Avec émotion et une pointe d'appréhension, voici le premier chapitre d'une histoire qui en contient encore pas mal.
XOXO, les autrices.
PS : cette histoire n'est pas qu'une comédie...
Attention... On s'est un peu laisser aller en terme de langage grossier
Les personnages ne nous appartiennent pas nous les empruntons seulement
Chapitre 1 :
Maraudeurs' Rapsody
Il existe un mot au Danemark qui, en quelques syllabes dĂ©crit cette sensation confortable et chaude, cette ambiance douce et calme que lâon ressent lorsquâon regarde des flammes tournoyer dans une cheminĂ©e. Hyggelig. Il nây a pas meilleur mot pour dĂ©crire lâatmosphĂšre particuliĂšre qui rĂšgne dans la Salle commune des Gryffondor en ce dĂ©but de soirĂ©e du mois dâOctobre 1975.
Le silence de cette piĂšce teintĂ©e de rouge et empli de tapisserie mĂ©diĂ©vale nâĂ©tait perturbĂ©e que par les piĂšces dâĂ©checs qui sâentrechoquaient, les pages de livres qui se tournaient et quelques Ă©clats de rires discrets. Mais cette harmonie fut rapidement brisĂ©e lorsque le portrait de la Grosse Dame sâouvrit brusquement.
-    CâĂ©tait gĂ©nial, James ! Vous avez entendu sa voix ? Une vrai chanteuse dâopĂ©rette !, cria un garçon assez petit et potelĂ©, lâair Ă©merveillĂ© par les 3 autres personne quâil suivait au petit trot.
          Le premier garçon en tĂȘte du cortĂšge, les cheveux noirs courts et pourtant broussailleux, les yeux noisettes partiellement cachĂ© derriĂšre des lunettes rectangulaires, souriait dâun air fier et revanchard en prenant place dans son fauteuil habituel face Ă la cheminĂ©e. James fut rapidement suivi par son meilleur ami, Sirius, tĂ©nĂ©breux charmeur aux yeux gris insondables cachĂ©s derriĂšres des boucles d'Ă©bĂšne. Le garçon Ă lâallure Ă©lancĂ©e et Ă©lĂ©gante dâun parfait aristocrate, chose quâil refusait catĂ©goriquement dâĂȘtre, prit donc place dans le fauteuil faisant face Ă James, une table basse en bois rustique les sĂ©parants. Sirius portait dâun sourire en coin satisfait se rappelant de ce quâils venait de faire et pensant Ă leur prochain coup. Peter, le jeune garçon potelĂ© sâassit Ă mĂȘme le sol sur lâĂ©pais tapis bordeaux, dos Ă la cheminĂ©e.
-    Tout le mĂ©rite revient Ă Remâ, câest lui qui Ă trouver le sortilĂšge, rĂ©pondit James Ă Peter alors que le dĂ©nommĂ© Remus prenait place dans le canapĂ©.
          Lui aussi souriait. Non pas parce quâil trouvait que le sort que James avait jetĂ© Ă Severus Ă©tait drĂŽle. Mais bien parce quâil apprĂ©ciait voir ses amis heureux. Il leur Ă©tait reconnaissant dâĂȘtre lĂ . Il donnerait sa vie pour les trois personnes en face de lui, juste parce que sans eux, il nâaurait pas donner cher de la sienne. Grand et Ă©lancĂ©, Remus avait lâapparence de la force tranquille du groupe, profondĂ©ment gentil et presque gentleman, il Ă©tait considĂ©rĂ© par beaucoup comme « lâami parfait » si bien auprĂšs des filles quâauprĂšs des garçons. Mais il ne fallait pas se fier aux air tendre et Ă la dĂ©gaine dĂ©tendue du jeune homme, un rapide coup dâoeil Ă son visage autrefois innocent prouvait quâil devait avoir vĂ©cu des choses pas forcement trĂšs rĂ©jouissantes. En effet, trois grosses cicatrices blanches le parcouraient, partant de la tempe pour s'arrĂȘter au menton, elles Ă©taient cachĂ©es derriĂšre des cheveux chĂątain mais bien prĂ©sentes. De plus, derriĂšre ses yeux noisettes qui prenaient parfois des reflets miels, les plus attentifs pouvait y dĂ©celer un profond mal ĂȘtre.
-    Peu importe ! Vous avez vu sa tĂȘte quand il a ouvert la bouche et quâil a voulu parler ?, relança Peter.
-    Un vrai Soprano !, dit Sirius dâune voix aigĂŒe. Comme si ses boules nâĂ©tait pas encore descendues.
-    Es tu sur quâelles sont descendues un jour ?, demanda James dâun air rĂ©ellement intĂ©ressĂ© par la question.
-    En possÚde-t-il réellement ?, répliqua le brun en face de lui se penchant en avant dans un air de réflexion profonde.
          James se pencha lui aussi en avant, plissant les yeux, et secouant distraitement la tĂȘte.
-    Hmm, dit il en se caressant le menton. Il faudra vérifier ça.
-    Pouvez-vous, sâil-vous-plait, arrĂȘtez de parler des boules de Rogue au beau milieu de cette piĂšce ?, les interrompit Remus en reposant le livre quâil venait dâouvrir, outrĂ© par cette conversation.
          Relevant la tĂȘte vers ses amis, il vit alors Peter, une expression horrifiĂ© sur le visage, Sirius se mordant la lĂšvre infĂ©rieur dans une tentative de se retenir de rire mĂ©langĂ© Ă une expression de compassion alors que ses yeux se posaient sur James qui lui Ă©tait rapidement devenu blĂȘme, les yeux fixĂ©s derriĂšre Remus.
-    Evans âŠ, souffla-t-il.
          Remus fit volte face pour voir que sa meilleure amie se tenait les bras croisés, les joues rouge de colÚre derriÚre le canapé.
Remus se demanda alors si elle avait assisté à toute la conversation. Il eu rapidement la réponse.
-    Waow Potter, je pensais que tu avait dĂ©jĂ touchĂ© le fond. Je le reconnais, je mâĂ©tais trompĂ©e. Black et toi ĂȘtes tellement immature que sâen est dĂ©solant, dit elle en les dĂ©visageant dâun regard Ă©meraude plus que mĂ©prisant. Remus, jâĂ©tais venue voir si tu veux venir faire le devoir dâarithmencie avec moi Ă la bibliothĂšque.
          Ce dernier hocha la tĂȘte, ne sachant pas trop quoi rĂ©pondre dâautre et se leva. James, lui, nâavait toujours pas bouger.
-    Maintenant, pour rĂ©pondre Ă ta question, reprit Lily. Oui, il en a et je suis persuadĂ©e quâelles sont plus imposantes que les tiennes, fini-t-elle en se dirigeant sans un regard en arriĂšre vers la sortie de la salle.
          Remus jeta un regard à ses amis avant de partir au pas de course derriÚre la Gryffondor passablement énervée.
-    Ce qui est sĂ»r, câest que elle, elle en a. Souffla Sirius avant de se prendre un cousin en pleine tĂȘte.
          Alors que James commençait Ă se morfondre du fait que Lily le dĂ©teste, Remus l'avait rejoint dans le couloir. Lily Ă©tait une Gryffondor de la mĂȘme annĂ©e, une vraie lionne dans lâĂąme, chaleureuse et attentive avec ceux quâelle aime mais mordrait ceux qui entraient en dĂ©saccord avec elle. Elle avait de longs cheveux roux qui accentuaient les tĂąches de rousseurs sur sa peau pĂąle et avait des yeux verts Ă couper le souffle tant il semblait ĂȘtre leur propre source de lumiĂšre. Il va sans dire que James Potter avait eu un coup de coeur pour la jeune fille dĂšs leur entrĂ©e Ă Poudlard, un coup de foudre se plaisait il Ă croire. Cependant, il nâen Ă©tait pas de mĂȘme pour la jeune femme.
-    Tu sais âŠ
-    Nâessaie pas de le dĂ©fendre Remus. Il est immature et arrogant. Severus ne mĂ©rite pas cela.
-Â Â Â Â Il nous le rend bien, marmonna Lupin.
-Â Â Â Â Peut ĂȘtre. Mais vous ĂȘtes quatre et il est seul.
          Remus ne rĂ©pondit rien alors quâils venaient dâarriver Ă la bibliothĂšque. Ils travaillĂšrent sur leur devoir durant les deux heures suivantes avant de devoir partir pour le couvre-feu.
Remus aida Lily Ă ranger ses affaires et ils se dirigĂšrent parmi les rayonnages vers la sortie. Câest au dĂ©tour dâune allĂ©e, que Lily vit passer une ombre noire. Elle donna son sac Ă Remus et commença Ă courir.
-Â Â Â Â Severus ?, cria-t-elle pour le faire arrĂȘter.
          Ce dernier, le corps maigre, la peau pĂąle accentuĂ© par le noir corbeau de ses cheveux lui arrivant aux Ă©paules, sâarrĂȘta dans une allĂ©e, loin de Lily. Il la fixa de ses prunelles noires qui semblaient ĂȘtre des puits sans fond quelques instant alors que Remus arrivait Ă la hauteur de Lily. Les trois Ă©tudiants se regardĂšrent sans un mot. Severus semblait furieux, Lily le regardait avec incomprĂ©hension et Remus baissa la tĂȘte. Quelques secondes plus tard, Rogue repartait dans un mouvement de cape, disparaissant dans lâombre des couloirs de pierres.
-Â Â Â Â Que lui avez vous fait ?, demanda Lily Ă Remus.
-    Un sortilĂšge qui lui fait parler avec une voix dâopĂ©ra, rĂ©pondit Remus peu fier de lui.
-Â Â Â Â Un simple Finite aurait du lui permettre de mettre fin au sort.
          Voyant la grimace dĂ©solĂ©e de son ami, Lily lâinterrogea du regard. Remus souffla et reprit la parole.
-    Pas si Sirius Ă indiquĂ© Ă James comment empĂȘcher quâil le fasse avant un certain temps.
          Lily regarda le ciel, maudissant les noms de Potter et Black avant de regardait Remus.
-    Combien de temps ? demanda-t-elle. Remus ? rajouta-t-elle voyant que le Lycanthrope ne semblait pas vouloir lui répondre.
          Face aux yeux verts brillant dâune lueur fĂ©roce, Remus se passa une main dans les cheveux, il savait quâelle ne le lĂącherait pas tant quâelle nâaurait pas toute les rĂ©ponses Ă ses questions.
-Â Â Â Â 3 jours, fini-t-il par avouer.
          Lily souffla une nouvelle fois et se dirigea dâun pas soutenue, traduisant son ras-le-bol, vers la tour des Gryffondor.
âââ
-    Jâessayerai la feinte de Porskoff et âŠ
          James ne termina pas sa phrase alors quâil fut foudroyĂ© par le regard de Lily qui venait dâarriver dans la tour. Elle traversa la piĂšce sans un mot avant de rejoindre le dortoir des filles.
-    Si tu reste comme ça, je pense tu vas gober des mouches, James, le prévint Sirius alors que Potter était resté la bouche ouverte regardant dans le vide.
          James ignora Sirius, se levant rapidement vers Remus qui venait lui aussi de faire son apparition.
-    Rem ! As-tu plaidé ma cause ? demanda le garçon aux lunettes en se jetant presque sur Lupin.
-    Crois-moi jâai essayĂ©. Mais Lily est ce quâelle est. BornĂ©e, en l'occurrence.
-Â Â Â Â Je suis foutu, conclue James en se laissant choir sur le fauteuil le plus proche.
-    Câest moi la DramaQueen, ici. Donc tu te lĂšve et tâessaies de remonter dans sa haute estime, rĂ©pliqua Sirius en abandonnant son livre de quidditch.
-    Sirius Ă raison, il faut que tu arrĂȘte ta guerre avec Rogue, ça te cause prĂ©judice, essaya de le rĂ©sonner Remus.Â
-    Alors, jâallais plutĂŽt dire : Il faut trouver un moyen pour que Lily ne soit plus au courant des blagues que lâon fait Ă Monsieur Je-suis-une-bougie-Rogue, reprit Sirius le plus sĂ©rieusement du monde alors que les Ă©paules de Remus sâaffaissĂšrent.Â
-    Monsieur Je-suis-une-bougie ? demanda Peter faisant remarquer sa présence.
-Â Â Â Â Bah, oui avec son teint cireux câest du pareil au mĂȘme, il manque plus que la flamme sur la tĂȘte. Merlin ! Faut quâon enflamme la tĂȘte de ce petit merdeux et lâillusion sera parfaite !
          Ce fut au tour de Lupin de se laisser tomber dans un canapĂ© alors que les yeux de ses trois amis brillaient dĂ©jĂ dâimpatience.
Le groupe resta Ă parler plus ou moins calmement dans la salle commune de tout et de rien mais surtout de plan pour aider James Ă conquĂ©rir Lily, de quidditch et de futur farce Ă faire Ă Rogue. Ce fut lorsque le dernier groupe de Gryffondor en dehors de notre quatruor quitta la piĂšce que les quatre garçons se rapprochĂšrent les uns des autres et commencĂšrent Ă parler Ă voix basse.Â
-    Bien. Lunard, la pleine lune est dans 9 jours, comment te sens-tu ? demanda Sirius en posant la main sur lâĂ©paule du Loup-garou.
-    Ăa va, Sirius. Câest dans 3 jours que ça va se faire ressentir, tu le sais bien.
-    Oui. Mais je voulais ĂȘtre sĂ»r, rĂ©pondit Sirius avec aplomb.
          Remus baissa la tĂȘte, gĂȘnĂ© par les paroles de son ami.
-    Bien ! Maintenant que cela est rĂ©glĂ©. Peter. Tu en est oĂč ? demanda James.
          Ce dernier, se contenta dâouvrir la bouche, permettant aux personnes autour de lui de voir la feuille de mandragore qui y reposĂ© sagement. Sirius ne pu cachĂ© son expression de dĂ©gout. Voir la muqueuse buccale de Peter nâĂ©tait pas vraiment sa tasse de thĂ©.Â
-    Parfait. Je viendrai avec toi lâenterrer lors de la prochaine pleine Lune. Continua James. Pendant ce temps lĂ , Patmol tu sera chargĂ© de faire attention Ă ce que Lunard ne nous chasse pas.
-Â Â Â Â Aucun problĂšme. Jâai de moins en moins de mal Ă me transformer maintenant. Et toi, toujours en attente dâun orage ?
-    Oui. Câest pas juste. Toi, une semaine aprĂšs yâen a eu un. Moi ça fait dĂ©jĂ 3 semaines, se plaignit James.
          En effet, depuis le dĂ©but de leur troisiĂšme annĂ©e, James, Sirius et Peter avaient le projet de devenir des animagi pour soutenir Remus, loup garou depuis sa petite enfance, lors de ses transformations. Sirius avait rĂ©ussi cet exploit lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente aprĂšs 2 ans dâessai. Il encourageait dĂ©sormais James mais surtout Peter qui avait plus de mal, ne serai-ce que pour finir la premiĂšre Ă©tape. James nâavait pas vraiment de chance, il avait rĂ©ussi Ă rĂ©aliser sa potion lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente mais lâorage Ă©tant arrivĂ© durant lâĂ©tĂ©, en ce dĂ©but dâannĂ©e, il avait recommencĂ© le processus du dĂ©but. Actuellement, sa potion Ă©tait en train de reposer dans le parc de Poudlard Ă lâabri des regard attendant patiemment le prochain orage.
-    Je vous remercie les gars, lĂącha Remus Ă©mu dâavoir des amis comme eux. Pour ce qui est de la carte, il faut encore le faire pour les cachots puis amĂ©liorer les sortilĂšges qui lâentourent. Elle sera bientĂŽt prĂȘte.
          Sur ces plus ou moins sages paroles, le quatuor rejoint son dortoir, se laissant aller à leurs songes tombant lentement dans les bras de Morphée.
âââ
          Câest les premiĂšres notes dâun petit groupe de rock moldu nommĂ© Queen qui avait rĂ©veillait notre quatuor le lendemain matin. 3 dâentre eux avaient encore la tĂȘte dans les chaussettes alors que le dernier se dĂ©hanchait debout sur son lit, sa brosse Ă dent lui servant de micro.
-    Yâai TwouvĂ© !!! sâexclama Sirius alors quâune bonne parti de son dentifrice dĂ©goulina de son menton jusquâau drap.
          Lupin abandonna alors lâidĂ©e de rĂ©aliser correctement son noeud de cravate. Il nâĂ©tait dĂ©jĂ pas douĂ© pour cela mais ce matin lĂ , il nây arrivait vraiment pas. Peter, lui, cherchait ses livres de cours dissĂ©minĂ©s dans le dortoir et James finissait de se coiffer.
-    Et en français, ça donne quoi ? demanda James qui nâavait pas comprit.
          Sirius traversa alors le dortoir pour cracher dans le lavabo, faisant un clin dâoeil Ă son propre reflet au passage. Il se rinça rapidement la bouche, vĂ©rifia une derniĂšre fois ses boucles et revint dans la chambre arrĂȘtant son gramophone duquel sortait les derniĂšres notes de Killer queen.
-    Mes chers Maraudeurs. Dans 6 jours Ă lieu la fĂȘte dâHalloween. Et jâai trouvĂ© nos costumes parfait, expliqua-t-il pour attirer lâattention de ses compĂšres. Peter, tu seras Roger Taylor, le petit blond de pile Ă©lectrique. James, John Deacon, le brun aux doigts de fĂ©e. Et toi, Lunard, tu es bien sur le grand et discret Brian May. Quand Ă moi, dit il en remontant sur son lit, prenant une pause théùtrale. Je serai Freddie. Ensemble, nous serons Queen !
-    Et tu veux quâon donne une reprĂ©sentation aussi ? demanda Remus dâune voix pleine dâironie.
-    Par Merlin ! Quel brillante idée. Comme toujours Lunard. Nous jouerons Killer Queen au milieu de la grande salle.
-    Tu es bien conscient que nous ne sommes pas musicien, fit remarquer James qui nâĂ©tait pas emballĂ© par lâidĂ©e.
-    Non, mon cher, nous sommes magicien, lui rĂ©pondit Sirius en lui faisant un clin dâoeil.
âââ
La grande salle Ă©tait bondĂ©e en cette matinĂ©e, les Ă©lĂšves de toutes maisons et de tout Ăąge si Ă©taient rassemblĂ© pour prendre leur petit-dĂ©jeuner mais aussi pour Ă©couter les annonces de leur Directeur, Albus Dumbledore. Lily Ă©tait assise Ă cĂŽtĂ© de Remus lui mĂȘme Ă cĂŽtĂ© des autres Maraudeur, Ă©coutant Sirius parler sans relĂąche de leur futurs costumes dâHaloween. En face de Lily, se trouvait sa meilleure amie, Mary Macdonald. Elles Ă©taient devenue amie dĂšs leur premiĂšre annĂ©e, alors que Mary, maladroite dans lâĂąme, avait renversĂ© son encrier sur Lily le premier cours, de leur premiĂšre journĂ©e. Mary Ă©tait un peu plus grande que Lily et avait de longs cheveux cendrĂ©s ondulĂ©s et de grand yeux bleu ciel. AprĂšs cet incident, elles ne sâĂ©taient plus jamais quittĂ©e. Pas loin dâelle, il y avait Franck Londubat, grand garçon aux cheveux presque rasĂ©s chĂątain, le regard marron plongĂ© dans celui noisette dâune Ă©lĂšve de Poufsouffle Ă la table dâĂ cĂŽtĂ©, Alice Fortescue, une petite brunette, cheveux coupĂ©s en carrĂ© court et une frange. Ces deux lĂ Ă©taient fou amoureux lâun de lâautre. Personne ne savait depuis quand exactement mais la lĂ©gende racontait quâils sâĂ©taient rencontrĂ© dans le train et que le coup de foudre avait Ă©tĂ© si intense quâĂ leur arrivĂ© Ă Poudlard, ils avaient dĂ©jĂ Ă©changĂ© leur premier baiser. Bien sur, leur histoire connaissait des hauts et des bas mais ils revenait toujours lâun vers lâautre tĂŽt ou tard comme deux aimants.
Dâun seul coup, toutes les conversations de la salle, alors que le tintement dâune cuillĂšre contre un verre rĂ©sonnait encore.
Toutes les tĂȘtes se tournĂšrent alors vers la table professorale oĂč Albus Dumbledore venait de se lever.
-    Bonjour Ă tous. Pardonnez moi dâinterrompre un moment aussi crucial que le petit-dĂ©jeuner. Halloween arrivant Ă grand pas, il serait peut ĂȘtre temps de vous annoncez quâune sortie prĂ©-au-lard est prĂ©vue pout tout le monde, ce weekend. Cette sortie Ă un but. Trouvez le meilleur costume Ă prĂ©senter lors du concours de meilleur costume qui aura lieu le 31 au soir, ici mĂȘme. Une affiche comprenant toutes les catĂ©gories de ce concours sera affichĂ© dans le couloirs dans le courant de la semaine. Soyez inventif, surprenez nous. Bon appĂ©tit.
Il eu un brouhaha assourdissant dans lâensemble de la salle ( enfin sauf chez les Serpentard), chacun sâimaginaient dĂ©jĂ dans le meilleur costume qui puisse exister, mais le plus heureux de tous Ă cet instant prĂ©cis Ă©tait Sirius.
On ne parla plus que de cette fĂȘte durant le reste de la semaine. La sortie prĂ©-au-lard avait Ă©tĂ© un calvaire, tout poudlard avait dĂ©barquĂ© dans les quelques magasins de vĂȘtements, costumes et farces et attrapes. Beaucoup de personne nâavait pas trouvĂ© leur bonheur et Ă la fin de la journĂ©e, les rayons mĂ©tamorphose des librairies avaient Ă©tĂ© dĂ©valisĂ©es.
En effet, les catégories avaient été rendue public quelques jours auparavant.
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Cela avait Ă©tĂ© affichĂ© en grand sur les portes de la grande salle et nâavait eu pour consĂ©quences que de faire grandir lâenvie dâarriver Ă cette fĂȘte car chaque gagnant de catĂ©gorie gagnĂ© quelque chose. Allant un abonnement illimitĂ© aux bonbons au citrons de chez HoneyDukes, Ă des points pour la coupe des maisons en passant par une chouette et mĂȘme un balais volant ( et pas le premier prix)
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CâĂ©tait lâeffervescence au chĂąteau, et particuliĂšrement dans le dortoir des filles de Gryffondor, des vĂȘtements volaient partout et le maquillage tant recherchĂ© se trouvait gĂ©nĂ©ralement sous les couches de tulles de tissus et de dentelle.
Lily sâĂ©vertuait Ă nouer ses cheveux en deux nattes de chaque cĂŽtĂ©s de sa tĂȘte, elle portait une robe assez monacale verte foncĂ© avec un tablier blanc par dessus, des grosses chaussette et des vielles chaussures en cuir. Elle sâĂ©tait transformĂ© en lâhĂ©roĂŻne de son livre moldu prĂ©fĂ©rĂ©, Anne Shirley. Elle esquissa un faible sourire Ă son reflet dans le miroir, pensant Ă Severus. Câest elle qui lui avait fait dĂ©couvrir le livre lorsquâils nâĂ©taient alors que des enfants. Ce souvenir lui serra le coeur quelques instants, ils Ă©taient devenu si distant lâun envers lâautre et elle se rendait compte que son ami lui manquait. Elle ne comprenait plus son attitude depuis la rentrĂ©e, ni mĂȘme depuis le dĂ©but de leur premiĂšre annĂ©e vrai dire, mais cette annĂ©e en particulier il Ă©tait encore plus distant, sĂ»rement Ă cause de lâĂ©tĂ© prĂ©cĂ©dent.
-    Quelquâun aurait vu mon serre-tĂȘte ? SâĂ©cria une voix derriĂšre Lily.
-    La derniĂšre fois que je lâai vu, il Ă©tait Ă cĂŽtĂ© de la tiare de Mary ! RĂ©pondit elle en regardant Alice, dĂ©guisĂ©e en⊠Alice, se dĂ©battre dans un enchevĂȘtrement de jupons.Â
-Â Â Â Â MARY ! Cria alors Alice.
Sâest alors que le porte de la salle de bain sâouvrit dans un grand fracas. Mary Mcdonald venait dâen sortir.
-    JâAI FAIT UNE TĂCHE ! Cria-t-elle sous les regards effarĂ©s dâAlice et Lily qui avaient stoppĂ© tout mouvement.Â
Elles avaient les yeux fixés sur la longue trace de fond de teint sur la robe blanche immaculée de Mary.
          Lily fut la premiĂšre Ă rĂ©agir, cherchant sans relĂąche sa baguette dans le capharnaĂŒm quâĂ©tait le dortoir. Elle fini par la trouvĂ© et lança un evanesco pour faire disparaitre la tĂąche. Au mĂȘme moment, Alice mit la main sur son serre tĂȘte avec un nĆud noir sur le dessus.
          Elle avait changĂ© son carrĂ© brun en une longue chevelure blonde tenue en arriĂšre par le fameux serre-tĂȘte. Elle portait une robe bleue bouffante Ă manche courte et tout comme Lily, un tablier blanc sur le dessus. Leurs costumes Ă©taient assez similaire mais la diffĂ©rences Ă©tait quand mĂȘme flagrante et elles Ă©taient toutes les deux trĂšs reconnaissable.
          Mary, quand Ă elle, avait portĂ© son dĂ©volu sur le costume de Galadriel, une elfe dâun livre fantastique dâun certain Tolkien. Elle portĂ© donc une longue robe blanche avec des manches qui trainaient presque sur le sol, sa taille de guĂȘpe Ă©tait cintrĂ©e par une fine ceinture dorĂ©e accordĂ©e Ă son diadĂšme dorĂ© et argentĂ© qui tombait quelque peu sur son front. Elle nâavait pas presque pas touchĂ© Ă ses cheveux, les gardant cendrĂ© et mais les faisant ondulĂ©s en cascade jusquâau bas de son dos. Elle sâĂ©tait trĂšs lĂ©gĂšrement maquillĂ©, surtout pour blanchir un peu son teint et le perfectionner. Comme cela, elle semblait tout droit sortit dâun autre monde.
          Enfin prĂȘte, les trois amies dĂ©cidĂšrent de se rendre enfin Ă la fĂȘte. Sur le chemin, elles croisĂšrent des vampires, des monstres en tout genre, des hĂ©ros de films Moldu comme James Bond, des chanteurs et chanteuses, des choses insolites tel quâun garçon de troisiĂšme annĂ©e de Poufsouffle dĂ©guisĂ© en Grappe de Raisin, mais elles croisĂšrent aussi tout un groupe de SeptiĂšme annĂ©e de diffĂ©rentes maison dĂ©guisĂ© en professeur. Elles nâeurent aucun ma Ă reconnaitre McGonagall, Sulghorn ou mĂȘme Dumbledore.
          Les tables de la grande salle avaient Ă©taient dĂ©placĂ©es en un carrĂ© qui permettait dâavoir une grande piste de danse au milieu de la salle. Il y avait certaines dĂ©coration Ă la maniĂšre moldue mais le cadre du chĂąteau donnĂ© dĂ©jĂ Ă la piĂšce un ambiance particuliĂšre. Il y avait des gens dans tout les coins parlant, dansant sur la musique mise par Flitwick, rigolant, mangeant le buffet quâil y avait sur les diffĂ©rentes tables.
Les trois filles commencĂšrent par prendre place Ă une table, regardant autour dâelles les diffĂ©rents costumes.
          Elles virent un Ă©poustouflant costume de Scarlett OâHara dans sa robe de velours verte que portait une cinquiĂšme annĂ©e de Serdaigle. Un costume assez perturbant dâun Homard ou toute lâĂ©quipe de quiditch de Serpentard dĂ©guisĂ©e en Ă©quipe de quidditch de Serpentard. LâoriginalitĂ© Ă lâĂ©tat pur.
          Les jurys du concours, composĂ© de Dumbledore, Bibine et Mcgonagall dĂ©ambulaient dans la salle, Ă©tudiant les costumes et demandant des prĂ©cisions lorsque cela Ă©tait nĂ©cessaire. Minerva nâĂ©tait pas dĂ©guisĂ©e, Bibine arborait un discret dĂ©guisement de gang de Londre et Albus, sans grande surprise, avait opter pour un dĂ©guisement assez citronnĂ©. Il Ă©tait en effet dĂ©guiser en un immense citron.
-    OĂč sont les garçons ? Demanda Mary surprise de ne pas avoir croisĂ© les maraudeurs.
-    DâaprĂšs Franck, ils auraient prĂ©parĂ© quelque chose de gros. Expliqua Alice. Il parait quâils sont restĂ©s enfermĂ©s dans leur dortoir toute la semaine et personne ne sait ce quâils y ont fait.
-Â Â Â Â Jâai hĂąte quâils arrivent alors ! Sâexclama Mary.
-Â Â Â Â Il me semble avoir entendu une liaison de trop, ma chĂšre Mary. Ne voulais tu pas dire, jâai hĂąte quâIL arrive ? Lui demanda Lily dâune voix pleine de sous-entendu.
          Mary lui tira la langue dans un geste enfantin mais Lily ne lâa regardait dĂ©jĂ plus. Elle avait les yeux fixĂ©s sur lâentrĂ©e de la salle oĂč Rogue venait dâapparaĂźtre. Pantalon noir en jean retroussĂ©, chemine Ă col mao blanc cassĂ© Ă fines rayures bleues marine, pull sans manche en laine marron un peu vieilli, cheveux plaquĂ©s en arriĂšre sous un bĂ©ret beige. Elle nâavait pas imaginer quâil puisse venir dĂ©guiser. Encore moins quâil vienne dĂ©guiser en Lui. Gilbert Blythe.
          Depuis quâil Ă©tait apparu, leur regard ne sâĂ©tait pas lĂąchĂ© et sans mĂȘme sâen rendre compte, Lily sâĂ©tait levĂ©e et marchĂ© droit vers lui. Severus ne bougea pas. Trop dĂ©contenancĂ© par le costume de Lily. Au fond de lui, il avait voulu rendre hommage Ă leurs livre dâenfance, il nâavait pas pensĂ© une seule seconde, quâelle puisse faire de mĂȘme.
-Â Â Â Â Gilbert hein !? Lui dit Lily lorsquâelle arriva prĂšs de lui.
          Elle ne savait pas pourquoi elle venait de lui adresser la parole, aprĂšs tout, il lâĂ©vitait depuis le dĂ©but de lâannĂ©e.
-    Câest vraiment parce que jâavais que ça sous la main pour cette stupide soirĂ©e.
          Lily tiqua. Severus se maudit. Pourquoi avait il lĂąchĂ© ça ? CâĂ©tait faux ! Il sâĂ©tait surpris Ă choisir son dĂ©guisement avec soin alors quâau fond de lui, il espĂ©rait que cela engage la conversation avec Lily.
-    Eh bien, en tout cas câest rĂ©ussi⊠RĂ©pondit Lily cachant son amertume. Passe une bonne⊠(SoirĂ©e) sâapprĂȘtait elle Ă dire en partant alors quâelle fut interrompu.
-Â Â Â Â Bonsoir jeunes gens !, sâexclama Dumbledore. Pourriez vous nous dire, lâorigine de vos costume ! Sâextasia-t-il en les observant de la tĂȘte au pied.
-    Euh⊠Anne Shirley, du livre Anne of Green Gables. RĂ©pondit Lily alors que Dumbledore nâavait aucune idĂ©e de ce dont elle parlait.
-Â Â Â Â Et vous, jeune homme ? Demanda lâhomme au costume de Citron.
-    Gilbert Blythe deâŠ
-    Anne of Green Gables ! Fini Madame Bibine avec un grand sourire. Bien sĂ»r ! Câest trĂšs rĂ©ussi comme costume de couple ! Toutes mes fĂ©licitations ! Â
          Sur ces mots, les trois jurys sâĂ©loignĂšrent, laissant Lily aussi rouge que les couleurs de sa maison et Severus se triturant les mains seul signe du malaise qui lâhabitait. Lily bafouilla quelques mots incomprĂ©hensible aux oreilles de Severus et sâĂ©loigna rapidement sans un regard en arriĂšre. Â
-Â Â Â Â Ton costume fait sensation Rogue
-    La ferme Black. Va te trouvez une Scarlett pour la soirée au lieu de me les brisées. Répliqua Severus en prenant la direction de la sortie, il avait grand besoin de fumer.
          Regulus Black, cheveux tirés en arriÚre, fine moustache, costume 3 piÚces dans les tons gris et noir sans oublier le foulard noir à motif blanc était en effet, déguiser en nul autre que Rhett Butler. Ce costume lui collait à peau, affirmant son image de tombeur auprÚs des filles de Poudlard.
         DĂ©sormais seul Ă la porte, il laissa son regard ombrageux dĂ©rivĂ© sur les personnes face Ă lui cherchant une cible. Robe verte de velour, cheveux chatain, grande, regard azur mesquin. Une Scarlett OâHara dans toute sa splendeur.
-Â Â Â Â Rem ! Tâas pas vu mon micro ? Sâexclama Sirius en panique.
-    Tu peux pas faire attention Ă tes affaires pour une fois Black !, rĂ©pondit Remus dâun ton abrupte Â
          Le silence se fit dans le dortoir des Gryffondors. James venait dâarrĂȘter de toucher Ă ses cheveux, Peter avait les yeux grand ouvert et Sirius sâĂ©tait figĂ© au milieu de la piĂšce, le regard fixĂ© sur Remus.
-    DĂ©solé⊠reprit ce dernier. Je suis un peu sur les nerfs, tu saisâŠ
-    Oui, câest bon tâinquiĂšte, câest rien., lĂącha prĂ©cipitamment Sirius
          Il y eu un moment de silence avant que James ne reprenne les choses en mains, invitant tout le petit groupe à enfin se joindre à la soirée.
          Dans la salle, les jurys avaient commencĂ© Ă remettre des prix. Celui du dĂ©guisement le plus original avait Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© Ă une Ă©lĂšve de deuxiĂšme de poufsouffle qui Ă©tait venue dĂ©guisĂ©e en tĂ©lĂ©viseur moldu. Le plus beau avait Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© Ă une fille de serdaigle, une certaine Dorcas Meadowes, dĂ©guisĂ©e dans un impressionnant costume de Morgane, elle Ă©tait sublime, avec un cĂŽtĂ© rĂ©servĂ©, mystĂ©rieux mais en mĂȘme tant, on pouvait presque sentir la puissance et la magie noire dans le costume. Le costume le plus drĂŽle avait Ă©tĂ© pour lâĂ©lĂšve dĂ©guiser Hot dog. Le trophĂ©e du meilleur costume de groupe avait bien entendu Ă©tait remis aux Ă©lĂšves sâĂ©tant dĂ©guiser en Professeurs.
-    Bien, fĂ©licitation ! Nous allons dĂ©sormais passĂ© au meilleurs dĂ©guiâŠ.
          Lily nâĂ©coutait plus, le regard dans le vide, elle pensait Ă son altercation avec Severus, comment leur relation avait Ă ce point changĂ© ? Pourquoi agissait il ainsi comme si plus rien ne lâatteignait ?
-Â Â Â Â Lily ? LILY ?
          La rousse sentit une main sâabattre sur son bras, Mary Ă©tait en train de la secouĂ© en appelant son prĂ©nom. Lily reprit conscience de la rĂ©alitĂ© alors que Mary la poussait vers lâestrade des remises de prix.
          Elle se tenait là , debout devant tout le monde, ne sachant pas pourquoi, elle observé Dumbledore lui tendre un abonnement à vie aux bonbons aux citrons de HoneyDukes sans vraiment comprendre pourquoi elle avait gagné.
-Â Â Â Â Rapprochez vous ! Câest pour la photos ! Sâexclama Bibine avec un appareil sorcier en main.
Lily tourna la tĂȘte curieuse alors que Bibine dĂ©signait quelquâun Ă ses cĂŽtĂ©s. Elle ne pu pas cacher sa stupeur lorsque ses yeux verts rencontrĂšrent les prunelles onyx de Rogue.
Elle sentit une main se poser contre sa taille alors que sans sâen rendre compte elle souriait Ă lâobjectif. La photo prise, Severus poussa Lily Ă descendre lâestrade, il la rattrapa alors quâelle sâapprĂȘtait Ă rejoindre ses amies.
-Â Â Â Â Lily ?
          Par réflexe elle se retourna.
-    Tout va bien ? Demanda-t-il dâune voix Ă©tonnamment douce
-Â Â Â Â Oui, yâa aucun problĂšme. Dit elle en regardant autour dâelle cherchant une porte de sortie.
          Comment pouvait elle lui dire quâelle ne savait plus qui il Ă©tait, quâil avait changĂ© depuis leur premiĂšre annĂ©e et encore plus depuis cet Ă©tĂ©. Comment lui dire que ce changement dans leur amitiĂ© lui brisait le coeur, lui qui avait Ă©tĂ© son premier ami, le seul Ă la comprendre quand elle en avait le plus besoin, le seul qui lui vouait un soutient sans faille. Le seul envers qui elle avait eu pleinement confiance, jusquâĂ ce jour oĂč le choixpeau avait criĂ© « Serpentard ». Elle nâavait pas voulu le voir au dĂ©but, ce changement lent, presque doux, de sa personnalitĂ©, elle lâavait ignorĂ© ces derniĂšre vacances mais Severus nâĂ©tait dĂ©finitivement plus celui quâelle avait connu, et cela lui donnait envie de pleurer, de le supplier de redevenir ce garçon solitaire, gentil et parfois drĂŽle quâelle avait rencontrĂ©. Comment lui dire ça ?
          Severus quand Ă lui regardĂ© le regard perdu de Lily, cette lueur de tristesse dans ses yeux incroyables. Ă cet instant, plantĂ© au milieu de la grande salle, il aurait tout voulu lui dire. Lui dire quâil lâaimait comme un fou depuis le premier jour, quâil aurait aimait restĂ© en Ă©tĂ©, dans cette campagne avec elle, et ne plus repartir, la prendre dans ses bras, lui dire que mĂȘme si il avait changĂ©, ouvert les yeux, elle restait toujours la mĂȘme et ses sentiments nâavait pas changĂ© et ne changerait jamais.
-    Lily, il faut que je te dises⊠Commença-t-il sans vraiment sâen rendre compte.
          Elle le regardait dĂ©sormais dans les yeux, toujours dans le vague perdue dans ses pensĂ©es. Severus se pencha lentement, perdant le sens de la rĂ©alitĂ©, se rapprochant dâelle centimĂštres par centimĂštres. Il nâentendit pas un grand bruit venant de lâentrĂ©e de la salle. La seule chose quâil entendit fut un exclamation venant de la voix de Lily alors quâelle avait tournĂ© la tĂȘte et sâĂ©tait prĂ©cipiter vers le bruit. « Potter ? » Avait elle criĂ©, laissant Severus interloquĂ©, choquĂ© au milieu de la salle, une monstrueuse colĂšre sâimmisçant dans ses entrailles.
-    CâĂ©tait triste Ă voir. DĂ©clara une voix derriĂšre lui reconnaissable entre toute.
Severus fit volte face, dévisageant Regulus qui le dévisageait en retour.
-    Pourquoi ton foulard est en cendre ? Demanda Severus préférant changer de conversation.
          Il vit alors Regulus baisait les yeux sur son costume, un rictus sur les lÚvres.
-    Disons que ma Scarlett Ă©tait en peu plus fĂ©roce que ce que je mâattendait.
-    Tu lâas baisĂ© ? Demanda Severus les sourcils froncĂ©s.
-    Câest pas faute dâavoir essayĂ© mais la McKinnon Ă prĂ©fĂ©rĂ© me mettre le feu avec son briquet pour me faire partir.
-Â Â Â Â Oh, Black a donc comprit le sens du mot non ?
          Regulus eu un rictus explicite.
-    Tu ne vas donc pas lĂącher lâaffaire ? Demanda Severus
-    Câest toi qui demande ça, Rogue ? Avec ta sang-de-bourbe ?, rĂ©torqua Regulus alors que Severus sâĂ©vertuait Ă rester de marbre. Elle est canon, câest vrai, mais pas assez pour passer au dessus du dĂ©gout quâelle me procure. Cependant pour rĂ©pondre Ă ta question, je dois avouer que McKinnon, nâest plus dans mes projets, jâai en vue quelquâun dâautre, dit-il en lançant un coup dâoeil derriĂšre Severus.
          Severus ne se retourna mĂȘme pas pour voir qui Regulus avait en tĂȘte et se dirigea rapidement vers la sortie de la salle suivant le chemin que Lily avait prit quelques instants plus tĂŽt.
Il fut stopper dans sa fuiâŠses rĂ©flexions par une foule dâĂ©lĂšves dansant le rock. Severus fit alors attention Ă son environnement et leva les yeux du sol quâil nâavait pas eu conscience de fixĂ©.
          Face Ă lui se trouvait une scĂšne de presque un mĂštre de hauteur en bois, et au dessus ? Son pire cauchemar. Potter, cheveux en bataille magiquement rallongĂ© balançant la tĂȘte au rythme de rock, guitare entre les mains, chemise Ă motifs grotesque presque totalement ouverte et pantalon bleu ciel patte dâĂ©lĂ©phant. Ă ses cotĂ©s, Black en tenue encore plus moulant et excentrique chantait dans un micro qui avait une tige mais pas de pied. Severus se fit la rĂ©flexion que la moustache nâallait pas du tout Ă Black mais câĂ©tait hors de propos. Ses yeux se posĂšrent alors sur Lupin, grand dans son costume plus ou moins bien coupĂ© alors que ses cheveux semblaient aussi soyeux et bouclĂ© que ceux dâune femme. Il jouait de la base et honnĂȘtement il regardait le sol trop gĂȘnĂ© pour se rendre compte de la place qu'il occupait actuellement. Et puis il y avait Peter, cachĂ© derriĂšre une batterie. Il tapait dans tout les sens et Ă©tait Ă©tonnamment ou plutĂŽt sorcellement en rythme. Severus nâaurait jamais pensĂ© avoir cette vision, et il aurait prĂ©fĂ©rait ne pas la voir mais elle nâĂ©tait rien face Ă celle quâil eu juste aprĂšs avoir dĂ©couvert les maraudeurs version Queen. Au premier rang, tout prĂšs de la scĂšne, ses tresses rousses volantes autour dâelle, Lily criait, riait, dansait. Cette vision aurait pu ĂȘtre parfaite car elle Ă©tait sublime mais câest vers Black quâelle tendait les bras, câest le nom de Potter quâelle cria lors dâun solo de guitare et câest les Maraudeurs quâelle acclamait.
          La chanson prit fin et tout le monde applaudit. Severus en profita pour sâen aller. Il avait besoin dâair.
-    Merci à tous ne nous avoir écouté ! Cria Sirius dans son micro alors que la foule devant lui, dont Albus et Minerva faisait partie, scandait pour en avoir une autre.
          Sirius tout sourire se retourna vers ses amis, tous hochĂšrent la tĂȘte plus ou moins convaincu et ils dĂ©marrĂšrent un nouveau morceau. Alors quâil chantait et quâil regardait son public, Sirius comprit. Cette sensation dâexaltation qui sâĂ©tait emparĂ©e de lui, ce sentiment de joie de savoir quâil produisait quelque chose avec ses amis, quâils Ă©taient les stars de cette Ă©cole, que tout le monde les acclamĂ©. Il comprit. Il comprit quâil voulait pouvoir ressentir cela dans sa vie, cette mĂȘme sensation que devait ressentir James en marquant un but. Alors Ă la fin de la chanson alors que dĂ©jĂ plusieurs filles au premier rang lui faisait des clins dâoeil, il reprit le micro chauffant la salle pour les entendre crier, crier pour eux, les Maraudeurs, crier pour lui.
-    Bien, si cela vous a plu, je vous annonce, que nous lançons notre propre groupe !, il regarda vers le ciel Ă©toilĂ© de la grande salle quelques instant. ASTRONOMY !,cria-t-il dâun seul coup. Souvenez vous de nous ! Et Ă la fois prochaine !
          Sur ces mots, la salle se rempli dâun Ă©pais brouillard noire et lorsquâil se dissipa, sous les cris de la foule, la scĂšne et le groupe Astronomy sâĂ©tait volatilisĂ©.
-    CâĂ©tait tout bonnement GĂ-NIAL !, cria Sirius dans le couloir un peu plus loin que la grande salle alors que les autres arrivaient avec leurs instruments volant derriĂšre eux.
          James affirma, Peter aussi mais il avait mal Ă la tĂȘte, une cyballe Ă©tait tombĂ© sur lui lors du dĂ©mĂ©nagement.
-    Attend attend Sirius, tâas dit quoi Ă la fin ? demanda Remus qui nâavait pas tout capter, trop concentrĂ© Ă jeter un sort nĂ©buleux.
-    Jâai crĂ©e notre groupe ! ASTRONOMY !, cria Black.













