Vendredi 2 SEPTEMBRE 2016
1. { Plage de St Andrews }
{ St Andrews }
Après un petit-déjeuner, il était temps de passer au chargement de la voiture. Pour comprendre à quel point se fut compliqué, Clément devait prendre, ses affaires personnelles, ceux des beaux-arts, de musique... Bref, j'ai dû effectuer un choix compliqué. Des morceaux de ma batterie que j'avais prévu d'amener avec moi, durent rester en France. En effet, le mercredi, j'eus décidé de ramener plus de matériel que prévu. Cette étape terminée, la route vers Cherbourg nous attendait.
10 h 00 nous voilà parti pour plus de trois heures de route. Clément jeune conducteur décida de prendre le volant pour s'habituer à ma voiture. Les premières minutes furent hésitantes, comme lorsqu'on était enfant, on nous enlevait les petites roues de notre vélo, et lancé seul comme un grand, notre père nous encourageait. On pouvait retrouver dans ma voiture une stimulation de mes sens visuels et auditifs, attentifs à ce qu'il faisait. Nous étions enfin bien lancés sur les routes costarmoricaines dans notre road trip, avec Highway to hell de AC/DC en musique de fond à la radio.
Une première pause à mi-chemin nous permit de manger et de faire un premier point sur ce qui nous attendrait jusqu'à ce soir. On s'imaginait la tête des douaniers avec ma voiture chargée au maximum, ou encore ma première conduite à gauche.
Notre pause terminée nous voilà de retour sur les routes qui nous menaient vers Cherbourg. Comme prévu, je récupérais le volant à trente minutes de l'arrivée. Le ciel commença à s'assombrir, la pluie normande nous guettait, comme un cadeau de bienvenue ou un cadeau pour notre départ.
16 h 00 et se présente devant nous, sous une pluie battante, la file d'attente de l'embarcadère de la gare maritime de Cherbourg.
2. { File d'attente//embarcadère }
{ Cherbourg }
3. { Gare maritime }
{ Cherbourg }
À première vue et étant la seule voiture française, les Anglais rentrèrent de leurs vacances d'été. S'ensuit un parcours de contrôle des billets, passeports, avec enfin les douaniers, qui pour l'ouverture du coffre de la voiture, ne restèrent pas bien longtemps au vu du coffre et de l'arrière de la voiture chargée à son maximum.
17 h 00, nouvelle file d'attente. Quelques centaines de mètres nous séparèrent de notre ferry. Enfin, Clément et moi apercevions les formes métalliques blanche du ferry se dessiner.
17 h 55, nous passâmes enfin la passerelle qui communique avec le hangar à voiture. Le frein à main enclenché, nos sacs à dos avec nous, la traversée put commencer.
4. { Arrivé sur le Barfleur }
{ Cherbourg }
5. {Grue du port de commerce }
{ Cherbourg }
La voiture garée pont N° 5, nous rejoignions comme les autres passagers le pont N°7. Nous arrivions dans le grand hall principal entouré de fenêtres surplombant le port de Cherbourg. Un self complétait l'arrière de la grande salle. Plus que quarante-cinq minutes avant l'appareillage du Barfleur. Ce temps, nous le consacrions à la découverte du pont arrière. Le ciel avait toujours ses teintes grises, assez tristes. La foule présente à bord se préparaient aussi au départ, des parents et leurs enfants visitaient eux aussi l'extérieur du ferry. Le calme était peut-être la meilleure interprétation de l'atmosphère qui régnait sur les quais. L'heure du départ approchait, de la fumée noire commença à sortir des cheminées du ferry. Les moteurs étaient lancés. Le Barfleur allait appareiller.
6. { Allumage des moteurs }
{ Barfleur }
7. { Allumage des moteurs }
{ Barfleur }
Il régnait comme une sorte d'agitation passagère, un sentiment vif de peur, de joie, de tristesse...
18 h 45. Voilà, nous y étions ! Nos dernières minutes devant les côtes françaises.
Les hélices du ferry tournaient à plein régimes, nous passions les passes du port ainsi que quelques instants plus tard le fort de l'Est.
Environ 70 milles et quatre heures de traversée nous séparaient de Poole, notre première escale anglaise. Nous retournâmes alors dans le ferry avec nos compagnons d'un soir. Nous rejoignîmes les moleskines dans le fond du grand hall. Le va-et-vient des familles anglaises animait le trajet. En quelque sorte, durant cette traversée nous découvrîmes l'exemple de ce qui allait se passer pendant quatre mois, la langue. Comme un peu isolé, Clément et moi passions nos premiers pas de globe-trotte .
Quasi-étrangers, nous déambulions entre aller et retour, du pont arrière à notre moleskine, dans le ferry. Établir un système de roulement pour garantir notre base arrière dit "la moleskine", voilà notre priorité. La procédure était simple, je partais me balader, Clément restait à son poste de garde et vice-versa.
8. { Base arrière }
{ Barfleur }
Les minutes s'écoulaient et amenèrent la nuit. L'obscurité tombée, j'errais accompagné du vent sur l'arrière du Barfleur, entre excitations de poser le pied-à-terre et l'appréhension d'un voyage de quatre mois.
Les bourrasques me frappèrent le visage et me rappelèrent que je n'étais pas seul. Je rentrai alors prendre un café, histoire de garder un semblant d'énergie pour mes premières minutes sur le sol anglais...
9. { Arrivée à Pool }
{ Sud de l’Angleterre }
21 h 50 (heure anglaise), nous y voilà ! La ville de Poole se dessinait face à nous. Après quatre heures de navigation, Clément et moi allions enfin toucher terre.
Les lumières du port et de la ville nous accueillaient par une petite brise anglaise. Une annonce dans le ferry demanda aux passagers de rejoindre les ponts inférieurs où se situaient les voitures, le temps de vérifier que rien ne resterait après nous sur le Barfleur, il était temps de descendre chercher ma voiture.
10. { Arrivée à Pool }
{ Sud de l’Angleterre }
La voiture retrouvée, c'est avec une grande inquiétude que j'attendais le feu vert des manœuvriers de la Brittany Ferries, pour mes premières secondes de conduite à gauche.
Clément était concentré à immortaliser notre sortie du ferry. Un tremblement surgit dans le pont N° 5. La plate-forme s'abaissa alors et nous entrevîmes le quai. Les automobilistes devant nous commencèrent à démarrer leurs voitures et à avancer. Ce fut à notre tour d'y aller ! Je lançai le moteur et enclenchai la première.
Du pont du ferry au poste de douane, les premières minutes au volant étaient assez sereines. Nous remarquâmes sur notre gauche que finalement nous n'étions pas les seuls Français.
Nous étions à quelques mètres du poste de douane, plus que quelques minutes avant le début de notre périple anglais. Clément sortit nos passeports et nous fûmes devant la guérite des douaniers Anglais. Le temps de vérifier que nos papiers soient bien en règle et nous voici lancés sur les routes anglaises, direction le Laguna hôtel à Bournemouth.
Le trajet qui devait durer 20 minutes fut une catastrophe de 1 h 10 minutes. Du port de Poole au Laguna hôtel, quinze minutes étaient nécessaires. Mais pour notre défense, plusieurs facteurs expliquent notre retard.
C'était la première fois que je conduisais à gauche.
Je ne connaissais pas la ville.
Une petite brume réduisait mon champ de vision.
Et mon GPS n'avait pas la carte du Royaume-Uni.
J'avais beau me mettre dans la tête qu'il fut impératif de rouler à gauche, mon cerveau, et cela durant les trois prochains jours, me fera rouler quelques secondes à droite.
Dès la sortir du port, accompagné par un brouillard anglais, j'aperçus les phares de la voiture en face de moi, ainsi que le son d'un klaxon et Clément hurler pour me rappeler que je n'empruntai pas la bonne route . Pour mes débuts d'une conduite à droite, la pression monta très vite. Ce stress passé, nous filions vers Bournemouth.
Sans GPS, nous atteignîmes tout de même Bournemouth. Pendant près d'une heure, nous allions traverser le centre-ville, par un vendredi soir. " Bizarrement ", les regards des habitants se concentrèrent sur la seule voiture en plein centre-ville. Après quelques tours au cœur même de Bournemouth et aussi quelque rue déserte, nous arrivions enfin au Laguna hôtel.
00 h 10, après ces efforts pour rechercher l'hôtel, nous pûmes prendre enfin contact avec la réceptionniste. Une dame charmante, d'une soixantaine d'années, lunette sur le nez, habillée en robe d'époque, corsage ajusté, manches collantes mi-longue et jupe à petits plis, nous reçut. Notre premier échange avec les Anglais fut très courtois, et nous disposions ainsi de la chambre 59.
11. { Chambre 59l }
{ Laguna hotel }
La chambre s'associait à l'ambiance d'un calme typiquement anglais, confortable et élégant de la vie en Angleterre. Nous avions la chance que la salle de bain soit équipée d'une baignoire. Après un bain chaud pris dans le noir, car incapable pour nous de comprendre le fonctionnement de la lumière, je m'allongeai sur le lit et me mis à zapper un peu sur la télévision anglaise. Il fut pour nous le temps de se reposer avant les premiers kilomètres d'une longue journée.
12. { Départ de Dundee }
{ Mi décembre }
1. https://beachsafe.org.au/beach/vic/mornington-peninsula/fingal/st- andrews
2. 3. 4. https://www.wikimanche.fr/Gare_maritime_de_Cherbourg_(1933)
5. https://www.port-cherbourg.fr
6. 7. 8. https://www.brittany-ferries.fr/navires/ferries-croisiere/barfleur
9. 10. https://voyages.michelin.fr/europe/royaume-uni/grande-bretagne/angleterre/poole/poole
11. https://www.lagunaholidays.com
12. https://www.dundee.com