PCF / FRONT DE GAUCHE
seen from China
seen from United States

seen from Slovakia

seen from Slovakia
seen from Indonesia
seen from China

seen from United Kingdom
seen from China
seen from Slovakia
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from Greece
seen from United States
seen from Azerbaijan

seen from Azerbaijan
seen from United States

seen from United States
seen from United States
PCF / FRONT DE GAUCHE
De retour sur Tumblr :)
Mon nouveau billet de blog est disponible ICI. J’y évoque la question des prochaines élections régionales qui auront lieu au mois de décembre. Et sur la nécessité de rassembler des listes unitaires radicalement opposées à la politique gouvernementale et à l’austérité.
http://unmilitant.blogspot.fr/2015/10/regionales-2015-lhumain-dabord.html
Mon blog : République sociale
Mon Twitter : https://twitter.com/LoisirsCo
Ma page Facebook : République sociale
"Moi, j’offre un débat à M. Mélenchon et je vais lui retirer son caleçon" #FuckYeah
"Tous dehors" via
@TUNE_IN_CREW
Partageons, place au Peuple! Musique composée, interprétée, produite par Harry Veynand et Xavier Veynand. Téléchargement gratuit, Free Download!
Accord flexisécurité syndicats/patronat : ça va faire quoi d'être une marchandise ?
Pour les amis me suivent depuis presqu'un an, je reprends du service après mon mutisme survenu le lendemain de l'élection de Hollande. D'une part parce que je me suis engagé en prenant ma carte au parti de gauche (enfin) et d'autre part parce que le temps est une denrée rare pourvu qu'on souhaite nourrir ses propos d'analyses construites. Ce temps, je l'ai exclusivement dédié au parti depuis ce mois de mai. Je reviendrai sur mon engagement auprès du parti de gauche. Pour l'instant, place à l'accord signé par quelques syndicats avec le MEDEF il y a moins de 48h. Rappelons que la CGT et FO se sont catégoriquement opposées au texte.
Vous pouvez retrouver l'intégralité du texte en ligne sur le site des échos par exemple :
TEXTE INTEGRAL
I) "De la méthode et de la concertation" disaient-ils !
Tout d'abord, reprenons la méthode : le pouvoir exécutif (gouvernement Ayrault + président Hollande) se dédouane de participer aux débats en convoquant des rencontres entre les partenaires sociaux. Oui, cela paraît louable : laissons les principaux intéressés prendre des décisions ensemble ! Ca fait toujours l'effet princier de celui qui n'impose pas, ça achète en quelque sorte la paix sociale, ça marque la rupture avec Sarko et surtout, ça permet de ne pas être responsable des conséquences néfastes qui arriveront. Là où le pouvoir exécutif du PS (et EELV) a profondément tord, c'est que lorsqu'on se dit de gauche et qu'on décide de réunir les partenaires sociaux, on a quand même la conviction d'aider les représentants du peuple "de base" contre le haut patronat qui se gave depuis tant de temps ! C'est quand même incroyable de se féliciter de laisser les ouvriers et salariés aller seuls au charbon contre un patronat qui a le vent en poupe depuis 15 ans avec la machine Sarko et le traité européen dans ses filets ! Est-ce réellement un équilibre dans le rapport de force ? C'est donc ça combattre la finance à la méthode "Hollandréou".
A mais oui, j'oubliais l'essentiel ! Le PS, qui assume enfin ses postions socio-libérales, ne croit pas en la lutte des classes et pense que la solution viendra du "choc de compétitivité" si vanté par le rapport de Louis Gallois qui, pour l'anecdote, s'est adressé à Serge Dassaut en commission du sénat cette semaine comme suit : "comme le dit Serge, euh [rire embarassé], Monsieur Dassaut. Il faut dire qu'on se connaît depuis tant d'années !". Je t'invite ami lecteur à revoir le débat entre Mélenchon et Cahuzac (ministre du budget) sur http://boulogne-calais.pg62.fr où Cahuzac annonce : "la lutte des classes, je n'y ai jamais cru". On notera toute l'estime de ces gens élus par la gauche et qui, en plus des 4 millions de voix qu'on leur a donné pour faire sauter Sarko et valider notre programme, ne savent même pas que leurs propres militants PS sont pour l'essentiel bien loin de ce principe libéral ! Ils font le pari de tromper leur propre camp. Des déçus, il y en a, il y en aura et heureusement pour eux, nous serons là pour les accueillir en frères de classe ! La solidarité, chez nous on connaît.
Pour en finir avec la méthode, mettons nous dans la tête de ces syndicats qui ont participé, bon gré et surtout mal gré, à ces 'négociations' biaisées. Deux choix par défaut s'offraient à eux : ne pas signer coûte et coûte et endosser le rôle du bloqueur social de service : celui jamais content que ce soit le MEDEF devant lui ou le pouvoir exécutif faussement à gauche. Ou bien signer coûte que coûte en essayant de se satisfaire d'un petit paragraphe sur les quelques 24 pages et sauver les apparences en ne communiquant que la dessus. C'est pourquoi la CFDT, CFE-CGC et CFTC ont signé l'accord en baissant la tête à la sortie alors que la CGT et FO ont rejeté en bloc ce texte. Ne parlons même pas du MEDEF qui est sorti radieux de ce "dialogue" ! Il est donc un point essentiel qui faut noter ici : c'est une fois de plus un abandon de démocratie et une fuite de responsabilité des détenteurs du pouvoir qui n'usent pas de leur mandat du peuple pour peser sur les décisions influençant en profondeur l'organisation du monde du travail. Regardons de plus près le contenu.
II) Flexisécurité : vieille recette sémantique pour haut patronat alléché
Contraction de "flexibilité" et "sécurité" de l'emploi, l'idée du patronat (rappel : pas le pauvre artisan dirigeant une PME avec 2 ouvriers !) est de faire appel au sacrifice réciproque en cette période dite de la crise. Depuis 2008, la crise est installée dans toutes les têtes, avec les premiers arrivants sur le marché du travail appelés "génération de la crise" etc. Bien sûr, personne ne se risque à analyser cette crise au-delà des mots, tant sur le terrain financier que de la responsabilité etc. (sauf au front de gauche bien sûr). Le haut patronat fait donc du chantage aux salariés en partant du principe que tout le monde doit se sacrifier pour sauver l'emploi. Mais au fait, ce n'est pas eux qui devrait le faire l'emploi ? N'est-ce pas eux qui construisent des stratégies de développement ? Qui boursicotent et accumulent les richesses comme jamais dans l'histoire de France et de la civilisation humaine ? Et ils osent demander quelque sacrifice que ce soit à ceux qui la produisent réellement ? Ca ne manque pas de toupet déjà !
Mais bon, bien servis par des médias et un rouage d'endormissement à la hauteur de la fureur qu'ils déferlent sur le front de gauche, ils osent quand même. Ainsi, le deal est le suivant : si tu veux garder ton emploi alors il faut accepter d'être mobile, de réduire ton salaire si le carnet de commande est bas, de te former individuellement pour t'adapter à l'évolution et en contrepartie, on ne licenciera pas (ou peut être pas). Sinon, on licencie quand même. Remarquez aussi cette influence sociétale qui se répand depuis quelques années avec le dogme de "c'est la modernité ... il faut s'adapter ... à l'aube d'une nouvelle ère ... avec les moyens technologiques actuels ... le progrès ..." . Est-ce le progrès que de remettre en cause la sédentarité de l'espèce humaine ? Berceau de la construction familiale et sociale ? Oui, nous en sommes là. Cet accord amorce tacitement un changement de la nature de la société et de son organisation sociale toute entière.
Imaginons : j'ai moins de 30 ans, je sors de mes études, j'aspire à être indépendant, à construire une famille (avec quelqu'un du sexe qui me sied le mieux d'ailleurs !), à me loger dans un "chez moi", à regarder un peu plus en avant qu'au lendemain, à chercher de la sécurité et de la stabilité à long terme. Et bien ce ne sera plus possible. Pourquoi ? Parce que trouver un emploi est difficile. Ca on le sait. Mais une fois trouvé, combien de temps disposerai-je devant moi ? 2 ans, 5 ans maxi ? Puis-je devenir propriétaire ? J'achète ma maison ou mon appartement avec un crédit de 30 ans sans savoir si je bosserai encore dans le coin dans 3 ans ? Je fais des enfants ? Déménager, trouver une école, profiter de l'expérience de mes parents et mes proches pour m'accompagner alors que dans 3 ans, faudra peut-être bouger ? En plus, il ne s'agira pas de bouger une seule fois mais bien sur toute la carrière ! Vais-je tenir à ce rythme toute ma vie ? Avec une retraite annoncée comme condamnée ? Dans des cartons, de lieu en lieu, sans racine, sans libre arbitre ?
Je m'arrête là dans la vision d'horreur de la société où les flux de personnes augmentent à mesure que la vie simple s'éteint. Je n'aborde pas la hausse des divorces quand la question est doublée entre la femme et l'homme qui travaillent tous les deux, la question de l'individualisation à outrance qui rompt le contact humain (changement de collègues de boulot sans cesse), la question de l'expiration des compétences (vous apprenez un travail puis vous jetez votre savoir-faire pour vous 'adapter') etc. Le patronat voit ça d'un bon oeil : il se concentre sur les tâches des différentes postes de l'entreprise et ne cherche pas à améliorer les conditions de travail ou la prise en charge de la pénibilité etc. il suffira, si le poste est mal fichu d'invoquer une tournante de salarié à ce poste ou bien de licencier sans crainte des prud'hommes. Marchandisation de l'humain contre progrès social, vous comprenez ?
A oui, ils ont bien pensé leur coup quand mêmes ces oligarques. Faudrait pas les prendre pour des abrutis non plus ! Le volet formation me tient particulièrement à coeur. Je suis enseignant et V.Peillon se montre très discret dans le B.O. de l'éducation Nationale et sa 'refondation de l'Ecole' depuis qu'il est au pouvoir. Bizarre pour une alternance politique de ne pas mettre le paquet tout de suite, de lancer les grandes lignes avec force et détermination et d'enfin construire l'Ecole et la société selon un schéma de gauche tant attendu ! Non non, statu quo à l'exception d'un projet de loi sur la refondation de l'Ecole écrit début décembre et qui traîne dans les cartons, visiblement peu pressé de le soumettre au débat démocratique. Quand on voit le volet sur la formation continue de cet accord flexisécurité, on comprend que le l'Ecole va s'aligner trait pour trait aux volontés du MEDEF. Je m'explique :
D'une part, dans le projet "refondons l'Ecole", on lit dans l'article 3 qui donne la ligne directrice : "Il [le service public de l'éducation] les [les élèves] prépare à une formation tout au long de la vie" je vous passe les détails techniques qui s'en suivent si ce n'est l'individualisation des parcours, la validation de compétences des élèves tout au long de leur 'formation' (et oui, la scolarité est old-school, la modernité parle de formation. Quand va-t-on parler de 'centre de formation pour la jeunesse ' et non plus de 'collège-lycée' ?). Si cela vous intéresse, on pourra reparler du traité européen qui a commandé des quotas dans les orientations des élèves selon les niveaux de qualification (tant de % de niveau bac, tant de % de niveau techniciens etc.). Même l'orientation et l'écriture des programmes scolaires sont soumis au diktat des financiers et autres accumulateurs.
D'autre part, dans l'accord flexisécurité, il est prévu la création d'un compte personnel de formation. Sorte de permis par points donnant droit à la formation. Rechargeable, 'dépensable' etc. Belle mise en concurrence de salariés entre eux : tu veux cet emploi, donc va faire ta formation et t'enrichir de compétences (utiles 2 ans bien sur). Tu n'as pas eu cet emploi ? Mais as-tu fait la bonne formation ? As-tu les compétences requises dans ton compte ? L'entreprise va mal, il faut redéfinir ton poste : oh dommage, tu n'as plus de point pour accéder à la la formation nécessaire. Ce n'est pas grave, fais tes cartons, on en a un autre qui arrive à ta place mais pars en paix : l'entreprise est sauvée, c'est l'essentiel !
III) Rapports de force et négociations individuelles : retour au moyen-âge ?
C'est une atteinte grave au rapport de force que contient cet accord. Imaginez-vous qu'à chaque point technique, non accessible à la plupart des gens lisant cet accord, il est stipulé que les négociations se feront branche par branche de travail, au mieux, et entreprise par entreprise voire même directement entre le salarié et la direction. C'est pourquoi le MEDEF est si ravi, il obtient ce qu'il voulait depuis des années : casser le syndicalisme et l'alliance massive de salariés puis avoir des garanties afin de contourner le pouvoir judiciaire et le code du travail (c'est le cas dans les garanties pour le patronat de pouvoir contourner le droit du travail dans des procédures de licenciements économiques). Le patronat a donc les mains libres. Dernier point : la soit disant participation des salariés dans les décisions du conseil d'administration ou de stratégie des entreprises.
J'ai pris ci-avant le rôle d'un jeune de 30 ans arrivant sur le marché du travail, prenons maintenant le rôle des décideurs stratégiques d'un grand groupe. Avec cet accord, je dois présenter aux membres ultra-minoritaires des salariés (qui ne doivent pas être représentant du personnel ou délégué syndical, tiens tiens !), l'état des investissements, des stratégies adoptées, du plan de formation etc. Heureusement, cet accord me permet dans contrepartie de classer comme confidentiel tout élément déterminant dans la stratégie du groupe, selon mes propres critères. Je classe donc comme stratégique et confidentiel les éléments occultes sur les dividendes et réinvestissements, faut que je couvre mes amis. Par contre, j'ai tout intérêt à communiquer des mauvais chiffres. Ca me permet d'une part de faire appel à la flexibilité à outrance, de licencier sans dédommagement ou recours judiciaire ennuyeux ou plan social emmerdant, de présenter un plan de formation pour le turn-over et l'adaptation des postes immédiatement en fonction du carnet de commande à très court terme etc. Et en plus, je passe pour un patron qui prend à coeur le bien de l'entreprise et des salariés en m'engageant dans une négociation salarié par salarié des baisses de salaire temporaires etc. Bref, je suis aux manettes et je bouge, je suis donc crédible.
Voici ce que les actionnaires gavés, les haut patrons jamais rassasiés et les oligarques anti-démcratiques ont prévu pour le marché de l'emploi, pour vision de la société et pour avenir de la nouvelle génération. Ce billet est long et n'aborde même pas les problèmes liés au désastre de qualité de l'appareil de production, des effets écologiques dévastateurs etc. C'est pourquoi le parti de gauche, en plus de dénoncer ce système macabre de toutes ses forces, continue plus que jamais à penser un modèle optimiste, faisable et en adéquation avec les valeurs fondamentales de la gauche historiques avec les assises de l'écosocialisme.
la planification écologique au grand jour. La clef de voute au premier plan !
A peine l'assemblée citoyenne de Clermont-Ferrand (meeting pour les non initiés) terminée que les médias, sur leurs sites internet, s'emparent des sujets abordés. C'est une révolution dans l'exposition médiatique du front de gauche. Enfin des journalistes regardent en direct les meetings du front de gauche et réagissent. Bien sur, on a l'éternel manque de profondeur dans l'analyse. Dans un exces de bonté je leur pardonne, tellement leurs oreilles chastes et leurs neurones sont intoxiqués de la Vème République qu'on se contentera que le contenu soit abordé. Les idées avancent et la campagne s'accélère. Le front de gauche tient fermement le rythme de l'éducation populaire de masse en imposant l'ordre et la cohérence de notre projet. La chanson s'est faite entendre, maintenant elle s'écoute ! Alors la pierre angulaire de notre programme : la planification écologique (quand on a dit ca, ça demande des explications bien sur), arrive sur le tapis et interpelle ces journalistes. On a, sans étonnement, le couplet du "il chasse sur les pauvres terres d'eva Joly, c'est une stratégie bizarre" ou encore "Mélenchon repeint subitement en vert". Tu parles si c'est subitement ! Déjà le front de gauche est la seule formation dont le candidat s'imprègne des idées qui la composent. Oui. Jean-Luc a mis du temps à passer à l'écologie liée à l'humanisme et à fondre l'écosystème dans le progrès social mais il a planché sérieusement sur le sujet, ce qui a forcé les composantes du front de gauche à peaufiner leurs analyses et leur compétence sur le sujet. C'est ca le front de gauche : un travail sérieux et appliqué d'analyse et de débat puis une position cohérente partagée. Donc pour l'apparition "soudaine" de l'écologie dans notre programme, Messieurs les journalistes : bravo pour la bourde ! Planification écologique disons-nous ? Alors en avant la bifurcation du système productif. Je rappelle que le choix de société idéologique du front de gauche est d'empêcher par la loi et par les systèmes afférants (dont l'imposition) l'accumulation excessive d'argent. Nous considérons que l'humain accumulant des masses irraisonnées d'argent est trop exposé à l'orgueil, la cupidité et d'autres vices le poussant jusqu'aux plus sombres de ses idées en se pensant supérieur à ses semblables, tout puissant. L'atteinte à la démocratie est par exemple un apsect visible de ce sentiment de supériorité sur un peuple tout entier. La notion de tiers-état et d'aristocratie est encore profondément ancrée dans des esprits, catalysée par l'accumulation excessive d'argent. Mais concrètement et radicalement, le front de gauche propose et explique avec passion, à qui possède un coeur raisonnable, une révolution citoyenne constructive et un projet de société complet, à notre portée et changeant les destins individuels et collectifs. La planification écologique doit donc rompre avec ce système fabriqué sur mesure pour la spéculation et le profit au détriment de la condition humaine. Tout est lié et ca tombe bien, le front de gauche est la seule formation politique à lier toutes ces mesures, avec logique, sous "l'humain d'abord". Je n'ai de mots assez convaincants pour inviter, le sourire large et rayonnant, tous mes lecteurs à visionner la vidéo du meeting de Clermont Ferrand où Jean-Luc construit patiemment la vision de la planification écologique en la définissant et en la liant avec tous les aspects de notre vie : du quotidien à la vie de nos enfants. Pour les plus pressés d'entre vous qui auraient bien besoin d'une vie ralentie en finissant avec l'accélération interminable du gain de temps (pour faire quoi ? Plus on va vite, moins on a de temps) vous pouvez réduire le message à son minimum à partir de la 30ème minute. Maintenant que nous avons repris fièrement la bastille, que la condition du peuple parle fort ! Envahissons tous les terrains : ramenons les abstentionnistes à la prise de décision, combattons le FHaine, battons la droite, rééduquons les socialistes égarés aux alentours de la rue de Solférino. Nous sommes la France belle et rebelle alors... ... RESISTANCE !!!
sondages : une petite leçon de Mathématiques où je 'démontre' que le front de gauche est au 2nd tour
Pour fêter l'audace sondagière d'avoir oser rendre leur copie sponsorisée avec un front de gauche possédant un score à deux chiffres, le mathématicien que je suis ne résiste pas à l'envie brûlante de donner gratuitement une petite leçon de mathématiques statistiques. Vous remarquerez au passage que je montre à ma manière la culture émancipatrice de notre mouvement en faisant bénéficier qui le souhaite de mon savoir, et ce, gratuitement et librement ! Bon, je m'y mets.
Je commence par la fin du traitement algébrique des instituts de sondage : le redressement. C'est une pratique opaque que chaque institut se garde de quantifier par des règles scientifiques. Des critères sont en cause mais dans quelles proportions et selon quelles méthodes calculatoires ? Mystère ! A titre d'exemple, les instutitus prendraient en compte les scores électoraux antérieurs des partis. Mais une question demeure : le front de gauche est une force nouvelle donc n'ayant pas d'antécédent statistique suffisant à exploiter. A cela, ils répondent : on a pris en compte les scores du PCF. Malheureusement pour nos amis communistes, des scores si bas réhaussent la performance de ce score à 2 chiffres. Et les scores des autres composantes du front de gauche ? nada ! De plus, le front de gauche a déjà fait un score à 2 chiffres sur un tiers du territoire. C'était aux élections cantonales de 2011 : 10,5% des exprimés ! Et à l'époque, on ne remplissait pas encore de salle à 10 000 personnes ! Donc, alors que tous les médiacrates s'accordent à dire que le front de gauche monte régulièrement et constamment dans les intentions de vote, pourquoi dépasserait-on seulement aujourd'hui 10% ? Mais parce qu'ils ont commencé cette montée à partir d'un score artificiellement bas.
Je commence donc tranquillement ma première estimation, au moins aussi sérieuse que celles des instituts de sondage mais gratuite et sponsorisée fraternellement par la résistance. Je l'ai appelée "la méthode de redressement par translation additive linéaire et uniforme". Bon, pour les non-initiés, c'est une simple addition !
Explications :
--> il y a un an jour pour jour, les instituts de sondage donnaient : J.Mélenchon à 5%. Ce que je conteste à la vue de mon critère qui s'appelle "suffrage universel" et qui donne le front de gauche aux alentours de 10,5% soit un écart de 10,5 - 5 = 5,5 points.
--> Aujourd'hui, après "une progression incontestable et constante du candidat du front de gauche", ils nous donnent 10% soit une progression évaluée à 10 - 5 = 5 points supplémentaires.
--> Donc, mon calcul part de 10,5 et prend 5 points '"incontestables". Cela nous fait : 10,5 + 5 = 15,5 % d'intention de vote pour le front de gauche au premier tour. A 45 jours du scrutin, on prend !
Je rajoute encore un point à la pauvreté de l'éducation statistique de ces médiacrates (pensez à M.Lenglet et ses graphiques sur france 2 face à Jean-Luc dans des paroles et des actes. Ce spécialiste économique graphicovore n'a même pas été foutu de graduer correctement ses axes. J'enlève des points à mes élèves de 5eme pour moins que ca... tant pis pour eux, ils finiront 'experts économiques' !). Ce qui manque, au minimum à notre estimation, est la fourchette d'incertitude ou appelé scientifiquement 'intervalle de confiance'. Lorsqu'on donne 15,5%, on doit nécessairement ajouter avec quelle marge d'erreur le calcul a été fait. Parce que :
--> 15,5% dont on estime être, à 95% de chance, à plus ou moins 1point (entre 14,5 et 16,5%) n'est pas le même message que
--> 15,5% dont on estime être, à 1% de chance, à plus ou moins 1point (entre 14,5 et 16,5%). Dans ce cas, vous ne pouvez pas appeler ca une estimation ou une "photographie" des intentions de vote...
Donc, voilà comment évaluer le plus scientifiquement possible, avec 95% de chance de trouver la fourchette dans laquelle la vraie valeur se situe. On utilise des lois théoriques statistiques, en l'occurrence ici la loi normale centrée réduite (pour les connaisseurs : quantiles de la loi de Student et théorème centrale limite. Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Intervalle_de_confiance#Exemple_II_:_le_sondage_d.27opinion pour réviser éventuellement). Je vous épargne les calculs intermédiaires ici* mais on obtient : "On est sûr à 95% que le front de gauche obtient entre (15,5 - 2,24 =) 13,26% et (15,5 + 2,24 =) 17,74% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle."
Et comme je me sens aussi journaliste que ces pourris qui voient en Marine Le Pen une beauté féminine agréable pour le renouveau du FN, je suis donc crédible en rajoutant ce commentaire de haute volée : "rappelons qu'en 2002 Jean-Marie Le Pen avait créé la surprise en se qualifiant pour le second tour un certain 21 avril avec 16,86% des voix". Comme ca je reste dans le ton actuel de l'affront des amalgames entre le front de gauche et le FN !
Bref, en écrivant ce billet, j'ai le rire léger sur mon visage et la moquerie facile au bout des doigts. Mais en me relisant, j'observe que cette fiction est bien plus proche du caractère scientifique d'une démonstration que ce que pratiquent les instituts opaques de sondage détenus par des libéraux, qui plus est ! Franchement, toute cette affaire de sondage est ridicule. Je résume :
- méthodes honteuses pour les mathématiciens et la science en général
- utilisation de personnes interrogées selon la méthode des quotas pour soit-disant être représentatif (donc l'aléatoire, seule hypothèse cohérente du sondage scientifique, est biaisé dès le départ)
- mêthode matérielle de sondage à revoir (par téléphone) qui conditionne déjà l'expérience
- intitulé de la question à connaitre précisément (ce n'est pas toujours le cas)
- critères et méthodes de redressement subjectifs
- sponsoring des sondages par des entreprises du cac40 et autres grands groupes
- financement et propriété des instituts par des puissants que nous combattons
Et après ca, qui osera dire que ma méthode n'est pas bonne et prétendre être un journaliste crédible lorsqu'il demande à notre candidat porte-parole : "alors, appelerez-vous à voter Hollande au second tour comme vous n'avez aucune chance d'être au second tour !?". Et bien si les amis, on a la meilleure des chances d'être au second tour et ca s'appelle le bulletin de vote !
Résistons et reprenons la voie et la la voix du sérieux. A venir : micro-analyses des programmes électoraux avec notre coeur et nos neurones.
Front de gauche, évidemment !
_____________________
* l'amplitude de 2,24 points est calculée selon la méthode du quantile de la loi de Student avec gamma à 97,5% et un degré de liberté infini pour tendre vers une loi normale centrée réduite grâce au théorème central limite. D'où le calcul de l'amplitude de l'intervalle de confiance :
1,96 x racine_carrée[0,155 x (1 - 0,155) / 1000]
où 1,96 est le quantile correspondant de la loi de student
0,155 est notre estimation statistique de l'espérance de notre variable aléatoire
1000 est le nombre de personnes interrogées (sachant qu'en plus, dans le cas du sondage CSA, il s'agit de 888 personnes interrogées inscrites sur les listes électorales. Cela ramenerait mon amplitude d'intervalle de confiance à 2,38 points. Mais je suis seigneur, je n'ai même pas besoin de ca pour me moquer d'eux !)
comparatif des programmes : détails des plans des programmes
-- lire le billet intitulé "Comment lire/analyser un programme politique ?" auparavant svp --
Je rentre de plus en plus dans les détails de notre programme "l'humain d'abord" et les autres candidats à la présidentielle ont (enfin) écrit et commenté leurs programmes au moins suffisamment pour que mes longues heures de recherches dans les méandres médiatiques me permettent de les avoir écoutés. Ainsi, je peux non seulement présenter le programme du front de gauche mais le comparer aux autres programmes. Cet exercice intellectuel s'avère encore plus stimulant et plus clair que ce que j'avais imaginé au premier abord. Preuve que je me suis laissé un peu trop imprégné du brouillard médiatique incapable et inintéressé de réaliser de l'information comparative.
Je me rends compte de plus que notre programme est d'autant plus riche, cohérent, optimiste, réaliste, humaniste ... en révélant ses couleurs par le contraste de la comparaison. Par soucis de conserver de la clarté et parce que j'ai en horreur les catalogues de propositions qui occultent tout lien entre ces dites propositions, je commence ici volontairement par présenter les plans des programmes, pourvu qu'il y en ait un ! J'ai découvert avec stupeur que des programmes de "grands" partis ne sont même pas structurés avec parfois une absence d'introduction et de conclusion par exemple (ou vraiment très peu structurés parce qu'il fallait bien faire 2 ou 3 tiroirs !). Comment faire passer les idées qui trament et conditionnent ces catalogues de propositions ? Comment motiver ces choix de société proposés ? Je m'étonne que certains (ir-)responsables politiques ne maitrisent pas les bases même du discours politique : finalité/buts/objectifs (voir billet explicatif précédent avec le schéma de lecture d'une analyse politique). Je m'en tiens ici à la forme des plans et à une macro-analyse des programmes par la finalité qui en ressort. La micro-analyse détaillée de chaque programme viendra dans des billets ultérieurs. Allons-y ! Mettons en pratique :
-----------------------------------------------------------------
Je commence par le modem, pauvre en écriture :
I) Produire
" 23 propositions concrètes pour redresser nos finances publiques et reconquérir notre production. " dixit le site de F.Bayrou
II) Instruire
"30 propositions pour que la France entre, en cinq ans, dans les dix premières nations du monde pour la qualité, la réputation et l’efficacité de son système éducatif."
III) Construire
"20 propositions qui se traduiront dès le 10 juin par un référendum consacré à la moralisation de la vie publique.Voilà le contrat démocratique par excellence. Et c’est le président qui doit le garantir."
Commentaires : si ca ce n'est pas un catalogue de propositions sans grand lien entre-eux ! On comprend mieux pourquoi les parlementaires du nouveau centre collaborent avec l'UMP mais ne prennent pas la carte d'adhésion à l'UMP : ils sont d'accord avec l'UMP mais ne comprennent pas assez la situation pour s'en rendre compte ! Blague à part, seule la première partie est explicite : cette obsession de la rigueur budgétaire est préoccupante. Le modem est si imprégné par la rigueur qu'il laisse totalement faire les libéraux européens qui sont même en train de vendre peu chère notre démocratie. Pour des démocrates (voir partie 3), un referendum obscure ne rendra pas le pouvoir au peuple ! On retrouve l'éternel chapelet catholique sur l'éducation, pas étonnant, ca motive les militants modem. Dans la partie produire, bonjour la rigueur, l'austérité et l'hilarant "produire français". Non seulement le programme est pauvre mais le peu qu'il contient est résumé par "austérité, éduquer à l'austérité et laisser se poursuivre l'abandon de la souveraineté du peuple en l'enfumant d'un referendum moralisateur". Ce programme est l'exemple même des capitulateurs peureux et peu ingénieux, dangereux dangereux....
-----------------------------------------------------------------
On passe au programme du FN (ou "Fhaine" pour les résistants).
sur la forme : une vidéo d'une heure de la présentation par la Marine sur la chaine LCP accompagne le plan du programme sur le site du Fhaine. Pas d'introduction écrite mais un plan synthétique qui renvoie, en cliquant sur un point, à des pages d'écriture qui contiennent souvent 2 rubriques : "analyse" et "positions". Je reviendrai en détail sur ces rubriques plus tard et sur la pauvreté de leurs méthodes de construction que je connais mieux que la candidate elle-même apparemment. En effet, elle se traine cette littérature de mauvais goût sous forme de dizaines de fiches mal rangées à chaque plateau télévisé. Quelle boucherie pour l'art oratoire de la politique ! Pour le plan global, il est explicite sur la force idéologique intacte du nationalisme de ce "parti" :
I) Autorité de l’Etat
Anciens combattants, Défense, Etat fort, Fonction publique, Immigration, Justice, Sécurité, Services publics, Avenir de la Nation
II) Aménagement du territoire
Culture, Ecole, Ecologie, sécurité alimentaire et industrielle, protection animale, Enseignement supérieur, Famille, Handicap, Recherche, Santé
III) Politique étrangère
Europe, Notre politique étrangère
IV) Redressement économique et social
Agriculture, Dette, Emploi, artisanat et commerce, Emploi, réindustrialisation et PME/PMI, Euro, Fiscalité, Logement, Pouvoir d’achat, Retraites et dépendance Annexe : Chiffrage du projet présidentiel Annexe : Plan de désendettement de la France
V) Refondation républicaine
démocratie, laïcité
Commentaires : un réel effort d'écriture, à défaut de refuser de débattre ... hihihi ... mais attention à la sémantique utilisée. Le vocabulaire et la synthaxe courte peuvent apporter de fausses idées à la 1ere lecture. Par exemple finir sur "démocratie, laïcité" n'a pas le même sens que ce que nous, pauvres gens de raison en comprennons. Laïcité selon les Le Pen n'est rien d'autre que de l'anti-islam primaire.
Ce plan de programme mélange deux points essentiels (que Marine Le Pen appelle "ses deux jambes") : les "traditions" extrémistes historiques du parti comme l'autorité de l'état, le nationalisme, le repli sur soi, la haine de l'étranger, l'extrémisme communautariste, social et culturel etc... et une apparence anti-système qui est en fait de l'ultra-libéralisme. Je m'explique sur ce point avec un exemple : la partie IV) sur l'économie que la fille Le Pen se targue d'être une nouveauté au sein du parti. Elle espère surfer sur le rejet du système et le dégout des abus économiques pour rameuter des voix. Elle se présente comme anti-système crédible sous prétexte qu'elle a une partie économique chiffrée (voir son annexe) et des réponses à la crise économique. Mais le chiffrage de son projet se base avant tout sur le désendettement total de la France. Alors le FN accepte sans mot dire les résultats du système et concentre l'intégralité de son projet sur un épongement de leurs conséquences en se repliant sur nous-même. Donc ils acceptent le libéralisme mais en plus sortent le l'euro, ferme la nation sur elle-même et demandent au seul peuple français tous les efforts pour assainir les comptes et continuer les cadeaux aux amis riches. C'est donc l'alliance de l'extrême droite traditionnelle et bien trop installée, avec une mouvance pro-système brutale. Danger ! Je reviendrai sur les méthodes de calcul et les arguments biaisés du programme ainsi que sur l'écriture de ce programme.
------------------------------------------------------
Place à l'UMP, on monte en gamme dans l'écriture, il était temps...
Commentaire préalable : le plan est à trois niveaux : - Les chapitres donnent les finalités éthiques et idéologiques du parti, - les sous-chapitres déclinent les thèmes abordés (ce sont les buts visés par le programme) à l'intérieur desquels - les sections indiquent chaque objectif visé et par quel moyen (les fameuses mesures balancées au compte goutte sur la scène médiatique au gré des polémiques pour mieux cacher les finalités et buts recherchés).
chap 1 : Le courage - produire plus et dépenser moins
mieux valoriser notre richesse, le talent des hommes et des femmes - faire de 2012-2017 le quinquennat des PME conquérantes - développer l'innovation et les filières d'excellence - pour plus de justice sociale réaffirmer l'équilibre des droits et des devoirs
chap 2 : le rassemblement - réconcilier réussite individuelle et collective
faire de l'éducation la première priorité du quinquennat - consolider le pacte républicain
chap 3 : l'ambition - porter haut les couleurs de la France dans la mondialisation
renforcer l'esprit d'audace et de conquête - promouvoir une refondation de l'Europe, plus forte et plus protectrice - être à la pointe du combat pour une mondialisation équitable
Commentaires : Dans la forme, c'est un magazine qui a surtout été diffusé pour les militants de l'UMP. Belles photographies de mises en scène du culte de la personnalité. On a une floppée de photos de personnages du parti : Pécresse, Morano, Coppé, NKM, Raffarin, Juppé, Jacob et.... pas de Sarko, incroyable ! Cette forme est réfléchie et transpire la peur de la dispersion des militants à cause du bilan désastreux du président. On redonne à la base l'image du rouleau compresseur uni et motivé. J'adore personnellement la lente appropriation de cette machine par Coppé sous l'oeil amusé de Raffarin mais on en reparlera en 2017.
C'est pour moi une écriture réfléchie et structurée du programme. Je peux au moins leur concéder cela et ca me permet justement de mieux comprendre toutes les dimensions du programme de l'UMP et de mieux les combattre car je n'y adhère pas du tout (of course !). C'est aussi en comparant ce programme avec celui du modem que je peux affirmer que le modem est un pauvre UMP qui ne maitrise pas les finalités éthiques et idéologiques, les buts ainsi que les moyens recherchés. D'où un programme sans tenue pour le modem mais aussi dangereux que l'UMP. Sur la finalité : courage, rassemblement, ambition sont des incantations pour les militants de l'UMP.
Je detaillerai ce que cela masque mais on voit déjà noir sur blanc des thèmes que j'ai déjà traité sur ce blog comme "l'équilibre des droits et des devoirs" (voir mon billet sur l'aliénation des droits) ou encore "reconcilier réussite individuelle et collective" (voir mon billet sur "diviser pour mieux régner") et même "promouvoir une refondation de l'Europe" (voir mes billets sur le mécanisme européen de stabilité).
----------------------------------------------
Maintenant, le programme social libéral de ce qui reste du PS :
Présentation de la forme : petit livret, intro du candidat, plan en 5 chapitres chacun regroupant un catalogue de mesures numérotées et commentées les unes indépendamment des autres mais organisées en sections thématiques. Heureusement, l'intro et la sobre conclusion survolent l'idéologie et la cohérence du projet. On se contentera de ces quelques lignes car malgré un temps de parole médiatique démesuré, François Hollande n'est pas très clair au point de jouer mollement sur 2 tableaux : socialiste ou socio-libéral ? Alors François, il faut au moins choisir ! La double page de chiffrage du projet y répond : rigueur, austérité et règle d'or donc social-libéral !!! Et rien que ca, c'est un enseignement énorme qui pose le cadre tranchant avec "l'humain d'abord".
chap 1 : Je veux redresser la France Je veux relancer la production, l'emploi et la croissance
Je veux défendre l'agriculture française et soutenir la ruralité
Je veux mettre les banques au service de l'économie
Je veux redresser nos finances publiques
Je veux réorienter la construction européenne
chap 2 :je veux rétablir la justice
Je veux engager une grande réforme fiscale
Je veux négocier une nouvelle réforme des retraites
Je veux renouer avec l'excellence de notre système de santé et renforcer l'hôpital public
Je veux faire construire plus de logements
Je veux faire prévaloir la justice au travail
Je veux réinstaurer la justice dans tous nos territoires, en métropole comme en outre-mer
Je veux lutter sans concession contre toutes les discriminations et ouvrir de nouveaux droit
chap 3 : je veux redonner espoir aux nouvelles générations
Je veux combattre le chômage qui frappe particulièrement les jeunes et les séniors
Je veux remettre l'éducation et la jeunesse au cœur de l'action publique
Je veux faire de la France la nation de l'excellence environnementale
Je veux soutenir l'accès à la culture et à la création artistique
chap 4 : je veux une république exemplaire et une France qui fasse entendre sa voix
Je veux défendre et promouvoir la laïcité
Je veux la prochaine présidence soit celle de l'impartialité de l'état, de l'intégrité des élus et du respect des contres-pouvoirs
Je veux donner à la police et à la justice les moyens de nous protéger
Je veux donner un nouvel élan à la démocratie
Je veux porter haut la voix et les valeurs de la France dans le monde
chap 5 : les chiffres
Commentaires : hyper égocentrique ce programme. Lettre ouverte du candidat s'adressant directement aux français, chapitres commencant par "Je veux...", photographie de couverture en portrait du candidat, abandon de la rose et de toute appartenance visible au PS, signature personnelle du candidat, aucun mot sur les primaires ou sur le parti et ses militants etc... à vomir pour tout partageux !
Sur le plan lui-même, "redresser, justice, exemplaire, espoir" sont des mots qui parlent. Mais c'est plus l'ordre du plan qui en dit long. Très hiérarchisé puisque contenant en plus des mesures numérotées dans l'ordre croissant, ce plan révèle le centrage ou plutôt le centrisme de François Hollande. Priorité n°1 : redresser la france avec les PME, les banques et l'Europe. Ces mêmes banques qui nous volent et ont créé la crise, cette même Europe aux mains des conservateurs qui lui tournent le dos (et lui n'aura pas résisté 1 seconde ! No comment de sa part, incroyable), ces PME qui, avant d'être un tissu économique sont constituées d'humains entreprenants. L'humanisme a quitté l'essence du PS.
La justice, thème cher à la gauche est traitée sous le joug de la finance et des conservateurs européens !!! Que restera-t-il d'une quelconque politique de gauche dans ces conditions ? Rien et preuve en est faite chaque jour de la campagne lorsqu'elle s'exporte à l'étranger (discours désastreux de F.Hollande à la city, attaques massives des conservateurs de droite européens, soutien de Merkel à Sarko, etc...).
Ce plan est à l'image de François Hollande : très égocentré et transpirant la soif du pouvoir par admiration sans faille de la monarchie présidentielle de la Vème Republique. Mais, nous le peuple de France, n'avons pas le luxe de satisfaire Monsieur à l'Elysée pendant que d'autres s'occupent de notre cas sèvérement. 2012 n'est pas une énième élection quelconque.
--------------------------------------------------
Le meilleur pour la fin : "L'humain d'abord" du front de gauche.
Commentaire préalable : en ligne ou sous forme de livre (rouge) à 2 euro pour payer le papier, mettant en avant la voix du peuple et le travail des assemblées citoyennes depuis plusieurs années. L'introduction est un chef d'oeuvre et est à lire pour quiconque décide de son vote la dernière semaine de la campagne ou se résignerait à s'abstenir ou voter blanc. Elle developpe avec sérieux et application l'idéologie politique et historique du front de gauche et de notre programme. Fil rouge du programme et de notre engagement, "l'humain d'abord" n'est pas seulement une idéologie mais se décline en buts politiques réalisables et offerts en choix au scrutin universel du peuple par le peuple. Chaque section comporte des mesures applicables immédiatement et des mesures à mettre en place selon un plan législatif construit pour s'inscrire dans la durée. La situation actuelle implique la différenciation entre ce qui peut se faire dans l'urgence, donc rapidement et ce qui nécessite réflexion populaire et prise de décision concertée. Le temps long est une donnée primordiale de la souveraineté populaire.
Introduction
1) Partager les richesses et abolir l'insécurité sociale
augmenter les salaires
abolir la précarité
plan d'urgence pour le logement et contre la spéculation immobilière
la santé, notre bien commun
un pacte pour un nouvel essor des services publics
2) Reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers
l'argent des entreprises
l'argent public
l'argent des banques, un pôle financier public
l'argent en Europe et dans le monde
3) la planification écologique
des choix énergétiques sous contrôle citoyen
relocaliser l'économie, coopérer, lutter contre les G.E.S. Une nouvelle politique de transport
Contre la marchandisation des biens communs, préserver et partager les ressources naturelles
4) produire autrement
promouvoir un progrès humain durable
priorité à l'emploi et à la qualification
encourager d'autres formes de propriété
un renouveau industriel et technologique
vers un nouveau modèle agricole
5) la République pour de vrai
la laïcité, pilier de la République et condition du vivre ensemble
égalité femmes-hommes : se débarasser du patriarcat
l'immigration n'est pas un problème
la luttre contre toutes les discriminations
la sécurité : une affaire de solidarité nationale
6) convoquer l'assemblée constituante de la VIème République
une constitution démocratique, des lieux de travail aux institutions
l'implication populaire permanente
l'organisation du territoire
un processus constituant, une assemblée constituante
7) s'affranchir du traité de Lisbonne et construire une autre Europe
8) La France pour changer le cours de la mondialisation
les choix de la coopération entre les peuples
une politique au service de la paix
9) L'émancipation humaine en tête
de la maternelle à l'université, partager les savoirs
s'épanouir par les arts, la culture, les pratiques culturelles
être bien dans son corps, vive le sport !
le droit à la ville
Conclusion
Commentaires : La lecture linéaire du plan permet explicitement de comprendre l'harmonie et la cohérence du projet, de ses aspects philosophiques aux actions "concrètes" (mot trop à la mode).
1) présente le principe général de la société : on partage et on ne doit plus avoir peur du lendemain. La vie est un temps long donc, la politique qui l'organise, ne doit plus être exclusivement réactionnaire mais doit planifier.
2) 3) 4) on rompt avec le modèle capitaliste actuel par acte de révolution citoyenne puis on planifie en prenant garde à notre unique écosystème et en bifurquant notre appareil productif centré sur l'humain (besoins de la société en répondant à la demande, conditions de travail, sécurité d'emploi, rémunérations décentes et vertueuses etc).
5) 6) s'affranchir du modèle de la Vème république qui concentre les pouvoirs en redonnant le pouvoir au peuple souverain. Election de "rédacteurs" chargés uniquement de rédiger le projet de la constitution de la VI ème République dont les nouveaux parlements partageront les pouvoirs représentatifs du peuple. Ces rédacteurs de la constitution n'auront que l'écriture d'un projet de la nouvelle constitution comme mandat et auront l'interdiction de se présenter aux élections suivantes. Les parlementaires en exercice ne pourront être rédacteurs de ce projet.
7) mener la bataille européenne pour casser les conservateurs en place et propager l'élan français de la reprise du pouvoir par le peuple. La force démocratique donnera mandat au président et aux législatives de mai pour livrer un message sur la table de négociation européenne : le peuple français, 5ème puissance mondiale est de retour, tremblez car nous rejetons le traité de Lisbonne et vous imposons de construire l'Europe avec tous les peuples !
8) la mondialisation est un enjeu majeur de part notre statut de puissance et des responsabilités que cela nous confère. Avec l'arrivėe du front de gauche, un contre-courant puissant au capitalisme traversera les frontières, il s'appelle "l'humain d'abord". Ca parle au monde entier, francais ou non l
9) L'émancipation humaine est une vie possible, à portée de main comme un bulletin de vote ! 2012 est une année qui, quoiqu'il arrive, conditionnera lourdement notre avenir proche et lointain.
Alors, tu paries avec moi sur l'humanité ?