I need to post more of my art🥀
Cause I'm over here making character arcs for each of my side characters and nobody knows about it 😭
*cries*
But I'm lazy
I'm so damn lazy💔

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Cause I'm over here making character arcs for each of my side characters and nobody knows about it 😭
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Februllage 2026 - Jour 26 : XRAY.
(Pour soutenir mon travail ~ Ko-Fi)
Un psy amer et insatisfait de sa carrière
Une épouse inquiète
Une collègue amoureuse
Un adolescent pétri d’angoisses
Un appareil révolutionnaire
Pas de raton laveur dans cette histoire, non, désolée (D’ailleurs j’aime pas Prévert)
Pas de cul, non plus (Merde...)
En revanche, tout un tas de créatures échappées de l’enfer
Un brin d’humour (Toujours !)
Et une araignée...
https://www.atramenta.net/lire/lhomme-qui-avait-peur-des-femmes/99049
😱
"Le paradis vers lequel vous vouliez retourner n’est rient d’autre que le reflet d’un excès séculaire du langage même. Mon chat domestique, qui m’est philosophiquement utile, n’a aucun subconscient, car il ne dispose pas d’un langage et n’est donc pas tourmenté par le vestige d’un rêve. Par conséquent, il ne rêve pas non plus d’une expérience intense qu’il regrette."
— Stefan Hertmans, Poétique du silence
En ce qui me concerne, je suis capable de lire un article que j’ai écrit et de ne me souvenir de rien. Je ne me souviens pas de l’avoir écrit. Parce que sa structure est complexe. Je ne me souviens pas de mes recherches, des déraillements. Je lis ça, et j’ai oublié tout le travail effectué. C’est logé quelque part mais ça a disparu. À ma connaissance, les œuvres d’art ont ce pouvoir : elles peuvent vous rappeler de manière répétée des choses que vous avez oubliées. Pour moi l’inconscient est – faute de pouvoir le dire autrement – une sorte d’appareil de socialisation. Il se débarrasse de tout ce qui est problématique et l’enterre dans des compartiments pré-catégorisés de l’expérience, pour qu’on puisse retourner à un mode d’être plus normatif. On doit constamment retravailler, retravailler, et toujours la même chose, indéfiniment, on voit perpétuellement revenir le même matériau, encore et toujours. C’est quelque chose dont est capable ce genre de « concasseur » qu’est l’art. Il peut secouer et agiter ce matériau, de manière répétée, mais il a besoin d’être perpétuellement reconfiguré. Il faut qu’il y ait cet élément de surprise. Et s’il existe une excuse pour la position avant-gardiste, c’est tout simplement celle-ci : la surprise est nécessaire, pour accomplir ce boulot. Mike Kelley, conversation avec Jean-Philippe Antoine, in Les Cahiers du Musée d’art moderne, automne 2000
Valentin Fougeray©
https://www.instagram.com/valentinfougeray/ Chantal_Blurry project
(via Qu'est-ce qu'un rêve surréaliste ?)
Les surréalistes, amateurs d'expérimentations jouant avec les limites du savoir et du sentir, ont tout de suite vu dans le sommeil hypnotique un moyen de délivrer le processus de création de toute tentative de contrôle par la raison. C'est ainsi que dans le salon d'André Breton, fédérateur de plusieurs artistes rattachés au mouvement surréalistes tels que Man Ray, Max Morise ou Robert Desnos, se mettent en place des séances de rêves éveillés, supposées stimuler l'imaginaire en renouant avec les désirs et souvenirs inconscients. Ce fut plus précisément René Crevel qui introduisit le groupe à ces expériences hypnotiques, en déclamant avec emphase un récit extravagant à base de grenouilles et de femmes qui noient leurs maris. André Breton croit déceler dans ce chant à la fois terrifiant et fascinant le "spectre sensible" de Crevel. Parmi tous ces artistes transformés par ces réunions hypnotiques "en une sorte d’agents mystérieux ou d’ambassadeurs royaux d’un domaine attirant et étrange", selon les mots de Simone Breton, c'est Robert Desnos qui en fut le représentant privilégié. Est-ce que cela nous révèle l'aspect obscur de ce désir propre aux surréalistes de s'approcher de l'inconscient, de ses désirs enfouis et de sa violence bridée ? Ils n'avaient en effet pas de distance avec ces essais et s'y jeter corps et âme. Est-ce que le rêve était une nouvelle forme de pensée ? Avait-il une visée artistique et littéraire ou s'agissait-il simplement de tester ses limites?
Une intuition de Félix Guattari
François Fourquet, Dans Revue du Mauss 2007/1 n°29, pages 555 à 568
Une conviction nécessaire : le moi est une fonction de méconnaissance. L’intuition originelle de Félix Guattari ne peut-être comprise qu’à partir de l’affirmation ontologique qu’il tient de la découverte de Freud et qu’il a vérifié lui-même : le moi individuel n’a aucune espèce d’existence autonome, c’est une illusion, une “fonction de méconnaissance” (Lacan). Sous l’empire du moi, de nos émotions et de nos conflits, nous nous occupons seulement de nous-mêmes, et nous ne voyons pas le monde tel qu’il est. Ce qui est réel est au-delà du moi et ne peut-être perçu qu’en nous débarassant de nos œillères ; tel est le but du travail sur soi psychanalytique. Travail analytique et travail politique sont donc indissociables... (...)
Une subjectivité transpersonnelle au-delà du moi (...) 3) Ce sujet n’est pas conscient, mais inconscient. Qu’est-ce que l’inconscient ? C’est ce que la conscience ne voit pas. C’est tout. Il n’y a pas d’inconscient en soi, mais seulement pour le moi. La conscience ordinaire n’est qu’une faculté du moi, pas un sujet. Paradoxe impensable pour la tradition philosophique pour qui sujet et conscience sont synonymes. En outre ce sujet de l’inconscient ne se réduit pas à un inconscient individuel conçu à l’image de l’identité individuelle, comme si le moi pouvait posséder les pulsions inconscientes alors qu’il n’en est que le jouet. Ce n’est pas une identité complète, permanente, stable et représentable, à l’image du moi ; il se manifeste comme coupure. Félix, à l’époque où il pensait encore en termes lacaniens, parlait de « coupure du signifiant » ou des chaînes signifiantes ; par la suite, il renoncera à la catégorie d’inconscient freudien. Dommage : ce qui caractérise le moi, c’est justement qu’il est conscient de pas grand-chose, c’est son aveuglement. À partir de 1969, quand il rencontre Deleuze, Félix associe le sujet à la machine ; le sujet devient « machinique ». C’est l’origine des machines désirantes de l’Anti-Œdipe. C’est le contraire du sujet humain, trop humain du sens commun, avec les états d’âme caractéristiques du moi assujetti et ballotté par ses émotions. La subjectivité machinique ne peut pas être récupérée par la pensée du moi. https://www.cairn.info/revue-du-mauss-2007-1-page-555.htm