Chaumier: un métier en voie de disparition?
Autrefois, les toits en chaume étaient la couverture traditionnelle des maisons françaises. Pour les réaliser, le chaumier utilisait la paille de seigle ou de blé récupérée après la moisson. D’abord peignée, liée en bottes puis mise à sécher, la paille est alors utilisée comme matériau de fabrication des toitures des habitations. L’apparition de la tuile et de l’ardoise au XVIIIe siècle a sensiblement diminué l’utilisation des toits de chaume dans la construction. Mais le métier continue d’exister. Et de nouvelles techniques et matières premières comme le roseau sont utilisées.
Les qualités du chaume
La couverture en chaume offre de nombreux avantages en matière de construction et thermique.
Bien qu’il s’agisse de matière végétale, les toits en chaume ne sont pas plus sensibles aux incendies. En effet, grâce au serrage du chaume sur le lattage, la propagation du feu est limitée. Les compagnies d’assurance ne font par ailleurs pas payer de surprimes aux propriétaires de chaumières.
Contrairement à la tuile (65 kg/m² pour la tuile plate) ou l’ardoise (50 à 80 kg/m² selon l’épaisseur), le chaume pèse environ 30 kg/m². La charpente n’a donc pas besoin d’être renforcée et toutes les formes peuvent être facilement couvertes (avec une pente minimale de 35°).
En outre, le chaume est un excellent isolant thermique. Il maintient en hiver la chaleur et en été la fraicheur de la maison ; tout en assurant un renouvellement naturel de l’air. Par conséquent, il n'est pas nécessaire d’installer une ventilation mécanique ou d’isoler la toiture : la couverture chaume a une épaisseur moyenne de 35cm (l’eau et la pluie ne pénétrant -par capillarité, qu’à 5 cm de profondeur en moyenne)…
http://www.allianceofpro.com/fr/fiches-pratiques/chaumier-un-metier-en-voie-de-disparition-fp262












