'Cleanboots' - Shoe Shine Boy in Portugal - 1960
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'Cleanboots' - Shoe Shine Boy in Portugal - 1960
Photo by Morris Engel
Another one that I finished earlier this month : Le sang du pauvre, by Léon Bloy (1909).
Aussi longtemps que subsistera la race douloureuse des enfants d’Adam, il y aura des hommes affamés de Beau et d’Infini, comme on est affamé de pain. Ils seront en petit nombre, c’est bien possible. On les persécutera, c’est infiniment probable. Nomades éplorés du grand Rêve, ils vagueront comme des Caïns sur la face de la terre et seront peut-être forcés de compagnonner avec les fauves pour ne pas rester sans asile. Traqués ainsi que des incendiaires ou des empoisonneurs de fontaines, abhorrés des femmes aux yeux charnels, qui ne verront en eux que la guenille, invectivés par les enfants et les chiens, épaves affreuses de la Joie de soixante siècles roulées par le flot de toutes les boues de ce dernier âge, ils agoniseront à la fin, — aussi confortablement qu’il leur sera donné de le faire, — dans des excavations tellement fétides que les scolopendres et les scarabées de la mort n’oseront pas y visiter leurs cadavres ! Mais, quand même, ils subsisteront pour désespérer leurs bourreaux et, comme la nature est indestructible et inviolable, il pourrait très-bien arriver qu’un jour, — par l’occasion de quelque surprenant baiser du soleil ou l’influence climatérique d’un astre inconnu, — une exceptionnelle portée de ces vagabonds, inondant la terre, submergeât à jamais, dans des ondes de ravissement, cette avortonne société de sages fripouilles qui pensaient avoir exterminé l’aristocratie du genre humain !
Untitled Project: Robert Smithson Library & Book Club [Heppenstall, Rayner, Leon Bloy, 1954] Oil paint on carved wood, 2018
Les âmes droites sont réservées à de rectilignes tourments.
Dieu n’aurait pas été digne de créer le monde s’il avait oublié dans le néant l’immense racaille qui devait un jour le crucifier.
Les femmes sont universellement persuadées que tout leur est dû. Cette croyance est dans leur nature comme le triangle est inscrit dans la circonférence qu’il détermine. Belle ou laide, esclave ou impératrice, chacune ayant le droit de se supposer la FEMME, nulle n’échappe à cet instinct merveilleux de conservation du sceptre dont la Titulaire est toujours attendue par le genre humain.
L’affreux cuistre Schopenhauer, qui passa sa vie à observer l’horizon du fond d’un puits, était certes bien incapable de soupçonner l’origine surnaturelle du sentiment dominateur qui précipite les hommes les plus forts sous les pieds des femmes, et la chiennerie contemporaine a glorifié sans hésitation ce blasphémateur de l’Amour.
De l’Amour, assurément, car la femme ne peut pas être ni se croire autre chose que l’Amour lui-même, et le Paradis terrestre, cherché depuis tant de siècles, par les dons Juans de tous les niveaux, est sa prodigieuse Image.
Il n’y a donc pour la femme, créature temporairement, provisoirement inférieure, que deux aspects, deux modalités essentielles dont il est indispensable que l’Infini s’accommode : la Béatitude ou la Volupté. Entre les deux, il n’y a que l’Honnête Femme, c’est-à-dire la femelle du Bourgeois, réprouvé absolu qu’aucun holocauste ne rédime.