La véritable source de tous les problèmes de l'humanité se trouve logée au sein de l'inconscient collectif.
L'inconscient collectif est nourrit depuis la nuit des temps par des influences nuisibles ; cela parce que l'être humain est un être conscient qui défend un idéal de société mais qu'il est issu de la Nature. Or, la nature s'exprime, tout comme le caractère, chez tous les êtres vivants.
La Nature tend à s'expandre, alors elle pousse l'individu vers sa propre expansion. D'abord, expansion du corps puis expansion de l'esprit.
Pousser l'individu, cela signifie qu'elle le pousse à rechercher et à consommer, qu'elle le pousse vers l'exploration, et s'opposant à l'ordre établi actuel de la société, la Nature pousse l'individu à briser les tabous, à franchir les interdits, à dépasser les peurs.
La Nature est liée au fonctionnement de l'être humain. C'est par elle qu'il respire, c'est par elle qu'il se nourrit, c'est par elle qu'il copule pour se multiplier de manière naturelle et c'est aussi par elle qu'il ressent des émotions, qu'il a des sentiments, qu'il vit.
Cependant, l'inconscient collectif n'est pas seulement nourrit par la Nature, il est également nourrit par tout ce que l'être humain explore, ainsi que par ses plus hautes aspirations.
Les aspirations de l'être humain s'érigent en philosophie et en Morale.
Cependant, si être seul signifie être libre, alors, il ne peut y avoir de morale qui tienne ; cela parce que chacun est le maître chez soi et qu'il peut y faire comme bon lui semble.
C'est ainsi que les princes sont ceux qu'il faudrait imiter mais certainement pas si on les voit évoluer en privé ou en intime !
Face à la Nature, l'inconscient collectif est assaillie par les archétypes de l'être moral, de l'être conforme et de l'être normal ; ces archétypes défendent de nobles valeurs qui ne sont cependant pas en correspondance avec la nature humaine.
Comme il est plus aisé de moraliser les autres personnes que d'être soi-même un être moral, l'inconscient collectif se trouve jonché d'injonctions, d'interdits et de tabous, tandis que chacun est poussé à se faire le complice inconscient de l'être moraliste en reprimandant l'autre à propos de la règle ou à propos de la loi.
L'inconscient collectif est double puisque la conscience ne défend pas nécessairement sa propre nature mais elle défend un système, une société, une morale, une patrie, un drapeau, une philosophie ou encore une religion ; alors que la nature pense qu'il s'agit d'une arnaque contre la Nature.
Pour l'individu, il s'agit d'une impasse. Mais pour un groupe de personnes, il s'agit d'une opportunité. Soit d'utiliser le système existant dans le but de le contrôler, soit de vivre autrement.
Ainsi, lorsqu'un groupe de personnes s'associe pour défendre de mêmes idées et que chacun agit de concert, alors, le groupe peut faire s'incliner l'archétype de l'être moral pour faire prospérer un autre archétype qui soit davantage conforme avec ce que ces personnes incarnent.
C'est ainsi, qu'un collectif, même minoritaire, peut évoluer avec des règles différentes, avec des lois différentes, avec une morale différente, avec des valeurs différentes et enfin, avec des mœurs différentes.
Un collectif qui tient la route, c'est un égrégore dans l'autre plan qui s'incarne dans le plan matériel à travers des archétypes.
Les archétypes sont d'abord issus de la Nature, ainsi l'archétype de la figure masculine qui représente l'autorité a son pendant dans la Nature, à travers le mâle dominant qui défend un territoire mais également à travers le rôle du père assurant la sécurité familiale.
L'archétype de la figure féminine allaitante a également son pendant dans la Nature. Cette figure est notamment représentée dans la mythologie romaine avec la louve qui allaite les deux frères fondateurs de Rome, Rémus et Romulus ; ou encore, par la vache Io, la nourricière des mondes.
En face des archétypes naturelles se trouvent les archétypes qui sortent de l'esprit humain et de ses réflexions philosophiques et métaphysiques qui produisirent ses aspirations à davantage de perfection, cela dans le but de se sentir divinisé.
Ces archétypes sont finalement nuisibles puisqu'il serait malaisé de devenir parfait au sein même de la Création de l'Être Parfait, sinon, on serait Dieu Lui-même !
Les archétypes naturelles soutiennent un système social. Ils sont ainsi à l'origine du système social dans lequel évolue la tribu. Tandis que les aspirations de l'être humain restent une utopie.
✓ À la source du problème.