Jour 4 - Je n'ai rien reçu
J'ai attendu toute la journée d'hier, toute celle d'aujourd'hui et aucune réponse n'est arrivée.
Rien du tout.
Le silence, le vide.
C'est assourdissant.
J'espère que tu vas bien.
Je pense à toi.
Écris moi.

seen from United States
seen from Hong Kong SAR China
seen from China

seen from Malaysia
seen from United States
seen from United States

seen from Switzerland
seen from China
seen from Venezuela

seen from Canada
seen from United States

seen from Türkiye

seen from United States
seen from United States
seen from Austria
seen from United Kingdom
seen from China
seen from China
seen from Malaysia

seen from Morocco
Jour 4 - Je n'ai rien reçu
J'ai attendu toute la journée d'hier, toute celle d'aujourd'hui et aucune réponse n'est arrivée.
Rien du tout.
Le silence, le vide.
C'est assourdissant.
J'espère que tu vas bien.
Je pense à toi.
Écris moi.
Sous la canopée
Sous la canopée, je m’étends. Pour le calme, rien de tel
L’humus, la mousse accueillent mes os, murmurant
Des histoires que je ne révélerais pas, de bien belles
Sous la canopée, j’inspire. Un bol d’oxygène frais
A l’avaler d’un trait, je soupire
De contentement, et suis refait
Sous la canopée, je rêvasse. Rien ne peut déranger
Les pensées qui filent et trépassent
L’oubli et puis recommencer
Sous la canopée, j’explore. De mes mains et des sens
Les troncs, épines, fougères et spores
Laissent sur la peau leurs graves essences
Sous la canopée, je m’enfuis. Loin de vous, de toute infamie
Je trouve la paix et c’est gratuit
Sous la canopée, je revis
Pas un chat
Pendant un an, pas un chat dans les rues : il ne s’est rien passé. Pas un bruit pour me distraire. Juste ma tête vide et mon cœur en carton. J’ai longtemps préféré la solitude à la compagnie mais aujourd’hui j’ai envie des gens. C’est un peu désespéré, un peu tard sûrement ; le fait est que j’ai encore peur des autres, de ce qui les accompagne le soir, des mots qu’ils ne prononcent pas.
Pourquoi ? Ce n’est pas la question.
La question c’est leur réalité quand ils sont invisibles. L’existence même des autres me fascine. Je les écris toujours mais je ne les atteins pas. Je n’aurai rien touché. J’aurai tout pensé. La sensation de n’avoir eu que des contacts fantomatiques.
Je resterai peut être ainsi : une âme errante. Un corps perméable. Une enveloppe pleine de silence et de désir, d’ardeurs et de sourires tristes. Un renard près des étangs. Mes chats noirs m’observeront comme des ombres sauvages, que l’on n’apprivoisera pas. Ce sont toutes ces choses vivantes et inconnues qui dorment à la lisière de ma conscience. Que l’on devine sans jamais les voir.
Il y a entre les autres et moi une distance telle qu'ils en deviennent flous. J'ai toujours su qu'autrui était insaisissable – et moi inadéquate. Quand j'essaye de parler mes mots s'effacent. J'ai des lèvres bleues desquelles s'échappent des murmures. Des litanies d'insomniaque. L’écriture est alors un lieu dans lequel j’entre par effraction, sans le dire, parfois sans le savoir. C'est quelque chose qui se situe derrière le regard et en-deçà du réel. C'est la sphère capitale, la plus lointaine et la plus fondamentale. Mais j’ai créé ces filtres, je les ai tissés avec application, et de fil en aiguille je reste persuadée que les croyances façonnent les réalités.
aujourd'hui je suis dans les temps,
mesdames et messieurs,
Brassens
Bonjour !
4 and 5 October, time goes very slowly this month, right?
à bientôt !
Facebook // Instagram
4. Qui monte une fois sur un ours n’a plus jamais peur
Qui monte une fois sur un ours n’a jamais peur. Ils n’ont rien demandé pourtant les ours, pas même aux astronautes russes parachutés du ciel avec un pistolet contre leur cœur, et la conscience que l’humanité serait sans doute mieux accueillie dans l’espace que sur leur propre planète. Ils n’y sont pour rien les ours, si moi j’ai peur. Je ne les écrase même pas dans mon sommeil : c’est un dragon avec qui je dors, les dragons n’ont plus besoin d’être assassiné durant leur repos, ils ne sont plus en danger comme les ours. J’ai peur bien sûr. Des araignées trop grosses et que le point noir par terre soit une fourmi. Peur d’être un échec, peur d’être un trompe-l’œil. Peur des forêts qui tombent et des gens devant chez moi. J’ai peur de mes humeurs, j’ai peur de perdre ma mère et de prendre tout ça pour des sottises. Je suis un ours.
Qui monte une fois sur un ours n’a jamais peur
D’où vient l’expression « Qui monte une fois sur un ours n’a jamais peur » ?
Le 22 janvier 1969, à l’heure des premières expéditions réussies à l’Everest, l’on découvre une nouvelle piste de ski dans des circonstances loin d’être anodines. Deux alpinistes audacieux ont pris d’assaut le flanc de la montagne. Ils traversent une horde de sapins. Ils ne remarquent pas les traces dans la neige laissant suggérer une allure pataude. Tandis qu’ils s’appuient sur un rocher pour reprendre leur souffle, une ombre grande comme deux hommes s’avance vers eux. Un râle caverneux retentit derrière leur dos. Les deux hommes, terrifiés, s’enfuient sans demander leur reste. L’un ose jeter un coup d’œil vers l’origine de leur crainte dans sa course. Quelle n’a pas été sa surprise de voir que ce présumé ours n’était en réalité qu’un homme sûrement réveillé dans sa sieste ! Son ombre était trompeuse puisqu’elle doublait de volume en raison du rocher qui la grossissait. Le râle caverneux était poussé par un homme hirsute à l’apparence et au caractère d’ours. Ce Robinson était loin d’avoir une allure gracieuse ! Le parcours traversé par les alpinistes fut donc baptisé « La piste de l’ours ». Depuis, la piste est appelée « l’ours » (pour les intimes). Ainsi, les deux grimpeurs ont monté « l’ours » et sont sûrs de ne pas connaître plus grande peur que celle qu’ils ont connue ce jour de janvier 1969 ! Ils n’ont même plus peur des avalanches !
Écouter
Avoir l'invitation pour rentrer dans le monde des autres, pour découvrir les fondations de leurs âmes, est l'une des plus grandes richesse qui nous ai donné. Tendre l'oreille pour sentir leurs maux. Apprendre à démanteler leurs mots. Tendre l'oreille, plus loin, pour démontrer la différence entre entendre et écouter.
Lorsqu'on écoute quelqu'un c'est comme pénétrer dans âme. Interdiction de souiller. Il faut y rentrer comme dans un temple. Sans rien profanner.