OUFC 8 – 1 FC Tavu (5-0) (2e tour de la coupe de Paris) Horaire du coup d'envoi: 20h30 Stade: Stade Dalmasso (Cité U - 7 Bd Jourdan 75014 Paris) Surface: Stabilisé rouge pas top mais sans doute beaucoup mieux sec que mouillé Sélectionnés pour le OUFC: PFR**, VK**, XC, PLC, KZ*, JW, JB**, JD* Les instances dirigeantes ayant affiché leurs ambitions en début de saison, le OUFC a décidé de jouer pleinement sa chance en coupe. Quelques cadres sont au repos (AV, BM, KN…) ou soignent encore leur taux d’hématocrite (SG) mais l’équipe qui se présente a fière allure. La première difficulté de ce match couperet réside dans la recherche du terrain perdu au fin fond de la Cité Universitaire. Dans cette épreuve d’orientation digne de Koh-Lanta, la tribu rouge du OUFC montre toute sa supériorité sur les Tavu rayés vert et blanc. Peut-être même un peu trop et à l’heure du coup d’envoi, 7 ozoniens sont présents sur le terrain contre 3 Tavu. Le OUFC a donc le temps de peaufiner son échauffement. Une foultitude de frappes vole au dessus de la cage de PLC. La scène n’est pas sans rappeler le manque de réalisme ozonien de la semaine passée. Le temps file, le forfait se profile et le terrain prend une tournure très artistique : VK et PFR entament des négociations avec 4 représentant de la tribu Tavu qui courent partout à la recherche des leurs tandis que PLC a pris en main l’échauffement ; il envoie des grands missiles dans les airs et, tour à tour, les oufciens tentent de contrôler l’offrande avec plus ou moins de réussite. Bref la confusion la plus totale règne mais ne perturbe pas JW qui s’habille sur le bord du terrain. Le chef Tavu ayant réuni 2 ouailles de plus, la rencontre est lancée à 7 oufciens contre 6 tavu. Pour rappel, les règles de la coupe Koh-Lanta sont les mêmes qu’en championnat, sauf que les joueurs courent après un « totem » et pas un « ballon ». JW ajuste son short sur le banc de touche. Le OUFC déterre la hache de guerre d’emblée, sans pitié pour l’équipe verte et blanche. Les demi-stéphanois sont acculés dans leur camp et PFR décoche une première frappe du gauche qui atteint l’extérieur du petit filet. A peine quelques secondes s’écoulent quand PFR reprend à l’entrée de la surface un totem mal dégagé par un guerrier tavu. La demi-volée du droit croisée fait mouche et le totem se fiche à nouveau dans le petit filet (mais du bon côté cette fois). Le OUFC prend donc l’avantage après une poignée de secondes seulement. A peine le temps de souffler que le OUFC a déjà récupéré le totem. PFR percute plein centre. JD attire la défense côté droit, laissant le champ libre sur le front gauche de l’attaque à JB. Lancé dans la profondeur, JB résiste au retour de la défense et bat le gardien Tavu d’un pointu croisé au ras du poteau (mais toujours du bon côté). 2-0. On notera au passage la discrète communication de JB envers PFR pour lui signaler son positionnement avantageux. Rappelons que les poules de la FSGT ne sont pas uniquement peuplées d’équipes de sourds-muets, malgré nos nombreuses passes d’armes avec de telles équipes dans l’histoire du OUFC ! JW enfile son Shiv-Naresh. L’équipe Tavu est K.O. debout mais son calvaire ne fait que commencer. Le OUFC ne relâche pas la pression, ravi d’avoir retrouvé son efficacité. Petite mise au point tactique entre JD et PFR qui pense être attaquant de pointe depuis le début du match alors que c’est en fait JD qui était inscrit à ce poste sur la feuille de match… Le OUFC obtient un corner botté parfaitement par JB. En position idéale pour chanter son expression artistique, VK, esseulé au deuxième poteau, se fend d’une vulgaire tête gagnante. Déjà 3-0. Le OUFC ne boude pas son plaisir de l’efficacité retrouvée. Il poursuit son outrageuse domination et allie même la réussite à cette fameuse efficacité : sur un nouveau totem qui traine, PFR s’essaie à une frappe lointaine. KZ, qui traine devant les cages, tente d’éviter le cuir* mais le dévie involontairement. Celui-ci termine sa course dans les filets Tavu pour le 4-0. Le totem de PFR était-il cadré et si oui était-il gagnant ? Nous ne le saurons pas. JW enlève son haut de jogging. En grande difficulté, la tribu Tavu se voit enfin autorisée par Denis Brognart à faire entrer un 7ème guerrier qui remonte par ailleurs le niveau moyen de l’équipe. Il est tout ahuri d’apprendre le score lourd de 4-0 alors qu’à peine une dizaine de minutes a dû s’écouler depuis le coup d’envoi. 30 secondes plus tard, un beau jeu en triangle PFR-JB-JD permet au dernier cité d’aller provoquer le gardien du temple Tavu. D’un crochet du droit JD évite le gardien et conclue du gauche dans le but vide. La domination oufcienne survit donc à l’égalisation numérique Tavu. 5-0. JW, qui a fini de remonter ses chaussettes, remplace PFR. Fort de son avance le OUFC joue très libéré. Les actions se poursuivent sur la cage Tavu. JD, particulièrement en jambes, s’infiltre plein axe. Après deux contres favorables il voit finalement le totem mourir en corner. La victoire étant déjà pratiquement acquise, le OUFC perd peut-être un peu en rigueur et les Tavus sortent timidement la tête de l’eau. Les yeux du staff oufcien se tournent à présent vers le chrono ; en effet, nous jouons la 24ème minute et il ne reste que 3 tours de trotteuse pour que PLC égale le record d’invincibilité du OUFC de 147 minutes. Sur un contre Tavu, la meute verte et blanche s’approche pour la première fois du but du OUFC. Nous assistons alors à la première frappe adverse. PLC semble sur la trajectoire initiale mais XC contre la balle. Dans un suspens insoutenable pour lecteur, le totem vient mourir en corner à l’opposé d’un PLC pris à contre-pied. Le corner ne donne rien et le record d’invincibilité oufcien est ainsi battu. On attribuera arbitrairement le précédent record à AR pour le clin d’œil et l’inciter à de nouvelles piges. La première mi-temps se termine sur ce bilan impressionnant : 5 buts en presque 5 frappes pour le OUFC, un record d’invincibilité et un jeu étincelant de précision. Denis Brognart laisse à peine le temps aux deux tribus de se désaltérer au puits d’eau potable. Il ne tarde pas à lancer la deuxième manche de la coupe Kho-Lanta à cause du retard accumulé en début de match. PLC décide de tenter l’aventure à la pointe de l’attaque tandis que JB revêt les gants magiques de PLC. Néné assure brièvement l’intérim en attaque, le temps que PLC termine sa métamorphose en joueur de champ. PFR refait son entrée sur la « pelouse », une terre rouge qui n’est pas sans rappeler la couleur des ancêtres de la tribu Ozonos. Le OUFC se repose quelque peu sur ses lauriers et n’attaque pas cette mi-temps le couteau entre les dents. Amorphes, le milieu et la défense du Oufc laissent même un Tavu tester JB en force. Les gants de PLC n’étant finalement peut-être pas si magiques, JB, pourtant idéalement placé (i.e. au milieu des cages), laisse malencontreusement échapper le totem sur un attaquant Tavu qui le fusille. 5-1 et gros faux départ du OUFC. Excédé par cette piteuse entame de mi-temps, vexé par ce but précoce, VK part de sa surface avec le totem et remonte le terrain. Profitant des appels de ses coéquipiers, il n’est pas attaqué. Un couloir se dégage devant lui. Il s’engouffre puis s’engourcuffe d’une frappe croisée du droit aux 20 mètres. Le gardien n’arrive qu’à effleurer le totem qui va se loger dans la lucarne opposée. La légende Tavu raconte que suite à cet exploit VK aurait lancé aux guerriers Tavu médusés le fameux : « Veni Vidi Tavu ? ». 6-1. VK ayant mis les points sur les « i » et surtout le totem dans la lucarne, plus aucun Tavu ne songera à provoquer son courroux. Cette mise au point remet le OUFC dans le bon sens. Signalons l’activité de tous les instants du néo avant-centre PLC. Sur un totem piqué par-dessus le grand défenseur Tavu, PLC contrôle et tente une curieuse petite tête très artistique mais captée par le gardien Tavu. PLC impose également son port altier sur un corner mais ne parvient à redresser la balle de la tête. Sur un autre centre de PFR par-dessus la défense, JW déboule tel un TGV sur le côté droit de l’attaque. Il frappe fort mais n’est pas récompensé, le cuir échouant à quelques centimètres du poteau gauche. Les espaces se créent. PFR est servi plein centre par KZ. Il teste son vis-à-vis et opte finalement pour une frappe assez moyenne du gauche à ras-de-terre. Le gardien Tavu n’est pas bien sur ses appuis et laisse échapper le totem au fond de ses filets. 7-1. Le OUFC prend logiquement l’avantage sur la mi-temps. PLC qui, rappelons-le, est toujours invaincu aux cages depuis 150min et est astucieusement sorti avant le but tavu, continue son pressing. Sur un beau débordement côté droit de PFR, PLC ralentit sa course et se place idéalement pour la réception d’un centre en retrait. Malheureusement sa frappe n’a pas la précision de son placement et rappelle l’échauffement oufcien (voir le premier paragraphe). Les joueurs oufciens s’illustrent tour à tour mais la profusion d’occasions, l’exigence de synthèse journalistique et ma mémoire limitée m’obligent à vous proposer une ellipse temporelle sur ce combat dont on devine sans peine l’issue à ce moment du match. XC a pris place dans les cages oufciennes. Nous jouons les arrêts de jeu lorsque, sur un contre faisant suite à un corner tavu, PLC est lancé en profondeur. Il ajuste le gardien d’un petit lob mais celui-ci effleure le totem de ses dernières phalanges et le dévie en corner. Mal dégagé par la tribu tavu, le totem finit dans les pieds de PFR qui se met en position de tir du gauche. Mieux placé, JB demande la priorité et expédie le totem dans le petit filet droit d’un tir brossé précis. 8-1. Denis Brognart, par le truchement du sympathique gardien du stade, indique la fin du match. Le score est lourd pour la tribu Tavu. La sanction ne l’est pas moins : 7 guerriers Tavu sont éliminés d’un coup. Pour le OUFC, c’est en revanche une victoire probante où l’équipe a fait montre d’une efficacité redoutable. L’aventure continue donc en coupe Kho-Lanta pour la tribu Ozonos! * oui, le totem de la coupe Kho-Lanta est aussi en cuir, comme un ballon ! PFR