Talk en ligne dans le cadre du séminaire: « Electronic bodies and the abstract morphology of the real », à Goldsmiths university of London, le 11 Juillet 2019, organisé par le festival Electropixel 9 et co-dirigé par Iris Garrelfs & Julien Ottavi. Titre de mon intervention: « Impressions, pollen en fuite » et comment faire corps avec le monde.
Extrait:
"Ce diagramme via les points singuliers qui le composent écrit un peuplement progressif et une mutation programmée par un ensemble d’affects invisibles et par un noyau relationnel qui fait machine abstraite. C’est du big data certes, c’est aussi de l’écriture collective sans écriture d’un réel potentiellement présent et potentiellement ici et ailleurs. C’est un germe géo-pictural et géo intelligent en pleine transformation.
“Impressions, pollen en fuite”, le titre de cette intervention et un clin d’oeil au tableau de Paul Klee Angelus Novus qui représente une allégorie de l’ange de l'histoire selon Walter Benjamin dans son texte “sur le concept de l’histoire”, Il représente un ange qui semble en train de s’éloigner du lieu où il se tient immobile. Le tableau indique l’ange en fuite entre plusieurs indications temporelles, il représente une approche de la temporalité.
Dans ce contexte, notre pollen indicateur de mobilité, de fécondation, de semence et de « motifs » d’informations est en constante alternance de mouvements d’ancrage dans le réel et de fuite vers la multiplicité et la bifurcation des vies. Symbole du vivant Il contribue à sa propre archéologie et sédimentation pour devenir des formes de « vie » qui opèrent au-delà de l’organique et agencer une machine abstraite celle de la pensée géo relationnelle.
Le pollen en fuite c’est cet « être » qui devient, qui se transforme et se manifeste au singulier ou au pluriel. Il traverse les temps, les espaces et les relations et rend visibles et ubiquitaires les intensités dans un processus de dissémination.
Quels corps, quels temps et quelles relations pour les informations en fuite ?
Quels rapports a cette démarche de l’information à l’écologie à la politique et aux sciences ? Quelle écologie de l’information qui nous intéresse, celle de la communication ou celle de la création ? "











