Il est inquiétant d’assister à une pareille défaite de la pensée dans un pays qui, depuis quinze ans, est durement touché par les attentats islamistes.
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Il est inquiétant d’assister à une pareille défaite de la pensée dans un pays qui, depuis quinze ans, est durement touché par les attentats islamistes.
Samuel PATY, professeur d’histoire-géographie, assassiné le 16 octobre 2020 par un terroriste islamiste âgé de 18 ans.
Dominique BERNARD, professeur de lettres, assassiné le 13 octobre 2023 par un terroriste islamiste âgé de 20 ans.
Pensées et hommages à ces deux enseignants, à leurs proches et leur famille 🕯️ 🇫🇷
La haine ne gagnera jamais. 😡
Nous ne vous oublierons jamais 🙏🏻
Qui l’est ? Qui ne l’est pas ? Telle est la question peut-être. Dans le fatras du préjugé et des concepts à tout va, comment peut-on disting
Qui l’est ? Qui ne l’est pas ? Telle est la question peut-être. Dans le fatras du préjugé et des concepts à tout va, comment peut-on distinguer l’islamiste du simple musulman ? Sur le thermomètre de la ferveur idéologique, à partir de quel degré est-on islamiste ou au-dessous duquel on ne l’est pas ?
Bien sûr, essentialiser, c’est déjà caricaturer, mais la question mérite plus que jamais d’être posée et pour cause, même un islamiste jure tous ses dieux qu’islamiste, tant s’en faut, il ne l’est pas.
Au commencement de la propagation doctrinaire décuplée, après la révolution iranienne notamment, des signes apparurent et firent bientôt qu’on pût distinguer entre le musulman fanatique et le musulman tiède ou tolérant, entre le croyant dont la vérité est taillé dans le fer rouillé de la certitude et celui dont la croyance est de la vie, une dimension du sens, une explication pour raisonner le mystère et expliquer l’infini.
Dans les années 80, le voile était visible, ostentatoire, un outil que nous savions de pénétration idéologique, un étendard évident de l’islam religion et État (Dinn wa dawla ). Et puis, des pays wahhabites puissants, à l’instar de l’Arabie Saoudite et du Qatar, les caisses gonflées par le pétrodollar, passent à une étape supérieure dans leur stratégie de la redéfinition du sens ou de la reprogrammation du musulman. Ils sèment écoles, universités, médersas ; ils saupoudrent ça et là projets, investissements ; proposent aides et soutiens, se font passer pour les chantres de la solidarité ; ils échafaudent un tissu politique, économique; étirent une toile médiatique aux quatre coins du globe. Aliénation accélérée. C’est le heurt des vérités. Le choc des identités. La redéfinition des altérités. Est-on humain d’abord ou d’abord et avant tout musulman ? Oui, parce que dans la tête de l’islamiste ce n’est pas si évident, la primauté de l’islamité sur l’humanité.
Des guerres civiles éclatent. Des organisations terroristes sont financées. Des endoctrineurs payés des fortunes sont sur toutes les officines. Éclosent les guérillas, les guerres fratricides. Toutes ont une origine, la même : la vérité transmise, clouée dans les têtes, celle que les islamistes pensent indiscutable et indiscutée.
Au nom de la vérité donc, des centaines de milliers de gens sont assassinés. Pendus. Violés et violentés. Lapidés. Exclus. Exilés. Une partie de l’humanité se sent investie du droit d’ôter des vies à la place de son créateur. Pour une caricature. Un dessin. Un livre. Un article. Un texte. Une différence. Un film. Une chanson. Une critique. Un geste. Un poème. Une danse. Une ballade dans la forêt. Un baiser. Une chevelure au vent. Un acte qui ne verse pas dans l’assentiment caractéristique du moutonnement collectif propre à l’idéologie meurtrière. Mais comme les islamistes sont de plus en plus nombreux, voire majoritaires dans certains pays, il devient difficile de distinguer l’islamiste de celui qui ne l’est pas.
La conception de la vérité est pratiquement la même partout et pour tous. Aussi intransigeante, aussi caricaturale. Aussi rationnalisée. Dans bien des contrées, l’islamisme, extrême déjà et radical en soi, se distingue bientôt d’autres islamismes. Il en découle des bizarreries du genre un islamiste ou une femme voilée se fait passer pour une laïque, une démocrate, voire une féministe en Occident. Ils dénoncent le meurtre au nom de l’islam, mais ne dénoncent pas le wahabisme, la salafisme, les Frères musulmans et toutes les doctrines légitimatrices de la disparition et de l’abolition de l’Autre.
Mais alors qu’est-ce qu’un islamiste aujourd’hui ? Qui sont tous ces gens qui s’empressent de dénoncer la caricature, mais n’ont aucune compassion pour l’enseignant décapité ? Qui sont toutes ces légions qui crient à l’islamophobie au lieu de se dire que l’islam, oui et sérieusement, est malade de l’islamisme. Son enfant légitime. Sa maladie aussi. Car, oui, évidement, l’islam est malade de son islamisme.
Voici donc quelques caricatures…
Un islamiste, même s’il fait la discussion, c’est quelqu’un dont la vérité n’accepte aucune discussion. Au fond, l’argument, la preuve ou la rationalité glisse sur son cerveau comme l’eau sur le plumage d’un canard. Il a beau donner à voir qu’il débat, il connait la vérité avant d’aboutir à quoi que ce soit. Exemple : le miracle coranique. L’islamiste prétend à la scientificité du texte coranique, mais est incapable d’en débattre. Pire, il menace toute personne qui remet en question sa vérité.
Un islamiste, même avocat, l’un des métiers les plus nobles de l’humanité, croit qu’il y a des gens qu’il peut défendre et d’autres non. Les pécheurs par exemple, ceux qui critiquent sa religion… Pareillement, quand il est médecin, il ne sait plus c’est quoi le serment d’Hippocrate. Rien ne vaut sa vérité, sa croyance indiscutable. Il est incapable d’appréhender un corps en dehors du binaire halal et haram. Pour lui, il y a des gens à soigner, d’autres non.
Un islamiste est comme n’importe qui. La religion n’en fait pas un être fourbe ou honnête. Un hétérosexuel ou non. Un adultère ou un cocu. Un chasseur de trous ou un ascète. Mais son apparence est centrale. Elle est le fondement de son être. La prochaine prière suffit au reste pour que le compteur de mauvaises actions se remette à zéro.
Un islamiste croit que seuls les musulmans ont le droit au paradis. Que les juifs vont être chassés, pourchassés, avilis à la fin des temps. Qu’ils seraient dénoncés même par l’arbre au pied duquel ils seront dissimulés. Que les mécréants méritent tous de mourir d’une manière ou d’une autre. Les plus intrépides le veulent tout de suite, les moins fanatiques, ou même certains tolérants d’entre eux, croient qu’ils sont voués pour un feu inextinguible et éternel. Ce qui est un peu la même chose, puisque le souhait du mal et de la souffrance de l’Autre est le même.
Un islamiste ne peut même pas imaginer c’est quoi la différence entre une réalité historique, mythique ou mytho-historique. Débattre par exemple comme en Europe de l’historicité du prophète, des textes, est une ligne rouge derrière laquelle guette une corde au nœud coulant. La minorité doit lui être inférieure et, quand il a la puissance, lui payer la jiziya, une sorte d’impôt pour avoir le droit d’exister.
Un islamiste, du moins en Occident, dit haut qu’il est démocrate, humaniste, universaliste, mais il n’imagine même pas qu’une université ou école de son pays puisse avoir le droit d’enseigner la bible ou la torah, ou que l’on ait le droit chez lui d’avoir des églises ou des synagogues. Bien mieux, en pays qu’il dit pourtant impies, il se dit laïc. Laïc positif !
Un islamiste dit partout que le voile est un choix. Enfin en Occident surtout. Mais dès qu’une femme musulmane s’en défait, elle est vouée à toutes les gémonies. Une femme qui se défait de son voile définitivement, un islamiste le vit comme une défaite idéologique. Une bataille perdue sur la route menant à la oumma mondialisée. Une goutte de doute susceptible de souiller les eaux uniformes de la foi caractéristique. Ostentatoirement ou non, il vit un malaise. C’est un acte osé qui égratigne «la sacralité» du tissu originaire du ciel.
Pour un islamiste, le doute, encore qu’il n’y ait aucun être humain sur terre qui ne doute pas, est inexistant. N’a aucune place en société. Publiquement ou non. Pour les besoins de son argumentation, il peut lire Nietzche, recourir à un athée comme Naom Chomsky, citer Michel Onfray à tout va, utiliser un savant ou philosophe de renom et marcher ensuite dans la rue pour ne plus enseigner la philosophie, interdire le blasphème, bannir la liberté de conscience et de religion…
Un islamiste dira que le caricaturiste l’a offensé, que le dessin attente aux musulmans, et dira en cachette que les occidentaux sont des cochons, bannis par Allah et son prophète, des chiens, des gens impropres…
Un islamiste au lieu de dénoncer Daech, les talibans et autres organisations terroristes, même s’il dit que ce n’est pas l’islam, dira que c’est un coup monté, que les gens n’y comprennent rien, que c’est après tous les impérialistes qui ont commencé, que c’est eux d’ailleurs les plus grands violeurs et assassins.
Un islamiste peut avoir tout de l’Occident, son pantalon, chaussures, voitures, télé, absolument tout, Internet, une espérance de vie multipliée, mais il ne se posera jamais la question du climat à l’origine de toutes ces inventions et trouvailles. Il veut et adore le résultat de sa pensée, mais il ne veut pas de sa manière de penser. Il est incapable de comprendre que sa définition de la vérité est à l’origine de son arriération.
Un islamiste dira que l’assassinat d’un penseur laïc comme Farag Fouda, d’un journaliste écrivain comme Tahar Djaout est voulu par eux : ils ont choisi la confrontation. Ils sont incapables de voir la nuance qu’eux ils les ont confrontés par la plume et la parole alors qu’eux ils les ont tués. Autrement dit, pour eux, l’intolérant est le caricaturiste qui a dessiné et non le terroriste qui a tué le dessinateur. Au royaume aux murailles insurmontables du fanatisme, le sens a horreur de la raison.
Un islamiste veut un État laïc, démocrate et égalitaire pour lui et ses enfants, mais un État chariatique pour les siens, ses compatriotes, ses coreligionnaires. Bien sûr, pour étancher la marmite d’un éventuel sursaut de conscience, il se montrera intransigeant en Occident dans sa définition de l’islam. Il fera du bruit à l’école ou à la garderie de son enfant autour du halal de la nourriture, du bannissement des bonbons à gélatine. Il marchera dans la rue dès qu’il y a un appel pour contrer l’islamophobie. Il se postera derrière un coreligionnaire pour lui rappeler que les yaourts qu’il vient de mettre dans son panier sont à gélatine. L’islamophobie, tiens ! Un cheval de bataille conceptuel inventé par les islamistes pour taire toute critique, tout débat, toute différence. Et s’approprier de nouveaux espaces.
Un islamiste vantera le savoir occidental, sa justice, les vertus du vivre-ensemble à l’origine de sa paix sociale, de la dignité des hommes et des femmes ; il rêvera tant et tant de ces pays, mais ne voudra jamais admettre que la qualité de vie de ces pays puise dans les libertés individuelles, dans les droits et devoirs de chacun.
Exemple : Le Hirak voulait changer le système algérien, avoir un État démocratique, fonder une 2e république, mais dès qu’il est entré dans le détail du possible pays démocratique à venir, il a compris que la démocratie c’est d’abord la conjugaison des libertés individuelles, l’égalité, le droit des minorités, l’Algérien musulman ou non… Cafouillage donc. Les islamistes entrent en scène. L’islamité de l’État est quasi-intouchable ! Aux oubliettes donc les libertés individuelles.
Une islamiste, qu’il dise ou non que le voile est une obligation islamique, a un tissu dans sa tête, inconsciemment ou sciemment, qui fait la différence entre une femme «pudique» qui arbore le voile et une autre «impudique» qui a les cheveux au vent. Il ne dira jamais que des millions de femmes sont obligées de le porter et qu’elles peuvent mourir si elles ne le portent pas. Il n’expliquera jamais que l’obligation sociale est davantage qu’une obligation.
Un islamiste même dit modéré, aussi modéré qu’il peut se taper «une salope», considère que Benazir Bhutto méritait de mourir : elle est laïque, me dit un jour un homme que je ne soupçonnais même pas d’être islamiste, d’autant plus que ses yeux revenaient d’une séance de «zyeutage» de plusieurs minutes, passée sur les fesses d’une passante occidentale.
Un islamiste est incapable de discuter de la théorie de l’évolution, de considérer que Dieu est une question et non une réponse, de se défaire de l’idée que tout homosexuel est un malade à soigner par le fouet, la flagellation ou la pendaison. Si ailleurs, on dit que le doute est de la foi; pour lui, le doute est de la mécréance.
Un islamiste, même lui-même adultère, défendra la lapidation. Et pour la justifier, il dira que c’est pour rétablir la morale, venir à bout de la dislocation et destruction familiale. Es-tu islamiste ? Non. Un adultère mérite-t-il de mourir inhumé sous des monceaux de pierres ? Oui.
Un musulman tolérant est celui simplement qui n’applique pas la totalité des textes. Ou ne les croit pas en tout cas applicables. Il dira généralement que le terroriste de Daech n’est pas un musulman. C’est faux, bien évidemment. C’est un musulman. Lui, il a seulement appliqué à la lettre.
Un islamiste, naturellement, est un complotiste. Pourquoi ? C’est une attitude qui le dispense de la preuve. De la raison. De l’explication rationnelle. Comme tout religieux fanatique, la construction de l’ennemi lui est essentielle. Il lui faut inventer tout le temps des ennemis pour justifier ses défaites, ses bondieuseries, ses déraisons. L’Occident prévaricateur. Le sioniste comploteur. La franc-maçonnerie. L’alliance judéo-chrétienne. Les croisés qui n’ont de cesse d’inventer et de réinventer des stratagèmes contre l’islam et les musulmans.
Un islamiste, tu lui construis une bibliothèque dans son quartier. Tu la lui remplis de tous les livres du monde. Il suffit qu’il y ait une deuxième personne comme lui et il va construire une opinion en défaveur de la bibliothèque pour convaincre les gens que c’est un plan d’acculturation, que c’est un complot ourdi par l’ennemi pour éloigner les musulmans de leur religion et pervertir leur foi. La bibliothèque devient une sorte d’école coranique ou alors elle est brulée. La preuve : l’un des califes adulés des islamistes et Omar Ibn Al Khattab. Celui qui a donné l’ordre de bruler la merveilleuse bibliothèque d’Alexandrie.
Commerçant, un islamiste peut voler ses clients par toutes sortes de subterfuges et être le premier à fermer à l’appel du muezzin à la prière. Il peut stationner sa voiture en plein autoroute, afficher sur son parebrise l’indication que c’est l’heure de la prière. Passe pour les malades les peuvent mourir sur la route, les femmes qui doivent atteindre la maternité d’urgence… Son acte justifie dans sa tête l’effacement du monde.
En Occident, au nom de la liberté, un islamiste demande un cimetière musulman dans un village où il n’y a que 20 musulmans, un lieu de prière dans une école ou université, de la nourriture hallal partout et pour tous. Il encouragera et soutiendra les écoles coraniques tout en étant scandalisé qu’il y ait des écoles catholiques, judaïques ou autres.
Un islamiste est convaincu que «Dieu a maudit dix personnes qui traitent avec l’alcool »; celui qui le distille, celui par qui il est distillé, celui qui le boit, celui qui le transporte, celui où il est transporté, celui qui le sert, qui le vend, qui profite de l’argent de sa vente, qui l’achète pour soi, qui l’achète pour un autre. Un petit bémol cependant : aucun islamiste, mais alors aucun, aussi fanatique, intransigeant, aussi pieux, savant ou profane soit-il, alem ou autre, ne te dira que l’argent qu’il reçoit de l’État, ne serait-ce que parce son pays a mis l’argent dans des banques occidentales, est illicite.
A-t-on jamais entendu Quaradaoui dire que l’argent de son salaire provient de celui mis aux USA et donc souillé par l’usure ? A-t-on jamais entendu un imam dire à ses compatriotes au Canada, en Belgique, en France que dans les allocations sociales, le chômage ou l’aide qu’il reçoit, il y a un peu de l’argent de l’alcool ? Jamais. Les frontières de la cécité s’arrêtent aux poches ! L’argent n’a ni couleur ni odeur ni encore moins de religion !
Un islamiste c’est quelqu’un, après l’assassinat de l’enseignant qui a voulu susciter le débat dans sa classe pour expliquer aux futurs citoyens que vaut mieux être blessé par un dessin ou des mots que d’en venir à la violence et au meurtre, qui au lieu de sortir dans la rue pour dénoncer l’assassinat et se dissocier de l’islamisme, il crie à l’islamophobie et au complot contre sa religion. La victimisation est son arme quand il est minoritaire. Parce que quand il est majoritaire, il ne parle, ni ne débat, ni n’entend, ni n’écoute. Il tue.
Les caricatures sont quasi-innombrables. Mais si on posait la question à un musulman algérien par exemple, un papa ou grand papa, quelqu’un du genre mon père ou ma mère, sur ce qu’est l’Autre, sa réponse serait aussi limpide que l’eau de roche : c’est quelqu’un comme nous. Le paradis ? Pour tous. Ou alors la réponse qu’avait souvent les miens, aussi croyants soient-ils : personne n’en est revenu ! Même musulmans, le doute leur est de la foi. Naguère, il n’outrageait personne.
J’avais un ami, Jacques. Un collègue de travail converti à l’islam. Un jour, il me raconta les détails de sa conversion. Avant qu’il me dise par qui il a été converti, je lui dis que c’est un intégriste, un islamiste aujourd’hui. Il était étonné de ma déduction hâtive, dérangeante à bien des égards : « Pourquoi dis-tu ça ? ». « Parce que, rétorquai-je, mon père, qui est un musulman tolérant, un soufi, il observe toutes les obligations religieuses, n’aurait jamais essayé de te convertir. Il t’aurait admis, voire aimé, comme tu es. » « Mais comment tu peux dire que c’est un intégriste ?». « Un intégriste est quelqu’un qui pense que sa vérité, je veux dire sa vérité à lui, est la vérité, toute la vérité. Et donc ta vérité est fausse.
Mon père aurait dit que pour chacun sa vérité. Peut-être pas en ces mots, mais il t’aurait aimé pour ce que tu es». Mon collègue de travail, un peu outré la première fois, trois mois plus tard, me raconta que c’était en effet un intégriste, un islamiste. Je lui dis que je le savais. Parce que n’importe quel musulman qui n’est pas intégriste t’aurait accueilli pour ce que tu es. Un intégriste, comme un islamiste, ne croit pas qu’il y a la possibilité d’une autre vérité. Sur terre, il n’y en a qu’une seule. La sienne. La vérité, toute la vérité ! Elle lui vient du ciel. Du dieu dont il s’est autoproclamé vicaire. Remplaçant sur terre.
Quand on permet la diffusion de ce genre de dessin animé intégriste ultra violent, faut pas s'étonner qu'il y ait des conséquences... @charlie_hebdo_officiel @le_gorafi @tintinades @tintin.world @tintin_france #eragny #conflans #conflanssaintehonorine #conflansstehonorine #conflanssainthonorine #tintin #laotzeu #taoisme #islamisme #decapitation #décapitation #lelotusbleu #lotusbleu #humournoir #ironie #sarcasme (à Shanghai, China) https://www.instagram.com/p/CGptcz5nq86/?igshid=p4sdics51481
Sacrifice
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La religion pisse à la raie de l’intelligence de tout un chacun,
La religion prône la désunion, la haine, désigne l’ennemi, l’autre,
La religion est anachronique, liberticide, suicidaire,
La religion est aliénation
de la pensée,
des foules étêtées, aveugles,
de toi qui n’es pas eux,
qui n’es pas la vérité,
qui n’es pas la vie à partager.
La religion a encore tué,
La religion tuera demain,
aussi sûrement que le soleil s’élèvera
et que dans sa paroisse
chacun prônera pour elle
et elle seule.
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Le renseignement territorial du 78 a signalé le rôle actif d'Abdelhakim Sefrioui dans la montée de la tension autour du professeur décapité. En vain.
Déclaration de Damien Rieu devant le Tribunal de Poitiers, où il est poursuivi pour être monté sur le toit de la mosquée de Poitiers
Le dernier des moines birmans
Le monde entier s’apitoie sur les Rohingyas, unanimement proclamés «peuple le plus persécuté de la planète» dans une concurrence pourtant rude. Mais on se garde bien d’évoquer les réalités historiques et géopolitiques qui ont conduit au drame actuel.
Petit rappel historique
Il y a environ 2500 ans, l’Inde du Nord (aujourd’hui le Népal) a vu naître le prince Sâkyamuni, futur Bouddha historique. Durant plus de 1000 ans, le «bouddhisme» (désignation européenne remontant au XVIIe siècle) s’était répandu pacifiquement dans toute l’Asie, y compris centrale, comme en témoignait la présence des Bouddhas géants de Bamian, dynamités à la veille des attentats du 11 septembre 2001, par les condisciples du mollah taliban Omar.
Avec les grandes vagues de conquêtes armées sarrasines puis musulmanes (jihad), le bouddhisme a été littéralement éradiqué de l’Inde. Les historiens indiens chiffrent le nombre des victimes tuées à l’arme blanche en dizaines de millions (cf. François Gautier, Un autre regard sur l'Inde, éditions du Tricorne, 1999). En fait, le jihad n’a jamais cessé dans cette région du monde. Ses habitants gardent une mémoire inquiète et continue du très lourd tribut qui s’annonce à chaque remontée en puissance de cette religion armée.
La région birmane, bouddhiste depuis 2300 ans, ne fait pas exception. Les derniers jihads locaux remontent à la seconde guerre mondiale et aux guerres d’indépendance (Inde, Bangladesh). Durant l’Empire, les Britanniques avaient installé en masse une population musulmane, provenant du Bengale, dans la région d’Arakan (Rakhine, d’où «Rohingya» en Bengali, terme que les musulmans ne commenceront d’ailleurs à utiliser que dans les années 1950).
En 1942, le général Archibald Wavel arma les Bengalis d'Arakan contre les Japonais déjà présents dans la région, dans le cadre d’une nouvelle stratégie de «Stay-behind» (résistance derrière les lignes), qui deviendra célèbre en Europe à l’occasion de la guerre froide. Mais, comme leur religion le leur impose, les Bengalis d’Arakan profitèrent de l’occasion pour étendre le «dar el islam» (territoire islamique) contre les mécréants birmans, majoritairement bouddhistes. Les «musulmans de l’Arakan» s’associèrent ensuite aux combats du Pakistan pour une sécession musulmane jusqu’aux terres birmanes. Déjà les Chittagong Hill tracts, à la frontière nord de la Birmanie, et peuplés majoritairement de bouddhistes, étaient islamisés de force, provoquant des exodes massifs vers l’Inde, qui se poursuivent actuellement et dont personne ne parle, bien entendu.
Alors le «Mujahid Party» d’Arakan exigea le 9 juin 1948, par la voix de son chef militaire Jaffar Kawal, que l’Arakan soit reconnu comme «le foyer national des musulmans de Birmanie», en ces termes:
« The area between the west bank of Kaladan River and the east bank of Naaf River must be recognized as the National Home of the Muslims in Burma». (L’aire comprise entre la rive occidentale du Kaladan et la rive orientale du Naaf doit être reconnue comme foyer national des musulmans de Birmanie.)
Cet ultimatum, typique du jihad démographique, étant resté sans réponse, les jihadistes bengalis d’Arakan attaquèrent les villages bouddhistes, notamment autour de Maungdaw, avec le lot habituel de pillages, viols, incendies, enlèvements contre rançon, etc.
Un troisième jihad local fut déclenché lors de la guerre de sécession victorieuse du Pakistan oriental (qui deviendra le Bangladesh) contre le Pakistan occidental, en 1971. Les musulmans d’Arakan avaient pris parti au cri de “Pakistan Jindabad” (Victoire au Pakistan) pour le Pakistan occidental, qui les avait formés et armés contre le Bangladesh. Leur défaite allait les obliger à se distinguer de leurs frères bengalis en se propulsant dorénavant comme «Rohingyas» et non plus «Bengalis d’Arakan». Les armes qu’ils avaient accumulées allaient encore se retourner contre les mécréants Birmans. Les ci-devant Rohingya exigèrent à nouveau leur indépendance et la création de leur propre État, à l’issue d’un congrès pour la «Libération nationale Rohingya», tenu le 15 juillet 1972. Ils constituèrent dans la foulée divers groupes armés dont notamment la RSO (Rohingya Solidarity Organization), l’ARIF (Arakan Rohingya Islamic Front), le RPF (Rohingya Patriotic Front), RLO (Rohingya Liberation Organization) et l’IMA (Itihadul Mozahadin of Arakan).
Les évènements actuels s’inscrivent donc dans une implacable logique islamisante itérative, mais cette fois avec une aide internationale massive. Et cela n’a rien d’un hasard.
L’arrière-plan géostratégique
Dans ce millefeuille bien fourbi, on retrouve évidemment le «Deep state» américain, qui voit d’un mauvais œil l’influence tenace de la Chine sur le pays. Surtout depuis la mise en service, en 2013, des pipe-lines et gazoducs reliant la côte birmane, justement au beau milieu de la province d’Arakan, au Yunnan. Ils ne souhaitent pas non plus que les approvisionnements chinois soient facilités par le transport terrestre via la Birmanie, en comparaison du difficile et coûteux convoyage maritime via le détroit de Malacca. Ils s’agacent également de la coopération militaro-industrielle entre la junte birmane et la Corée du Nord. Ils vont donc activer leurs légions étrangères composées des pseudo-ONG habituelles, dont l’incontournable galaxie impériale de George Soros, toutes encadrées par des fonctionnaires chevronnés de la subversion clandestine.
A la veille de la nouvelle phase de jihad à laquelle nous assistons, en avril 2016 pour être précis, le géant californien Chevron mettait subitement en vente tous ses actifs birmans, dont ses 28,3% dans les gisements de gaz de Yadana («trésor» en birman), et de Sein en mer d'Andaman, opérés par le groupe Total depuis 2000, et surtout ses 99% du bloc d'exploration gazier «A5» dans le bassin de Rakhine, c’est-à-dire encore une fois l’Arakan.
C’est dans ce contexte qu’on verra arriver au pouvoir, en cette même année 2016, Aung San Suu Kyi, devenant «ministre de la présidence», c’est-à-dire l’équivalent d’un premier ministre mais sans compétence sur l’armée ni la police ni les gardes-frontières. Le Deep-state, s’émouvant de cette faiblesse, relancera la machine de guerre islamique au détour de quelques provocations très classiques, voyant des musulmans sous-armés attaquer des commissariats de police, et déclenchant la répression mécanique prévue. Les Rohingya passeront ainsi à l’état si envié de «peuple le plus persécuté de la planète», et de victime d’un «effroyable nettoyage ethnique», etc.
La machine de propagande se remet en marche
On aura recours à quelques célébrités sacerdotales, comme Barbet Schrœder partant filmer cet illustre moine bouddhiste extrémiste et nationaliste au péril de son confort bobo. Des dizaines d’experts indépendants, payés par on ne sait qui, mais instruisant tous à charge, justifieront tous en chœur les accusations les plus abominables contre les malfaisants sorciers bouddhistes islamophobes. Les agences de presse relaieront et les médias de grande surface écouleront la marchandise en promos spéciales et têtes de gondoles. Après quelques premières de couv bien trempées du Time magazine, du New York Times ou du Guardian, reprises en images par toutes les grandes chaînes tv et radio en prime time et commentées à saturation dans l’infosphère, la planète entière saura enfin qu’au bout du compte, les bouddhistes ne sont pas si pacifiques que cela et que leur violence exterminatrice pourrait même être pire que celle des jihadistes. Joli coup pour les islamistes qui neutralise définitivement le contre-exemple bouddhiste classique à leur jihad pathologique.
Il ne reste plus à l’ONU, à la Commission européenne et à la Maison-Blanche de «s’inquiéter des exactions intolérables des moines» pour s’attendre à un jihad victimaire aussi légitime que le fut celui de l’UÇK en prélude à la création du Kosovo. Et tant pis pour les Bouddhistes qui avaient survécu depuis 2300 ans au jihad. Ils en ont bien assez profité comme ça et doivent laisser la place à «l’ôtre».
En attendant ces prochaines nuits de cristal, Chevron n’a toujours pas vendu sa place. Au lieu de cela, le pétrolier subit la pression d’un groupe d’actionnaires pour intervenir contre le «génocide des Rohingyas». Il s’agit du fond Halal Azzad (Azzad Asset Management) associé pour la circonstance au fonds américain des sœurs Ursulines (Ursuline Sisters of Tildonk), représenté par la sœur Valérie Heinonen, une activiste par profession.
C’est que le Vatican tout entier ne manquera pas une telle occasion de faire cause commune avec l’islam jihadiste, dès lors qu’il s’agit de convertir les idolâtres bouddhistes. Le pape François ne doute d’ailleurs pas une seconde de la victoire du monothéisme armé. Alors qu’il savourait son tour de force d’avoir finalement réussi à ouvrir une nonciature en Birmanie, en mai dernier, il félicita son invitée, Madame Aung San Suu Kyi, d’être «une bonne chrétienne», elle qui n’a nullement décidé d’abandonner le bouddhisme.
«Un iceberg de manipulation»
Reste que l’Arakan n’est pas le Kosovo et que la Chine ne lâchera pas la Birmanie. Elle vient de le faire savoir, au grand dam de ses alliés pakistanais, grands pourvoyeurs d’armement de tous les jihads. Pour obtenir son renoncement, il faudra ouvrir un conflit dont le scenario sera autrement plus complexe que le bombardement gagné d’avance de la pauvre Serbie par l’armada de l’OTAN. Madame Aung San Suu Kyi le sait parfaitement lorsqu’elle ose affirmer que l’opération en cours est comparable à un «iceberg de manipulation». Les Saoudiens aussi, qui d’une main financent le jihad et de l’autre continuent de signer des contrats avec la Birmanie et la Chine, depuis 2011, pour exploiter le gaz birman, tandis que les émirats investissent, entre autres, dans les infrastructures routières et hôtelières de l’Arakan.
En revanche, côté occidental, l’unanimisme d’indignation antibouddhiste révèle toute la quantité de puissance transférée à l’islam. L’Europe est évidemment mûre pour que le pouvoir islamique s’officialise bientôt ici, et irrémédiablement, elle qui crache si aveuglément sur tous ceux qui s’y opposent comme ils peuvent depuis plus de mille ans, moines birmans en tête.
Fernand Le Pic [Tiré à part d’ANTIPRESSE n° 94 | 17.9.2017.]