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La femme gyneco qui pense que ton consentement c'est facultatif
Seconde visite chez la gyneco, la première n'a été que pour me prescrire la pilule. J'ai 23 ans. Depuis peu je suis avec quelqu'un est on aimerait aller plus loin mais j'ai peur d'avoir un "problème" lors de l'acte parce que j'ai lu des témoignages sur des premières fois douloureuses où la femme avait un hymen très résistant. Je veux me renseigner et lui pose des questions.
- Vous êtes vierge ?
- Oui
- Vierge comment ?
- Euh...? Comment 'comment' ? Vierge quoi, pas de pénétration.
- Mais vous avez quel âge ?
Ok, autant pour moi...Puis elle me dit qu'on va "vérifier ça". Vérifier quoi au juste ? Bon, déjà pas très à l'aise, les jambes écartées (pour la première fois en plus) et elle part dans la pièce d'à côté où quelqu'un arrive. Sauf que la porte de séparation des pièces est toujours ouverte. Merci les courants d'air et la vue plongeante sur mon intimité depuis l'autre pièce...
Du coup je me redresse et enlève mes jambes des étriers. Quand elle revient je suis bien décidée à lui poser des questions.
- Vous allez faire quoi?
- Mettre un doigt.
Ok, alors, non, pas question, je veux me tirer de là vite fait. Je lui dis, clairement, que finalement j'ai changé d'avis et que je suis trop mal à l'aise.
- Maintenant que vous êtes là, je peux regarder, ce serait dommage de repartir.
Et en même temps qu'elle me parle, elle me met un doigt dans le vagin. J'ai l'esprit qui s'est vidé d'un coup. Puis elle m'a mis un autre doigt dans l'anus pour tâter l'épaisseur de l'hymen. Et cette FOLLE me parle en même temps : - Vous sentez mes doigts ? Vous voyez, c'est pas si terrible.
Et devant son sourire et le fait qu'elle continu de me parler en bougeant ses doigts en moi, j'ai mon cerveau et mon instinct primaire qui se sont réveillés :
- ENLEVEZ VOS DOIGTS MAINTENANT!
Ensuite je me souviens plus très bien, elle m'a parlé de problèmes psychologiques,que je devais voir un sexologue, etc. (Sans penser ni supposer une seconde que ce qu'elle venait de faire n'avait pas arrangé ma situation si problème psychologique il y avait.)
Quand je suis sortie, la salle d'attente était remplie de femmes enceintes. J'ai appris par la suite qu'on m'avait entendu crié à travers la porte.
Merci la gynéco qui est tellement rodée avec les femmes qu'elle attend même plus notre avis pour pratiquer des truc sur nous! Quand on dit non, c'est non, et le consentement, c'est pas que quand on fait l'amour bordel.
Ne traînez pas la patte comme une vieille de 40 ans.
J'ai rendez-vous avec un gynéco dans un centre de santé. Je suis la deuxième patiente sur la liste de l'après-midi. Le médecin arrive avec une heure trois-quarts de retard. C'est un homme âgé aux cheveux blancs. Nous sommes alors 8 à l'attendre alignées sur des chaises le long d'un couloir. Il jauge sa brochette de patientes d'un air hautain en passant devant nous, sans nous saluer, sans s'excuser pour son retard. Quand mon tour vient, j'attrape en vitesse mon sac, je m'approche et il me lance: "Ne traînez pas la patte comme une vieille de 40 ans". Je fulmine mais je ne sais que lui répondre sur le coup. Plus tard, lors du toucher vaginal: "On dirait que je suis le grand méchant loup".
Du plus loin que je me souvienne, les gynécos m'ont toujours fait peur. Je garde en mémoire la première gynéco que j'ai consulté. A 18 ans, en couple et après quelques mois de prise de pilule. Je vais la voir dans l'espoir qu'elle me pose un stérilet. Je ne prends pas bien la pilule, l'oublie tous les trois jours, clairement ce n'est pas pour moi. Après cet aveu j'ai donc droit à un joli discours bien paternaliste à base de "Mais non, il faut se forcer, je ne veux pas te poser de stérilet, tu es trop jeune, tu ne sais pas, reviens me voir dans un an.".
Un an plus tard, j'y retourne. Bien évidemment je ne prends toujours pas ma pilule tous les jours, je veux mon stérilet, qu'elle me pose.
Trois ans plus tard, il faut changer ce stérilet, je ne veux plus voir ce docteur et part tenter ma chance avec son collègue. Tout se passe bien, le stérilet est remplacé par un autre. Seulement les effets secondaires se font sentir. Je prends beaucoup de poids, je suis irritable, ma libido est en berne. Je pars donc me renseigner sur les moyens de contraception existant et décide rapidement d'opter pour le DUI en cuivre. Mon rdv est pris avec le praticien qui m'avait posé le stérilet. Pas de problème, il accepte de me poser le DUI. Il me donne rendez-vous dans une semaine afin de retirer le stérilet. La semaine d'après le stérilet est enlevé, j'ai donc droit à une jolie ordonnance pour pouvoir poser mon DUI à me prochaines règles. J'apprendrais plus tard que le DUI aurait pu être posé le même jour que le retrait de l'implant.
Je pars donc avec mon ordonnance, sans autre protection que l'abstinence ou le préservatif, à attendre patiemment mes prochaines règles qui n'arriveront finalement jamais car je suis tombée enceinte quelques semaines plus tard. Un bébé surprise qui nous a chamboulé. Nous ne vivions pas ensemble, j'étais en formation pour devenir sommelière. Rien n'était prêt pour lui. Malgré des moments difficiles suite à l'annonce de cette grossesse, nous avons décidé de garder ce bébé.
C'était donc parti pour cette grande aventure ponctuée de rendez-vous médicaux.
Au quatrième mois de ma grossesse, je m'affole, j'ai très mal au ventre. Heureusement mon rendez-vous avec ce gynécologue est le lendemain. Je m'y rends donc et apprends que je ne suis pas prévu aujourd'hui, quelqu'un a dû se trompé, c'était il y a deux jours. Malgré tout je ne me sens pas d'attendre pour savoir si tout va bien et l'explique à la secrétaire qui m'envoie vers la clinique où travaille ce gynécologue pour le voir. Je m'y rends donc, lui n'a pas de patiente pour l'instant mais je me prends quand même une sacrée soufflante. Je ne suis apparemment qu'une enfant qui ne sais pas respecter ses rendez-vous, imaginez s'il devait faire ça pour tout le monde et puis de toute façon je m'inquiète pour rien. J'ai l'impression d'être une enfant qui a fait une bêtise, je me mets à pleurer et lui avoue qu'en ce moment je ne vais pas très bien, que je pleure beaucoup dans l'espoir qu'il puisse m'aider. Il me répond alors qu'il ne peut rien faire pour moi et que je dois me débrouiller toute seule. En retournant voir la secrétaire, le gynécologue revient et se met en colère contre elle. Elle me confiera qu'il le fait souvent.
Après ce rendez-vous humiliant je n'ai plus eu affaire à lui, j'ai décidé de me faire suivre par la maternité où j'ai accouché. Après ce début de grossesse un peu chaotique j'ai eu la chance d'avoir à faire à des gens doux, à l'écoute, tolérants. J'ai pu consulter la psychologue de la maternité.
Mon accouchement s'est déroulé sans soucis. Après m'être renseignée et avoir lu plusieurs témoignages sur cette page j'étais échangé sur ce que je ne voulais pas (épisiotomie, ocytocine pour accélérer le travail, etc.) Mon accouchement fût long (21h) mais rien n'a été accéléré, mon fils a toujours été bien et au final je n'ai même pas eu de déchirures.
Je ne pense pas avoir eu la pire des expériences, cependant ces épisodes qui ont ponctué des étapes de ma vie de femme furent douloureux et restent traumatisants (j'ai toujours du mal à faire confiance aux médecins en général et j'ai dû en changé trois fois en un an avant de trouver le bon).
Merci de m'avoir lu.
Le speculum...
J'avais 16 ans. Je vais pour la première fois chez une nouvelle gynéco pour changer ma pilule qui ne me convient pas. Elle décide de m'examiner, évidemment, je ne suis pas à l'aise...
Elle en arrive à utiliser le speculum, froid et désagréable, je grimace. Elle me dit: "Roh, ça va, c'est pas plus gros qu'un pénis!"
Lorsque j'avais 18 ans, je me suis rendue chez le gyneco pour des douleurs dans le vagin et le bas ventre lors de mes rapports sexuels.
J'ai très vite été déstabilisée et intimidée par ce médecin qui aurait pu être mon grand-père.
En effet, il m'a posé des questions qui me semblait très intimes : "combien de partenaires avez-vous déjà eu?" Ou encore "quelles sont les positions que vous pratiquez."
J'ai répondu sans me poser de questions mais aujourd'hui cela me choque et j'ose en parler.
Il m'a examiné et m'a dit que je n'avais rien et que mon copain y allait sûrement trop fort que je devais lui dire de ralentir.
Il m'a dit ensuite posé des questions sur la pillule et m'a dit que pour satisfaire mon copain je devais "décaler" la prise pour ne plus avoir mes règles le week-end.
Aujourd'hui, je dois toujours supporter ces douleurs lors de mes rapports et je n'ai jamais osé retourner voir un gyneco.