Inception (2010)

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Inception (2010)
Upon my word, I tell you faithfully: through life and after death you are my queen.
How Soon is Now? - 2011 Remaster
LA VERITABLE HISTOIRE DU "COEUR DE L'OCEAN" renommé le "Hope"
C'est le film Titanic, sorti en 1997, qui a fait connaître au monde entier le "cœur de l’océan". Tout ce que l’on apprend dans le film, c’est qu’il s’agit de la « pierre des rois » et qu’elle a été portée par Louis XVI. En effet, le roi de France a bien eu un diamant bleu d’exception mais ce dernier n’a jamais coulé avec le Titanic comme le prétend l’histoire (fictive) de James Cameron. Le réalisateur n’a fait que s’inspirer du « Hope » (nom donné au diamant bleu) pour son film.
Au XVIIe siècle, un voyageur français de retour des Indes, Jean Baptiste Tavernier, découvre le diamant bleu de 112 carats. D’après la légende, la pierre aurait été volée sur le front d’une statue de la déesse Sitâ en Inde. Le roi soleil, Louis XIV, l’achète en 1668 et confie la pierre au joaillier de la cour, Jean Pittan. Le souverain ordonne que le diamant soit taillé, réduisant son poids à 69 carats tout en lui redonnant de l’éclat. Le diamant reste dans la famille royale puisqu’en 1749, Louis XI le fait monter sur une broche prénommée "La Toison d’Or".
Le "Bleu de France" apparaît dans l’inventaire des bijoux de la Couronne en 1783 et est décrit comme « un très grand diamant brillant bleu, ayant beaucoup de dessous, forme en cœur, d’eau vive et nette, désigné par l’inventaire de 1691, pesant 67 carats 1/8. Lequel a été retaillé depuis et est estimé 1000000 de livres ». Louis XVI récupère le joyau mais quarante ans plus tard, dans le sillage de la Révolution, le roi Louis XVI et Marie Antoinette sont arrêtés alors qu'ils tentent de fuir le pays. Les monarques emprisonnés, le destin des joyaux de la Couronne de France tombe alors entre les mains du gouvernement balbutiant. Pas pour longtemps. Mi-septembre 1792, alors qu'une vague d’émeutes balaie la capitale, l'hôtel du Garde-Meuble, place de la concorde, est pris pour cible par des voleurs qui emportent la plupart des joyaux de la Couronne dans ce qu'on a nommé le "plus grand casse du monde". Entre le 11 et 16 septembre 1792, le diamant s’évapore, avant d’être retrouvé vingt ans plus tard.
Le diamant Hope, bijou d'un bleu profond sans tache ni défaut
En 1812, un diamant bleu plus petit que le célèbre joyau français arrive jusqu’à un marchand londonien du nom de Daniel Eliason. Comment s’en est-il emparé ? Le mystère reste complet. Ce que l'on sait en revanche, c'est que la pierre est montrée au joaillier Jean Francillon, qui décrit le diamant de 45,52 carats d'un "bleu profond", "sans tache, ni défaut"
Le premier propriétaire officiel est le banquier londonien Lord Henry Philip Hope qui achète la pierre en 1830 et lui donne son nom. Son fils, Henry Francis Hope Pelham-Clinton en hérite en 1887. Ruiné, il décide de le vendre.
Le diamant Hope, "brève" propriété de Pierre Cartier
C’est au tour du nouveau propriétaire, le courtier américain Frankel de faire faillite. Il doit la vendre à Solomon Habib pour la modique somme de 400 000 dollars en 1908. Le diamant arrive jusqu’au joaillier Pierre Cartier, petit-fils de Louis-François. De peur que sa réputation ne constitue un frein à la vente, Pierre Cartier espère l’écouler rapidement. Il vise juste : la milliardaire Evalyn Walsh McLean, jeune héritière et épouse d’un descendant de la famille propriétaire du Washington Post, s’enticher de la pierre précieuse. Parmi les clauses de la vente, Cartier s’engage à reprendre le bijou si un malheur arrive, raconte le magazine Vanity Fair. Malgré les précautions prises par la propriétaire, les malédictions pleuvent : en 1919, son fils de 9 ans, meurt renversé par une voiture, son mari devient alcoolique et sa fille de 25 ans meurt d’une overdose. L’héritière finit sa vie dans un hôpital psychiatrique et disparaît à l’âge de 60 ans en 1947.
Au-delà de la légende tissée autour du diamant, une autre question demeure : le Hope est-il issu du Bleu de France dérobé en 1792 ? Jusqu’en décembre 2007, la question restait ouverte concernant le fait de savoir si le Hope venait du Bleu de France. François Farges, professeur de minéralogie au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, découvre le moulage en plomb du diamant bleu de Louis XIV et des documents, dont une description du "modèle en plomb d’un diamant remarquable pour sa limpidité". Le diamant de la Couronne et le Hope forment une seule et même pierre !
Le "Hope", ou diamant bleu, est exposé au National Museum of Natural History de Washington. Photo : PAUL J. RICHARDS / AFP FILES / AFP
Aujourd’hui, le diamant est estimé à 350 millions de dollars et est exposé au National Museum of Natural history de Washington. Il attire 6 millions de visiteurs par an, ce qui en fait le deuxième objet d’art le plus visité au monde, juste après la Joconde...
Article France 3