Trop de voitures, de bitume, de grisaille dans votre ville ? Pas assez de pistils, d'étamines et de pollen ? Fabriquez vos bombes de graines.
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Trop de voitures, de bitume, de grisaille dans votre ville ? Pas assez de pistils, d'étamines et de pollen ? Fabriquez vos bombes de graines.
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Action directe, discours indirect A movie without image commisionned by l’OFF of the Lausanne Underground Film and Music Festival. Supported by Rosa Brux and Carreau du Temple in Paris (videobox).
L’action directe s’est démocratisée. Elle attire de plus en plus de citoyens, qui veulent inverser le rapport de force et retrouver un collectif.
"Long live sabotage and direct action. Let’s propagate our bad intentions”
“Seize the time”, The Black Panther, Emory Duglas, 27 septembre 1969
The Lesbian Avengers, Carrie Moyer
extrait de Who is Oakland? Anti-Oppression activism, the politics of safety, and state co-optation, 2012
LGBTQ+, comment sortir de la ségrégation officieuse ?
Les sociétés possèdent des règles écrites et non-écrites. Les régles écrites officielles nous sont plutôt favorables, nous sommes censés être défendu.e.s de la discrimination par certains articles de loi. Le problème est que ces lois ne s'appliquent pas concrètement, pire, il existe des règles officieuses qui nuisent directement à notre Liberté. Pourquoi une fille trans ne peut-elle pas sortir en jupe dans la rue ? La loi l'y autorise pourtant. C'est parce que certains sont prêts à violer la loi par transphobie pour porter atteinte à sa sécurité et se savent impunis. La situation d'insécurité dans laquelle se trouvent les LGBTQ+ nous pousse à vivre notre différence dans l'ombre, dans des lieux privés, des bars gays, ou autres, bref, des "safe place". Vous me direz que nous avons la Pride. En effet, mais sous quelles conditions ? Nous sommes obligé.e.s d'être des centaines ou des milliers ensembles et entouré.e.s de policiers pour pouvoir sortir en étant nous-mêmes dans les rues et cela pendant un mois seulement. Je constate donc qu'il existe une forme de ségrégation qui ne dit pas son nom dans nos sociétés soi-disant inclusives.
Alors que faire ?
En réfléchissant à la question, j'ai réalisé que notre but est aussi notre meilleur moyen d'action. Nous voulons pouvoir sortir dans la rue, en embrassant nos/notre partenaire(s) ou sortir avec l'apparence qui nous est la plus agréable sans la peur de se faire juger, insulter ou aggresser. Actuellement, si nous le faisons, nous prenons ce risque. Puisque l'État ne semble pas trouver d'intérêt dans notre sécurité, nous devons nous-mêmes l'assurer. C'est la sécurité de quartier. Inspirons nous, apprenons et allions nous aux antifascistes, patrouillons ne serait-ce qu'un ou deux jours par semaine dans les quartiers les plus intéressants (qui sont souvent les plus fréquentés) afin de garantir la sécurité aux LGBTQ+ ces jours-ci. Ainsi, les LGBTQ+ pourront sortir, prendre des verres, discuter entre eux et avec les autres dans des lieux publics (et non plus privés), tout simplement vivre. Et là, un cercle vertueux s'enclenche : les LGBTQ+ sont en sécurité donc ils sortent, les gens voient qu'ils sont tout à fait ordinaires et qu'il n'y a aucune raison de les haïr, certains deviennent même amis avec eux et donc des alliés, plus de gens sont donc prêts à assurer la sécurité des LGBTQ+, nous sommes donc encore plus en sécurité, nous sortons donc plus souvent et ainsi de suite jusqu'à que l'on puisse totalement retirer les groupes de sécurité puisque les passants du quartier seront garants de notre sécurité.