VIRAL (2016)
Sans prétention aucune, VIRAL est un petit film des auteurs des inutiles PARANORMAL ACTIVITY 3 (2011) et 4 (2012), à savoir Henry Joost et Ariel Schulman, autrement connus pour leur film documentaire CATFISH (2010) qui remporta un certain succès à l’époque. VIRAL peut être sans conteste considéré comme une série B de qualité: film d’infectés modeste mais maîtrisé dans son traitement (on se doute bien que le budget ne se compte pas en millions de dollars), son scénario nous plaçant dans un comté américain, avec en arrière-plan (télévision, coups de fils, rations de survie balancées par des hélicos, interventions du CDC, etc...) une infection gagnant le monde entier. Plutôt intimiste de par son cast réduit -justifié justement par cette quarantaine qui gagnera très rapidement la ville-, VIRAL a le mérite de ne pas se réduire au format “huis-clos”, souvent nécessaire pour les films traitant d’épidémie/de contagion/de fin du monde: exploitant judicieusement son environnement, on pourra apercevoir plusieurs facettes du danger constant -ce fameux virus grippal sanglant- menaçant constamment les protagonistes, sans tomber dans la facilité d’un grand spectacle typique de tout blockbuster digne de ce nom. Et c’est de là que VIRAL se démarque: bien que tous les codes du genre soient présents, l’intérêt porté à l’histoire ne faiblira à aucun moment du visionnage. Nous rappelant avec simplicité qu’un bon film est une question de gestion de ce qu’on peut faire avec les moyens qu’on possède, VIRAL ira au bout de son propos avec son lot de scènes efficaces, du premier infecté au choix de vie ou de mort sur l’un des membres de notre famille, en passant par la phase d’infection larvaire -et ses nombreuses déclinaisons au travers de différentes situations- évoluant en comportement zombifiant que l’on attend tous pour ce type d’oeuvre. Crépusculaire, isolé, juste, ce “petit” film remplit son cahier des charges sans grande surprise, mais s’avère honnête envers son spectateur, diffusant cette ambiance particulière que l’on pouvait ressentir sur un 28 DAYS LATER (2002) ou sur les deux derniers THE PURGE (2014 & 2016) sans en atteindre les plus hauts sommets d’angoisse. Mené par de jeunes acteurs à fond dans leurs rôles et une storyline bien pensée, VIRAL est un film sympathique avec sa dose de malaise et de pression latente inhérente à son genre, sans fioriture ni artifices inutiles.
CONTAGION /20