Il y a pas grande monde qui va bien en ce moment.
Ça veut pas dire qui faut que j’arrête d’essayer d’aller bien.
Mais, j’suis tannée. Tannée de l’apocalypse subtile de l’âme humaine. Tannée de ma noirceur dévorante jusque dans mes racines. C’est parce que j’aime quelqu’un, sûrement, que tout va mal. Ça va toujours mal quand j’aime.
À l’âge que j’ai, il me semble que j’aurais dû avoir fait le lien depuis longtemps. Quand j’aime, c’est jamais paisible. C’est comme ouvrir une boîte trop pleine. Tu peux pas tout remettre dedans après.
Ma caboche est encore pleins d’anxiété, de scénarios inventés, de distorsions envahissantes.
Pis N, elle comprend pas. Pis même si je voulais lui expliquer, je pense qu’elle veut pas vraiment comprendre, elle veut juste que ça change. Que je devienne soudainement zen. Ou que je me le ferme simplement, si je n’y arrive pas.
Elle fait ça N. Quelque chose ne va pas ? Refoule, fais autre chose, pis montre pas ça à personne.
J’suis pas rationnelle aujourd’hui. Tout tourne tout croche dans ma tête. Pis c’est ma tête mal sérotonisée qui s’exclame. Pis j’me sens mal.
LOL
Je me sens toujours mal.
Faudrait que je cesse d’exister encore, pour les autres du moins. Puisque je peux pas autrement.
Finalement écrire m’éclaire pas pentoute. Finalement, je suis pas moins mêlée. J’ai pas moins peur de la perdre.
Je vais pas moins passer 3 semaines sans son existance dans ma vie.













