TROLL 2 (1990)
Alors que la licence partait en bonne voie avec le premier TROLL (1986), TROLL 2 débarque quatre ans plus tard, mensonger au possible: adieu suite réelle donc, et zéro troll à l’horizon, le réalisateur Claudio Fragasso y préférant... des gobelins. La famille Waits part en vacances à Nilbog -Goblin en verlan, trop facile-, sans savoir que Joshua, le petit dernier, a des visions de son grand-père qui le met en garde au sujet des fameux gobelins. TROLL 2 voit donc le séjour des Waits s’aggraver, les habitants étranges -des paysans peu bavards- tentant avec appui de nourrir les vacanciers, avec d’étranges pâtisseries fourrées à la gelée verte: parallèlement, le petit ami -et ses potes- de Holly -l’ado de la famille- essaie de la rejoindre, sans se douter de l’infestation végétarienne qui a lieu, menée par la reine des gobelins. Bon, ce que TROLL 2 n’a pas, ce sont de bons SFX, et TROLL 1 avait beau être une petite prod’, c’était pas mal du tout: et puis franchement, régler le problème en mangeant un hambuger tout en touchant une pierre de Stonehenge, on s’attendait à mieux comme climax. Dommage que ce long-métrage italo-américain ne se hisse pas aux côtés de son prédécesseur, avec son acting tout mou et son festivals de “gueules”: post-eighties, TROLL 2 demeure un fil des années 80 de par son aspect cheap, et de plus sans aucun troll. C’est Torok qui doit bien se marrer, mais nous, on l’a un peu mauvaise... Gâché par son budget mal réparti, on regarde TROLL 2 en sachant rapidement que c’est l’épisode de trop: bon, on en a tiré le fameux “oh my goooooooooooooooood!” infinissable d’un des acteurs, mais ça ne fait pas pour autant de cette fausse suite un bon nanar/navet. Ces gâteaux transformant les humains en nourriture pour les créatures de Nilbog seraient-ils fourrés à la déception? C’est peu dire... les rumeurs ne mentaient pas, c’est bel et bien un des films les plus nuls de l’Histoire du Cinéma!
PAS FAMEUX /20