A l'occasion de la sortie du livre Sans bureau fixe , ce Tumblr propose :
- de suivre l'actualité du triptyque "mobilité, travail, territoire".
- de nourrir le débat à travers des réactions de personnalités à l'ouvrage .
Le numérique, c'est ce qu'en fera l'emploi et non l'inverse !
Regards sur le numérique - Comment travaillerons-nous demain ?
Le numérique infuse tous les secteurs de l'économie, générant un fort besoin en compétences nouvelles : 65% des étudiants d'aujourd'hui pratiqueront, une fois diplômés, des métiers qui n'ont même pas encore été inventés. Et dans le même temps (un horizon de 20 ans), 47% de nos emplois pourront être confiés à des machines, « obligeant » à repenser le travail humain vers plus de créativité.
Entre chômage d'un côté et pénurie de talents de l'autre, quelles recompositions du monde professionnel et du marché du travail ? Quelles politiques publiques pour accompagner ces mutations ? Quelles opportunités nouvelles pour quels métiers demain ?
Bruno Marzloff : Interroger le futur du travail dans le prisme de la robotisation et des mooc, c'est mettre la réponse dans la question. Jetons un coup d'œil au rétroviseur pour comprendre que ce n'est pas la bonne question.
Ainsi, qui se serait attendu à ce que la rencontre du numérique et du travail s'incarne dans les tiers-lieux ? Les espaces de coworking, les smart work centers, les fablabs et autres incubateurs fabriquent de l'activité, des échanges, de la créativité; bref du travail et de la richesse.
Mais quelle richesse et quel emploi ? C'est la question que devrait se poser la politique publique. A l'aune d'un PIB obsolète, le modèle industriel du taylorisme, son modèle d'emploi (le salariat) et son modèle social (l'Etat et l'entreprise providence) s'érodent sans recours classiques. Place à l'économie du service, certes adossée au numérique mais celle-là précède celui-ci. Le rapport au travail s'est toujours incarné dans l'emploi, et s'est à chaque fois transformé avec l'activité (agriculture, artisanat, industrie et maintenant service). Cette mutation définit aujourd'hui d'autres richesses, statuts, sociabilités et valeurs.
Personne n'a encore forgé le néologisme qui traduirait cette composition neuve. Elle ne se résume certainement pas à la seule flexibilité du numérique, ni à l'intelligence assistante des robots, ni à la généralisation du numérique. La difficulté à s'arracher à un modèle moribond – pour ne dénombrer que les centaines de milliers d'emplois perdus ou sous payés – est à la mesure du manque d'imagination des gouvernants et entreprises. Ce modèle est pourtant rejeté par une génération qui entrevoit l'intraprenariat, l'autoentreprenariat, la start-up comme des pistes et l'autonomie, la confiance et la responsabilisation comme des valeurs du travail. Le numérique, c'est ce qu'en fera l'emploi. Et pas l'inverse.
Rue 89 - Interdiction d'envoyer les mails après 18 ?
A l'origine, un avenant à l’accord sur les 35 heures des sociétés d’ingénierie et de conseil et des bureaux d’études a signé par Syntec et Cinov côté patronal, CFDT et CGC côté salarié. Cet accord reconnaît le droit aux salariés de se déconnecter de leurs outils de communication professionnelle, et évoque la possibilité de fermer l'accès aux messageries après 18h.
Reprise par de nombreux médias anglo-saxons (Mashable, Fast Coexist ... qui ont ensuite rectifié le tir), l'information est déformée, assimilée à un "interdiction de travailler après 18 heures" accordées aux français !
Trajectoires fluides - Lieux en commun, lieux en débats
"Personne n'est à l'abri d'être largué. On est vieux très jeune." Caustique, Jacques Lévy concluait ainsi un séminaire qui explorait les voies du numérique. Il laissait percer son scepticisme d'un supposé incontournable "penser global" qui nous fait perdre de vue la proximité. Largué ? Dans les cartes que redistribue le numérique, l'espace proche nous échappe, d'autant plus que le radar de l'internet nous porte infiniment loin.
Dans un contexte de connectivité généralisée, quelle est la place du lieu ? La communauté, tiraillée entre la curiosité et la richesse des réseaux à distance et le tropisme de la rencontre physique, entreprend une négociation collective : où est-ce que cette urbanité atterrit quand elle est mâtinée de numérique ? Qu'on le veuille ou non, si l'urbanité a pas mal la tête dans les nuages, elle a forcément les pieds quelque part. Et si les tiers-lieux étaient - seraient même déjà -, les lieux privilégiés de cette recomposition ? Ces derniers deviennent objets sociologiques, économiques autant qu'urbains. Ce sont aussi des lieux média. Le numérique n'y a pas la place convenue et d'autres composantes s'invitent pour les définir.
L'épisode de Libération offre une belle opportunité d'interrogation qui rejoint l'interpellation du géographe. Quand les actionnaires, face aux pertes du journal, imaginent en faire "un Flore du 21e siècle", sous la houlette du designer Starck, les journalistes s'opposent farouchement à leur projet multimédia; notamment à la création d'un espace culturel au siège et publient depuis lors chaque jour deux pages dans le quotidien intitulées : "Nous sommes un journal."
La colère des journalistes n'empêche pas le discernement. Jetons un oeil sur ce paysage mouvementé de lieu média qui se dessine dans nos villes. On y travaille, mais pas que...
L'entrepreneur de Libération ne s'y trompe pas qui mesure le succès de ces nouveaux espaces - aux couleurs infiniment variées. Ils s'habillent parfois en Starbucks ou en centres d'affaires sous la conduite d'enseignes ou en incubateurs sous la bannière de marques. Google et Microsoft hébergent dans le Sentier des startups et des indépendants sous leurs ailes d'incubateurs, très concernés par la suite de leur destin. Le Crédit Agricole annonce pour sa part son réseau d'incubateurs/tiers lieu et investit pour commencer 5000 m2 à l'ancien siège de l'UMP dans le quartier plus seyant des Champs Elysées. Cette floraison d'initiatives fait forcément des émules, tant il s'agit de capter le dynamisme économique des start-ups. Cette même polarité des forces d'innovation conduit les acteurs publics à se pencher sur le sujet. Paris revendiquera à la fin de l'année 2014 quelques 100.000 m2 d'incubateurs.
Le seul thème du numérique évoqué par quelques candidats lors des municipales de mars 2014 le fut dans l'angle de ces nouveaux lieux. Le candidat UMP à Lyon en vient à proposer "L'Ouvrage", un vaste "lieu d'innovation, de création, de partage et d'entrepreneuriat" (5.000 m2 encore, une norme ?) copiant la formule magique Plug & Play de la Silicon Valley. Retenons ce cocktail d'innovations, de collaboratif et de dynamisme économique. A Rennes, la municipalité sortante a déjà engagé onze espaces publics numériques dotés de Fablab, etc.
D'un autre côté, on assiste à une floraison d'espaces de coworking et à leur succès généralisés. Là aussi, la liste est trop longue. Dans la variété conséquente de leurs propositions et de leurs colorations, submerge un cocktail de collaboratif, de bricolage de modèles d'affaire et de partage improbable de travail et d'emplois et d'innovations, encore.
L'isolement des normes individualistes du travail numérique s'est frotté au rejet du modèle fordiste épuisé du travail collectif au lieu unique de l'entreprise pour allumer la mèche de cette explosion. La ville s'invite dans ces lieux, sans que le numérique en soit le point d'entrée. En tout cas, l'irruption du numérique ne s'est pas réalisée dans la facture attendue. La logique de l'espace numérique de travail (ETN) et de l'espace public numérique (EPN), deux formats officiels propulsés par l'administration, fut prise à revers par une demande d'une autre nature et d'une autre puissance. Des espaces se sont proposés. 40 % d'entre eux n'existaient pas il y a un an et le marché des "tiers-lieux" ne peut accueillir toutes les demandes. On ne s'y rend pas nécessairement parce que l'espace est plus proche que l'entreprise (c'est éventuellement la cerise sur le gâteau), mais parce qu'il offre ce que l'entreprise ne sait pas offrir, et ce que le marché a du mal à concevoir, la communauté et ses partages.
Ce long détour pour revenir à Libération. Sans invoquer le Procope ou le Flore, certains commentaires ont vite noté que Le Guardian ou El Pais ou Monocle ont succombé avec succès aux charmes du "modèle café"; tandis que Lagardère Active Enterprises a confirmé l'ouverture d'ici la fin de l'année d'un Elle Café à Paris. Si on ne sait ce que ces modèles produisent en termes économiques, on sait à tout le moins que cela fabrique de la communauté et du débat. Libération en produit paradoxalement les preuves, malgré ses dénégations de lieu média et d'espace communautaire. A commencer par l'afflux de témoignages hébergés dans les pages de constestation du journal. Ils procèdent de sa communauté et la révèlent. Même si cela ne se confond pas avec un réseau social, la démonstration de l'existence d'un collectif va plus loin, avec un afflux énorme de visiteurs complices aux journées portes ouvertes.
Plus étourdissant, le "barcamp" autour de l'avenir de Libération, organisé par, justement, un de ces tiers-lieux détonnants, le NUMA[1]. Dixit Libé soi même : "Le concept se définit comme une "non-conférence", où personne n'est spectateur et où tout le monde participe, où il n'y a pas d'estrade mais des tables-ateliers, où l'on se fait passer le micro sans craindre la grippe A. Avec ce présupposé assez vrai que l'innovation naît de la confrontation entre personnes aux cultures et compétences différentes." Si ce lieu média/débat n'est pas une communauté, qu'est-ce ? Ce débat au NUMA a produit à tout le moins la révélation que la communauté est l'essence même du journal, et qu'un lieu pour la cristaliser a du sens. Commentaire de Olivier Bertrand, journaliste à Marseille pour Libération et représentant syndical : "Notre "une" du 8 février a peut être été mal interprétée. Nous voulons bien devenir un café, un lieu culturel, un incubateur de start-ups à condition que tout cela se construise autour du journalisme." Ce que personne ne conteste[2]. Pour survivre, Libération pourrait (entre autres, car cela n'en fait certainement pas une solution en soi) muter en lieu média, un lieu (en et de) débats. L'histoire des lieux média de la ville ne fait que commencer, ajoutant un chapitre à l'histoire balbutiante mais prometteuse des tiers-lieux.
[1] "Maël Inizan, salarié de Silicon Sentier (l'association à l'origine de NUMA), a été interpellé par le projet des actionnaires du journal. "J'imaginais la création d'un lieu dans la rédaction, autour duquel des gens de divers horizons pourraient graviter. C'est exactement le principe de NUMA." Atelier des Médias
[2] L'article de Slate reprend quasiment les même propos, d'un journaliste du Guardian : "Nous ne voulons pas être le prochain Starbucks." Il ajoute, et cela est symptomatique, "Ce que je trouve intéressant, c'est que ce café vous force à penser en termes de réseaux sociaux."
Les nouvelles formes du travail et en particulier le coworking sont-ils synonymes de liberté et de précarité ? Un peu de des deux, mais, d'après Jean-Pierre Gaudard, journaliste et essayiste, "l'aspiration à l'autonomie est plus forte que les inconforts de la précarité".
Cisco France Blog - Circulation alternée: frein économique ou accélérateur du travail mobile ? (Débat BFM TV)
La mise en place de la circulation alternée a permis de réduire de 62 % la congestion sur le réseau structurant d'Île-de-France en heure de pointe.
Mais cette solution ponctuelle ne règle pas le problème structurel de la congestion et des externalités négatives qu'elle engendre.
L'une des solutions rarement évoquée est celle du travail mobile. Pour le Directeur Général de Cisco France, la mise en place de la circulation alternée ne bouleverse pas fondamentalement l'organisation d'une entreprise déjà acquise au travail à distance.
Les outils, eux, existent déjà. C'est au niveau de la culture d'entreprise qu'on décèle encore une résistance au changement. Mais l'irruption sur le marché du travail d'une nouvelle génération, pour qui le travail n'est plus un lieu, pourrait changer la donne.
Bruno Marzloff présentera Sans Bureau Fixe à l'occasion de la conférence Espaces de travail & innovation organisée par La Poste Immo, BPI France et Bureaux à Partager.
La conférence abordera les thèmes des nouveaux espaces de travail et des écosystèmes d'innovation.
Mardi 8 avril de 18h30 à 20h30, Amphithéâtre Haussmann, inscription gratuite ici.
Deskmag - Coworking : de belles perspectives de croissance
D'après la 4 th Global Coworking Survey, 60 % des espaces de coworking existants ont prévu d'acquérir davantage d'espace pour leurs membres.
L'offre se diversifie, offrant davantage de choix au coworkers, et le secteur entre en maturation : seul 40 % des espaces de coworking actuels ont moins d'un an d'activité.
Streetsblog - "Meilleurs lieux de travail" : et si on revoyait nos critères ?
Chaque année, les magazines spécialisés publient une liste des "meilleurs employeurs" ou des "meilleurs lieux de travail", selon des critères variés : salle de gym, assurances santé (pour les Etats-Unis ...).
En revanche, les conditions de mobilité sont rarement prises en compte : le lieu est-il facilement accessible en transports en commun ? l'environnement est-il multifonctionnel ? Pourquoi ne pas intégrer le Walkscore* dans l'évaluation des lieux de travail ? C'est ce que propose le bloggueur La Noue pour Baltimore. Son témoignage résume bien les préoccupations qui entourent les mobilités subies :
"Mais quand ma femme rentre du travail, elle ne parle pas du plan d'épargne de son employeur, de son assurance maladie, ou de la gym gratuite. Bien plus souvent, elle me confie combien ses trajets en voiture sont longs et générateurs de stress".
France Culture - La souffrance au travail : marronnier médiatique ou phénomène protéiforme ?
Le thème de la souffrance au travail est aujourd'hui très médiatisé. Si l'on évoque beaucoup la souffrance sur le lieu de travail, on s'intéresse moins à ce qu'il se passe autour du travail, et notamment aux déplacements contraints qu'il peut engendrer.
Si les conditions de mobilité ne sont pas les seules responsables de la souffrance au travail, on gagnerait cependant à les prendre mieux en compte pour aborder ce sujet. C'est en tous cas l'idée avancée par Julien Damon, qui propose deux pistes pour alléger le quotidien : la démobilité et la désynchronisation.
La démobilité ne signe pas la fin de nos déplacements, mais consiste plutôt à les aménager, en favorisant le développement d'espaces de coworking ou du télétravail afin d'éviter les trajets contraints.
Pour en savoir plus sur la démobilité, cliquez ici.
La désynchronisation est une tentative d'étaler les besoins de déplacements dans la journée afin d'alléger le pic de congestion aux heures de pointe.
Pour en savoir plus sur la désynchronisation, cliquez ici.
Forbes - Travail en freelance : une vague de fond ?
Au-delà des batailles de chiffres sur le chômage et la croissance, et sur une éventuelle reprise économique, une chose est sûre : la nature du travail est en train d'évoluer.
L'essor des freelance en est une des manifestations : un tiers des américains sont des "indépendants", selon le Freelancer's Union.
Le développement des TIC et l'essor du travail mobile permettent une forme alternative de création de richesse, qui n'est plus associée à une routine de bureau.
"Dites adieu aux longs trajets, aux intrigues de bureau et au "9-à-5 - si vous ne l'avez pas déjà fait".
Mais les technologies n'expliquent que partiellement une mutation qui procède avant tout de nouvelles attentes : flexibilité, autonomie, changement dans nos manières de travailler. Difficile encore de mesurer le poids économique de ce nouveau secteur, encore trop souvent associé à la débrouille et à l'informalité.
Le Figaro - Pôle Emploi va expérimenter le télétravail
A Pôle Emploi, environ 20 % du temps des travailleurs est consacré à des tâches ne nécessitant pas de contact avec le public. C'est ce temps-là qui pourra être consacré au télétravail, à raison d'un jour par semaine. Premier bilan en 2015.
Un rapport du Conseil Général de l'Industrie, de l'Energie et des Technologies sur les perspectives de développement du télétravail dans la fonction publique avait été publié en 2011, et évoquait déjà Pôle Emploi.
Regards de l'AGAM - L'immobilier de bureau, mutations économiques et urbaines
Le bureau comme symbole de la mutation de notre économie vers une économie de services, qui s'épanouit à l'échelle de la métropole : c'est ainsi que l'AGAM (l'Agence d'Urbanisme de l'Agglomération Marseillaise) introduit son Dossier consacré à l'immobilier de bureau (février 2014).
Si la ville-centre est en train de rattraper son retard en la matière, l'immobilier de bureau est encore dispersé dans de nombreuses centralités périphériques de la métropole marseillaise. Les congestions automobiles sont un problème récurrent à Marseille, alors que les grands pôles tertiaires monofonctionnels continuent à se développer ...
Pourquoi ne pas envisager la désynchronisation et la délocalisation du travail (télécentres, espaces de coworking, télétravail ...) ? Pour l'instant, Marseille ne compte que 3 espaces de coworking.
Deloitte - Le service public nomade - Technologies mobiles : de l'amélioration de la performance à l'émergence de nouveaux usages
L'étude de Deloitte montre que parmi les mesures destinées à rendre plus efficace l'administration publique, l'entrée dans le travail mobile n'est pas la plus douloureuse, alors même qu'elle permettrait des gains importants, et pas seulement financiers.
Selon le Center for Digital Technology, le travail mobile dans la fonction publique permettrait notamment de réduire le temps dédié aux déplacements, de raccourcir le délai de réponse aux usagers, et de réduire les coûts d'occupation des bureaux par ces travailleurs mobiles.
L'étude se concentre surtout sur le télétravail, qui pourrait concerner 32 % des travailleurs fédéraux américains selon le Federal Telework Report (contre 7 % aujourd'hui).
Les tiers-lieux et autres espaces de coworking ne sont cependant pas mentionnés ...
Etude V-Traffic - L'état du trafic en Île-de-France (janvier 2014)
V-Traffic a étudié les conditions de circulation sur le périphérique parisien.
La vitesse maximale autorisée a été limitée à 70 km/h en janvier. Certains s'inquiètent : va-t-on finir par passer aux 50 km/h ?
En fait, la vitesse moyenne est de 32 km/h en heure de pointe sur cet anneau de 35 kilomètres.
Ce que révèle surtout l'étude, c'est que nos problèmes de mobilité sont encore largement liés à notre organisation du travail. Sans surprise, les moments les plus critiques sont calqués sur les horaires de bureau. En semaine, la synchronisation des trajets pendulaires entre les zones résidentielles et les zones de bureaux provoquent des embouteillages que l'infrastructure ne parvient plus à absorber.
A l'inverse, le volume du trafic automobile chute pendant le mois d'août !
Donnée intéressante, la congestion semble moins intense le mercredi, une partie de travailleurs décalant leurs trajets ou adaptant leur emploi du temps en fonction de leurs enfants (12 % d'embouteillages en moins par rapport au mardi). La flexibilité comme solution aux embouteillages ?
Le Monde - BMW autorise le travail à la maison, mais l'encadre
Economie matin - Télétravail : chez BMW, même les tweets vont compter
Le "travail mobile" effectué hors du cadre temporel et spatial du bureau, est une réalité : consulter ses mails le week-end ou avancer sur une tâche pendant ses congés sont des pratiques désormais assez répandues. Comment le prendre en compte ? Faut-il rémunérer ce temps de travail officieux, ou faut-il repenser l'organisation du travail ?
BMW a choisi d'officialiser le travail mobile. La moitié des salariés du groupe pourra désormais organiser son travail de manière flexible. Le temps passé à travailler le soir ou le week-end trouve son rééquilibrage : sortir plus tôt un jour dans la semaine, ou tout simplement le convertir en congés.
Les employés conservent cependant la possibilité de définir des tranches horaires pendant lesquelles ils refusent d'être sollicités.
Cédric Verpeaux, Caisse des dépôts - Quels modèles économiques pour les tiers-lieux ?
Les premiers éléments de l'étude commandée par la Caisse des Dépôts sur les externalités positives des tiers-lieux sont en ligne. Les télécentres permettraient d'éviter aux entreprises 5,5 jours d'absentéisme par télétravailleur et par an en moyenne.
Le "scénario 2025" avancé par l'étude prévoit 21 % de télétravailleurs en Île-de-France et dans les 20 premières agglomérations françaises.
Reste à savoir comment seront aménagés ces télécentres (services proposés, localisation, desserte en transports en communs ...)