Plus de la moitié des femmes âgées de 18 à 29 ans rapportent avoir reçu des images explicites non sollicitées, notamment les tristement célèbres “dick pics”, ces photos de pénis envoyées de façon intempestive alors qu’elles n’ont jamais été sollicitées par leurs destinataires. Il s’agit d’un phénomène massif et les auteurs de ces envois violents agissent en toute impunité, alors que dans la plupart des cas ces agissements sont considérés comme des infractions aux yeux de la loi. Ces envois non consentis, quand ils ont pour but de dévoiler les organes génitaux de l’émetteur à une tierce personne, peuvent relever de l’exhibition sexuelle et sont punissables d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Lorsque ces envois de médias à caractère sexuel sont répétés (plus d’un envoi émanant de la même personne donc) ils peuvent s’apparenter à un délit de harcèlement sexuel punissable de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.






