă cĂŽte dans de moelleux fauteuils de cuir. Verre de vin Ă la main, accoutrement criant de voluptĂ© et air maniĂ©rĂ© arborĂ©, notre cerveau sâimagine dans « diamants sur canapé ». Et jâai conscience, quâen rĂ©alitĂ© nous Ă©tions des Ă©tudiantes fauchĂ©es et dĂ©linquantes juvĂ©niles accessoirement plus trĂšs fraĂźche pour avoir couru sur cinq cent mĂštres un peu plus tĂŽt, cela constituant un marathon Ă nos yeux.Â
Lâaffluence avait augmentĂ©, aprĂšs examen minutieux des entourages, nous dĂ©crĂ©tons tout de mĂȘme que la gent masculine, tout comme le vin dans nos verres n'Ă©tait du premier cru. Un couple de jeunes enamourĂ©s retient mon attention. Lui enlaçant sa conquĂȘte, lâasphixiant presque, elle la tĂȘte reposant sur son Ă©paule, un sourire bĂ©at aux lĂšvres semble savourer la position, des plus inconfortables pour un ĂȘtre rationnel. Je ris du pittoresque de la scĂšne, moi qui, dĂ©sabusĂ©e des relations, ne cherche plus que les joies Ă©phĂ©mĂšres et sans lendemain. Dernier audit de lâendroit, le bilan est mĂ©diocre. Aucun individu nâavait la carrure exigĂ©e pour nous plaire. AprĂšs ingurgitation dâune lampĂ©e de vin, nous nous dirigeons vers la piste de danse et remuons notre sĂ©ant sur une musique, qui d'aprĂšs mon analyse d'Ă©lĂšve assidue en cours de solfĂšge, sâavĂšre ĂȘtre binaire, tonalitĂ© majeur, tempo vivace, indications inutiles en soi. A la cadence parfaite, nous prenons conscience du ridicule de la situation : une horde de jouvencaux dodelinant de la tĂȘte, frappant du pied Ă intervalles calculĂ©s devant un individu jouant avec des disques, un casque de conducteur de travaux autour du cou et semblant effectuer des gestes prĂ©cis et mĂ©ticuleux d'allumage et d'extinction rĂ©pĂ©tĂ©s de boutons tel le gourou d'une secte dont nous Ă©tions les pigeons. Evidemment nous avons dĂ©crĂ©tĂ© notre statut de simple spectateur de cette assemblĂ©e de moutons mais dĂ©cidons cependant de ne pas rester plus longtemps  dans ce lieu peu frĂ©quentable puisque rempli d'oiseaux granivores peu hygiĂ©niques. Nous quittons ces mougeons et poursuivons notre chemin⊠(to follow)
Méfiez vous du hipster...
La [rou] de secours
PriĂšre de ne pas confondre la roux de secours avec la roue de secours destinĂ©e Ă remplacer une roue dont le pneu viendrait Ă crever. Et encore moins avec La Roux, chanteuse anglaise d'Ă©lectro-pop parfaite Ă©gĂ©rie de la publicitĂ© pour le gel coiffant Göt 2 B pour adolescents boutonneux. Non, la roux de secours n'est autre que le meilleur ami de CĂ©sar. Comme son nom l'indique, sa criniĂšre oscille entre le marron et le rouge, dĂ©tail essentiel vous en conviendrez. A utiliser en cas de grande dĂ©tresse, la roux de secours peut vous permettre d'apprendre des secrets d'Etat et rĂ©colter des informations capitales. Devenir amie avec la roux de secours, ce n'est pas collaborer avec l'ennemi mais s'en approcher pour mieux pouvoir s'en venger. Batifoler avec la roux de secours, pour, ne nous le cachons pas, rendre jaloux CĂ©sar c'est vraiment pas appĂ©tissant et, ne vous leurrez pas, ça ne fonctionne pas souvent. Finalement la roux de secours n'est pas d'un grand secours, sauf que c'est toujours rassurant de savoir CĂ©sar fourrĂ© chez lui plutĂŽt que paradant en compagnie de la roue de la fortune (incarnĂ©e par la bimbo blonde vĂ©nitienne qui, dans l'Ă©mission tĂ©lĂ©visĂ©e du mĂȘme nom, parade toute dĂ©bordante de ses agrĂ©ments artificiels. Celle la mĂȘme qui fourrant son popotin sur du cuir de boeuf - pauvre animal - nous vend (ou plutĂŽt Ă nos hommes) des canapĂ©s ChĂąteau d'ex. Illustration :Â
Ps: Spéciale dédicace au mousqueton junior super perspicace concernant la blondasse
Soirée chic à prix choc part 1
Ou comment oublier César part one
Quand on se fait truander par des personnes que lâon pense aimer, des personnes dont on sait que lâattrait que lâon a pour elles est fonction de leur indiffĂ©rence, que notre dĂ©sir pour elles nâa dâĂ©gale que leur outrecuidance, quelle rĂ©compense plus mĂ©ritĂ©e que dâaller roucouler dans les bistrots huppĂ©s de la capitale. Sophie, jolie minois, Ă©tudiante en histoire de lâart, spĂ©cialiste du grand Ă©cart dans les circonstances les plus improbables et professionnelle du âfume pas cherâ consistant Ă dĂ©pouiller les fumeurs chroniques en soirĂ©e, bref Sophie est lâacolyte idĂ©ale pour passer une soirĂ©e incertaine et cocasse. Volontaire puisquâaussi victime de ce malaitre qui consiste Ă attendre une rĂ©ponse textuelle, un appel charmant, une notification quelconque de leur intĂ©rĂȘt pour nous et qui nâarrive jamais.
Etape Ă©lĂ©mentaire et recherche prĂ©alable aux pĂ©rĂ©grinations, le choix du lieu relĂšve dâun examen minutieux de la toile. Blogs de jouvencelles cĂ©libataires Ă©tudiĂ©s, plan de paris dĂ©cryptĂ©, itinĂ©raire calculĂ©, les lieux de chastetĂ© ne manquent pas dans la capitale. Le bar prospect affiche dans sa description un condensĂ© de renseignements tout Ă fait honorables et conformes Ă nos expectations: âquartier gĂ©nĂ©ralâ, âbande de copainsâ, âboboĂŻsantsâ, âmiam miamâ. Aussi nous nâhĂ©sitons pas une seconde Ă nous rendre dans ce havre de soit disant fashionitude hypster. ArrivĂ© sur place, les charmantes indigentes que nous sommes sont outrĂ©es du prix plus quâexcessif du demi de biĂšre, mais la gloire se paye. Assise face Ă face lâune face Ă la salle lâautre face Ă la fenĂȘtre donnant sur une rue ma foi plutĂŽt passagĂšre, nous profitons de lâoccasion pour concurrencer les radars autoroutiers, au moindre excĂšs de charme nous flashons. Serveur brun tĂ©nĂ©breux svelte et Ă©lancĂ© vient nous demander ce que nous dĂ©sirons. Dans lâimpossibilitĂ© de lui rĂ©pondre que c'est lui que nous dĂ©sirons sans paraĂźtre scandaleuse nous filons la mĂ©taphore en Ă©voquant nos envie de cochonnaille hispanisante tels lomo, chorizo, jamon et autres friandises adipeuses. Insensible aux figures de style il nous revient quelques instant plus tard avec la planche de charcuterie espagnole. Face Ă ce manque de discernement Ă©vident nous sommes dĂ©pitĂ©es et choisissons de concentrer notre attention sur la gente hĂ©tĂ©roclite nous environnant. Un spĂ©cimen aux allures de Woody Allen, un sosie brun de âla roux de secoursâ, un rouquin que nous gardons au fond de notre poche en cas de famine amoureuse, un personnage rocambolesque aux allures de Michael Jackson mixĂ© Ă lâune des soeurs Kardashian et toute une tripotĂ© de personnes Ă lunettes rondes, mariniĂšre et coupe de cheveux Ă la Titus. Bref, dans ce joli zoo nous nâavions point trouvĂ© chaussures Ă notre pied, mais la quĂȘte ne faisait que commencer. Le processus rapiat Ă tous les Ă©tages a cepedant Ă©tĂ© rapidement dĂ©clenchĂ©. Estimant que la demande au serveur avait mal Ă©tĂ© interprĂ©tĂ©e, considĂ©rant quâil nâavait pas Ă nous servir ces victuailles ci mais plutĂŽt son corps nu sur un plateau nous nous sommes mises dâaccord sur lâirrecevabilitĂ© de payer lâaddition. Aussi nous avons dĂ©guerpi rapidement jusquâĂ notre prochaine destination... (suite coming soon)
La teboĂź Ă outils
Pour celles qui ont du rĂ©seau :Â
La boĂźte Ă outils ter
Version maritime :Â
La boĂźte Ă outils bis
Les ingrédients de substitution envisageables :
Notre premiÚre expérience "bouse sur palier"
Une idĂ©e jaillit dans le cervelet de deux pintades un vendredi soir, entre deux gorgĂ©es d'un liquide rouge plus proche du vinaigre balsamique que du Saint-Emilion qu'il prĂ©tend ĂȘtre. Il est vrai qu'aprĂšs avoir ressassĂ© nos derniĂšres idylles malchanceuses, aprĂšs avoir constatĂ© que certains spĂ©cimens masculins ne se dĂ©rangent pas pour nous manipuler, nous, pauvres quiches et donzelles bien naĂŻves, nous avons estimĂ© louable de monter un plan vengeresse. Cette idĂ©e en l'occurrence fantasmagorique avait peu de chances de voir le jour, simple objet de notre hilaritĂ© de jeunes filles Ă©moustillĂ©es, nous avons tĂŽt fait de la relĂ©guer aux oubliettes... et pourtant... insensĂ©es que nous sommes, nous avons le lendemain mis en action notre plan dĂ©moniaque. Je vous l'explique: Chacune d'entre nous avait Ă©tĂ© victime de sa crĂ©dulitĂ©, exacerbĂ©e par les talents manipulateurs de deux galants. Nous n'entrerons pas dans les dĂ©tails du pourquoi ? Comment ? Quelle marque de lingerie portaient leurs maĂźtresses ? Quels mielleux messages nous avions reçu d'eux ? Quels faux espoirs nous nous Ă©tions fabriquĂ© ? Je pense que vous connaissez ! Toujours est-il que ces deux sagouins habitaient, quel hasard, dans le mĂȘme coin - je pourrai indiquer ici ledit quartier mais nous ne voulons pas vous Ă©loigner d'un quartier Ă l'ambiance aussi sympathique et qui plus est causer du tort Ă de gentils garçons qui pourraient ĂȘtre amalgamĂ©s Ă ces deux truands ! Nous enfilons cagoules et lunettes noires, ce qui bien Ă©videmment sied parfaitement Ă nos bottines Ă talons et robes de midinettes, mais pour notre dĂ©fense nous Ă©tions Ă l'Ă©poque encore nĂ©ophyte de la mission et donc peu expĂ©rimentĂ©es niveau combinaison et camouflage. ArmĂ©es ainsi nous passons inaperçues dans une foule en t-shirt un dimanche aprĂšs-midi parfaitement ensoleillĂ©. L'oeil Ă l'affut de la moindre rencontre avec l'un des belligĂ©rants nous sommes aux aguets et nous dirigeons vers les destinations finales: boĂźtes aux lettres rĂ©ciproques des deux hommes. Au prĂ©alable nous nous Ă©tions procurĂ© de beaux paquets enrubannĂ©s dignes des cadeaux emballĂ©s par nos grand-mĂšres, avec inscription du nom du destinataire sur chacun et un contenue ma foi des plus Ă©lĂ©gant. La rĂ©cupĂ©ration du contenu Ă©tait belle et bien la partie la plus ardue de la mission. Guettant les caniveaux, prenant en filature les caniches de mĂ©mĂ©s dans les parcs, nous sommes enfin tombĂ©es sur la CDC (comprenez Caca de Clebs // Crotte de Chien) adĂ©quate. Arborant des gants en latex roses en harmonie avec nos cagoules qui dĂ©jĂ nous faisaient suer de milles gouttes, nous attendons que la rue soit dĂ©serte et sortons de nos sacs Ă main, pelles et rĂąteaux afin de rĂ©cupĂ©rer le dĂ©chet fĂ©cal heureusement assĂ©chĂ© par le soleil, puis dĂ©posons ce rebut canin dans les fameux paquets aux rubans Ă©carlates. Mission presque accomplie, nous nous dĂ©barrassons des outils souillĂ©s et nous dirigeons donc chez les destinataires de ces heureux prĂ©sents. ArrivĂ©es Ă la porte de la destination ultime, nous regrettons d'avoir supprimer tous les messages tĂ©lĂ©phoniques et texto reçus d'eux, puisque par la mĂȘme nous avons perdu les codes d'entrĂ©e qui nous auraient permis d'accĂ©der Ă leur boĂźte aux lettres. L'heure est grave car si tout s'est dĂ©roulĂ© correctement jusqu'Ă lors, une sortie impromptue des garçons pourrait nous trahir, mĂȘme si le port de la cagoule Ă©tait prĂ©vu en perspective d'un tel Ă©vĂšnement. En dĂ©sespoir de cause et aprĂšs avoir rendu fou le clavier du code d'entrĂ©e dans l'immeuble, nous abandonnons jusqu'Ă ce qu'un voisin, bĂ©nit soit-il, dĂ©cide d'entrer dans l'immeuble. Un peu soupçonneux de notre allure, il nous tient tout de mĂȘme la porte et nous dĂ©posons enfin son dĂ» au CĂ©sar numĂ©ro un. OpĂ©ration rĂ©itĂ©rĂ©e pour le deuxiĂšme. Nous prĂ©fĂ©rons par prĂ©caution garder notre camouflage jusqu'Ă notre entrĂ©e dans la bouche de mĂ©tro. OpĂ©ration rĂ©ussie. Nous aurions payĂ© des milles et des cents pour voir la rĂ©action de nos chers amis. Mais l'imagination nous laisse deviner leur bĂ©atitude et leur dĂ©goĂ»t. Le cadeau bien sĂ»r Ă©tait d'expĂ©diteur anonyme. Et qui suspecterait deux charmantes jeunes filles propres sur elles de dĂ©poser des dĂ©jections canines sur le palier de deux prĂ©tentieux ? Certainement les personnes qui nous connaissent un minimum l'envisageraient mais il semblerait que ce ne soit pas leur cas ! hahahahahahahahahahahahahahaha