Street impressions from Lille, France. Pictures taken around Wazemmes and Lille-Sud.
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Street impressions from Lille, France. Pictures taken around Wazemmes and Lille-Sud.
Nouvelle opération de police dans le camp de Roms de Lille Sud
Une nouvelle opération de réduction de l'espace occupé par un campement de Roms à Lille-Sud a eu lieu ce mercredi matin. Le préfet du Nord a accordé le concours de la force publique à la ville de Lille, propriétaire du terrain, qui avait obtenu une ordonnance d'expulsion de la part du TGI de Lille l'été dernier.
C'est la troisième intervention policière sur ce terrain. la première a eu lieu le 25 juillet, le deuxième le 6 septembre. A chaque fois, une partie du terrain est évacuée. Le camp de Lille-Sud ne couvre plus que 10% de sa surface initiale. A terme, le projet Lillénium, une zone d'activité, doit prendre place sur ce terrain vague.
La préfecture indique qu'un "diagnostic social" a été opéré afin de repérer les familles susceptibles de s'intégrer dans un parcours d'insertion. Une dizaine de famille ont été déclarées éligibles. Mais la plupart des quelques 600 familles qui vivaient sur le terrain sont en train de s'établir ailleurs dans la métropole lilloise, comme à Marquette et à Croix. Là, elles occupent un terrain de manière illégale.
Le vêtement de travail n'a jamais été autant à la mode ! Depuis cinq ans, Clivia Nobili réinvente blouses et robes-tabliers. Elle qui est installée à la Maison de mode à Lille-Sud est l'heureuse lauréate du concours européen des jeunes créateurs ACTE, "The Fashion Contest Award" 2013. Rencontre chaleureuse dans son atelier-boutique !
Lille Actualités : Depuis vos débuts dans la mode, vous avez multiplié les expériences, racontez-nous.
Clivia Nobili : "Je me suis accrochée et raccrochée au vêtement à partir de mes années collège. Mais contrairement à ce que l’on peut penser, le milieu de la mode est vaste. Il comprend de nombreux métiers, tous plus passionnants les uns que les autres. Du coup, pendant dix ans, j’ai essayé des choses très différentes. J’ai cherché à me faire une idée de ce que pouvait être ma place dans la mode."
Lille Actualités : Quelles ont été ces expériences ?
Clivia Nobili : "J’ai débuté chez Lee Cooper et Ventilo, je faisais des petits jobs d’assistante attachée de presse. Ensuite, j’ai été engagée chez Yohji Yamamoto. J’avais 19 ans et je me suis pris une grande claque. Avec lui, j’ai vraiment appris un métier. Je coordonnais les « shoppings press » pour les magazines de mode, je préparais les défilés. Un temps, j’ai été assistante photographe à New-York. C’est là-bas que j’ai pris mes premiers cours de Fashion Design, à FIT. A mon retour en France en 1999, j’ai postulé à la biennale des jeunes créateurs d’Europe et Méditerranée. J’ai alors créé mes propres vêtements. Je suis arrivée première lauréate française et j’ai présenté mon projet en Italie. Je n’étais pas sûre de moi, j’ai d’ailleurs longtemps cherché mon mode de création propre. Ce n’est qu’en 2008 que j’ai monté ma marque à Marseille."
Lille Actualités : Quelles sont vos sources d'inspiration ?
Clivia Nobili : "Je suis inspirée par le monde du travail et le vêtement du travail. Parce que c’est très large, à la fois sociologique, politique, historique. La photo, les tissus et leur environnement sont pour moi des sources d’inspiration. Je cherche à créer des vêtements fonctionnels et assez chics."
Lille Actualités : Vous privilégiez la fabrication française depuis vos débuts, pourquoi ?
Clivia Nobili : "Lorsque j’ai crée ma marque, j’ai éliminé tout ce qui me posait problème en tant que jeune créatrice. Je ne pouvais pas commander 40 000 tissus, parce que je n’avais pas les reins solides. Pour faire correspondre mes créations aux vêtements de travail d’antan, j’ai cherché de l’écru. Par chance, un fabricant sur le point de fermer m’a presque fait cadeaux de ses écrus en denim. Puis, j’ai rencontré une super nana en chambre de commerce artisanale. Elle m’a poussé à faire de la teinture, donc j’ai trouvé un teinturier. La fabrication française est finalement venue par logique. En plus, elle prend sens avec mes collections et les vêtements de travail."
Lille Actualités : Votre collection a été remarquée lors du Concours Européen des Jeunes Créateurs ACTE, en juillet dernier. Quel souvenir en gardez-vous ?
Clivia Nobili : "Le concours est vraiment arrivé au bon moment, j’en avais besoin moralement et financièrement. Cela fait cinq ans cette année que j’ai monté ma marque, je ne pensais pas tenir aussi longtemps. On a beaucoup travaillé, et ça a payé. Quand on fait quelque chose et qu’on arrive à gagner par rapport à ce qu’on a investi, c’est merveilleux. Je suis très heureuse."
Lille Actualités : Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?
Clivia Nobili : "Je souhaiterai passer à une vitesse supérieure. Idéalement, j’aimerai ouvrir ma propre boutique, monter une équipe, embaucher une personne ou deux, et faire connaître mon produit. Rien que cela !"
Clivia Nobili fête ses cinq ans et lance sa collection homme à 20h, le 10 septembre, au Gastama-hostel, 115 rue Saint André à Lille ! Sa boutique est située au 51 rue du Faubourg des Postes à Lille. Découvrez la aussi sur internet : www.clivianobili.com
Une opération de "déplacements" a eu lieu ce vendredi matin à Lille-Sud, dans le plus important camp de Roms de Lille. Environ 30 caravanes ont été déplacées et une trentaine de cabanons ont été détruits selon la préfecture.
Cette opération vise à préparer l'évacuation totale du camp à la mi-septembre. Une ordonnance d'expulsion été accordée par le TGI de Lille à la demande de la ville de Lille, propriétaire de ce terrain. Il doit être vendu et servir de base travaux pour le futur chantier Lillenium.
Actuellement, environ 750 personnes vivent dans ce bidonville de la rue de Carvin.