30. Bilan
Trente jours d’écriture comme trente battements d’ailes d'un papillon pour dérouter, provoquer des ouragans à l'autre bout du globe.
Chaque jour, une page blanche m’attendait, vaste et silencieuse. Les mots venaient parfois en pluie fine, parfois en torrent, parfois ne venaient presque pas.
Mais jour après jour, j’ai appris à apprivoiser ce silence. J’ai découvert que l’inspiration n’est pas un miracle : elle se cache dans les détails du quotidien, dans une odeur, un geste, un souvenir. L’écriture est devenue une respiration, un rendez-vous avec moi-même.
Il y a eu des soirs de fatigue, des matins de sécheresse, des heures où chaque phrase semblait lourde. Pourtant, persévérer m’a appris la patience. Et chaque petit texte, même imparfait, est une pierre posée sur le chemin.
Aujourd’hui, en regardant derrière moi, je vois un jardin de mots, inégal, foisonnant, mais bien vivant. Ce défi m’a montré que l’écriture n’est pas seulement un exercice, c’est une façon d’habiter le monde, de le regarder avec plus d’attention et de tendresse.
Trente jours, et déjà l’envie de continuer, comme si la plume avait trouvé son souffle.
Mille mercis à ceux qui ont lu mes débordements et mes pensées infécondes, en sous-marin, rouillées par la maternité.
Merci à ces écrivains talentueux derrière leur écran. J'ai voyagé un mois avec vous comme sur une croisière de plaisance.
Merci à l'organisatrice qui glane toujours de plus belles plumes et des sujets toujours plus inspirants. Peut-être à l'année prochaine qui sait ?














