avec Antoine Duléry, Charlotte de Turckheim, Marilou Berry, Nora Arnezeder, Line Renaud, Armelle, Jean Benguigui...
Dans la grande tradition des navets de comédie française, La Croisière déroule sa bonne truculence avec mauvais goût et inconséquence.
Ersatz de Camping, mais sur l'eau et sans les bons mots de Dubosc, le film de Pascale Pouzadoux, déjà responsable de la rencontre au sommet Boon/Marceau dans De l'autre côté du lit, tente en vain de nous faire rire et parvient tout juste à nous faire sourire à une ou deux reprises. La présence de Duléry, lui-même sorti du Camping, encore empêtré dans des problèmes conjugaux, montre bien l'ambition de la réalisatrice-scénariste de se placer dans la lignée du succès populaire d'Ontoniente.
Le moment le plus drôle du film est la reprise de "Besoin de rien, envie de toi" par Audrey Lamy et Alex Lutz. Vous aurez donc compris que cette comédie stupide veut nous faire rire à peu de frais. Tout y est très attendu, les gags et scènes comiques sont soit mal écrites, soit mal réalisées, et tout tombe à plat. De clichés en clichés, les personnages n'appellent heureusement pas un jeu d'acteur énorme. Mention spéciale à Marilou Berry, qui dans son rôle de parisienne carriériste, nous fait retrouver l'ambiance des bonnes soirées de théâtre amateur entre voisins de village. Le seul à tirer son épingle du jeu est Stéphane Debac, vraie révélation du film, qui excelle en chef de la sécurité zélé.
Vulgaire et intuile, La Croisière est donc un bon gros ratage qui pose cependant une question intéressante: pourquoi tirer de ce scénario un film de cinéma qui touchera probablement entre 500.000 et un million de spectateurs, alors que le même film produit pour la télé trouverait sans mal ses cinq ou six millions à moindre coût?