Treize histoires peu rassurantes, Hans Henny Jahnn
Peu passionné par ce choix de treize nouvelles finalement très hétérogènes, hormis pour l’homoérotisme qui les traverse chacune à un degré x ou y. On doit pouvoir redécouper l’ensemble en deux ou trois groupements qui se ressemblent au point de vue du sujet, de l’inspiration et/ou de la langue — généralement de bonne facture mais très systématique, la faute aussi au retour envahissant de rythmes parataxiques le plus souvent mal amenés, qui contredisent l’unité de ton de chaque segment — : paraboles orientalisantes, fables technologiques et pascaliennes rappelant la démesure de l’homme sur l’infini de l’univers, plaidoyers misanthropes élevés contre la société bourgeoise, etc. Le dernier conte, versé en marge du recueil, résonne avec plus d’évidence et beaucoup moins de longueurs. Bien aimé par endroits, notamment « Kebab Kenya » dans son ensemble et pas mal de passages des « Mangeurs de confiture » — le début — ou, mais moins, du « Choix d’un domestique ».

















