“La louve” : comédie historique jubilatoire
“La louve” est à la fois historique et comique. En effet, cette pièce de théâtre, qui se joue actuellement au Théâtre La Bruyère, raconte la difficile accession au trône du futur François Ier. Durant deux heures, la pièce revient donc sur les manigances et autres complots mis en place par sa mère pour qu’il devienne roi de France.
Point d’histoire animalière donc malgrĂ© ce titre quelque peu mystĂ©rieux, car vous l’aurez compris, “La louve” n’est autre que la mère de François, vĂ©ritable mère poule aux dents longues.Â
Alors certes, il n’y a pas de surprise dans “La louve”. Puisque oui, (attention spoiler :), François devient roi de France sous le nom de François Ier. Ceci dit, la spectatrice que je suis a pourtant eu l’impression d’apprendre des choses. Ainsi, j’ai dĂ©couvert que Louis XII n’était pas le père de François Ier. Que ce dernier avait, comme qui dirait, “le feu au cul” et ne pensait qu’à la bagatelle. Que la reine de France en ce temps-lĂ n’était autre que la sĹ“ur du roi anglais Henri VIII.Â
Hormis l’impression de m’être cultivĂ©e durant ces deux heures, j’ai aussi beaucoup ri. Car qui dit pièce historique ne dit pas forcĂ©ment pièce chiante ! “La louve” est drĂ´le et bien Ă©crite. Les dialogues et autres quiproquos sont agrĂ©ables, les personnages, qui ont chacun leur caractère propre, sont très bien jouĂ©s. L’acteur qui interprète un jeune François est excellentissime dans son rĂ´le de grand dadais sĂ©ducteur, maladroit et quelque peu stupide. La comĂ©dienne qui joue sa mère a une voix magnifique qu’on ne se lasse pas d’écouter.Â
En fait, tous les rôles sont servis par de grands comédiens, que ce soit le prétendant éconduit, bègue irritant, le roi Louis XII, sa fille, son épouse Marie et l’amant de cette dernière.
Vous l’aurez compris, en cette rentrée culturelle, je ne saurais que vous conseiller de délaisser, le temps d’une soirée, one-man-show et autres vaudevilles contemporains pour aller voir une pièce de théâtre intelligente et marrante : “La louve”, signée Daniel Colas.