Des rapports accablants mais des élus jamais ... accablés : séance totalement hors sol hier du Conseil Municipal de Grenoble. Visionner la vidéo devrait être un devoir citoyen obligatoire avant de voter en mars 2020. 1) Alpexpo : un cinéma irréel. Une comédie affligeante comme si cet organisme para-public n’avait jamais eu de Conseil d’Administration, jamais de Président, jamais de Collectivités de rattachement actionnaires ... Alpexpo était un organisme auto-géré sans personne pour contrôler. Il était renfloué par les contribuables locaux par millions d’euros chaque année mais le contrôle des comptes par les élus se limitait à découvrir le trou à boucher avec l’argent des contribuables. Aucun élu ne s’est alors interrogé sur les raisons de ces trous à répétition à boucher donc sur le détail des dépenses. Irréel. Mais le clou du spectacle est ailleurs : 2) les locaux commerciaux vides. Les élus veulent taxer les propriétaires des locaux commerciaux vides. Parce que si les locaux sont vides, ce n’est pas la faute de l’absence de clients mais la faute des propriétaires des locaux qui ne font pas les efforts nécessaires pour accélérer des transactions. La réalité est tellement plus simple : un commerce ne vit que par des clients. Et il y a des quartiers entiers où les clients ne veulent plus aller. Donc les commerces crèvent faute de clients. Mais cette réalité est tellement à l’opposé du politiquement correct local que la faute revient non pas aux
politiques incapables de revitaliser ces quartiers mais aux entrepreneurs qui aiment gérer des locaux ... vides et qui vont payer une taxe sur les non recettes d’un local vide ... Chacun peut juger du raisonnement. Et le pire, c’est que les entrepreneurs et commerçants de Grenoble ne sont même pas souvent inscrits sur les listes électorales de ... Grenoble. Ils peuvent donc être taxés jusqu’au ciel, ils n’ont pas leur mot à dire lors des élections municipales. Un dispositif à désespérer de la ... démocratie. Hier la démocratie locale était manifestement très malade à voir le niveau des débats dans la ville qui se veut chef lieu de l’agglomération.