Après 2 mois à patauger dans tous nos contenus, à réfléchir sur la manière la plus originale et la plus évocatrice de nous (re)présenter, à se tâter sur des questions design en tout genre "rouge", "non, bleu !!", "et puis non, rouge!!"... Le nouveau site est enfin là...tout chaud, tout beau...
Et pour que la recette soit encore meilleure, nous avons spécialement créée une confortable et douillette rubrique pour accueillir notre cher blog.
Vous l’aurez compris, notre tumblr a donc fait ses valises. Direction le nouveau site web de Science Animation pour ne perdre aucune miette de nos folles aventures!!
Roulement de tambours... Toute l’équipe du Quai des savoirs est en effervescence pour le lancement officiel !
Tous au @QuaiDesSavoirs ! https://t.co/EAZiSZYlo4 pic.twitter.com/o3eniVSZ6O
— Toulouse (@Toulouse)
30 Janvier 2016
Cet espace dédié à la diffusion de la culture scientifique fêtera son ouverture du 16 au 21 février 2016. Ateliers, spectacles, expositions, cafés-débats, installations numériques... Une semaine qui s’annonce riche en rencontres et découvertes !
Et comme il serait dommage de s’arrêter après un lancement aussi alléchant, l’ensemble de la saison Février-Août 2016 prévoit elle aussi son lot de surprises.
Assez parler, je vous laisse découvrir par vous même ce que vous réserve l’aventure “Quai des savoirs” ...
Saison 2016 Quai des Savoirs
Publish at Calameo
Suivez toute l’actualité du Quai des savoirs sur son compte Twitter @QuaiDesSavoirs et sur sa page Facebook Officielle Quai des savoirs !
Lisez attentivement les recommandations de la notice avant de concevoir ce jeu.
Veuillez tirer les cartes Joker et Chance lorsque la notice vous l'indique. Ces cartes vous aideront dans la conception du jeu.
Veuillez prendre en considération les précieux exemples donnés tout au long de la notice, qui pourront vous aiguiller dans votre préparation.
Je vais maintenant vous présenter la manière dont nous avons conçu le jeu pédagogique « Mission olor » proposé aux visiteurs du salon de la qualité alimentaire SISQA 2015.
Je vous propose en effet une petite notice explicative que vous pourrez suivre pour concevoir vous-même, si vous le souhaitez, votre propre jeu pédagogique sur les sens.
Tout au long de ce support, il se peut que vous tombiez sur des retours d’expériences et des petites anecdotes de notre part… Soyez bien attentifs et ne les négligez pas, il se peut qu’ils contribuent à la réussite de votre mission ;-)
Prêt à relever le défi ? C'est à vous de jouer !
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Jeu de conception d’animation ludique grand public
Durée de conception : Quelques semaines pour certaines missions, quelques heures pour d'autres
Public : Jeu à destination de personnes inventives et joueuses souhaitant créer une animation grandeur nature
Contenu du jeu :
1 médiateur, expert de la conception de jeu à l'imagination quelque peu débordante
1 bidouilleur capable de TOUT en peu de temps
1 plateau de jeu grandeur nature
Guides de jeu
1 poste d'accueil : case de départ
10 bornes olfactives
Fiches mission
Badges
1 tableau de score : case de fin de jeu
But du jeu :
Le but du jeu est d'arriver à concevoir un jeu qui soit à la fois amusant, pédagogique et qui puisse accueillir une grande capacité de personne à la fois sur l'espace de jeu.
Préparation du jeu :
1. Choix du thème de jeu
Créer un univers visuel et populaire autour d'un thème qui fera largement écho au plus grand nombre. Le choix de ce thème vous guidera dans la suite de la conception du jeu, il ne faut pas le négliger.
Pour notre part, nous avons choisi le thème de la science fiction et Star Trek !
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2. Construction de l'histoire
L'histoire doit être stimulante, divertissante et doit pouvoir permettre de faciliter la réception du message pédagogique.
Les règles doivent être faciles à comprendre et faciles à mettre en œuvre.
Après nous être replongés dans nos références cinématographiques, littéraires et j'en passe, nous avons imaginé le scénario suivant : " Il y a bien longtemps, dans une galaxie très très lointaine... un vaisseau en partance pour des terres encore méconnues se retrouve par inadvertance en plein Salon de la Qualité Alimentaire de Toulouse.
Un membre de l'équipage explique que le vaisseau effectuant un long voyage intergalactique est totalement équipé pour garantir le bien-être des passagers. En effet, complètement aseptisé, le vaisseau est pourvu d'une odosphère qui reproduit le milieu naturel des habitants.
Au cour de la traversée d'un champ d'astérïodes, un incident survient. Le petit vaisseau heurte malencontreusement l'un d'eux, endommageant complètement l'odosphère. Une solution d'urgence se fait alors pressentir, au risque de porter atteinte à l'ensemble de l'équipage.
Fort heureusement, la planète la plus proche, SISQA2015, est dotée de toutes les combinaisons olfactives possibles et inimaginables jamais enregistrées dans l'univers.
Après un atterrissage difficile, le vaisseau se retrouve au cœur d'un événement grandiose, envahi d'abondances sensorielles en tout genre. L'équipage, quelques peu affecté par le périple, reste complètement ébahi par le foisonnement de denrées alimentaires, la profusion d'animaux aux fortes odeurs et surtout l'affluence de curieux autochtones venus se délecter de tant de délices.
Abasourdi par leur découverte, l'équipage n'en oublie pas pour autant la réparation de l'odosphère.
"Cette planète tombe à pic !" s'esclaffe l’un des membres de l'équipage, comprenant rapidement que ses habitants seront de parfaits réparateurs grâce à leur capacité sensorielle hors du commun.
L'opération Mission Olor peut commencer !!! "
3. Conception du matériel de jeu
S'équiper de bornes olfactives
Concevoir des fiches missions : veillez à garder en tête le thème de base pour garder une cohérence avec l'univers de jeu.
A cette étape de notre partie, et pour ne pas nous éloigner du thème de la Science Fiction, nous avons eu l'idée de réaliser les fiches mission sur support transparent afin que celles-ci soient visibles spécifiquement grâce à la lumière des bornes olfactives
Concevoir des badges pour les joueurs : utiliser des symboles simples, colorés, reconnaissables et mémorisables :
Pour notre conception nous avons eu l'idée de réalisé des formes géométriques simples et colorées, à l'image de Star Trek (bleu, jaune et rouge)
Conception d'un tableau de score : obligatoire pour calculer les résultats du jeu
A cette étape, notre choix s'est porté sur un tableau électronique, brillamment conçu par notre bidouilleur hors pair, j’ai nommé Lionel :)
Les odeurs
Préférez des odeurs de la vie courante pour une meilleure appréciation du jeu.
Voici quelques unes des odeurs que nous avons choisies : foin, cuir, bord de mer, patate, poubelle, etc
Rechercher un concepteur d'odeur fiable
>> Besoin d'aide pour trouver des échantillons d'odeurs? Tirer une carte Joker.
Pour notre partie, nous avons tiré la carte : Concepteur de fragrants et de produits odorants ASQUALI
Ne pas oublier de réaliser une phase de test pour s’assurer de la qualité des odeurs.
>> Besoin d'aide pour réaliser la phase de test ? Tirer une carte Chance.
Lors de notre partie, nous avons eu la chance de tirer la carte : Aide de l'équipe de Science Animation
4. Les Guides de jeu
Vous devez disposer de guides de jeu distrayant aux look interpellant qui rappellent le thème d'ancrage de votre jeu.
6 guides sont nécessaires tout au long du jeu : 2 pour l'accueil, 2 pour la réception des résultats et 2 pour renforcer le message pédagogique.
>> Besoin d'aide pour trouver des guides de jeu ? Tirer une carte joker.
A cette étape de la conception, grâce à la carte joker, nous avons réussi à recruter un équipage comprenant 6 personnes que nous avons équipé de magnifiques costumes tout droit sortis de l’univers Star Trek ! Cet équipage, bénévole, provenait de l'école toulousaine ENSAT.
Le message pédagogique concernant la mémoire olfactive doit être maîtrisé et adapté à tout public. En effet, les guides doivent pouvoir répondre aux questions des joueurs, comptabiliser les scores, divertir et surtout ne pas contraindre les joueurs durant la partie.
5. Création du plateau de jeu
Réalisez un plateau de jeu grandeur nature tel une "vitrine" qui puisse interpeller le visiteur et lui donner envie de découvrir le jeu.
Il doit être suffisamment grand pour pouvoir accueillir une grande capacité de personnes et ne pas être saturé lors des différentes parties.
>> Besoin d'aide pour concevoir votre plateau de jeu ? Tirer une carte Chance.
Lors de notre conception, nous avons pu bénéficier de l'aide ingénieuse de Bernard, le scénographe de la SISQA. Grâce à ses conseils, nous avons créé un plateau de jeu en forme de vaisseau spatial comprenant un poste d'embarquement, un poste de commandement, et un tableau électronique qui accumule l’ensemble des scores.
5 étapes de préparation plus tard, et surtout après les avoir appliquée scrupuleusement [enfin presque], voici, juste pour vous, les fameuses règles de
Mission Olor :)
Règles du jeu Mission Olor
Les joueurs accèdent à la nacelle du vaisseau. Ils sont accueillis au niveau du poste d'embarquement par deux membres d'équipage.
Les joueurs sont répartis dans une des trois équipes (équipe bleue, équipe jaune et équipe rouge) et reçoivent un badge pour être identifié ainsi que deux cartes missions.
Ils doivent en choisir une, chaque carte mission comportant 4 noms d’objets.
Ils sont ensuite invités à se rendre dans l’odosphère, la partie centrale du jeu où sont disposées 10 bornes olfactives.
Chacune d’entre-elles présente un objet et une poire à odeur qui renferme une odeur correspondant à l’un des 10 objets présents dans l’odosphère.
Le but des joueurs est donc de retrouver les bornes qui contiennent les odeurs correspondant aux objets inscrit sur leur liste mission. Une fois cela fait, ils doivent se présenter au poste de commandement où d’autres membres d’équipages valident ou non leur mission.
Tableau des scores : 1 bonne réponse = 1 point et 4 bonnes réponse = 4 points + 1 point bonus.
Fin de partie : Tout les joueurs sont vainqueurs tant qu'ils ont retenu le message pédagogique autour de la mémoire olfactive.
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PS : Si vous n’avez rien compris, pas la peine de taper “règles Mission Olor” sur Google, contactez plutôt Stéphane, son concepteur, qui se fera une joie de vous éclaircir :)
Les 10 défis de l'année 2016 pour Science Animation
Chaque mois de janvier est l’occasion de se souhaiter une bonne année et la réussite des projets à venir... L'année qui commence est très particulière pour Science Animation, marquée par de nombreux défis à relever.
Les voici, sans ordre d’importance :
Réussir notre installation au Quai des Savoirs
Après 30 années passées à l’Observatoire de Jolimont, nous déménageons au Quai des Savoirs ! L’équipe vient d’emménager le 18 janvier et nous avons quelques semaines pour préparer l’ouverture qui aura lieu le 16 février.
Cet équipement métropolitain rassemble un nombre impressionnant d'acteurs de la culture scientifique, technique et industrielle, fédérés autour d'un projet collectif : animer un lieu autour du thème « Construire l'avenir ».
Science Animation y côtoiera l'Université fédérale, les Petits Débrouillards, Planète Sciences, les équipes du Museum, des associations de CSTI , des laboratoires de recherche, des clubs d'entreprises, et l’univers de l'économie numérique avec La Mêlée Numérique, La Cantine, la French Tech….
Pour l’ouverture, nous travaillons plus particulièrement sur le hall d’accueil avec des dispositifs attractifs et originaux (réalité augmentée, mur social, cartographie imagée des laboratoires...), ainsi que sur le hall des manips, espace d’exposition et de manipulations, qui fera un focus pour l’ouverture sur l’Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse…
Nous lancerons par ailleurs des expérimentations Living Lab à l’étage, notamment autour des dispositifs immersifs avec l’Oculus Rift ainsi que des démonstrations autour de la dynamique des Fab Lab et des imprimantes 3D.
Inaugurer notre nouvelle exposition « Archéo, une expo à creuser ! »
Cette coproduction avec le musée Saint-Raymond ouvrira ses portes au public le 19 février. Nous espérons qu’elle connaîtra un grand succès auprès du public toulousain, avant de partir en itinérance dans le reste de la France en octobre 2016. Alors rendez-vous au Musée Saint-Raymond pour la découvrir !
Lancer la plateforme Makerscience
Nous l’attendions depuis longtemps, ça y est, il est en ligne : notre réseau social professionnel Makerscience dédié à la médiation des sciences, des techniques et de l’innovation est ouvert à tous ceux qui veulent s’investirent dans un projet de médiation culturelle.
L’enjeu est maintenant de convaincre les acteurs culturels, scientifiques, artistes, étudiants, enseignants… de s’y investir et de partager idées et bonnes pratiques.
Mettre en place une nouvelle organisation du Groupe Science Animation dans le cadre de la grande région
En effet, depuis le 1er janvier, nous faisons partie de la nouvelle grande région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées. Il existe de nombreux acteurs dans l’ancienne région Languedoc-Roussillon. Nous sommes impatients d’aller à leur rencontre et voir avec eux comment travailler ensemble sur ce nouveau territoire.
Déployer Echosciences en région
Echosciences, le réseau social d’animation territoriale pour les amateurs de sciences et de technologies développé par nos collègues de Grenoble de la Casemate, sera dupliqué sur notre territoire dès le mois de février.
Nous allons travailler pour faire adhérer un maximum d’acteurs du territoire et les inciter à contribuer à ce média participatif dédié au partage des savoirs et de l’innovation sur la nouvelle grande région.
Mettre sur les routes notre nouvelle remorque d’animation territoriale.
En effet, d’ici l’été, nous réceptionnerons une nouvelle semi-remorque flambant neuve. À la fois fab lab, living lab, espace d’exposition et studio itinérant, cet outil d’animation du territoire prendra la route dès le mois d'octobre... D’ici là, il nous reste à lui trouver un nom !
Pérenniser le programme Inmédiats
Un défi de taille ! En juillet 2016, ce sera la fin du programme Inmediats, après 5 années. L’enjeu est maintenant de pérenniser le modèle et les outils que nous avons mis en place.
Mais aussi et surtout de continuer, avec nos collègues, l’aventure qui a définitivement transformé nos centres.
Préfigurer le Catalyseur
Ce nouveau tiers-lieu sur le campus de l’Université Paul Sabatier devrait ouvrir en 2017, mais nous devrons lancer une préfiguration en 2016 pour convaincre les étudiants, enseignants, chercheurs et tous les partenaires d’adhérer au projet. Nous programmerons avec l’université Toulouse III Paul Sabatier, l’INSA et le CROUS, une série d’événements sur le campus tout au long de l’année.
Fêter les 25 ans de la Fête de la science
Créée en 1991, la Fête de la Science aura 25 ans cette année et nous comptons bien fêter cela en proposant toujours autant de manifestations en région, voire beaucoup plus puisque nous travaillerons cette année avec tous les acteurs de la grande région ! Rendez vous en octobre !
Concevoir notre première grande exposition au Quai des savoirs : « Inventer la ville »
Celle-ci ouvrira en février 2017. De par sa dimension, plus de 800 m2, mais aussi son modèle économique, cette nouvelle exposition sera un vrai défi pour l’équipe !
Nous aurons toute l’année 2016 pour concevoir et trouver les partenaires du projet.
Les robots débarquent et vous souhaitent leurs meilleurs vœux !
L’année 2016 est arrivée et elle amène avec elle son lot habituel de nouveaux projets à Science Animation ! Et le premier à ouvrir l’année en beauté est... La tournée robot “Quinzaine de la robotique” !
Comment ça, vous ne connaissez pas encore ce projet ? Qu’à cela ne tienne, je suis là pour ça !
La quinzaine de la robotique, késako ?
Il s’agit d’une animation autour de la robotique dans les lycées de Midi-Pyrénées qui, comme son nom l’indique, dure quinze jours !
Quinze jours pour tout savoir (ou presque) sur la robotique, voilà le pari de cette animation conçue en partenariat avec l’association Planète Sciences Midi Pyrénées.
Au menu donc, une exposition interactive dédiée à la robotique, des ateliers, une découverte des métiers de la robotique, des interventions de professionnels, des défis programmation... Bref un programme bien chargé et particulièrement alléchant !
... Mais je vous laisse en juger par vous même :-) :
Plutôt impressionnant, non ? ;-)
Petit historique : Comment cette idée de projet a t-elle germée dans notre tête ?
Tout commença début 2015 alors que nous décidons de créer un partenariat avec l’association Planète Sciences Midi Pyrénées pour mettre en place une programmation scolaire autour de la robotique.
C’est notamment dans cette optique que nous avions mis en place des ateliers de créativité lors des trophées de la robotique qu’organisait l’association en mars 2015.
A la recherche d’idées sympas pour notre projet, nous avions en effet mis en place un mur participatif comportant deux grandes catégories :
“Quinzaine de la robotique” dans les écoles, aidez-nous à trouver de supers idées d'activités…
Et vous qu'aimeriez-vous découvrir sur les robots ?
... Mais également : Un “Brainstorming”, une “Mindmap”, une “Empathie map”... Bref, tout ce qui pouvait nous aider à faire émerger de bonnes idées !
Résultats : Un florilège d'idées d’activités, d’animations, de thèmes à aborder durant ces quinze jours pour faire découvrir la robotique aux lycéens de la région !
Quelques mois plus tard, nous disposons d’un catalogue d’animations que nous soumettons aux différents lycées de Midi Pyrénées via le blog officiel du projet : Tournée Robots. Nous choisissons d’imposer une seule étape par département afin de couvrir au mieux l’ensemble de la région.
Après bien des aventures, nous décidons de lancer la première tournée robot dès janvier 2016 !
Les robots débarquent pour la nouvelle année
Nous voici donc en ce lundi 4 janvier dans le lycée Champollion de Figeac (Lot) pour lancer la toute première “Quinzaine de la robotique” !
Après une matinée de montage, nous sommes fin prêts !
Exposition > Ok !
Matériel d’Animation > Ok !
Animateur > Ok !
Appareil photo et Appli Twitter activée > OK !
Au programme de cette première journée, un premier atelier "Engrenages et Mouvements" animé par Jimmy de Planète Sciences.
Sur la table, les élèves découvrent une petite boite en carton refermant du petit matériel aux allures de jeu de construction.
Étonnant pour une animation dédiée à la robotique me direz-vous ?
Tout s’éclaire quand Jimmy prend la parole et explique que cette première animation a pour but de découvrir l'aspect mécanique de la robotique.
Les élèves étaient en effet invités à concevoir différents systèmes de transmission à l’aide du matériel mis à disposition. Ils prenaient ainsi connaissance des différents éléments mécaniques (engrenages, poulies, crémaillère, bielle).
L’après midi, un second groupe d'élèves de 1ère S "Sciences de l'ingénieur" participaient cette fois à l’atelier "Boum'bot" destiné à initier les jeunes aux concepts de la programmation ainsi qu'aux bases de la robotique.
A quelques heures du lancement, voilà que l’informatique fait des siennes, ce qui ne nous aide pas à rester sereins...!
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Après plusieurs réglages, nous sommes prêts à accueillir les élèves (ouf!)
Par groupe de deux, ces derniers avaient pour mission de programmer le robot "Boum'bot" mis au point par l'association Planète Sciences.
Concrètement, de petits défis sont lancés aux élèves : faire avancer et reculer le robot, le faire dévier d’un obstacle, lui faire faire un “carré” etc.
Curieux, les élèves se sont rapidement pris au jeu, à notre plus grand bonheur :)
Entre deux manipulations, les lycéens ont également pu faire la connaissance de "Sphero", autre outil éducatif destiné à initier les jeunes à la programmation informatique.
Mis au point dans le cadre du programme "SPRK", cette petite boule transparente aux allures de jeu a suscité l’intérêt des adolescents qui se sont empressés de télécharger l'application "Sphero" pour apprendre à programmer cette sphère lumineuse.
C’est ainsi que s’est clôturée cette première journée de la Quinzaine de la robotique au lycée Champollion de Figeac qui se prolongera jusqu'au 15 janvier.
Une première journée plutôt réussie aux vues des réactions des élèves. Néanmoins, ce projet n’étant qu’à sa phase de lancement, nous nous efforçons de recueillir le maximum d’avis possible pour l’améliorer. Une fiche d’évaluation est donc distribuée aux élèves à la fin de chaque atelier afin de connaitre leurs retours.
Et si vous aussi vous avez des remarques, n’hésitez pas, l’espace commentaire n’attend que ça ! :-)
Pour suivre toute l’actualité de la tournée robot rendez-vous sur le blog et via #tournéerobot !
Metabody Toulouse - quand l'art et la science s'apprivoisent
Et cette année encore, nous étions sur le qui-vive pour participer à cette expérience enrichissante.
Retour sur une semaine au croisement de l'art et de la science !
Nom de code : Metabody
Metabody est un projet européen porté par 16 pays et coordonné par l’association Reverso.
Il s'agit d'une plateforme collaborative d'expérimentation, de réflexion et de partage transdisciplinaires. Artistes, programmeurs, techniciens, scientifiques, se retrouvent pour construire ensemble un projet commun.
En France, cette plateforme est "installée" depuis 3 ans dans la ville rose à l'initiative de la compagnie K. Danse.
Edition : année 2015
Cette année, comme l'a souligné Jean-Marc Matos, chorégraphe de la compagnie K.Danse et investigateur de la déclinaison toulousaine de ce projet plus global, "on teste une toute nouvelle expérience".
Objectif en 2015 : interroger la démarche plutôt que le résultat.
Pas de pression donc sur l'obtention de dispositifs aboutis, mais plutôt de nombreux temps dédiés à la rencontre entre les participants, l'exploration des sujets, l'expérimentation des dispositifs, l'interaction entre des disciplines variés, et surtout le partage entre êtres humains.
Format : résidence thématisée
Une semaine de résidence, organisée du 23 au 27 novembre, à la salle "Le Cap" de l'Université Toulouse III Paul Sabatier, où artistes, scientifiques de tous horizons, développeurs, etc. se sont rencontrés, ont échangés et se sont enrichis mutuellement.
Et une envie commune de thématique qui a très vite émergée : la stigmergie*.
*Mécanisme connue principalement chez les insectes sociaux, la stigmergie est le principe selon lequel une première action, comme par exemple le dépôt de phéromones par un individu 1 peut stimuler une action de la part d'un individu 2.
Objectif : médiation
Un seul objectif pour Science Animation cette année, mettre en lumière ce qui se trame lors d'une semaine de résidence avec des professionnels de milieux très diversifiés :
> Souligner les interactions entre artistes et artistes, entre scientifiques et artistes, entre programmeurs et artistes, etc.
> Illustrer l'évolution de la réflexion et des dispositifs.
> Permettre au public de mieux appréhender le projet Metabody en comprenant ses tenants et aboutissants.
En bref, faire de la médiation ! :)
Mais il est sans doute grand temps de poser la plume et de vous laisser enfin découvrir cette richissime semaine en images :
Julie Poirier / chargée de conception et de médiation
[email protected]
Élodie Decarsin, chargée de projets multimédia
pour en savoir plus : [email protected]
Le Climatweet ou comment une de nos expositions débarque sur Twitter
Événement phare de cette fin d’année 2015, comment passer à côté de la COP 21 ? Mais alors que faire ? Comment exploiter notre travail déjà réalisé sur le thème du changement climatique pour en discuter ?
Un tas de questions se posent à nous. Faire de la médiation autour du changement climatique ? Essayer de nous rendre visible ? Tester de nouvelles idées en termes de communication ? Tout ça à la fois ?
Bon le décor est planté, maintenant regardons de plus près ce que nous avons en poche :
Une exposition sur le changement climatique, check !
Une expertise de médiation sur le changement climatique, check !
Une équipe de communication de choc, check !
Une motivation sans pareil, check !
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Après avoir secouée nos méninges dans tout les sens et surtout après avoir passé des heures à veiller sur le web pour savoir tout de la COP 21, une idée surgis !
[Je sens le suspense sommeiller en vous... :) ]
Et si nous transposions notre exposition sur le changement climatique : “Changements climatiques : comment sait-on ce que l’on sait ? “ sur un réseau social ?
Super idée non ??
Ce concept nous paraît sympa à tester, à priori inédit, mais creusons un peu la question... qu’allons nous bien pouvoir tenter ?
Quelques pistes surviennent :
Rappelons que notre exposition “Changement climatique : comment sait-on ce que l’on sait ?” est construite autour d’une enquête policière. En effet, le but est de découvrir si le changement climatique est de nature anthropique ou non.
Pourquoi ne pas se baser sur cette enquête policière pour construire un jeu sous forme d’indices à poster ? Et si nous ciblions les scolaires ? Proposer un outil clé en main pour parler de changement climatique pendant la COP21 ?
OU tiens, si nous imaginions un scénario de science fiction en imaginant que des créatures venues d’une autre planète voudraient savoir si la Terre est viable ou non ?
Les idées fusent dans tout les sens !
C’est à ce moment que notre bonne veille conscience nous susurre à l’oreille “Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? ”
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En effet ! ... Ne nous égarons pas ! Le fil rouge est donc tendu, ce compte devra vulgariser les questions liées au changement climatique et ceci en se basant sur le contenu de notre exposition, ni plus, ni moins !
Entre Facebook et Twitter, mon cœur balance ...
Quel réseau social serait le plus pertinent ? Facebook ? Twitter ? Facebook finalement... et puis non Twitter ! Ça reste quand même le réseau social le plus amusant à animer, et surtout nous pourrons facilement nous appuyer sur l’actualité en temps réel grâce aux hashtags !
Le défi est lancé, nous l’appellerons Le Climatweet ! Ne tardons pas, un vaste chantier nous attend !
Opération extraction
6 paravents, 32 polaroïds, 7 courbes, des schémas explicatifs, des manips à extraire.
Opération “chasse aux fichiers sources de l’expo“ lancé !
Première opération d’extraction réussie, passons à la sélection de nos visuels.
En bon médiateur que nous sommes, nous prenons le temps de décortiquer un à un les éléments scientifiques de notre exposition.
Revenir aux fondamentaux, comprendre le fonctionnement du climat, les origines du changement climatique et la part de responsabilité humaine dans ce bouleversement...
Opération agencement
L’extraction terminée, nous nous penchons sur un travail d’agencement. L’exposition suit un cheminement précis, gardons-le en tête pour ordonner notre contenu éditorial ! Autour des visuels retenus, nous agençons un à un des thèmes issus de ce cheminement.
[Espérant ne pas avoir définitivement perdu notre lectorat à ce moment - continuons notre chemin]
Et hop en deux temps trois mouvements, 9 thèmes ressortent !
Connaissance sur le climat, preuves de changement climatique, explication du réchauffement climatique, histoire du climat, effet de serre, modélisation climatique, responsabilité humaine,conséquence du changement climatique, et enfin rôle du GIEC.
[Là c’est certain, nous vous avons perdu - raccrochons les wagons ! ]
Opération comblement
Pour que la recette soit encore meilleure, agrémentons-la d’ingrédients supplémentaires.
Déjà, l’appui d’un expert du climat, nous paraissait fondamental ! Et tiens, nous avions ça aussi sous le coudes [A ajouter dans la check-list du départ!]
En effet, Guy Lachaud, membre de notre bureau, ancien responsable communication de Météo France, a bien voulu se prêter au jeu en validant notre contenu.
Mais aussi, rajoutons à cela du contenu extérieur. En mode scruteur-fouineur, nous inspectons tous ce qui pourrait compléter notre propos.
Vidéos ludiques, dessins d’illustrations, site de vulgarisation, interviews de chercheurs, émissions radio ou encore événements liées à la COP21, tout est passé sous notre loupe !
Twitter, Twitter et Retwitter
Twitter est tout un art et nous en prenons d’autant plus conscience avec ce projet.
Quel ton adopter ? Quel format de tweet ? Comment susciter l’intérêt et les retweet ? Comment l’interaction peut-elle prendre ? Qui mentionner ? Tout autant de questions que nous nous posons …
Nous sommes forcées de constater que c’est bien au moment de cette ultime étape que le terme défi prend tout son sens.
Ne tâtonnons pas trop longtemps ! Jetons-nous dans le vide, nous n’aurons qu’à nous adapter jour après jour.
Veillons tout de même à respecter quelques précautions !
Les 10 commandements du Climatweet, Je Suivrai !
Ne tweeter que du contenu vulgarisé, je m’efforcerai !
Suivre des comptes influents dans le domaine du changement climatique je m’évertuerai !
Susciter la curiosité je veillerai !
Varier les formats des tweets (Question, quizz, photos, vidéos, discussions, etc) j’essayerai !
Utiliser les bons hashtags je songerai !
Répondre aux tweets d’autres comptes je n’oublierai pas !
Mettre en relation les followers je tenterai !
Livetweeter je ferai !
Être à l’affût de la moindre information concernant le climat je serai !
Et surtout s’amuser, je saurai :)
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Mais au final, est-ce que ça vaut le coup ?
Se lancer des défis, on adore ça à Science Animation !
Se noyer dans l’immense flot d’information qui sera déversé pendant la COP21, nous n’en avons pas peur ! Au pire, cette expérience nous permettra de tester un format de communication totalement originale et facilement reproductible pour d’autres expositions :)
[Oupsss, j’allais presque oublier, RDV sur @LeClimatweet ;) ]
Ateliers Inmédiats 2015 : zoom sur ces nouveaux espaces dédiés aux nouvelles médiations
Le 15 et 16 décembre prochains se déroulera la 4ème édition des Ateliers Inmédiats à la MRI (Maison de la Recherche et de l’Imagination) de Caen. Elle aura pour thème « Nouveaux espaces, nouvelles médiations ».
Ce grand rendez-vous annuel est l’occasion pour chaque centre de présenter les nombreuses expérimentations mises en place autour de l’usage du numérique dans la médiation scientifique.
Le thème choisi cette année “Nouveaux espaces, nouvelles médiations” donne lieu à une programmation axée sur ces nouveaux outils et lieux numériques qui diversifie l’offre de la culture scientifique.
Conférences, ateliers, showrooms, tables rondes... Deux jours d’échange qui s’annoncent particulièrement riches.
Penser la démarche living lab avec l’atelier “Recherche et Innovation Responsable”
Il s’agit du premier rendez-vous incontournable des Ateliers. Comme vous le savez sans doute déjà, le Hub Français du programme RRI Tools se constitue autour des centres Inmédiats, Science Animation étant responsable du pilotage.
Ainsi, le groupe de recherche living Lab d’Inmédiats mène depuis plusieurs années une réflexion autour de cette démarche qui se positionne sur les notions d’ouverture et de transparence. Ils invitent les spectateurs à venir partager cette réflexion le temps d’un atelier.
Table ronde sur les nouveaux espaces pour de nouvelles médiations
Animée par Pierre-Yves Lochon (CLIC France), celle-ci réunira des représentants de Stéréolux (Nantes), Science gallery (Dublin) et Simplon.co (Montreuil). Trois sources d’inspiration pour nous, qui tentons de mêler sciences, numérique, innovation, implication, démarches créatives...
Table ronde “Nouveaux usages, nouveaux lieux”
Fab Labs, studios, espaces de co-création en ligne ou hors ligne... La table ronde "Nouveaux usages, nouveaux lieux" sera l’occasion de faire le point sur les espaces et leurs animations que nous avons mis en place dans le cadre d’Inmédiats.
Miniconfs et showroom
Au menu : des démonstrations et initiation à la programmation et à la robotique, des présentations d’outils numériques, des dispositifs immersifs à tester, des échanges autour de la gamification ou encore de la création multimédia... Il y en aura pour tous les goûts. Pour nous science Animation, ce sera l’occasion de présenter divers projets, de faire des retours d’expérience (notamment sur notre désenchantement des jeux transmédia... ^^), et de présenter enfin Makerscience ! Et oui, il est grand temps pour notre “réseau social professionnel” Makerscience de sortir du nid :) !
Nous accompagnerons également nos collègues grenoblois de la Casemate dans la présentation de leur média social territorial Echosciences, puisque nous allons le déployer à notre tour sur la région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées.
Retrouvez l’ensemble du programme des Ateliers Inmédiats ici !
J’ai testé... Imaginer la scénographie du hall du quai des savoirs
On vous en parle depuis un moment maintenant, mais au cas où vous auriez oublié : le Quai des Savoirs ouvrira officiellement ses portes en février 2016 !
Vous avez d’ailleurs été nombreux à vous déplacer ce weekend à l’événement ‘Lumières sur le quai” pour avoir un aperçu de ce futur lieu Toulousain dédié à la Culture Scientifique et Technique.
Lumières sur le Quai 💡Vous étiez plus de 6000 visiteurs à découvrir le @QuaiDesSavoirs 🔬 ! #EnAttendantLeQuai pic.twitter.com/gen95sVikw
— Toulouse Métropole (@TlseMetropole) 24 Novembre 2015
Tout une programmation se met donc en place “en attendant le quai” et l’excitation à l’idée d’inaugurer officiellement le bâtiment est palpable. Oui mais voilà, si ce grand espace est effectivement prêt à vous recevoir, son hall n’en reste pas moins désespérément vide pour l’instant !
Mais rassurez-vous, on y travaille ! Au menu, des manips sympas, des dispositifs chouettes, des thématiques intéressantes, le tout renouvelé tous les 3 à 6 mois.
Et c’est là que moi, Audrey Renaud, diplômée en design d’espace et de communication, j’interviens.
Dès mes premiers jours à Science Animation je comprends rapidement l’importance ce fameux Quai des Savoirs (c’est un sujet TRÈS récurrent !). Mais alors moi, que fais-je dans tout ça me direz-vous ? Et bien en tant que chargée de mission scénographique, il m’a été confié une mission de la plus haute importance !
« Votre mission Audrey, si vous l’acceptez, est d’aménager le « Hall des Manips » du Quai des savoirs de façon à ce que l’on puisse y créer des expositions sur mesure pour chaque thématique. »
Ma réponse ? Ok, c’est parti !
Première réaction : « cool, c’est suffisamment vague pour me laisser un champ d’action large ! Et avec les visuels qu’ils ont déjà réunis, ça me donne une idée du style de mobilier ».
Hop hop hop, pas si vite, il y a quand même quelques autres contraintes à prendre en compte ! L’identité visuelle et graphique du mobilier doit notamment être en lien avec certaines de nos lignes graphiques, comme par exemple celle de notre future plateforme web Makerscience.
L’esprit que l’on souhaite communiquer est celui-ci : une ambiance atelier, un esprit “maker”, inspiré du concept « DIY » (traduction : Do It Yourself, jolie expression britannique pour « bricoleur » en français).
En s’inspirant de ce phénomène, nous souhaitons communiquer notre capacité à fabriquer et adapter tant nos dispositifs d’exposition que nos offres. Donc, concrètement et visuellement parlant : beaucoup d’(e) (tri)angles, d’assemblages et de pliages d’inspiration origami (non, promis, on ne fait pas de cocottes en papier). ;)
Bon allons-y !
Première étape : étudier et retranscrire le plan pour se donner une idée du lieu à aménager.
Le hall est un « couloir » : beaucoup plus long que large. Est-ce une contrainte ? Peut-être, mais surtout sa caractéristique principale à considérer et si possible à mettre en valeur.
Pour ma première proposition (ne jamais considérer qu’il n’y en aura qu’une, sinon on ne parle pas de conception ni de design mais d’inspiration divine ;)) je décide de répartir l’exposition en 3 pôles, ce qui permet de rythmer l’espace et de récréer des « coins » qui pourront correspondre à des sous-thématiques dans l’exposition. Sans oublier bien sûr que ces plateaux seront facilement raccordables aux boîtiers électriques (toujours revenir à la réalité : comment ça, l’électricité ne passe pas par le wifi...?).
J’imagine donc des panneaux perforés dans lesquels pourront s’encastrer des tables, des étagères ou encore des boîtiers d’écran. J’ajoute sur les hauteurs de ces panneaux des arches permettant de jouer avec la profondeur du hall. De plus, ceci permet également de rappeler l’esprit un peu atelier, “Do it Yourself” que l’on souhaite communiquer à travers ce mobilier. C’est en effet ce que j’ai pu retenir des visuels que l’équipe m’a donné comme références.
Un petit aperçu en images, c’est toujours mieux :)
Un premier bilan : ne pas oublier le flux de personnes !
Première présentation à mes supérieurs : des inquiétudes par rapport à la circulation des visiteurs sur les plates-formes et à la solidité du mobilier encastré. Ils me précisent en effet qu’il y aura beaucoup de monde, beaucoup de groupes scolaires qui traverseront l’exposition pour déposer leurs affaires dans les vestiaires situés tout au bout du hall, il ne faut donc pas que ce soit fragile. Il faut du solide, du stable. C’est d’autant plus vrai qu’il s’agira du « hall des manips » : donc on touche, on manipule, on expérimente, etc. En revanche, le style un peu origami / pliage et les triangles de ma proposition semble plaire.
Okay, c’est reparti, je prends bonne note de ce petit bilan efficace et repars sur une nouvelle proposition !
Deuxième proposition : des pôles autour desquels circuler
Cette fois-ci, pas question de plateaux sur lesquels les spectateurs montent comme je l’avais imaginé (même avec des rampes, pour les PMR* en respectant la réglementation des ERP**), mais plutôt de pôles autour desquels ils vont se déplacer.
Les trois pôles envisagées sur le plan d’implantation (triangles oranges)
Je pars sur un mélange de « tours » orthogonales en tasseaux de bois et de plateaux, qui pourront se multiplier au besoin. Je reprends le plan et imagine l’encombrement minimal (peu de choses à exposer, moins de contenu écrit et de manips qui prennent de la place) et l’encombrement maximal (plus de mobilier, plus de choses à exposer ou à dire, moins de place pour les manips). Tout cela en prenant en compte les UP*** et en essayant toujours de recréer des zones pour différentes sous-thématiques.
Un aperçu en image de la tour orthogonale
Un peu de vocabulaire...
*PMR : Personne à Mobilité Réduite. D’instinct, on pense aux personnes en fauteuil roulant, mais qu’en est t-il de votre ami mal-voyant ? de votre neveu qui voit le monde d’un peu plus bas ? de votre grand-mère qui se déplace avec un déambulateur ? de votre sœur qui est enceinte de 7 mois ? Ou encore de vous, qui êtes un peu plus fatigué que d’ordinaire et qui, sans l’adhésif coloré collé sur la porte vitrée, auriez tenté de traverser les murs ?
**ERP : Espace Recevant du Public. De votre boulangerie au Zénith, en passant par la bibliothèque, la salle de sport, les musées… Ils sont classés et répondent tous à des exigences d’aménagement précises, pour votre confort et votre sécurité !
***UP : Unité de Passage. Couloir de circulation dégagé à respecter. Dans un espace comme le hall des manips, on essaie de se maintenir à 1,50m partout : entre le mur et la manip, entre deux mobiliers, entre la manip et le mobilier. PARTOUT. Sinon votre circulation sera entravée et vous ne reviendrez plus nous voir ! (d’ailleurs, si ce n’est pas respecté, il se peut que vous ne veniez jamais voir le Quai des Savoirs, puisque la commission de sécurité ne donnerait jamais son accord pour un bâtiment qui n’est pas aux normes !)
Deuxième petit bilan : varier les formes et les tailles
Verdict de cette seconde proposition : mieux ! l’idée d’avoir une structure vide sur laquelle on vient mettre ce que l’on veut semble plaire. Mes tours orthogonales peuvent en effet accueillir au gré des besoins des surfaces de communication, des vitrines, des écrans, etc.
L’idée de pouvoir ajouter des éléments structurels au besoin séduit également : « adaptabilité et modularité au maximum ! ». Pour un espace plus dynamique, on me conseille de varier les tailles et de tester avec d’autres formes : des cercles, des carrés, des triangles… Des triangles !
Des triangles ! Ça résonne dans ma tête. Ou plutôt ça visualise, ça construit, ça assemble. Hey, les triangles c’est génial pour les assemblages !
Troisième proposition : des triangles et du pliage !
Je reste sur l’idée des structures vides en tasseau, mais plus grandes ! Une tour-triangle fixe et autoportante, puis des angles qui viennent s’y ajouter au besoin (encore mes histoires d’encombrement selon besoin.).
J’imagine des structures plus petites aussi, pour de l’affichage (exemple : une affiche pour indiquer comment se servir de la manip).
Pour imaginer l’affichage et les écrans : je plie du papier. Si, si, pour les tests, je joue avec mon cahier ! En vrai, il s’agira d’une plaque métallique que les vaillants bricoleurs de l’atelier Science Animation plieront et viendront clipser sur les structures en bois.
Bilan : ça leur plait ! :-)
J’ai bien compris ce qu’ils attendaient, et ma proposition correspond à leurs besoins et à leurs envies esthétiques. Réponse de mon directeur : « Bon, on a une réunion au Quai vendredi prochain, je vais le présenter à tout le monde. » Moi intérieurement : « Déjà ??? Okay, Maintenant il y a plus qu’à rendre cela présentable !»
Objectif présentation !
Je commence par me lancer dans un plan précis comportant les UPs, agrémenté de quelques visuels sympas et d’une présentation des matériaux utilisés... En bref, un petit dossier quoi !
Quelques jours plus tard, j’apprends que la date de présentation a été repoussée au 20 novembre. Ceci me laisse le temps de développer le projet, de faire une réunion technique (est-ce que tout tient debout ?) et de faire des rendus.
« Un rendu ? » Hmmm... je vois votre sourcil froncé en signe d’incompréhension.
Un rendu, c’est une image du projet que l’on réalise à partir d’une modélisation 3D (par exemple, sur le logiciel SktetchUp) avec un moteur de rendus (par exemple VRay) qui crée des images réalistes du projet : lumières, matériaux, etc.
Vous prendrez bien un petit aperçu de ce que ça donne... :)
Le logiciel ne crée pas cependant tout seul les images. Il y a plein de paramètres souvent incompréhensibles mais très importants que l’on doit renseigner et qui font que l’image semble réaliste ou pas.
Je ne vous cache pas qu’on se retrouve souvent avec un carré noir au milieu de l’image, ou avec une lumière assez… moche qui peut nous fait dire « Ouh là là ! Non, tu n’as pas compris ce que je te demande ! ». La première fois. Il arrive même qu’à la 13ème tentative, le discours soit un tantinet moins délicat...!
Une visualisation concrète en 3D
Pour vérifier la faisabilité d’un projet, rien de mieux qu’une maquette ! Autant pour celui ou celle qui conçoit le projet que pour ceux à qui on le présente. Alors c’est parti ! On prévoit une échelle, on découpe du balsa pour les structures, du papier pour les éléments en métal plié et du transparent pour les vitrines.
Je vous laisse apprécier le résultat en images !
Une maquette en cours de fabrication, ça attire. Surtout mes collègues... ;)
Julie et Laure : « Je n’aurais jamais la patience de faire ça ! »
Richard : « Oh ! Mais elle a même mis les personnages à l’échelle et tout ! Excellent ! »
Estelle et Morgane : « Oh ! C’est trop mignon ! Il faut qu’on prenne des photos ! »
Jour J : la présentation
20 novembre 2015 : en avant pour la réunion du comité éditorial du Quai des Savoirs (un panel de personnes importantes des différents organismes responsables de la gestion du lieu).
La présentation du projet qui semble plaire, fait ensuite place aux questions : « pourquoi du bois ? » et des remarques : « avec une barre à cette hauteur, si je suis un enfant, je m’y accroche ! », qui permettent de mettre en lumière certains éléments du projet dont on ne se rend pas compte lorsque l’on est la tête dedans.
Bilan positif dans l’ensemble, le projet global est validé !
Et maintenant ?
La fabrication ! Et oui, février va vite arriver ! Mais avant ça, bien sûr, il faut reprendre chaque élément, en faire un plan le plus technique et précis possible pour commander les éléments et ,surtout, faciliter au maximum le travail de nos collègues de l’atelier qui vont fabriquer tout ça. (Pas un seul élément simple, que des formes quelque peu biscornues, je sens qu’ils vont me détester courant janvier... Note à moi-même : faire des gâteaux et leur apporter en guise de compensation pour la gêne occasionnée...)
Nous l'attendions tous avec impatience ! Ce week-end, pour la toute première fois le Quai des Savoirs ouvrait ses portes au public avec "Lumières sur le Quai". La surprise fût de taille en découvrant animations, expériences et spectacles autour de la thématique de la lumière !
[View the story "Coup de projecteur sur ... "Lumières sur le Quai" " on Storify]
RRITools : Atelier relooking pour des outils plus attractifs
Comme vous le savez peut-être déjà, Science Animation coordonne le hub Français du programme RRI Tools.
Ce projet vise à accompagner l’ensemble des structures souhaitant entreprendre une démarche de Recherche et d'Innovation Responsables, en phase avec les besoins et les valeurs de la société actuelle.
Pour cela, le projet prévoit notamment l’élaboration d’une “boite à outils” visant à faciliter l’implication des structures qui souhaitent s’investir dans une démarche RRI, c’est ce que l’on nomme le “Toolkit” !
Une base de travail complète et détaillée
RRI étant un concept émergent, il est encore soumis à discussions et interprétations. Afin d’aider les structures à bien évaluer la pertinence de leurs pratiques de recherche responsables, l’Institut Athena, VU Université d’Amsterdam a mis en place des critères d’auto-évaluation classés et répertoriés par groupes :
Diversité et inclusion
Anticipation et réflexivité
Ouverture et transparence
Réactivité et capacités d’adaptation
Chaque groupe rassemble différents critères qui sont ensuite déclinés en sous critères, qui eux-mêmes sont reformulés sous forme de questions… Bref, tout un travail de consultations, de recherche bibliographique et d’analyse de pratiques plutôt conséquent !
Résultat de tout ces efforts : quatre tableaux complets et détaillés, disponibles dans un livrable du projet RRITools :
En d’autres termes, un beau pavé pas forcément très digeste (en particulier si l’anglais n’est pas votre tasse de thé) ;-)
via GIPHY
Néanmoins, il s’agit d’un travail en cours qui est partagé avant même d’être totalement finalisé, ce qui est suffisamment rare dans un projet Européen de ce type pour être noté.
Alors, parce que nous avons trouvé que dans ce pavé il y a des éléments pertinents à en tirer et que ça serait dommage de ne pas en faire profiter plus de monde, nous avons tenté une traduction des tableaux de ce livrable de travail.
L’ensemble des tableaux est à retrouver ici
Oui mais voilà, il s’agit, à nouveau, d’un travail en cours. Il s’appuie sur un certain nombre de références qui ne parlent pas à tout le monde. La traduction s’est avérée plus délicate que prévu, certains termes peuvent être compris de plusieurs façons, parfois le même mot est employé pour des notions différentes. Hors contexte, ce n’est donc pas toujours évident de s’y retrouver.
Notre premier constat : des documents qui peuvent certes être très utiles, mais qui ne sont pas très attractifs et que l’on a pas forcément envie de feuilleter !
Qu’à cela ne tienne: une opération relooking s’impose !
Notre mission : (re)faire une petite beauté à ces documents et révéler leur pouvoir de séduction… ou plutôt leur grande utilité et leur efficacité !
Notre but est en effet de produire un outil que les structures (laboratoires de recherche, entreprises, mais également collectivités, associations etc.) pourront utiliser et s’approprier rapidement pour questionner ensemble de leur démarche RRI.
Nous voilà donc tous (ou presque !) rassemblés autour de notre table de travail pour analyser ces indicateurs.
Notre grille de lecture
Afin de mener à bien ce travail, nous nous interrogeons sur ces indicateurs en nous appuyant sur nos propres pratiques internes :
En quoi ces indicateurs (présentés sous forme de questions) sont-ils un outil pour questionner notre travail de médiation scientifique ?
Qu’est-ce qu’il faudrait pour que nous puissions les utiliser ?
Qu’est-ce qui est limpide et qu’est ce qui ne l’est pas ?
Qu’est-ce qui est réellement envisageable ou totalement utopique ?
Une réorganisation des critères
On s’affaire ensuite au remodelage de la structure des documents.
En d’autres termes, on déplace, on reclasse, on fusionne, on enlève, on rajoute… Bref, on redessine un peu tout cela !
Des flèches, des ratures, des notes… Les tableaux sont soumis à nos corrections, et deviennent, il faut bien le dire, de moins en moins, lisibles !
Nous pouvons à présent attaquer le plus gros du travail : la réécriture et la reformulation.
C’est le moment où chacun de nous se rend bien compte des problèmes que pose la traduction brute Anglais / Français !
Une harmonisation du vocabulaire
Nous constatons que les termes de partie prenante, acteur et public reviennent souvent, mais ne sont pas clairement définis, et risquent parfois d’être confondus.
Une clarification des choses s’impose donc à nous avant de poursuivre ! On s’interroge et on croise nos points de vue pour aboutir à des définitions communes :
Acteurs = Personnes qui mènent le projet à analyser.
Publics = Personnes impactées par les résultats ou retombées du projet mais ne participant pas directement à sa réalisation.
Parties prenantes = Acteurs + Publics = Ensemble des personnes concernées directement ou indirectement par le projet (sa mise en œuvre, ses résultats).
Par ailleurs, le lexique utilisé pour décrire la gestion de projet mérite aussi clarification. Il est parfois difficile de faire la différence entre des termes tels que protocole, méthode ou encore étape. Et nous nous rendons compte que nous ne sommes pas toujours d’accord entre nous sur ce qu’ils impliquent.
Et c’est ainsi que critères par critères, indicateurs par indicateurs, nous remettons au clair les questions qui sont censés renforcer la réflexion autour des critères... Un vrai travail de fourmi ! :)
Un travail qui demande du temps
En deux heures de travail, nous avons réussi à lire l’ensemble des critères, à repérer les parties à retravailler en profondeur et nous avons commencé la reformulation... mais de seulement UN des groupes de critères !
Il ne nous reste donc plus que les trois autres groupes !
Une meilleure appropriation des contenus
Même si nous n’avons pas réussi, en une seule séance, à réaliser une traduction de l’ensemble des documents, ce périlleux exercice nous a permis une meilleure appropriation des critères proposés, et plus largement du concept de RRI.
C’était d’ailleurs l’un des objectifs de cet atelier : partager et discuter le concept de RRI à partir d’un travail à faire ensemble, confronter nos points de vues et envisager concrètement son application dans notre champ d’action.
Un temps de réflexion indispensable pour être à même de parler de ce concept en connaissance de cause et pour garder le regard critique nécessaire à une approche de la RRI qui reste elle-même... responsable ;-)
Pour en savoir plus :
Malvina Artheau, coordinatrice du pôle Recherche et Développement Numérique.
Il y a quelques jours, les promeneurs du parc de l’Observatoire où nous résidons ont eu une drôle de surprise : une dizaine de personnes, un carton sur la tête, prenait la pose devant une photographe.
Sous ces cartons, l’équipe de Science Animation. Sommes-nous devenus un peu – plus – zinzin ? Non, non ! Nous étions en pleine réalisation d’un visuel annonçant de très grands changements pour notre équipe :
Un déménagement au Quai des savoirs, nouveau grand lieu culturel de Toulouse Métropole dédié aux sciences, aux techniques et à l'innovation, dans lequel Science Animation animera plusieurs espaces.
Le lancement et l'animation de nouveaux sites web participatifs : le réseau social professionnel dédié à la médiation scientifique et technique Makerscience, et le magazine-média social de la culture scientifique régionale Echosciences Midi-Pyrénées Languedoc Roussillon (adaptation de la nouvelle version d’Echosciences Grenoble conçu par la Casemate).
La refonte de notre site web ainsi que de notre newsletter (actuellement suspendue durant sa transformation).
Que de nouveautés qui nous enthousiasment ! Nous espérons vous y retrouver très prochainement. ;-)
En attendant le quai... Et si on y jetait un œil ?
Le Quai des savoirs, un lieu dont vous avez probablement entendu parler, tant sa venue est attendue !
Ce nouvel espace culturel de Toulouse Métropole qui ouvrira en février 2016 bénéficie d’une programmation spéciale, taillée sur-mesure pour l’occasion : la saison culturelle “En attendant le quai”.
C’est un véritable défilé d’événements autour des sciences et des techniques auquel les habitants de la métropole toulousaine peuvent assister. Rencontres, installations scientifiques, expositions, conférences... Il y en a pour tous les goûts !
Outre cette programmation spéciale, Science Animation a proposé, en partenariat avec Toulouse Métropole, d’aller encore plus loin pour susciter la curiosité du public...
Une petite mise en beauté
Nous avons d’abord décidé de soigner son apparence extérieure ! Pour cela, mise en place de grands visuels sur les fenêtres du hall afin d’informer le public sur l’objectif de ce lieu, ses orientations, sa programmation, etc.
Par ailleurs, pour observer la portée de l’événement sur les réseaux sociaux, nous avons mis en place un mur social (ou Social Wall, ça claque plus ;)) de la société Aestetype.
Cet écran diffuse en instantané les messages postés sur Twitter ou Instagram utilisant le hashtag #Enattendantlequai.
Le social Wall de la société Aestetype
Un petit aperçu furtif
Cependant, nous avons décidé que cela n’était peut être pas suffisant, et qu’il fallait donner un véritable avant-goût aux futurs spectateurs.
Alors que faire ?
Pourquoi ne pas leur proposer d’y jeter un œil rapide, furtif... Juste ce qu’il faut pour leur donner l’eau à la bouche ;)
C’est ainsi qu’est venue l’idée de l’opération “Trous de serrures” !
Le principe est simple : des trous de serrures découpés sur les grands visuels, dans lesquels les petits (et grands !) yeux curieux pourront observer ce que va renfermer cet impressionnant bâtiment.
Mais alors que voit t-on à travers ces trous ?
Un aperçu des manips, des thématiques et des démarches que le spectateur pourra découvrir au Quai des savoirs.
Oui d’accord, mais quoi exactement...?
Ça, c’est à vous d’aller le découvrir par vous même ! ;-)
Rendez-vous entre les allées Jules Guesde et le Jardin des plantes à partir du 19 décembre pour jeter un œil en toute indiscrétion à l’intérieur de ce nouveau bâtiment et découvrir l’ensemble des dispositifs...
Laissez -vous tentez, la curiosité est un joli défaut ;-)
... Et n’oubliez pas, pour suivre toute l’actualité du futur Quai des savoirs, un seul mot clé : le hashtag #enattendantlequai !
Nuit des chercheurs : Le stand “Coin des chercheurs” remixé façon Science Animation
Vendredi 25 septembre la Cité de l’espace de Toulouse a ouvert ses portes pour la 10ème édition de la Nuit Européenne des chercheurs. Un événement de grande ampleur que nous n’avons évidemment pas loupé ;)
Fraîchement arrivée à Science Animation et en bonne novice que je suis, je m’interroge... la “Nuit des Chercheurs”, c’est quoi exactement ? Une nuit où on regarde des chercheurs chercher...?
La Nuit des chercheurs, késako ?
Cet événement se déroule à l’échelle Européenne et a pour but de faire découvrir au public ce qui se fait dans les murs des laboratoires et des universités. Les professionnels de la recherche sont invités à venir faire découvrir leur passion et à dialoguer avec les publics, qu’ils soient enseignants, étudiants ou simples curieux. Un moment de partage et de découvertes autour d’animations, de démonstrations et d’expériences en direct.
Au programme, plus de 200 chercheurs de toutes disciplines, du Speed-searching, des conférences-flash, un concours de communication scientifique, des expériences, un espace d'expérimentations dédié aux enfants... Bref, il avait de quoi faire, et surtout de quoi voir !
Hmm par où commencer ..?? #NuitChercheurs #toulouse pic.twitter.com/v5KuLwb6l9
— Science Animation (@ScienceAnim)
25 Septembre 2015
En bref, un super événement de culture scientifique comme on l’aime à Science Animation ! Pour exploiter au mieux cette rencontre, nous décidons de mettre en place deux stands : l’un sur la robotique, l’autre sur le projet Connexa Viva que nous accompagnons depuis plusieurs mois maintenant.
Nous décidons d’ajouter une touche d’originalité à nos stands en combinant l’intervention des chercheurs à celles d’autres professionnels, notamment des artistes, mais également des étudiants ingénieurs.
Un cocktail surprenant mais efficace qui enrichit particulièrement notre interaction avec le public !
Connexa Viva : un projet Art / Science
Connexa Viva est un projet porté par l’artiste plasticienne Golnaz Behrouznia en partenariat avec le Laboratoire de Recherche en Sciences Végétales LRSV, l’équipe Vortex de l’IRIT et nous même, Science Animation. Ce dispositif interactif permet de se questionner sur les interactions entre les êtres vivants.
Mêlant les sciences et l’art, ce projet interpelle le public par son aspect esthétique et suscite également beaucoup d’interrogations.
Un stand dédié à la robotique
L’enjeu était de trouver la combinaison parfaite d’acteurs experts de la robotique qui sauraient faire découvrir au public les différents usages et applications des robots.
Coups de fils, réunions téléphoniques et rendez-vous en série... En bons assembleurs que nous sommes, on se bouge pour dégoter l’équipe de choc qui saura faire découvrir tous les secrets de la robotique au public !
3, 2, 1... Casting !
Acteur n°1 : Des chercheurs (bien sur !)
Nous avons eu la chance de collaborer avec les chercheurs du LAAS-CNRS. Participants récurrents de la Nuit des chercheurs, ces professionnels de la recherche ont accepté de se joindre à notre stand pour présenter le robot humanoïde Roméo. Les visiteurs ne se sont pas fait prier pour interagir avec lui... notamment les tout petits ;)
Acteur n°2 : Un artiste marionnettiste
A quelques mètres de Roméo, entourée d’une véritable foule de gens, voilà qu’apparaissait la marionnette poppy de Thomas Peyrusse.
Mais que fait t-elle assise au sol ? Mais, mais...elle se relève toute seule !
Il est en effet loin le temps de la semaine de l’industrie où la marionnette de Thomas Peyrusse ne savait “que“ lever la main pour trinquer (cf, cette petite vidéo...) Voilà que maintenant elle bouge toute seul ! Ou presque... C’est en effet son concepteur Thomas Peyrusse qui la contrôle grâce à un dispositif leap motion.
La participation de Thomas Peyrusse à ce stand est l’occasion de faire découvrir au public l’approche artistique que l’on peut avoir de la robotique. Il travaille en effet en collaboration avec des danseurs pour monter un spectacle vivant sur scène avec le robot.
Acteur n°3 : Des étudiants en sciences de l’ingénieur
Pour finir, les étudiants de l’école ingénieurs UPSSITECH proposaient aux visiteurs de découvrir les surprenantes capacités du robot humanoïde poppy.
Ayant participé à son montage lors de la semaine de l’Industries, les étudiants ont en effet une connaissance approfondie de son fonctionnement technique.
Acteur n°4 : Roméo, un robot qui vous veut du bien
Le robot humanoïde Roméo présenté par le Laboratoire du LAAS-CNRS est particulièrement performant en terme de perception et de contrôle du mouvement. Il est en effet destiné à assister les personnes âgées ou handicapées dans leurs vies quotidiennes.
Il est ainsi capable de reconnaître la présence de personnes dans son champ de vision, d'estimer leur âge, de saisir un objet qu'on lui place dans la main etc.
#Roméo le robot du @LaasCNRS en pleine argumentation #NuitChercheurs https://t.co/f5x2pW6qKp
— Science Animation (@ScienceAnim)
25 Septembre 2015
Avec sa grande taille et son visage angélique, c’est en effet un robot qui inspire confiance et qui illustre au public l’application de la robotique dans le secteur de l’assistance à la personne.
Acteur n°5 : La marionnette poppy
La marionnette poppy présentée par Thomas Peyrusse surprend autant qu’elle amuse. Sous ses airs de jouet articulé, c’est avant tout un objet de recherche pertinent pour l’étude des capacités d’imitation et de génération du mouvement humain.
Acteur n°6 : Notre robot humanoïde poppy
Enfin, l’exposition de notre robot humanoïde poppy permet d’avoir une approche plus technique de la robotique. Monté en simultané avec les six centres de sciences Inmédiats, ce robot open-source est un formidable outil pour explorer les enjeux de la robotique.
Acteur n°7 : Le chef d’orchestre de tout ça, nous même !
Bien entourés de tous ces acteurs, notre mission était donc d’orchestrer tout cela d’une main de maître (ou presque... ;-))
Et le résultat fût à la hauteur de nos attentes !
C’est bercée dans les lumières de cette douce nuit de septembre que je poursuis ma visite. De stands en stands, je me balade pour découvrir les différentes animations proposées. Juste pour le plaisir, voici une sélection de celles qui ont particulièrement retenues mon attention !
Dataspray : un écran géant pour des graffitis virtuels à base de LEDS #NuitChercheurs pic.twitter.com/b6jO0mlEEO
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25 Septembre 2015
#NuitChercheurs : la supraconductivité démontrée par chercheurs du @CNRS https://t.co/qq4Y6cXMfZ
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25 Septembre 2015
#NuitChercheurs : un dispositif de médiation étonnant pr expliquer les recherches sur le mouvement des océans pic.twitter.com/Kh8Cd8jO8V
— Science Animation (@ScienceAnim)
25 Septembre 2015
Pour finir je ne résiste pas à l’envie de vous poster une photo de cette vue qui, personnellement, m’a émerveillé toute la nuit :)
A l’année prochaine !
Estelle Frayssinous / Assistante de communication en ligne.
“Archéo, une expo à creuser” : le top 5 des coulisses.
Il y a quelques mois maintenant, le Musée Saint-Raymond et Science Animation se sont associés pour co-construire une exposition interactive et immersive autour de l'archéologie. Mais si rappelez-vous nous vous en avons déjà parlé à l’occasion d’un petit billet de blog...
Celle-ci sera présentée au Musée Saint-Raymond de Toulouse du 19 février au 18 septembre 2016, avant de partir sur les routes pour une tournée à durée indéterminée.
Il faudra donc garder son sang-froid et patienter encore quelques mois avant de la découvrir en chair et en os.
Mais en attendant, je vous invite à nous accompagner quelques instants dans le quotidien de ce projet. Partez à la découverte des protagonistes, des étapes de conception, des pistes de travail, des joies, des peines...
L'équipe
Lydia - Responsable du service des publics au Musée Saint-Raymond
C’est la grande chef de cette exposition qu'elle pilote d'une main de maître. Contenus texte, iconographies, avis sur la scénographie, lien avec les équipes techniques... Lydia sait tout de ce projet.
Sa phrase fétiche : J'attends avec impatience de voir à quoi va ressembler cette expo !
Mathieu - Médiateur au musée Saint-Raymond
Partenaire principal de Lydia sur cette exposition, Mathieu c'est avant tout la caution scientifique de l'exposition. Toujours vigilant, Mathieu reste sur le qui-vive pour s'assurer que les propos de l'exposition soient toujours en accord avec le concret du métier d'archéologue.
Sa phrase fétiche : Oh la la non, ça ce n'est pas représentatif de la réalité de terrain !
Emanuelle - Chargée de communication au Musée Saint-Raymond
Emanuelle est en charge de la communication de cette exposition. Affiches, flyers, com' dans la ville, invitations à l'inauguration, relations presse... son objectif : faire venir le plus grand nombre de visiteurs. Elle sera très vite rejointe par le service communication de Science Animation avec Audrey, Estelle et Morgane.
Sa phrase fétiche : Le street marketing, ça c'est trop cool !
Anne - Chargée de mission DAAC au Musée Saint-Raymond
Professeur de latin et de grec ancien et détachée un jour par semaine au Musée Saint Raymond, Anne s'occupe de faire le lien avec l'éducation nationale et les programmes scolaires. Elle s'assure également de la lisibilité des contenus et de leur accord avec le niveau des scolaires.
Sa phrase fétiche : J'adoooore les playmobils !
Lionel - Chargé de productions techniques à Science Animation
Bidouilleur incontestable et incontesté, Lionel travaille sur la scénographie de l'exposition, sur la mise en forme du mobilier... Il s'occupe également des manips numériques et électroniques de l'exposition et continue de ramener tout le monde sur terre lorsque des dispositifs techniques beaucoup trop lourds sont imaginés ! :-)
Sa phrase fétiche : Oui, tout est possible techniquement, ça dépend juste du temps et de l'argent !
Christophe de Piment vert - Graphiste indépendant
Christophe se charge de concevoir l'univers graphique de cette exposition. Du panneau au sticker, du cartel à l'affiche, l'ambiance visuelle c'est lui ! Et bosser sur l'archéologie, il adore!
Sa phrase fétiche : A suivre... :-)
Elodie - Chargée de projets multimédia à Science Animation
Elodie travaille avec le laboratoire ESTIA de Biarritz sur une installation autour de la reconstitution 3D de céramiques qui sera, on l'espère, à découvrir dans l'exposition "Archéo, une expo à creuser !".
Sa phrase fétiche : Oh j'aime bien ça, c'est très graphique!
Julie - Chargée de conception et de médiation à Science Animation
Julie se charge de coordonner le projet pour Science Animation en organisant des réunions avec des doodles énormes, en écrivant tout un tas de mails et en passant tout un tas de coups de téléphone. Elle établit des cahiers des charges, contacte des prestataires, les relance jusqu'à arriver a ses fins avec le sourire.
Sa phrase fétiche : Euuuh oui c’est très bien, mais la médiation dans tout ça ?
Et puis, ce projet c'est aussi tous les autres membres des équipes de Science Animation et du Musée Saint-Raymond qui apportent plus que régulièrement leurs contributions au projet.
2. Le fil conducteur
Cette exposition plonge le visiteur dans le quotidien de l'archéologue.
Le public est amené à découvrir l'étendue de ce métier, les multiples étapes de son travail, les professionnels qu'il côtoie et à se poser les questions suivantes :
Comment ont vécu les hommes avant nous ?
Pourquoi les archéologues font-ils des fouilles ?
Quels indices trouvent-ils ?
Comment parviennent-ils à les interpréter ?
Que deviennent les objets une fois la fouille terminée ? etc.
Une exposition avec peu de théorie, mais surtout beaucoup de pratique. Mesurer, dessiner, photographier, identifier, dater, étudier en laboratoire... il y en aura pour tous les goûts !
3 . La scénographie
Du sable, des cônes de chantier, des palissades en bois, de la rubalise (mais si vous savez le ruban de signalisation qu’on trouve dans les chantiers ^^), des couches de sol, des grilles, des échafaudages... Tout cela, c’est dans un premier temps.
Des paillasses, des tabourets, des loupes, des squelettes d'étude... c’est pour un second temps.
Notre objectif : immerger le visiteur dans l'univers d'un chantier de fouille puis dans celui du laboratoire de recherche.
Et juste pour vous donner l'eau à la bouche, voici un tout petit aperçu de la scénographie imaginée à l'heure actuelle ;-) :
4 . Des manips interactives
Le chantier de fouille
Pour immerger totalement les publics dans le métier d’archéologue, nous leur proposerons de participer à une fouille archéologique.
Pour cela, l’exposition disposera d’un chantier de fouille d’environ 4m par 8m dans lequel un groupe d’une quinzaine de personnes pourra travailler en parallèle.
La fouille s’effectuera sur un niveau romain. Les visiteurs y découvriront des tessons, des ossements d’animaux, des bois brûlés, des monnaies, des amphores...
En bref, une occasion pour le visiteur de mieux comprendre l’univers de l’archéologie en mettant la main à la pâte !
La stratigraphie
Comme précisé ci-dessus, le chantier de fouille sera un dispositif permettant de se mettre concrètement dans la peau de l’archéologue et de réaliser une fouille complète. Simplement, pour des raisons pratiques, ce dispositif de fouille ne sera accessible qu’en présence d’un médiateur.
C’est pourquoi, pour éviter que cet objet central apparaisse inactif pour certains visiteurs, nous avons fait le choix de lui ajouter une couche numérique, une projection sera donc diffusée sur le mur de fouille.
Lorsque le visiteur viendra activer une tablette, il constatera qu’un halo lumineux se déplace sur le mur. Cela lui permettra de découvrir plus en détails des parties du mur, d’obtenir de l’information complémentaire sur les époques, de se positionner dans le temps etc.
Et puis il y aura pleins d'autres surprises à découvrir : panneau interactif, sol numérique, je ne vous dévoile pas tout et laisse une part de mystère à tout cela ;)
5 . Les anecdotes
Catégorie : Julie en vacances à Rome
Même lors des congés d'été, l'équipe projet reste focus, et ramène des souvenirs de vacances pour... l'exposition !
@LydiaM31 @MSR_Tlse @Lionel_ScAnim et voilà, c'est dans la poche #missionréussie :) pic.twitter.com/3mN9H1j7gB
— Julie Poirier (@poirier_julie)
10 Août 2015
Catégorie : Anne au pays des playmobils
A Science Animation, nous savons tous que notre équipier Stéphane est un véritable fanatique des playmobils !
(Nous en voulons pour preuve sa photo de profil Twitter ...)
Et bien, nous avons découvert, à notre grande surprise, qu'Anne détenait une collection de ces petits bonhommes encore plus incroyable que celle de notre collègue.
" Il nous faudrait un playmobil qui illustre le Moyen-Age...”
Anne : J'ai !!
“Ah super, et il faudrait des outils de chant...”
- J'ai, j'ai, j'ai !
“Ok, et puis ce serait bien...”
- Non mais j'ai tout je vous dis, j'ai des caisses entières de playmobils.
... Un moment surréaliste qui nous a beaucoup amusé !
Catégorie : Lionel et ses lubies !
Lionel : Et si on ajoutait des toilettes de chantier dans l'exposition pour participer à l'ambiance chantier ?
“C'est une bonne idée, mais le problème réside dans le fait que ce ne soit pas ignifugé.”
- Hum... oui, mais tout de même c'est cool les toilettes de chantier, non ?
Tout à fait, mais si ce n'est pas classé feu, on ne peut malheureusement pas les mettre dans l'expo.
- Et bien ce n'est pas grave, on va trouver une solution, mais il y aura une cabane de chantier dans cette expo ! :-)
Catégorie : Johan est fan des manips à odeurs !
Johan : Ce serait sympa qu'il y ait une manip à odeurs dans l'exposition.
“C'est à dire, quel type d'odeurs ?”
- Des odeurs caractéristiques du chantier de fouille, du type odeur d'encens, de coriandre...
Euh... On t'invite à venir en début de semaine prochaine sur le chantier de la place Saint-Sernin pour te faire une idée. Ça ne sent ni l'encens ni la coriandre, tout au plus le gasoil de la pelleteuse, la terre mouillée quand il pleut ;-) ".
Déception pour Johan certes, mais la touche humoristique est toujours là ! #privatejoke
Bonnes vacances @JohanLANGOT et @poirier_julie ! Pendant ce temps, nous continuons à phosphorer ;-) #expoArchéo pic.twitter.com/fxq3OAYUn5
— Musée Saint-Raymond (@MSR_Tlse)
31 Juillet 2015
Ce sera tout pour le moment !
Mais pour continuer à voir ce projet se construire, n'hésitez pas à suivre les actualités du Musée Saint-Raymond et de Science Animation !
Le hashtag à suivre c’est celui-ci : #expoarcheo !
Julie poirier - Chargée de conception et médiation à Science Animation.
Amis Toulousains, vous faites quoi ce weekend ? Une escapade lumineuse au Campus de Paul Sabatier, ça vous dit ? :-)
C’est dans le cadre de l’année internationale de la lumière et de la Fête de la science que le pôle Culture de l’université Toulouse III - Paul Sabatier vous propose une programmation pluridisciplinaire unique sur le thème de la lumière.
C’est dans une ambiance à la fois hypnotique et quelque peu futuriste que vous pouvez découvrir un panel d’animations et d’installations interactives toutes plus originales et surprenantes les unes que les autres !
Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de venir les tester, voici un petit aperçu en images de ce qui vous attend... ;)
Le dispositif Datawall du collectif Clair Obscur : contrôle d’un réseau Web avec un capteur leapmotion - Photos de Lionel Pesqué Photographies , Pôle Culture de l’Université Paul Sabatier.
La cabine LaserLab du collectif Clair Obscur
Dataspray : une installation du collectif Faux départ pour faire des graffitis virtuels !
Un dispositif Light painting pour apprendre à dessiner avec la Lumière
La caméra thermique du laboratoire IRAP pour des selfies plutôt sympas !
Le jeu de ping-pong lumineux, une invention de l’association Faux départ plutôt addictive !
Alors... convaincus ? :)
Nous vous attendons donc de pied ferme Salle du Cap jusqu’à demain samedi avec, pour clou de la fête, le spectacle "Turn off the light", une performance unique et magique qui mêlera danse hip-hop et calligraphie lumineuse... ça promet ! :)
Pour plus d’informations sur le Spectacle Turn off the light, rendez-vous ici.
Retrouvez l’ensemble du programme “Lumière sur le campus” sur cette page.
SoLab, l’évènement phare pour parler innovation responsable en entreprise
Deux jours de séminaire pour balayer le large spectre de l’Innovation Responsable en entreprise : voici l’ambition de SoLab, un événement inédit et particulièrement audacieux ! Nous y étions dans le cadre de notre investissement dans la démarche de Recherche et d'Innovation responsable (projet RRITools) afin, notamment, de percevoir les positionnements d'entreprises, s'enrichir d'initiatives et animer une séance de créativité.
Inclusion, innovation frugale, nouveaux partenariats, organisation interne, transparence… Tous les critères sont abordés sur seulement deux jours d’échanges. Retour sur cette rencontre, courte sur la durée mais riche en contenu !
Lundi 21 septembre :
Après un accueil café/thé/chouquettes (“Qui ne veux pas ses chouquettes ? Je suis preneuse !” :-)) dans les prestigieux locaux du cabinet Deloitte, une mise en route est orchestrée par Eloise Szmatula, co-fondatrice de SoScience! (StartUp fondatrice de l'évènement SoLab) avec Mélanie Marcel : problématiques des participant•e•s et début de solutions sont discutés.
Comment mettre en œuvre des démarches agiles dans une grande entreprise ?
Comment intégrer la prise de risque inhérente à l’engagement dans une innovation responsable ?
Comment monter des partenariats vertueux avec des ONG ou des Startups quand on est une multinationale ?
Comment entretenir une culture d' #innovation dans votre entreprise ? #SoLab pic.twitter.com/PcWFwEFWLB
— Editions Diateino (@Diateino)
September 21, 2015
Une fois ce cadre de travail posé, Jaideep Prabhu, professeur à la Juge Business School de l’Université de Cambridge et Directeur du Center for India and Global Business (CIGB) prend la parole pour partager son expérience et son enthousiasme communicatif sur le concept d’innovation frugale, inspiré du concept indien Jugaad. Puisque force est de constater que de belles innovations naissent de l’adversité et de la capacité des être humains à trouver des solutions dans les conditions les plus extrêmes : une inspiration pour l’occident.
Retour en quelques tweets:
. @JaideepPrabhu : "How to make more (and better) with frugal innovation" #solab @SoScienceTweet #RRI
— Malvina Artheau (@MalvinaArtheau)
September 21, 2015
Développer des solutions innovantes en s'appuyant sur la population locale = #jugaad @JaideepPrabhu #SoLab
— Editions Diateino (@Diateino)
September 21, 2015
67% would like to work for a company having positive impacts! #SoLab @SoScienceTweet @Fond_Deloitte
— Mélanie Marcel (@Melanie_Marcel)
September 21, 2015
RT @MalvinaArtheau "#ResponsibleInnovation is also about finding opportunities in adversity, says @jaideepprabhu #solab #RRI"
— RRI Tools (@RRITools)
September 21, 2015
“Find ways to give employees time and space to experiment” @jaideepprabhu #SoLab
— Malvina Artheau (@MalvinaArtheau)
September 21, 2015
Un outil pour permettre de payer en CB sur un smartphone : développé dans un #TechShop #innovationfrugale #SoLab pic.twitter.com/yQFmvVqd5X
— Editions Diateino (@Diateino)
September 21, 2015
En 2025, l'économie du partage pèsera autant que la location @JaideepPrabhu #SoLab #ConsColl #innovationfrugale
— Editions Diateino (@Diateino)
September 21, 2015
La matinée est loin d’être terminée. Après ce beau panorama et une pause riche en discussions, de nouveaux exemples nous sont présentés, cette fois par celles•ceux qui y participent.
Thomas André - Schneider Electrics
Les défis de l'accès à l' #énergie décryptés par Thomas André @BipBopProgramme @SchneiderElec #SoLab #BOP pic.twitter.com/4iOCOOVI3n
— Editions Diateino (@Diateino)
September 21, 2015
On découvre la lanterne #solaire @BipBopProgramme @SchneiderElec au #SoLab ! pic.twitter.com/sZyB2U7pvt
— Editions Diateino (@Diateino)
September 21, 2015
Lisa Bonadonna - GlaskoSmithKline
Développer des #partenariats entre un grand groupe pharmaceutique et une #ONG : Lisa Bonadonna @GSK #SoLab pic.twitter.com/stLv3sulWI
— Editions Diateino (@Diateino)
September 21, 2015
"If we are designing for the top of the pyramid , we'll forget most of the people that needs basic healthcare" #SoLab
— SoLab (@SoLab2015)
September 21, 2015
Maria Lucia - Tarkett
Passer d'une économie linéaire à une #economiecirculaire avec Maria Lucia de @GroupTarkett #innovationfrugale #SoLab pic.twitter.com/sZfQuCo4IP
— Editions Diateino (@Diateino)
September 21, 2015
#FloorInMotion : un revêtement de sol connecté pour détecter les chutes des seniors #silvereco #Tarkett #SoLab pic.twitter.com/7FSsOD7SOS
— Editions Diateino (@Diateino)
September 21, 2015
Après un déjeuner fort agréable qui, comme souvent en France, vient exploser le timing, l’après midi est consacrée à échanger avec les intervenant•e•s en mode « speed dating ».
On plonge dans les sujets du matin et les questions se font plus précises. Face à un petit groupe, les intervenant•e•s évoquent plus facilement les difficultés qu’ils•elles ont pu avoir à surmonter et les méthodes, parfois toutes simples, qui sont mises en place.
Mais voilà, 20 minutes, si c’est juste ce qu’il faut pour donner envie d’en savoir plus, c’est un peu court pour faire le tour de questions complexes.
On touche ici à tout l’enjeu d’un événement comme SoLab : parvenir à montrer de nombreux exemples pour donner envie et servir de matière à la suite du séminaire, ménager du temps pour les discussions informelles, creuser les sujets qui intéressent les participant•e•s, les amener à réfléchir sur ceux qu’ils•elles n’avaient pas envisagés avant de venir… tout cela sur deux (courtes) journées !
Après un petit retour sur le fil rouge de la journée, le moment est venu de présenter le programme du lendemain. Un rapide bilan de ce premier jour nous conduit à emménager quelques ajustements pour la suite du séminaire.
La salle se vide peu à peu, nous nous donnons tous rendez-vous demain pour la suite.
Mardi 22 septembre
La matinée est cette fois consacrée à des études de cas. Les participant•e•s sont invités à réfléchir en petits groupes à des solutions innovantes pour traiter d’une question d’ordre général comme la ressource en eau ou l’alimentation de demain.
Personnellement, je suis en charge d’animer l’atelier sur l’eau : entrée en matière avec un petit exercice de chauffe, l’humour est au rendez-vous et l’ambiance particulièrement conviviale !
On étudie ensuite les documents préparés par Mélanie et Eloïse : classement, hiérarchisation et identification des grands enjeux : santé, développement durable, accessibilité de la ressource…
Enfin on imagine des solutions, en essayant de se limiter le moins possible. Mélanie fourmille d’idées... Normal, elle est dans son élément ! C’est en effet son rôle avec SoScience! d’accompagner les entrepreneur•e•s à imaginer des solutions durables, frugales, inclusives… en un mot responsables.
Les autres membres du groupe ne sont pas en reste : d’un réseau de ballons sondes récupérateurs de vapeur d’eau autour de la planète à des toilettes jetables, de produits ménagers à action dépurative pour l’eau à des systèmes d’aqueduc en kit, on ne peut pas dire que notre équipe manque de créativité ! Parmi toutes les idées, on vote pour choisir celle qui sera ensuite affinée. Cette idée est soumise à un panel de parties prenantes, représentées par les membres du groupe qui endossent un rôle pour l’occasion.
Décortiquée, affinée, l’idée commence à prendre forme, elle est prête à être présentée. Et tiens, c'est déjà l'heure du déjeuner ! Il semblerait que personne n'ait vu le temps passer ;-)
En début d’après midi, les deux groupes présentent leurs solutions.
Nous écoutons la proposition d’agriculture sur pilotis dans une zone humide du Bangladesh. Je soupçonne Smita Mohanty d’avoir joué un rôle dans le choix du lieu. Cette pétillante jeune femme commence un stage chez SoScience!. Engagée et à l’énergie communicative, cela ne m’étonne pas qu’elle ait su convaincre son groupe de s’aventurer sur cette piste ! ;)
Chaque groupe est soumis au feu des questions de l’assistance. Les participant•e•s ont reçu une liste de critères, concoctée par SoScience!, pour les aider à juger d’un projet en terme d’innovation responsable.
Ces critères, dont certains ont été élaborés à partir de ceux produit par le projet RRITools, sont l’un des outils qui peuvent accompagner une entreprise (quelle que soit sa taille), un laboratoire ou toute autre structure souhaitant s’engager sur la voie de la Recherche et Innovation Responsable. A chacun•e de les trier, se les réapproprier et les adapter à ses besoins.
Après une présentation de SoScience! et du projet RRITools, voilà que l’heure d’un bilan collectif a sonné.
Les participant•e•s saluent tous la pertinence de l’initiative. Pour certaines entreprises il reste du chemin à parcourir, mais les attentes et les valeurs de la société sont en train de faire bouger les lignes. Et certains commencent à comprendre que l’entreprise d’aujourd’hui, si elle veut rester compétitive, innover et développer de nouveau marchés, doit prendre en compte des citoyen•e•s qui deviennent de plus en plus concerné•e•s par la façon dont sont fabriqués les produits qu’ils•elles utilisent.
. @jaideepprabhu : “Western consumers are getting more and more value conscious” #SoLab #RRI
— Malvina Artheau (@MalvinaArtheau)
September 21, 2015
Pour aller plus loin:
L’ouvrage de Navi Radjou & Jaideep Prabhu : “Frugal innovation : How to do more with less”
L’ouvrage “Jugaad innovation”
Frugal Innovation : le blog
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Critères RRI du projet RRITools sur slideshare :
Réactivité et capacités d’adaptation
Diversité et inclusion
Anticipation et réflexivité
Ouverture et transparence
Malvina Artheau, Coordinatrice du pôle Recherche et Développement numérique.