L’Université au Moyen-âge
PARTIE 1 : FONCTIONNEMENT ET ORIGINES DES UNIVERSITÉS
Loin d’être une nouveauté dans nos sociétés contemporaines, les premières universités apparurent au XIII è siècle. À cette époque, le mot université avait un sens bien différent d’aujourd’hui. C’est l’évolution à travers les siècles qui lui a donné le sens actuel.
C’est cette évolution que propose ici cet article, tant celle de l’institution que celle de ses étudiants et leur mode de vie.
Pour débuter, voyons comment est né ce lieu de haut savoir ; d’où il tient son nom ; comment la fonction de recteur est apparue et qui était cet homme au Moyen-âge ; et enfin, ce qu’étaient les concepts de faculté, baccalauréat et de doctorat.
1.1- Les origines de l’université
Au départ, le mot Université avait le sens de « corporation », d’ « association » et de « confrérie ». Son étymologie est d’origine latine, c’est-à-dire « universitas », et il était courant dans le langage juridique de l’époque. Il s’est fixé par le nom de sa propre chartre : Universitas magistrorum et scolarium[1].
Il y avait deux types d’université : la première forme était une fédération d’écoles qui étaient regroupées et où les maîtres exerçaient leur autorité de façon pleine et entière – c’est la forme qui nous est parvenue. L’enseignement se faisait dans des cloîtres ou encore dans des salles qui étaient louées, et les étudiants suivaient leurs cours assis sur des bottes de foin.
Le second modèle constituait un regroupement d’étudiants – qui représente l’étymologie « pure » du mot université – telle que l’université de Bologne, où les étudiants se regroupèrent afin d’assurer leur défense et recruter des professeurs.
À ses débuts, l’université est donc uniquement un concept qui induit un sentiment de solidarité et de sécurité qui se transforma, au gré du temps, en institution incontournable.
Vers 1208, on fait le projet de regrouper ces écoles, et des lettres pontificales en font mention. Cependant, cela ne se fit pas sans heurts, puisque des conflits éclatèrent en 1212 et 1213 ; puis de nouveau en 1219 à 1225. Afin de faire cesser ces troubles dont le Moyen-âge de Philippe-Auguste n’avait vraiment pas besoin, le Pape Grégoire IX promulgua la Magna Carta ou « Grande Chartre » de l’université le 13 avril 1231[2]. Cette bulle pontificale – le pendant médiéval d’un texte législatif actuel qui a foi de Loi – fait la revue des différentes obligations de l’université, des maîtres et des étudiants qui la composent, dans l’espoir où ces spécifications feraient baisser la pression déjà inquiétante pour le Pape qui fait bien sentir ces préoccupations lorsqu’il écrit :
« (…) C’est pourquoi, ayant considéré attentivement les problèmes qu’on nous a soumis à propos de la discorde née à l’instigation du Diable et qui trouble gravement les études, assistés du Conseil de mes frères, nous avons pensé qu’il était préférable de les résoudre par un règlement sage plutôt que par une décision judiciaire. »
Dans cette bulle, le Pape décide que ce sera le Chancelier de Paris qui représentera l’Université de Paris et ses étudiants. Il devra prêter serment devant l’Évêque et ses maîtres lorsque convoqué et il représentera l’institution parisienne ainsi que ses étudiants. L’une de ses tâche – et non la moindre – sera
« D’accorder la licence d’enseignement qu’à des hommes dignes en fonction du lieu et du moment, selon le statut de la Cité ; l’honneur et le renom des facultés et refusera aux indignes ce privilège – toute considération de personne ou d’origine étant écarté ».
Les maîtres de théologie et de décret, quant à eux, devront prêter serment en public avant de commencer à enseigner, et jurer de
« porter fidèlement témoignage sur les choses susdites ».
Le chancelier aura aussi pour fonction d’instiguer une règlementation concernant
« Les méthodes et horaires des leçons, des discussions sur la tenue souhaitée ; sur les cérémonies funéraires ; sur les bacheliers ; sur qui doit donner la leçon ; à quelle heure et quels auteurs choisir ; sur la taxation des loyers et l’interdiction de certaines maisons ; sur le pouvoir de châtier comme il le faut ceux qui se rebellent contre ces constitutions ou règlements en les excluant ».
En terminant, le Pape fait mention de l’interdiction du port des armes pour les étudiants, ainsi que toute jouissance ou privilèges – tant pour les maîtres que pour les étudiants – sans la fréquentation préalable de l’université. La bulle nous dit que :
« (…) Si quelqu’un ose attenter [à la règlementation], qu’il sache qu’il encourra l’indignation du Dieu Tout Puissant et des Bienheureux Pierre et Paul apôtres ».
Afin d’avoir une idée du développement des universités dans l’Occident chrétien, voici quelques informations d’intérêt.
Au XIIIe siècle, seuls quelques centres scolaires sont considérés comme universités, tels que Bologne[1], Montpelier, Paris[2] et Oxford[3] ainsi que onze autres réparties principalement en France et en Italie. Cependant, déjà au début du XVI e siècle, une soixantaine parsemaient tout l’Occident chrétien. Ces Universités faisaient l’objet de création volontaires de la part de Princes des villes[4]. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, malgré le temps des crises aux XIVè et XVè siècles qui équivalut à une baisse démographique importante, la population estudiantine augmenta considérablement. Vers 1400, à titre d’exemple, l’Université de Paris comptait 4 000 étudiants. Vers 1450, Oxford et Cambridge en Angleterre en comptait respectivement 1 700 et 1 300.
1.2- Le fonctionnement de l’Université
C’est l’université de Paris qui se prête le mieux à l’étude de l’évolution du volet pédagogique de l’université.
Tout d’abord, l’université de Paris comptait quatre facultés : les arts, le droit canon, la médecine et la théologie. Chacune d’elle était dirigée par les professeurs titulaires et un doyen était à leur tête. Maîtres et étudiants se regroupaient selon leur lieu d’origine dans des regroupements appelés… nation. Il y en avait également quatre : la Française ; la Picardie ; la Normande et l’Anglaise. C’est un procureur qui dirige chaque nation. Ils assistent le Recteur qui lui, est à la tête uniquement de la faculté des arts, et c’est grâce à la popularité de cette dernière faculté que l’homme à sa tête s’imposera comme patron de l’université entière – comme c’est le cas de nos jours.
À Oxford, cependant, il n’y aura pas de recteur unique. Ce sera effectivement le travail d’un chancelier qui sera choisi par ses collègues. À Bologne la situation est un peu différente : les professeurs ne feront pas partie de l’université, car la corporation ne regroupera que des étudiants. Les professeurs, en ce qui les concernent, choisiront plutôt de former le collège des docteurs qui servira de corporation. Celles-ci s’appuieront sur trois privilèges : l’autonomie juridictionnelle – c’est-à-dire qu’elles pourront avoir recours au Pape en cas de conflit – le droit de grève et de sécession et, pour finir le monopole d’attribution des grades universitaires.
Au Moyen-âge, les universités n’étaient pas seulement des établissements d’enseignement supérieurs. Elles pouvaient, dans certains cas, offrir l’enseignement primaire et secondaire[5] ou encore si elles ne les dispensait pas directement, du moins en étaient-elles responsables.
La durée de l’enseignement variait d’une faculté à l’autre : pour les arts – qui étaient un prérequis pour intégrer les autres facultés[6] – on y avait accès dès l’âge de 14 ans et on y passait six ans. Deux étapes parsemaient le cursus : premièrement le baccalauréat (qui durait deux ans) et deuxièmement le doctorat.
La médecine et le Droit ne pouvaient être accessibles qu’à l’âge de 20 à 25 ans et l’étudiant qui allait au bout de sa formation pouvait y passer six ans, temps au terme duquel il obtenait une licence ou un doctorat. La maîtrise de la faculté des arts était obligatoire pour y accéder. Quant à la théologie, elle exigeait de très longues études : l’étudiant devait y passer huit ans et être âgé au minimum de 35 ans pour y être admis. Le doctorat de la faculté des arts était obligatoire, et la durée des études était de 15 à 16 ans.
Pour conclure cette partie, l’université médiévale, née à priori d’un sentiment de solidarité commun aux étudiants est devenue une institution d’enseignement hautement hiérarchisée – dans laquelle chacun gardait ses droits – et parrainée par l’Église. Déjà, à cette époque il existait des termes qui de nos jours nous sont encore très familiers : doctorats, licences, maîtrises, recteurs, doyens, etc. Ces termes datent de plus d’un millénaire et leurs définitions n’ont presque pas changé au fil du temps.
Mais tout ceci n’est qu’un aspect de l’université médiévale, c’est-à-dire les origines et le fonctionnement. Mais quelles étaient les habitudes de vie et les contraintes que subissaient les étudiants ? C’est ce que nous verrons dans cette seconde partie.
PARTIE II : HABITUDES ET CONTRAINTES CHEZ LES ÉTUDIANTS MÉDIÉVAUX
Pour être admis dans une université médiévale, un étudiant devait faire des études primaires ; il lui fallait parfois s’exiler et payer des frais d’études. Peu de changements depuis cette époque, vous diront les étudiants actuels. Cependant, quelques différences existaient avec notre époque.
Dans cette seconde partie nous verront comment se passait l’inscription des étudiants ; quels impératifs ils devaient assurer et comment se déroulaient les examens. Nous ferons également un bref portrait du mode de leur mode de vie, et nous essaieront de comprendre qui ils étaient.
Monsieur Jacques VERGER, une sommité dans l’Histoire médiévale, lors d’un colloque auquel nous avons assisté, avait défini l’université comme étant « un lieu pour acquérir, au prix d’un travail plutôt technique, une compétence intellectuelle dans des disciplines précises, sanctionnées par des grades universellement reconnus et permettant d’espérer, par la suite, de bons emplois ecclésiastiques d’une part, ou civils d’autre part ».
En théorie, les universités étaient ouvertes à tous. Cependant – et cela n’a pas changé au gré du temps – l’admission était déterminée par plusieurs facteurs : premièrement, les coûts, puisque les plus pauvres étaient écartés, à moins d’obtenir certains privilèges, comme des bénéfices ecclésiastiques. Certains ont même dû quitter, puisque n’ayant pas pu s’acquitter des droits universitaires.
La plupart des étudiants étaient issus de la classe moyenne (c’est-à-dire les grands laboureurs, les marchands d’officiers, la petite noblesse, etc.) et non de la grande noblesse tel que le véhicule la croyance populaire. Celle-ci n’apparût qu’à l’époque Moderne (1453 – 1815) et plus précisément aux XVIe et XVIIe siècle.
Afin d’être autorisé à fréquenter l’université, il fallait que l’étudiant ait accompli des études primaires, c’est-à-dire l’apprentissage de la grammaire latine. Il y avait, selon la Règlementation, deux façons d’y parvenir : engager un précepteur privé ou fréquenter une école. Ce qui par ailleurs n’est pas très différent de nos jours où un étudiant peut se faire instruire à la maison, en suivant un programme scolaire ébauché par le Ministère de l’Éducation au Québec, mais pouvant aussi être enseigné par un membre de la famille, des parents, ou encore un enseignant privé choisi par ceux-ci ; ou encore il peut fréquenter une école reconnue par le Ministère menant à l’obtention d’un diplôme d’étude collégiales (générales ou professionnelles) qui sera un prérequis pour faire une demande d’admission dans une université.
2.2- Le choix d’une université : comment le déterminait-on ?
Les étudiants médiévaux, comme c’est le cas chez nos contemporains, provenaient donc de milieux scolaires fort disparates et différents.
De façon générale, le choix d’une université n’était nullement subordonné à la réputation de cette dernière. Souvent, le choix était déterminé par la proximité géographique. Rappelons ici que nous sommes à la fin du Moyen-âge, et cette période a été surnommé « le temps des crises »[7] : 1337 déclenchement de la Guerre de Cent ans entre la France et l’Angleterre ; 1447 la peste noire tua un tiers de la population occidentale ; dans les villes il y avait des révoltes de métiers, telle que la révolte des Ciompis ou des révoltes contre la taxation exagérée des souverains, tel que la révolte des paysans à Londres de 1381 ; des bandes organisées autrefois fidèle au souverain mais se sentant trahies se sont mises à piller, voler, attaquer et tuer – citons la Ste-Vehme en Allemagne ou encore les Templiers en France ; etc. Il était donc hasardeux pour les étudiants d’entreprendre de longs voyages dans ces conditions. De plus, en choisissant l’université la plus proche, on réduisait également les coûts.
Les princes étaient responsables de l’établissement des universités dans leurs villes. Ils assuraient des postes aux gradués des établissements qu’ils parrainaient.
III- ÉTUDES ET PROGRAMMES ACADÉMIQUES
Tel que nous l’avons vu dans la première partie de cet article, certaines études, comme par exemple la théologie étaient très longues. Mais pourquoi? Cela s’explique par le fait que l’étudiant médiéval n’avait pas de livres – rappelons que les livres ne sont apparus qu’après l’impression de la Bible de Gutenberg (1455) puisqu’avant cette date tout était écrit à la main et c’était des moines qui retranscrivaient tout – et il devait mémoriser la matière au fur et à mesure qu’elle était transmise. Pour ce faire, les cours étaient refaits et refaits et les textes étaient relus ad nauseam. Trois étapes étaient nécessaires dans l’apprentissage : premièrement, la lecture dite ordinaire de la part du professeur tandis que l’étudiant restait passif en l’écoutant. Des commentaires étaient également passés afin de s’assurer d’une bonne compréhension. Cette étape était appelée lectio et elle se développait en quaestro. En second lieu, il y avait la lecture extraordinaire qui était faite par l’étudiant. Ce dernier analysait profondément le texte. Cette étape était, quant à elle, appelée determinatio. Suite à celle-ci, l’étudiant cessait d’être passif pour prendre une part active dans la leçon. La troisième étape était la disputatio ou « dispute » en français qui a légué à notre époque le concept d’Ateliers dans le cadre de Maîtrise ou de doctorats : les étudiants réunis dans une même salle avec leur enseignant discutent d’un texte donné alors que ce dernier en évaluent leur compréhension.
Les matières enseignées étaient la théologie scholastique, le droit romain et la philosophie aristotélicienne[8]. Les examens étaient très règlementés. Suivons le cheminement d’un étudiant qui serait diplômé à la Faculté des Arts de l’Université de Paris au XIIIe siècle. Il y avait plusieurs étapes.
Le premier examen s’apparentait au determinatio, au terme duquel l’étudiant devenait bachelier. Mais avant cela, il y avait deux étapes préalables : tout d’abord, l’étudiant devait soutenir un débat avec son professeur – et cela se déroulait généralement au mois de décembre avant le Carême. Ensuite, il devait passer le baccalariandorum pendant lequel il répondait aux questions d’un jury constitué de professeurs, afin de prouver qu’il connaissait bien les éléments appris pendant son cursus scolaire. Une fois cette étape passée, notre étudiant devait enseigner une série de cours afin de prouver qu’il était en mesure de poursuivre son cheminement.
Le second examen conduisait au doctorat. Il incluait plusieurs phases, dont la plus importante consistait en une série de commentaires de textes suivis de réponses données devant jury composé de quatre professeurs et présidé par un chancelier. Si l’étudiant avait passé ceci avec succès, il recevait une licence des mains de ce dernier au cours d’une cérémonie pendant laquelle il devait donner une conférence ou collatio[9]. Ce n’est que six mois plus tard qu’il devenait enfin docteur, au cours de l’inceptio, c’est-à-dire une leçon inaugurale suite à quoi il recevait les insignes propres à son grade.
Pour l’anecdote, la soutenance de thèse – maîtrise, certes, mais surtout au doctorat – se déroule encore de cette façon en 2019 dans les universités mondiales.
En définitive, les étudiants de l’époque médiévale devaient faire preuve d’un courage exceptionnel pour mener leurs études à bien. Bien entendu, ils jouissaient d’un statut privilégié, comme par exemple l’exemption d’impôts et de l’ost. Ils avaient également des obligations comme l’interdiction du port d’arme, le port de vêtements longs ; de la tonsure ; l’usage obligatoire du latin dans toute activité, etc. Pour beaucoup, les avantages étaient largement supérieurs aux désavantages – surtout en temps de guerre – et certains devenaient étudiants pour les mauvaises raisons, comme l’on peut s’en douter. Inutile de dire que leur cursus universitaire, dans bien des cas, était plutôt bref car ils en perdaient tout intérêt. Soulignons au passage que les vacances estudiantines débutaient à la fin du mois d’août pour se terminer au début du mois d’octobre.
L’université a été un bon moyen pour favoriser une certaine cohésion au sein des différents métiers. Cependant, elle fut également une source de monopoles en faveur du clergé, et certains condamnaient les abus de pouvoir qui en découlaient. On disait que cela favorisait une forte fermeture et des formes diverses de ségrégation.
L’université, avec le système judiciaire (façon de faire des enquêtes, d’interroger les suspects, de découvrir des indices et de faire des procès) et le fonctionnement de l’Église catholique romaine sont trois institutions qui nous fut transmis depuis le Moyen-âge et qui sont restées les mêmes qu’il y a plus de 1000 ans. Ce qui est exceptionnel lorsqu’on pense même le plus long système politique ou économique n’a jamais duré plus du dixième de cette durée.
Aujourd’hui encore, l’université demeure un pilier de notre société du XXIe siècle, et son héritage, quoique très biaisée à l’origine, nous a permis, de façon paradoxale, de nous affranchir de connaissances fantasques soutenues par la religion pour nous permettre véritablement d’entrer de plein pied dans un monde empirique soutenu par la science qui nous a permis, entre autre, de conquérir l’espace ; de vaincre de graves maladies qui au Moyen-âge a décimé plusieurs dizaines de millions de personnes ; et surtout, de rendre critique et élargir l’esprit de ceux qui ont fréquenté ou fréquentent actuellement ces institutions de grands savoir scientifique.
Nous nous excusons à nos lecteurs, mais nous avons dû faire une sérieuse entorse à nos principes historiographiques scientifiques concernant notre bibliographie. Nous devons donc une explication à nos lecteurs : lorsque nous avons écrit cet article, à l’automne 1997, il nous avait été demandé dans le cadre du nouveau site web du département d’Histoire de l’Université du Québec à Montréal, alors qu’en marge de notre baccalauréat en Histoire, nous avions commencé un certificat en études médiévales. À l’époque, notre bibliographie était complète et notre article, bourré de notes infrapaginales. Toutefois, le temps a passé, beaucoup de nos articles et travaux se sont perdus dans les méandres temporelles et nous n’y avons plus repensé… Jusqu’à ce que par hasard, nous tombions sur cet article qui a disparu du site de l’UQAM depuis bel lurette, mais qui avait survécu sur un sombre site que nous ne connaissions pas du tout. L’article y était, mais les notes infrapaginales avaient disparues, ainsi que la bibliographie. Néanmoins, nous avons décidé faire des captures d’écran du site web en question, puis nous avons ensuite tout recopié en laissant certains bouts tels qu’ils étaient, mais nous avons également réécrit une large part. Cependant, il nous faudrait refaire des recherches très importantes pour être en mesure de reconstituer la bibliographie complète ainsi que les notes infrapaginales, ce que nous ne sommes pas en mesure de faire ; d’autant plus que nous n’avons plus accès à la bibliothèque des sciences humaines de l’UQAM, là où la plupart de nos sources avaient été trouvées. Néanmoins, nous sommes en mesure de citer quelques sources qui ont été utilisées, mais nous pouvons également en avoir oublié quelques-unes. Notre rigueur méthodologique que nous a inculquée notre formation en Histoire n’est vraiment pas à l’aise avec cette entorse, mais en l’occurrence, ceci est une exception et saura le rester. Nous invitons les lecteurs à partager avec nous toute question ou interrogation inhérent à cet état de fait. Merci de votre compréhension.
FAVIER, Jean., Dictionnaire de la France médiévale, Paris, Ed. Fayard.
DEMURGER, Alain., Temps de crises, temps d’espoirs XIVe – XVe siècle, Paris, Ed. Seuil « Coll. Points Histoire »,
VERGER, Jacques., Les Universités au Moyen-âge, Paris, « Coll. PUF », 1973,
VERGER, Jacques., Histoire des Universités, Paris, « Coll. PUF », 1994.
[1] Bologne se trouve en Espagne
[2] Montpelier et Paris se trouvent respectivement dans le sud-Est et dans le Nord-Est de la France.
[3] Oxford se trouve en Grande-Bretagne – quoique ce nom est un anachronisme, car au Moyen-âge, au XIIIè siècle, cette ile est appelée « Angleterre » et compte plusieurs petits et grands royaumes.
[4] En Italie, surtout, les villes formaient des « États » qui possédaient tous les pouvoirs et étaient sous le joug d’hommes puissants (podestats) parfois des Seigneurs et parfois des évêques ou archevêques.
[5] Bien sûr, nous parlons ici du primaire et du secondaire qui est le cursus scolaire dispensé dans la province de Québec, au Canada, car en Europe, nous parlerions davantage du Cours préparatoire (équivalent de la première année au Québec) ; de cours élémentaire 1, 2 et 3 (équivalent de la 2e et 3e année primaire au Québec) ; de cours moyen 1 et 2 (4e et 5e année au Québec) ; de Collège secondaire 6, 5, 4 et 3 (sixième année primaire et secondaire 1, 2 et 3 au Québec) ; de Lycée 2e, 1re, et terminal (4e, 5e et cours collégial au Québec) .
[6] La popularité de la faculté des arts et le fait qu’elle était un prérequis pour être admis dans les autres facultés explique que de nos jours lorsqu’on parle de faculté des arts, cela inclus les sciences humaines, la linguistique, la philosophie, les études religieuses, le travail social, la criminologie, relations internationales, etc. Ce ne sont donc pas les arts telles qu’on se les imagine parfois, c’est-à-dire dessin, photographie, sculpture, etc.
[7] Alain DEMURGER, Temps de crises , temps d’espoirs XIVe – XVe siècle, Paris, Ed. Seuil « Coll Point Histoire » 1990.
[8] Il s’agit du système céleste tel que conceptualisé par le philosophe Aristote : selon ce dernier, les étoiles tournaient autour de la Terre, et dans ce système, la noirceur était un grand linceul géant dans lequel il y avait des trous par lesquels on pouvait voir de la lumière (les étoiles). Le soleil tournait autour des étoiles, et la Terre restait statique. C’est la croyance qu’aura le monde occidental jusqu’à Gallilée qui réfutera ce système, le qualifiant de « fantaisiste ». Mais il faudra attendre l’Époque Moderne pour que la science ne vienne briser les croyances aristotéliciennes.
[9] De nos jours, on appelle encore cela la collation des grades. Autre coutume qui a trouvé son chemin jusqu’à nous.