Découvrez tous les films et séries de la filmographie de Rutger Hauer. De ses débuts jusqu'à la fin de ses 51 ans de carrière.
Dans « Blade Runner », il donnait brillamment la réplique à Harrison Ford, sous les traits d’un androïde terrifiant. L’acteur néerlandais a aussi reçu un Golden Globe pour « Les Rescapés de Sobibor » et jouera dans le film « Buffy contre les vampires », qui inspira la série.
Pour ce premier mai, je vous propose un petit extrait de mon dernier livre, T.O., une dystopie riche en rebondissements :
« Repoussée avec brusquerie, je trébuchai, fit un pas en arrière dans l’espoir de me stabiliser… et m’affalai au sol, sur les fesses. J’eus une grimace de douleur, me mis sur les genoux pour me relever et me retrouvai nez à nez avec un androïde. Son visage me semblait familier. Ses yeux. Il me dévisagea un instant avec ce qui semblait être une copie exacte d’un sentiment d’inquiétude. Je posai une main sur sa joue sans pouvoir expliquer mon geste. Ses yeux, si magnifiques. Si extraordinaires.
— Merci, souffla-t-il tout en retenant un petit sourire.
Je reculai brusquement tout en écartant ma main de sa peau comme si je m’étais brûlée. J’avais parlé tout haut. Il posa ses mains sur ma taille et m’entraîna avec lui lorsqu’il se releva. »
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Partez à la découverte d’un monde post-apocalyptique où seules les femmes ont survécu, remplaçant les hommes par des viriloïdes domestiques serviables et… multitâches. Venez rencontrer Tahia Rogmaifer – Twaïla La Garce pour les intimes – et croiser la route de T.O., un androïde pas comme les autres.
🏁 T.O. est disponible ici : www.amazon.fr/dp/B08T9GHMNK
200 ans après une guerre dévastatrice, il ne reste plus sur Terre que des robots livrés à eux-mêmes. Roue est une toute jeune humaine, élevée par Zett, un automate de recherche. Elle mène une existence relativement paisible dans un monde dévasté, jusqu’à la découverte d’un étrange robot, éveillé sans le moindre programme. Chrome doit tout apprendre, et avant tout choisir sa…
Je croyais que je n'étais nulle part et c'était un sentiment que j'avais eu tellement souvent que c'était familier maintenant. Ce genre de moment où j'étais happé à l'intérieur et ça se figeait pour l'éternité. Le regard sombre de Morphée mit quelques secondes à se remplir de son âme. Morphée se trouvait sur l'inverse d'un bâtiment. Un robot qui bougeait comme une serre sensible lui parlait avec sa voix de synthèse: Morphée considéra la cicret à son poignet et le bot. Il reconsidéra la vue qui l'avait plongé dans sa petite splendeur de l'instant.
Le bot attendait ma réponse pour pouvoir planter les plantules qu'il baladait dans son coffre abdominal. Je vérifiais s'il avait bien nettoyé la zone et viré les bryophytes avant de lancer la commande.
Pour quelques instants encore je savourais l'idée d'avoir l'air d'un conquérant, les semelles néodymées au bout de cet éperon de building. 3 ans de formation en ingénierie-escalade, passer le test, réussir le test, couplés à 3 ans d'école d'horticulture pour devenir designer végétal, et j'étais là maintenant, dans le feu du couchant, dominant la ville, plantant mes .... C'est quoi ce qu'on a planté déjà?
- On a planté des delphiniums, me répondit le bot..
Oui, et des rideaux de clématite pour le penthouse sous le rack du bureau en-dessous. Je les avais extirpé comme des intestins du bot, avant de les agrapher dans leurs poches en fibres de coco- comme des wallabis orphelins qui remplacent leurs mamans par des sacs.
Il souleva sa cage thoracique: son diaphragme était douloureux. Il n'avait même pas mis de combi, juste son exosquelette sur un vieux t-shirt.
Au départ il y a 3 choses que je déteste: le vide, la vitesse et le temps qui passe.
Il descendit en rappel récolter ça et là quelques groseilles et égaliser la clématite. Après plusieurs minutes à virevolter entre air et paroi, il remonta et appuya sur une touche de la commande contrôle pour signifier au bot de le suivre.
Ils portaient tous les deux la même huche en alu sur le dos avec les pots vides et l'engrais.
Dans l'ascenseur ça faisait bizarre. Morphée siffla une petite musique. Légère déception que le dro ne me suive pas en beat-boxing. Ils étaient à Saint Quentin au carrefour de la rue de la Sous Préfecture et de la rue de Lyon, juste sous le clocheton de cuivre avec la basilique au loin à droite, Poulaillon service traiteur juste en face du carrefour dans son vieil et élégant immeuble en pierre de taille.
Je sentais l'air parfumé des fleurs de fin de printemps qui tressait mes cils, jouait avec mes lèvres. J'aurais eu mon matos j'aurais fait un petit base-jump vite fait, mais je devais encore rendre mon droïde au bureau. Celui-ci venait d’aimanter les outils sur sa carcasse et verrouillait son abdomen-capsule d'où j'avais tiré les plants de delphiniums.
Il attendait mes ordres, la face levé vers le ciel, éteint ou pensif.
Il dévissa ses semelles en néodyme - c'était fastidieux et les autres changeaient tout simplement de paire de chaussures, mais Morphée n'en avait qu'une. Ce qui correspondait au bas de l'estime personnelle qu'il avait pour lui.
Tes skets disent qui tu es.
Le droïde me suivit servilement. Vous avez déjà eu un ami un peu pot-de-colle et honteux? Un pote - ou même une petit-amie- qui ne sait jamais quoi faire, attend toujours que vous proposiez quelque chose et se range toujours de votre avis? Vous savez, le genre 'dépendant affectif'? C'était ça l'impression qu'on avait quand on se baladait avec son dro. Enfin, la mienne. Les autres, que je croise dans la rue, avec leur dro, c'est pas forcément la même. D'abord, ils sont proprio. Moi juste locataire. Pas de quoi donc entamer une super amitié, ni de le considérer comme mon frère parce que papa et maman me l'auraient offert à Noel pour mes 8 ans pour que je ne m'ennuie plus.
A l'époque romaine ils avaient des esclaves, pas vrai? ça devait faire un peu le même effet, en vrai. Et je crois qu'en posséder un ça donnait aux gens une sale impression de se croire supérieurs. Avec un dro on dominait quelqu'un, un humanoïde à défaut d'un humain, on pouvait lui donner tous les ordres qu'on voulait, et il exécutait.
Arrivé au bureau de location, je posais ma question :
- Dis-moi, si j'équipe ce dro d'un parachute et que je lui demande de faire du base-jump avec moi la prochaine fois, il acceptera?
- ll ne base-jump pas.
- Niveau poids ça peut aller?
- L'assurance ne va pas aimer.
Trop d'humains, et maintenant on avait doublé la population mondiale en robot dro. Des dro pour qui des gens payaient des places assises dans les avions, du mobilier, des fringues, de la fausse bouffe, des vraies clopes électroniques si ça te disait pour qu'ils aient l'air cool en soirée ou vivants à tes côtés, de fausses bouteilles d'alcools (vides, en plastiques, des copies de ta boisson favorite) avec un patch qui leur donnait une voix ivre. Non seulement il fallait qu'il ai le plus d'app, la meilleure mémoire, mais aussi il fallait qu'il ai l'air le plus humain possible, bref, intégré. "Mon dro est plus intégré que moi" "Mon dro est plus perf que moi." c'était le même running gag qui revenait. Tu te crois supérieur, et pourtant à la fin un petit complexe d'infériorité commence à arriver.
Certains s'en foutaient, trouvaient ça idiot d'être sentimental envers une machine, et le branchait dans un placard entre l'aspirateur et le balai. D'autres lui faisait une vraie chambre, avec lit-hamac et pyjama-pantoufle, tout.
Un robot-transformer qui nous disait reculez-reculez, attendant qu'il n'y ai plus personne dans son périmètre de calcul pour se transformer. La dernière nouveauté.
Nous ne voulions pas que nos enfants soient éduqués par des robots.
ça c'était la dernière manifestation à la mode.
Les familles manifestent devant les mairies en réaction contre la proposition visant à embaucher des droïdes dans les écoles.
"Ces droïdes n'auront pas de missions éducatives, assurent les politiques. Mais seulement des tâches dites périscolaires: ménage dans les classes, secrétariat, sécurité de l'accompagnement cantine. En restauration scolaire, les repas sont d'ores et déjà préparé par une équipe de droïdes gérés par ordinateur. On gagne en efficacité. Nous suivons la feuille de route politique qui veut supprimer les emplois pénibles et sans gratification. Nous ne sommes pas en train de dire que travailler avec des enfants n'est pas gratifiant, Justement, les postes remplacés n'ont que peu d'interaction avec les élèves: il s'agit principalement de ménage dans les classes et de gestion-comptabilité.
Les seuls postes où les élèves seront en relation directe avec les droïdes sont ceux de l'accompagnement en garderie matin et soir et de la cantine. Là, nous parlons de discipline, d'un cadre d'autorité.
Les écoles-tests ont montré que les enfants sont plus réceptifs aux consignes données par les droïdes, qu'ils contestent moins l'autorité d'un droïde qu'un humain, et que les violences tendent à baisser. "
J’adore cet art digital. 💞
La pose de l’androïde, stoïque, celle de la femme, sûre d’elle, mais sur ses gardes.
La pluie et les lumières fondues de la ville donnent une scène particulièrement efficace.
« Par la pelote du Grand-Duc ! Ferfouille, cesse donc tes loquacités éberluées et attrape ce levier-là. Oui, celui-là, à gauche. Mais si, regarde, il y a un symbole gravé dessus qui ressemble à une pièce de monnaie, il va nous indiquer où est caché le trésor. Non, pas le manche de droite, Ferfouille, regarde il y a une tête de mort sur celui-ci. Comment ça, ce serait stupide d’indiquer quel levier utiliser pour accéder au trésor ? Et pourquoi donc je te prie ? Hein ? Mais non voyons, ce n’est pas un piège. Peut-être que celui qui a caché le magot a mauvaise mémoire et qu’il… Pourfendeur d’ectoplasme ! Mais de quoi tu parles ? Comment ça je suis stupide ? Un peu de respect je te prie ! Je te rappelle que c’est moi qui ai la dernière bonbonne de fionlate. Donc, si tu ne veux pas rouiller davantage, ménage ton langage, espèce de vieux tas de ferraille dépenaillé. Parfaitement tu m’as bien entendu ! Mais regarde-moi ce plastron, il est tout branlant et tu as un œil qui pendouille au bout de son fils. Tu pourrais t’entretenir un minimum, par égard pour mes mirettes. Oh, et puis ferme-la Ferfouille et tire donc sur ce foutu manche que je récupère cet or. Si nous ne quittons pas ce vaisseau rapidement nous finirons en plat de résistance pour les Gardbièdes, et j’aimerais mieux éviter de finir en pâtée. Comment ça pas toi ? Ouais, eh ben toi tu finiras en pièces détachées à fond de cale pour nourrir leurs androïdes. Sont pas économiques à ce qu’il paraît. Des jouets bien plus sophistiqués que toi, et plus intelligents aussi, mais ça ils n’ont pas de mal, hein ? Mais ils consomment du fionlate et du métal en quantités faramineuse… Non, je ne dis pas ça pour te faire peur, c’est la vérité, alors grouille ! Tire là-dessus… Eh ben voilà. Regarde Ferfouille ! La trappe, là, elle vient de s’ouvrir. Il y a une caissette dedans ! Je t’avais dit qu’il y aurait un trésor ! Mais… mais c’est quoi ça ? C’est pas de l’or ! C’est du verre… Des verres à lunettes. Pff ! Regarde-moi ça Ferfouille, elles ne sont même pas ajustables à ma face. C’est n’importe quoi ! Comment ça elles sont pour androïdes ? Mais non ! Hein ? C’est marqué sur l’emballage ? Fais-moi voir ; « Lunettes de vue pour androïdes ». Par la pelote du Grand-Duc, on aura vraiment tout vu ! »