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hano; the legend of onah
To my friends that i love so much. Wherever you where, even i dont know exactly what you’ve been going through, even i didnt call or chat with you everyday, even i’m not always by your side.
Sincerely, this is for you who’s suffering from this cruel world just to achieve your dream.
-Leiden
i painted her yesterday mmmmmmmmmm yes my delicious specialest raccoon trash woman of a vampire
Ajeng is actually being a total asshole to a friend to the point she has made him cry and now she's going to manipulate a single mother into snitching on her cousin
she also pickpocketed a nun and did some emotional blackmail on her brother-in-law
that woman is a delight to be around i love her so much
Ajeng would smoke a pack of cigarettes then heinously stares at a random person just to pick up a fight and feel justified in the agonising anxiety she feels
I on the other hand just post on tumblr dot com while avoiding eye contact (I am better adjusted than my blorbo #MyInadaptedBlorbo)
Avant-propos : this is in French, i need to write a bit about Ajeng, there's blood at one point and there's a bit of racism towards vampires as well as depiction of bullying
Régler des comptes, une histoire de la backstory d'Ajeng
Après plusieurs semaines de bras de fer avec l'administration, ils ont eu gain de cause. Enfin, partiellement, mais Ajeng s'en est satisfaite : les partiels sont décalés à des horaires accommodant les élèves vampires, en échange de quoi elle et une poignée de camarades de la bonne société offrent un démenti au doyen par rapport à l'affaire de la cocaïne donnée aux étudiants et payée par le contribuable. Mais les diurnes se sont plaints. Évidemment que les diurnes se sont plaints de ne pas pouvoir finir leurs journées à 16 heures comme si c'était leur droit divin. Une élève Gaikamshigtai l'a prise à partie pour lui signaler que biologiquement, elle ne pouvait pas fonctionner une fois le soleil couché. Ce à quoi elle a répondu : « Récupère de la coke à l'infirmerie pour tes partiels, nous faisons ça pour les cours et on n'en meurt pas ». Connasse, va. Si les plaintes des diurnes s'arrêtaient à si peu, Ajeng pourrait dormir tranquille, mais il a fallu ensuite réclamer une protection de la part de l'administration.
Car, évidemment, les diurnes en viennent vite aux mains. Moira a été plaquée contre un mur dans les dortoirs des femmes et frappée dans le ventre par des filles mécontentes. Dauthril ne peut pas se rendre en droit international sans essuyer d'agressions similaires. Il paraît même que Ferdinand s'est fait planter en cours de westgatien, sous l'œil torve du chargé de TD qui, pour toute réaction, a dit : « Silence, Kirschenthal, on n'entend que vous dans cet amphi ».
Et Ajeng est partie en vendetta personnelle quand Fred a été trempée d'eau sale provenant des toilettes, un « accident malheureux », et puis « Arrêtez un peu de vous plaindre et apprenez la valeur du travail, comme cette petite Khin ». Ses imprécations ont retenti dans tout le bâtiment administratif, et elle aime à penser que son petit coup d'éclat n'est pas pour rien pour la protection offerte gracieusement par le conseil d'administration et le conseil des étudiants.
Dans tous les cas, cette université réputée a réussi à se mettre à dos une vingtaine de vampires en faculté de droit, qui ont passé leurs nuits à obsessivement chercher des failles et des zones grises à exploiter dans les textes de loi, menés par des fortes têtes pugnaces à l'extrême, et appuyés par quelques grandes fortunes. Papa a levé les yeux de ses feuilles de calcul quand Ajeng lui a présenté le problème et la nécessité d'avoir des fonds.
— Si tu me demandes autant d'argent, tu as intérêt à avoir gain de cause.
Pour l'instant, ils ont obtenu ce qu'ils voulaient en priorité. Un planning de partiels aménagé pour eux, une protection payée par le campus, un local (qu'ils occupaient déjà et qui, par l'art. 479-10c alinéa 4, leur revient de droit car « Si une surface appartenant précédemment à l'Etat et inférieure à un hectare est occupée de manière régulière et investie par une communauté pour en faire un espace de vivre ensemble sans pour autant en faire un espace mercantile, et que cette occupation est supérieure à un an à compter du premier aménagement réalisé à compte d'utilisateur pour cette surface, alors cette surface revient à la communauté qui l'investit et la met en valeur par droit d'usage »), et des horaires de soutenance qui conviennent à leur rythme biologique. Tout cela en ménageant la chèvre et le chou, enfin, plus ou moins. On n'obtient pas des avancées sans fâcher quelques personnes.
Malgré la tension constante sur le campus, les quelques escarmouches qui se réglaient d'abord chez les flics et après en conseil de discipline, et les injures spécistes, et le son de la clef verrouillant les bureaux dès que le claquement de son talon se fait entendre dans l'escalier du bâtiment administratif (elle commence à les monter pied nu pour l'effet de surprise), ils se sont plutôt accordé sur la réussite de leur entreprise. Donc, à l'entrée de la cinquième année, après avoir passé les concours préliminaires des Guildes de Justice et avoir commencé, avec Fred évidemment, un stage dans un grand cabinet, Ajeng n'a plus en tête que deux choses : obtenir son diplôme et signer, en mai ou juin, son contrat d'associée junior dans la Guilde qu'elle vise. Avec Fred, toujours. Et peut-être partir de chez Elphyr, pour avoir un chez-elle véritablement à elle.
Avec Fred dedans, évidemment.
Bon, il faudra la convaincre de quitter son appartement avec Antigone. Mais elle en fera son affaire plus tard.
Tout ça pour dire qu'elle n'a pas prévu l'escalade de la violence à la rentrée.
D'abord, les gousses d'ail. Un petit malin a mis des gousses d'ail partout dans leur local. Inoffensif en tant que tel, mais rien ne voile l'intention profondément spéciste. 16 septembre
Ensuite, en se rendant comme à son habitude dans le bâtiment administratif pour leur rappeler à la fois son existence, sa persistance et les accords passés, fatiguée et inattentive à son environnement, Ajeng n'a pas su éviter une gerbe d'eau coupée de peinture rouge venue souiller son apparence. 20 septembre.
Et si Fred l'a dissuadée avec un regard plein de larmes de régler ça à la Suwal, Ferdinand est allé planter un de ses agresseurs de 2A. Enfin, personne ne peut prouver que c'est Ferdinand. On ne suspecte même pas Ferdinand. Un nom comme ça. Et puis, Ferdinand, pur Van Zanaderstrassen issu de deux branches mineures, réussit certes la prouesse d'être plus mauvais mage qu'Elphyr mais sait quand même tirer quelques fils de la toile du domaine d'Horreur. 23 septembre.
Dès le lendemain, il a fallu que tout le monde vide son sac et ses poches avant d'accéder au campus. Le représentant de la promo leur a dit, texto, de se limer les dents pour leur sécurité à tous. Une humiliation de plus.
— Il doit certainement y avoir un moyen de faire sauter ça, s'est exclamé Vittoria Castoriadis en ouvrant son code civil. — Pas vraiment, l'administration est dans son droit, soupire Amir-Jinan alors qu'il ferme son cahier. Une idée pour débloquer la situation ? — Vous connaissez déjà mon avis, dit Ajeng. — Mais si vous continuez l'escalade, vous allez perdre vos acquis, se risque Fred alors qu'elle passe son bras autour de la taille d'Ajeng. C'est un vrai risque pour vous, vous ne voulez pas le retour des partiels à 8 heures du matin. — Ajeng, tiens ton humaine, réplique Moira. — Change de ton, Moira, rétorque immédiatement Cheryl Leitner, une de ses plus fidèles alliés. Frederica a raison, et c'est parce qu'elle a raison qu'on va en rester là. Pas vrai, vous autres ?
Malgré quelques protestations, leur groupe finit par se rendre à l'évidence : poursuivre cette marche à la guerre ne mènera à rien. Ajeng décrète qu'il vaut mieux se concentrer sur leurs examens, les mémoires, les soutenances et le stage, que sur les tensions à la fac. Si les diurnes se font revanchards une fois de plus, ils régleront ça entre quatre yeux à l'administration.
Les partiels de décembre se sont passés sans vraiment d'accroc. Les vampires, à force d'écumer les textes de loi et autres décrets, se retrouvent encore une fois bien placés, et l'heure d'hiver les a aidés à grappiller quelques points supplémentaires.
Rien à signaler pour les partiels d'avril, puis pour les soutenances, et la deuxième salve de concours. Ajeng et Fred signent ensemble leur embauche. Fred arrête de fumer et de boire, comme ça, d'un coup. Annonce qu'elle est enceinte. Les copains prennent leurs postes un par un. Ajeng imagine que l'administration a poussé des cris de joie en les voyant enfin partir, eux qui ont mené une guérilla sans merci et fait de leurs désirs des réalités pendant cinq ans.
Alors, bien sûr, quand ils se retrouvent pour la remise de diplôme, ça fait tout chose. « Toujours fourrées ensemble, toutes les deux ? », « Tu fais homme maintenant », « Tu as vu ? Je me marie en novembre ! », « On m'a mise sur un cas, oh la la... », « Félicitations pour le bébé », « Sans déconner, je pense me lancer en politique »...
— Ferdinand, non, pas toi en politique... — Et pourquoi pas ? sourit-il en lui donnant un coup d'épaule alors qu'elle ricane à cette perspective. On s'est battu pendant cinq ans pour avoir des horaires adaptés, alors pourquoi pas continuer de se battre pour avoir des facs pour les nocturnes ? — C'est les mots les plus sexy que tu n'aies jamais sorti, lance Ernst. Prêche, mon frère, prêche ! — Vous êtes bêtes, les garçons, sourit Ajeng en passant un bras autour des épaules de Fred. Nous on va s'asseoir avec ma famille et la mère de Fred, vous devriez prendre vos places aussi. — Aaaaah, attends, je vais aller saluer ton père, je sais qu'il bosse avec mon cabinet, s'exclame Dauthril.
Et une fois tout le monde rassis avec son bout de papier dans la main, avec Fred embrassée sur les deux joues par sa mère en larmes et Ajeng entre ses parents aux effusions contenues, le major de promotion, Edward Valery, un diurne, monte sur l'estrade pour son discours. Applaudi mollement dans leur côté de la salle, il s'incline, se racle la gorge.
— Bonsoir, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, et je suis honoré de faire ce discours devant vous. Voyez-vous, dans notre université Encre I Lumières-d'Or, où nous avons passé cinq ans de nos vies, cinq ans tous ensemble...
Ajeng ne peut s'empêcher de glisser un œil à Amir-Jinan et Cheryl. Leur notion du vivre-ensemble est sans doute intéressante.
— ...Mais si nous avons bien appris une chose, pendant ces cinq ans, c'est que les vampires sont tous des traîtres, des menteurs, des tricheurs, et des fauteurs de trouble, incapables d'empathie et de solidarité avec le reste du corps étudiant. Les parvenus et les boursiers des ghettos de Notturna n'avaient rien à faire ici.
Les doigts de papa s'enfoncent dans son épaule alors que la main de mère l'encourage à se lever. Des cris réprobateurs retentissent derrière elle. Certains commencent déjà à se lever. Elle entend Moira, retenue par Philomena, murmurer qu'elle va se le faire. Une petite voix de femme souffle : « Ferdinand tu devrais arrêter de penser à poignarder des gens tu vas finir par avoir des problèmes ». Un regard à Fred, qui se liquéfie sur son siège. Il faut que quelqu'un prenne une position, donne un ordre. Alors Ajeng s'échappe de la prise de son père, monte tranquillement sur l'estrade, retire son gant et le jette à la figure du major, avant de redescendre. Les yeux de mère brillent de fierté. Papa lui glisse : « Arrête de l'encourager là-dedans ! ». Ajeng sort de la salle, suivie par les autres vampires de la promo et Fred qui ne la lâche pas d'une semaine. Tant pis pour le scandale. C'est une affaire d'honneur.
— On les attend dehors, dit-elle. On fait corps. Qui est prêt à nous représenter ? — Pourquoi pas toi, Ajeng ? suggère Sacha. C'est toi qui as provoqué, pourquoi tu ne te dévoues pas pour la cause ? — Car je suis une demoiselle fragile et délicate, réplique Ajeng entre ses dents. — T'es fragile et délicate que quand ça t'arrange, la rabroue gentiment Cheryl. — Moi je me dévoue.
Ils se retournent sur Ernst. Pas très grand. Plutôt vif. Avec des yeux noirs brillants et pleins de courage, et un sourire dégoulinant de confiance.
— Tu sais te battre, Ernst ? — Je viens d'un quartier chaud du sud de Notturna, sourit-il. Je sais me battre et gagner.
Ajeng cligne des yeux.
— Tu as conscience que dans cet univers on ne se bat pas au couteau, Ernst. — On se bat avec quoi, alors ? — À l'épée, Ernst, répond Amir-Jinan. On se bat à l'épée. — C'est juste un gros couteau, dit-il en haussant les épaules. — Personne d'autre ? demande Ajeng, peu convaincue.
Mais personne ne sort du rang. Pas même Ferdinand, qui pourtant a semblé prêt à en découdre.
— Bon, Ernst, tu es notre champion, soupire-t-elle. Si jamais ça tourne au vinaigre, je te paie l'hôpital. — Mais tout va bien se passer, Ajeng, je défends notre honneur.
Les diurnes les plus véhéments sortent de la salle à leur tour.
— Demain, crépuscule.
Ernst ne se dégonfle pas. Il est arrivé avant tout le monde, et Ajeng n'a pas pu retenir un sifflement admiratif devant son sérieux. Ferdinand a fourni l'épée, un modèle assez daté mais équilibré. Mère avait proposé de mettre son sabre à disposition en apprenant la suite des événements, mais papa avait clairement posé son veto. Pour son courage, Amir-Jinan lui prépare cinq traces de cocaïne pour le ragaillardir, et Ernst, toujours aussi confiant, promet de payer sa tournée à la fin.
Ajeng, pour une fois, porte des chaussures plates, pour courir au combiné téléphonique le plus proche et prévenir, dans cet ordre, un avocat, la police, et les secours. La manière dont Ernst joue avec le manche de l'épée la conforte dans son choix. Un désastre. Ils vont au devant d'un désastre.
— En garde.
Les fers croisent. Ernst tient son épée comme un canif, donc il est embarrassé, évidemment, par la longueur et le poids. Mais pendant les premières minutes, il tient la cadence, il pare, il repousse le champion des diurnes, il s'attire les encouragement de son côté.
Pendant un instant, Ajeng y croit.
Puis la lame adversaire transperce son épaule.
— Comme a priori c'est un duel au premier sang, nous allons nous arrêter là, propose le duelliste adversaire. Bien joué, je suppose ?
Ernst se redresse et, comme monté sur ressorts, comme un combattant de rue expérimenté qui ne cède pas au premier coup reçu, se jette sur son adversaire.
Oh le con.
Fred ne peut pas retenir un haut-le-cœur, et s'écarte pour vomir. Ajeng, dégoûtée par ce gâchis de sang vampirique, porte son mouchoir à sa figure.
Et l'épée se fiche dans son ventre. Ernst tombe au sol. L'épéiste diurne a lâché son arme pour venir compresser la plaie. Ajeng file attraper un téléphone.
Pendant deux jours, ils se relaient entre le chevet d'Ernst à l'hôpital et les remontrances des familles. Ajeng tient parole pour le paiement. Elphyr ne lui a pas laissé le choix, de toute façon. Probablement parce que les yeux mouillés et fatigués de Steffi Glück ressemblent à ceux de toutes les mères vampires célibataires ou coincées avec un mari inutile, et visiblement Elphyr a un problème avec ce genre de femmes.
Ils sont tous là au réveil.
— On a gagné ? — Non trésor, tu t'es fait laminer, lui souffle Chufsanma en lui tenant la main. — T'as perdu vraiment beaucoup de sang, commente Nikolauos. On a cru que tu allais nous claquer entre les doigts.
Ajeng prend place au bout du lit.
— Mais on a eu gain de cause, dit-elle. L'université va te verser des dommages et intérêts, et surtout ce connard de Valery nous doit à tous une coquette somme s'il ne veut pas qu'on porte l'affaire devant un juge, et de préférence un vampire.
Ernst rit, avant de se tordre de douleur.
— Calme, le coupe Fred. Je vais augmenter ta morphine, t'inquiète pas. — On les a bien baisés, souffle-t-il. — Ah ça, ils ne vont pas nous oublier, lance Ferdinand depuis son fauteuil.
Ajeng laisse le journal du jour sur son lit, et attrape la main de son amie.
— Nous, on va filer, prends soin de toi Ernst.
Il a son sourire arrogant.
— On s'attrape samedi soir sur les quais, finit-elle. Fêtons ton retour parmi les vivants.
kebanggaan kalian nih bos 😍