Une seule danse
Une seule danse, et c'est tout le coeur qui chavire Quand l'ombre et la matière osent enfin se frôler, Un soupir suspendu que l'instant vient voler, Et le monde s'efface, et le doute désire.
Le silence s'incline, ému par le délire, D'un corps qui se confie sans jamais s'envoler, Chaque geste promet, sans rien trop dévoiler, La fièvre d'un espoir qui se meut sans faiblir.
Je danse avec l'absence, avec ce presque-toi, Mon regard aux aguets, ton essence aux abois, Comme un feu sous la cendre, entêté à renaitre.
Et s'il ne reste rien qu'un voeu de ta présence, Ce sera dans mes bras, ce fragile peut-être : Une seule danse, et c'est un jeu de tous les sens.
/ Fabienne PASSAMENT. 2025








