Mythes et Légendes Entre religion et superstition Le Phœnix Le phœnix ou phénix (en grec φοῖνιξ ou phoînix qui veut dire « pourpre » ou « oiseau fabuleux ») est une créature imaginaire que l’on retrouve dans nombre de mythes et d’œuvres littéraires. En effet, on peut retrouver cet oiseau incandescent dans les mythologies grecques, perses, chinoises, indiennes ou encore amérindiennes. Il change alors de nom, comme le Fenghuang en Chine. Le phœnix représente le cycle de la vie et de la mort car sa particularité est que, non content d’avoir une durée de vie exceptionnelle (plusieurs siècles), il ressuscite après chacune de ses morts. Pour cela, il se sert de son corps comme d’un combustible à sa propre chaleur et renaît de ses cendres. Bien sûr, les particularités de cette créature peuvent différer selon l’oeuvre dans laquelle il existe. Le phœnix peut également représenter un oiseau majestueux ou une personne exceptionnelle par le jeu de la métaphore, comme dans Le Corbeau et le Renard de Jean de la Fontaine : « Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois ». Il est possible de rapprocher le phœnix de l’Oiseau de feu russe, un être à la fois synonyme de bénédiction et de malédiction pour celui qui le capture. Œuvres littéraires dans lequel le phœnix apparaît : Le Polyhistor de Solin (Caius Julius Solinus) : également appelé Collectanea Rerum Memorabilium, c’est une synthèse des données de la science antique et donc par conséquent un inventaire des animaux existant. Il n’est pas étonnant de retrouver le phoenix dans cette « encyclopédie », du fait que la religion est très présente dans les pratiques et savoirs de l’époque romaine.Le bestiaire d’Aberdeen : bestiaire anglais du XIIème siècle dans lequel sont décrits tous les animaux connus à cette époque. Il est donc étrange d’y trouver une créature imaginaire mais cela prouve que la croyance en cet animal était avérée ou supposée au Moyen-Age. La Sepmaine : ou La Semaine de Création du Monde est un poème du XVIème siècle de Du Bartas. Comme son nom l’indique, il y fait une rétrospective sur la création du monde d’après la religion chrétienne. Aussi, dans le « Cinquième jour : les poissons et les oiseaux » il évoque l’oiseau de feu : Le celeste Phœnix commença son ouvrage Par le Phœnix terrestre, ornant d’un tel plumage Ses membres revivans que l’annuel flambeau De Cairan jusqu’en Fez ne void rien de plus beau. Plusieurs oeuvres du XVIIIème siècle comme La Princesse de Babylone de Voltaire, dans lequel un char est porté par des licornes et escorté d’un phœnix.La saga fantastique Harry Potter de J.K. Rowling (que je vous conseille évidemment de lire si ce n’est pas encore fait), dans laquelle apparaît l’oiseau magique Fumseck, compagnon d’Albus Dumbledore, directeur de l’école Poudlard. Son importance est telle que les baguettes magiques du héros et de son Némésis sont faites à partir de plumes du phœnix en question. De plus, le cinquième tome de la saga porte le titre de L’Ordre du Phœnix. Dans l’univers d’Harry Potter, le phœnix est capable de soigner n’importe quelle blessure à l’aide de ses larmes et son chant peut redonner courage. - Le grand livre des créatures fantastiques de Ivan Bagy ou Le mythe du phénix dans les littératures grecque et latine de Jean Hubaux et Maxime Leroy ou encore Les Animaux fantastiques: Vie et habitat des Animaux fantastiques de J. K. Rowling pour l’univers de Harry Potter. « (…) Il sut alors, bien qu’il eût été incapable de dire comment il le savait, que le phénix était parti, qu’il avait à jamais quitté Poudlard, tout comme Dumbledore avait quitté son école, avait quitté le monde… avait quitté Harry. » – Réflexions de Harry dans son lit, le soir de la mort de Dumbledore